Le 14 octobre, jour de la fête de la Protection de la Mère de Dieu, la Géorgie célèbre également la fête de la Tunique de Jésus-Christ. La relique est enterrée dans la cathédrale de « Svetitskhoveli » à Mtskheta, ancienne capitale du pays. La fête revêt une importance particulière pour la Géorgie.
Cette tunique est celle que portait le Christ et le jour de la Crucifixion elle fut tirée au sort avec ses autres vêtements. (« Quand les soldats ont cloué Jésus sur la croix, ils prennent ses vêtements. Ils en font quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prennent aussi sa grande chemise. C’est une chemise sans couture. Elle est tissée d’un seul morceau, du haut en bas. Le soldats se disent entre eux : Ne la déchirons pas. Mais faisons un jeu pour savoir qui aura cette chemise. Ainsi, il arrive ce qu’on lit dans les Livres Saints : « Ils ont partagé entre eux mes habits. Et ils ont fait un jeu pour savoir qui aura mon vêtement.»(Jean 19,23-24)). Elle échut au final à Elioz, un Juif résidant à Mtskheta qui était venu spécialement à Jérusalem pour siéger au Sanhédrin. Suite à ces événements, il retourna dans sa ville, emmenant la Tunique avec lui. Là, l’attendait avec impatience sa sœur, Sidonie. Cette dernière, en effet, bien que n’ayant guère quitté la région, était au courant de la prédication du Christ et, par sa foi, comptait de fait parmi les fidèles de Jésus-Christ. Quand elle apprit de son frère la nouvelle de la Crucifixion, elle fut emplie de tristesse, de foi et d’amour, serra la Tunique contre elle et expira. Personne ne parvint à lui « faire lâcher prise ». Aussi l’enterra-t-on avec la Tunique. Sur sa tombe, poussa un cyprès au parfum agréable et dont les feuilles possédaient des propriétés curatives miraculeuses.
Jusqu’au 4e siècle, le royaume de Kartli –dans lequel se situe Mtskheta- demeura dans le paganisme ; il fut évangélisé par sainte Nino (Nina). Par sa mission, la population fut gagnée au christianisme, notamment le Roi Mirian et la Reine Nana.Or, la sainte désirait ardemment vénérer la sainte Tunique dont elle connaissait la présence en Kartli. Les souverains décidèrent finalement la construction d’une église sur le tombeau de sainte Sidonie et l’arbre miraculeux servit à la fabrication des poutres de l’édifice.
Depuis cette époque lointaine, ces lieux sont l’objet d’une dévotion intense de la part des chrétiens du pays. Vous pouvez visionner l'album photo de cette fête en cliquant ICI !

