4ème dimanche après Pâques
Tropaire de la Résurrection - ton 3
Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l'allégresse. Car le Seigneur a déployé la force de son bras, par la mort Il a terrassé la mort, et s'est fait le premier-né d'entre les morts. Il nous a délivrés des entrailles des enfers et Il a accordé au monde la grande miséricorde.
Gloire...
Kondakion du Paralytique - ton 3
Par ta divine sollicitude, Seigneur, relève mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés et d'actions insensées, de même que jadis Tu a relevé le paralytique, afin que sauvé, je Te clame : Ô Christ compatissant, gloire à ta puissance.
Et maintenant...
Kondakion de Pâques - ton 8
Tu es descendu, ô Immortel, dans le tombeau, mais Tu as détruit la puissance des enfers et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrrhophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la résurrection.
Prokimenon - ton 1 du dimanche.
Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, car nous avons espéré en Toi.
v. Exultez dans le Seigneur, vous les justes, aux hommes droits convient la louange. Ps 32,22 & 1
Epître : Actes de apôtres 9, 32-42
Frères, en ces jours-là, comme Pierre parcourait toute la contrée, il descendit également chez les fidèles de Lydda. Il y trouva un homme appelé Enée, un paralytique gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range ton grabat ! » Et aussitôt l’homme se leva. A cette vue, tous ceux qui habitaient Lydda et la plaine de Saron se convertirent au Seigneur. A Joppé, il y avait parmi les disciples une femme nommée Tabitha, en grec Dorcas, c’est-à-dire Gazelle. Elle se signalait par ses bonnes œuvres et par les aumônes qu’elle faisait. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.
Alléluia en ton 3 (Ps 30, 2 et 3): En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !
Evangile: Jean 5, 1-15 En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y eut une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci un grand nombre de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement était alors guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu et sachant que c’était déjà depuis bien des années, lui dit : « Veux-tu guérir ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et lorsque j’y vais un autre descend avant moi et reçoit la guérison alors que moi je repars malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ l’homme fut guéri, il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été guéri : « C’est sabbat et tu n’as pas le droit de porter le grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a guéri, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Quel est l’homme qui t’a dit : Emporte et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouva dans le Temple et lui dit : « Vois, tu as été guéri ; ne pêche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » L’homme partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui l’avait guéri. Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce… Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…) Versets de communion Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle. Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-Le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia. À la fin de la liturgie : à la place de : "Nous avons vu la vraie lumière ...", on chante le Tropaire : "Le Christ est ressuscité ..." (1 fois). Après l'ecphonèse : "Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi", le même tropaire (3 fois). Après la bénédiction : "Le Christ est ressuscité ..." (3 fois, rapide), puis : "Et Il nous a donné la vie éternelle, vénérons sa Résurrection du troisième jour".
Parents, catéchètes, préparez la catéchèse de nos enfants (et des adultes…)!
Rappel : la catéchèse assure l’unité de foi, base de la célébration de l’eucharistie. Les chrétiens communient dans l’unité ecclésiale de Foi et d’Esprit. (Au-delà des opinions individuelles…)
Thème central ce dimanche : la puissance de la Résurrection du Christ Dieu à l’œuvre dans son Corps, l’Eglise. La Résurrection est le contenu et la force divine de tous les sacrements de l’Eglise.
1. Exemple du paralytique, guéri par Jésus (Evangile) et par l’apôtre Pierre (Actes ) : c’est la même puissance ( « Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus ») ; la ranimation de Tabitha, signe que la Résurrection est à l’œuvre. Souligner historicité des faits (cf. noms de personnes et de lieux).Guérison physique et morale (ou spirituelle : « mon âme tristement paralysée par le péché », k. en t.3) ; la maladie du corps n’est pas seulement le fruit de la maladie de l’âme, elle en est le symptôme (registre pathologique et thérapeutique, non juridique). Jésus, Médecin des âmes et des corps. Maladie de l’âme : déconnexion de Dieu, Source de vie ; sans son alimentation naturelle, l’âme se nécrose, et contamine le corps. La paralysie : symbole de l’état déchu de l’être humain ; handicapé physique et spirituel, il ne peut « marcher » seul vers le salut en faisant la volonté de Dieu. Le Ressuscité guérit!
2. Le commandement de la joie : donné dès le matin de la Résurrection. Se réjouir, non de soi, mais de Lui, de Toi, Seigneur ! Gloire à ta sainte Résurrection, ô Christ, gloire à Toi ! – à dire sur le chapelet…
3. La seigneurie et la souveraineté du Christ Dieu, Maître du sabbat : Il a donné la Loi à son peuple, par Moïse et les prophètes. A lui revient l’« économie » de cette Loi, sa gestion pour le bien de la personne. Le Christ Dieu n’a rien outrepassé ; Il s’est montré responsable de sa Loi.

