v. 1 - Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament annonce l'œuvre de ses mains. Ps 18,2
Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous.
v. 2 - Le jour proclame au jour la Parole, la nuit en transmet la connaissance à la nuit. Ps 18,3
Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous.
v. 3 - Leur message s'en est allé par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux confins de l'univers. Ps 18,5
Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous.
Gloire... et maintenant...
Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous.
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Après la 1ère petite litanie on chante la 2ème Antienne :
2e antienne
v. 1 - Que le Seigneur t'exauce au jour de la tribulation, que le nom du Dieu de Jacob te protège ! Ps 19,2
Sauve-nous, ô Consolateur très bon, nous qui Te chantons : Alleluia.
v. 2 - Que du sanctuaire Il t'envoie son secours, et que de Sion Il prenne ta défense. Ps 19, 3
Sauve-nous, ô Consolateur très bon, nous qui Te chantons : Alleluia.
v.3 - Qu'Il se souvienne de tous tes sacrifices, et que ton holocauste Lui soit agréable. Ps 19,4
Sauve-nous, ô Consolateur très bon, nous qui Te chantons : Alleluia.
Gloire... et maintenant... "Fils unique et Verbe de Dieu ...".
Pour la 3ème Antienne le lecteur lit les versets psalmiques et le chœur chante le tropaire :
3e antienne
v. 1 - Seigneur, en ta force le Roi se réjouira, et Il exultera pour ton salut. Ps 20,2
Tropaire - ton 8
Tu es béni, ô Christ notre Dieu, Toi qui as envoyé l'Esprit Saint aux pêcheurs, qui les as montrés pleins de sagesse et qui par eux as pris au filet le monde entier. Ami des hommes, gloire à Toi.
v. 2 - Tu Lui as accordé le désir de son cœur, et Tu ne L'as pas privé du souhait de ses lèvres. Ps 20,3
Tropaire.
v. 3 - Car Tu L'as prévenu de bénédictions pleines de bonté ; Tu as mis sur sa tête une couronne de pierres précieuses. Ps 20,4
Tropaire.
Verset d'entrée (le diacre) : Sois exalté, Seigneur, dans ta puissance, nous chanterons et jouerons des psaumes pour tes hauts faits. Ps 20,14
Et après la petite Entrée, tropaire, puis:
Gloire... et maintenant...
Kondakion - ton 8
Lorsque Tu descendis pour confondre les langues, Tu dispersas les nations, ô Très-Haut ; mais lorsque Tu distribuas les langues de feu, Tu nous appelas tous à l'unité. Aussi d'une seule voix glorifions-nous le très saint Esprit.
À la place du Trisagion : "Vous tous qui avez été baptisés en Christ...".
Prokimenon - ton 8
Leur message s'en est allé par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux confins du monde. Ps 18,5
v. Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament annonce l'œuvre de ses mains. Ps 18,2
Epître : Actes 2, 1-11
Frères, lorsqu’ arriva le jour de Pentecôte, les apôtres se trouvaient tous ensemble dans un même lieu. Soudain retentit depuis le ciel un bruit comme celui d’un souffle violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître une sorte de feu, qui se partageait en langues, pour se poser sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à parler en d’autres langues, chacun s’exprimant selon le don de l’Esprit. Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, ils se rassemblèrent en foule, et chacun eut la stupéfaction de les entendre parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils se disaient tous, les uns aux autres : « Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Nous qui sommes Parthes, Mèdes ou Elamites, qui habitons la Mésopotamie, la Judée ou la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie ou l’Egypte, Libyens de Cyrénaïque, Romains résidant ici, Juifs de naissance ou prosélytes, Crétois ou Arabes, tous, nous les entendons en notre propre langue proclamer les merveilles de Dieu ! »
Alleluia - ton 1
v. Par la Parole du Seigneur les cieux ont été fondés, et par, le Souffle sa bouche, toute leur puissance. Ps 32,6
v. Le Seigneur a jeté son regard du haut des cieux, Il a vu tous les fils des hommes. Ps 32,13
Evangile : Jean 7, 37-52 0 à 8, 12
