Une dépêche du quotidien grec Kathimerini nous apprend que la cour suprême administrative de Grèce a rejeté l’appel de l’higoumène du monastère d’Esphigménou contestant la décision du patriarche de Constantinople exigeant de celui-ci qu’il évacue le monastère avec toute sa communauté.
D’après les sources judiciaires citées par l’Agence d’informations d’Athènes, le Conseil d’État a décidé qu’il n’était pas compétent pour décider si l’higoumène d’Esphigménou Méthodios était un hérétique qui devrait quitter le monastère comme l’avait déclaré le patriarche. Le Conseil a décidé que, d’après la Constitution grecque, c’est le patriarche qui a l’autorité spirituelle suprême sur la communauté monastique semi-autonome du Mont Athos et qu’il ne peut statuer juridiquement en la matière.
La décision d’évacuation, datant du mois de décembre 2002 a été prise à la suite du refus persistant des moines du monastère d’Esphigménou de reconnaître l’autorité du patriarche Bartholomée à cause de ses efforts pour améliorer les relations avec l’Eglise catholique. L’higoumène Methodios ainsi que les 90 moines ont fait appel au Conseil d’État de Grèce. En 2002, la police grecque avait instauré le siège du monastère pendant 8 semaines, suspendu pendant le procès judiciaire.
Photo : Esphigmenou.com

