Le secrétaire pour les relations inter-orthodoxes de l’Église orthodoxe russe évoque le problème des différents calendriers
« Le
question du changement du calendrier n’est pas à l’ordre du jour dans l’Eglise
orthodoxe russe. Une majorité écrasante des fidèles de notre Église est
attachée à la conservation du calendrier julien », a déclaré dans une
interview à l’agence Novosti, le secrétaire pour les relations inter-orthodoxe
du Département des Relations Extérieures de l’Église Orthodoxe Russe (DREE),
l’archiprêtre Nicolas Balachov.
« Le
calendrier julien est cher à notre peuple de fidèles et constitue une des
particularités culturelles de notre vie », a-t-il expliqué.
En
même temps le père Balachov a rappelé qu’aujourd’hui l’ancien calendrier
restait en vigueur dans les Eglises orthodoxes russe, géorgienne,
hiérosolymitaine et serbe, ainsi que dans les monastère du mont Athos. Toutes
les autres Églises locales, soit 11 sur 15, célèbrent Noël à l’instar des catholiques
dans la nuit du 24 au 25 décembre.
« Cependant,
a souligné le père Nicolas Balachev, elles n’utilisent pas le calendrier
« catholique » grégorien, mais le calendrier julien rénové, qui est
pour l’instant identique au grégorien, même si un décalage d’un jour
s’accumulera entre les deux calendriers vers l’an 2800 ».
La
réforme qui a vu le remplacement du style julien par le style grégorien fut
entreprise au XVIe siècle sous le pape Grégoire XIII, qui a donné son nom au
nouveau calendrier. Le but de la réforme était de corriger le retard qui se
creusait entre l’année astronomique et l’année calendaire.
Dans
ce même but a eu lieu en 1923 à l’initiative du Patriarche de Constantinople
une consultation des Églises orthodoxes, où il a été décidé de réformer le
calendrier julien. L’Église russe n’a pu prendre part à cette consultation en
raison des circonstances historiques.
Informé
de la consultation de Constantinople, le patriarche Tikhon a publié un décret
stipulant le passage au calendrier julien réformé. Mais il y eut des
protestations parmi les fidèles. Aussi, moins d’un mois plus tard, le
patriarche prenait la sage décision d’annuler son décret.
Il
faut 128 ans pour qu’un décalage d’un jour s’accumule entre le calendrier
julien et l’année astronomique. Ce délai est de 3 333 ans pour le
calendrier grégorien et de quarante mille ans pour le calendrier julien
réformé.
Sources :
Agence
Novosti et Patriarchia.ru