En ce temps-là, le dernier jour de la fête des Tentes, le grand jour, Jésus était là et Il s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui qui croit en moi. Comme l’a dit l’Ecriture, de son sein couleront des fleuves d’eau vive ». Jésus dit cela de l’Esprit que recevraient ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. Alors, dans la foule, certains de ceux qui avaient entendu ces paroles disaient : « Celui-ci est vraiment le Prophète. » D’autres disaient : « Celui-ci est le Christ. » Il y en avait qui disaient : « Est-ce de Galilée que viendrait le Christ ? N’était-il pas dit dans l’Ecriture que c’est de la semence de David, et de Bethléem, la localité d’où était David, que viendrait le Christ ? » Il y eut donc division dans la foule à cause de Jésus. Certains d’entre eux voulaient se saisir de lui, mais nul ne porta la main sur lui. Les gardes vinrent donc vers les grands prêtres et les pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Aucun être humain n’a jamais parlé comme parle cette personne. » Les pharisiens leur répondirent alors : « Auriez-vous, vous aussi, été égarés ? Parmi les autorités ou les pharisiens, en est-il un seul qui ait cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, elle est maudite ! » L’un des leurs, Nicodème, qui était venu vers Jésus auparavant, leur dit : « Notre loi condamne-t-elle quelqu’un, avant de l’avoir entendu et d’avoir su ce qu’il fait ? » Ils lui répondirent : « Toi aussi serais-tu de Galilée ? Cherche et vois dans les Ecritures que de Galilée ne surgit pas de prophète. » Jésus se remit alors à leur parler et dit : « Moi, Je suis la Lumière du monde ; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. »
À la place de : "Il est digne en vérité..." on chante l'Hirmos de la 9ème Ode du deuxième Canon - ton 4, précédé du verset :
v. Voyant la descente du Consolateur les apôtres furent dans l'étonnement : Comment l'Esprit Saint s'est-Il manifesté sous forme de langues de feu.
Réjouis-toi, ô Reine, glorieuse Vierge Mère ; nulle bouche éloquente n'a de chants qui puissent te célébrer dignement. Et nul esprit ne sait comment comprendre ton enfantement. C'est pourquoi d'une seule voix nous Te glorifions.
Verset de communion
Ton Esprit bon me conduira sur une terre de droiture. Ps 142,10
Alleluia, alleluia, alleluia.
Catéchèse : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé… ». La Pentecôte est à la fois un achèvement et un début. Une voie nouvelle s’ouvrait devant les disciples, mais ils s’y étaient préparés. Nous ne pouvons pas entrer en quelque sorte dans la Pentecôte à l’improviste. Il nous faut d’abord avoir assimilé toute la substance spirituelle que nous offrent les cinquante jours compris entre Pâques et Pentecôte. Il nous faut déjà avoir eu l’expérience du Christ ressuscité. Il faut avoir traversé les jours de la Passion. Bref, il faut avoir mûri.
« Ils se trouvaient tous ensemble… ». Quelques autres versets du livre des Actes nous dépeignent les Onze, assemblés « dans la chambre haute », avec Marie, mère de Jésus et les femmes. C’était l’Eglise naissante. Ils priaient tous ensemble. Nous trouvons là les conditions nécessaires à la réception du saint Esprit. Il nous faut, à certains moments, nous retirer du monde et nous enclore dans la chambre haute de notre âme. Là nous devons prier. Et nous devons nous unir à la prière et à la foi de toute l’Eglise. Nous devons être « ensemble » avec les apôtres et avec la mère de Jésus. Qui veut ignorer l’autorité des apôtres ou se passer de la présence maternelle de Marie ne peut recevoir le saint Esprit.
(…) Seuls les trois premiers versets (de l’évangile de ce dimanche) ont un rapport direct avec le saint Esprit : « Jésus était là… n’avait pas encore été glorifié ». Le sens de ces paroles est clair. D’une part, l’effusion du saint Esprit est conditionnée par la foi en Jésus. D’autre part, le saint Esprit sera donné quand la présence visible de Jésus aura été retirée de ce monde. Ce sont là les deux points fondamentaux de la doctrine des rapports du Fils et de l’Esprit dans la vie des chrétiens. (Un moine de l’Eglise d’Orient, L’An de grâce du Seigneur, Le Cerf, Paris, 1988, p.244-247).


