Lors de la première session de l'année de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, à Strasbourg, un rapport sur la «nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes totalitaires communistes» a été discuté. La veille de sa discussion, le représentant du Patriarcat de Moscou a adressé un courrier au président de cette assemblée pour faire observer qu’ «il n'était fait aucune mention des persécutions des croyants et des tentatives d'anéantissement complet de la religion de la part des régimes communistes qui s'appuyaient pour cela sur une idéologie d'athéisme d'Etat». Cette position a reçu le soutien de la Représentation du Vatican auprès du Conseil de l’Europe.
Finalement,
durant la discussion, un
amendement a été rajouté à la résolution, lequel mentionne «les
persécutions à motifs ethniques et religieux, les atteintes à la liberté de
conscience, de pensée et d'expression de l'opinion, à la liberté de la presse
ainsi que l'absence de pluralisme politique».
Sur
le site
internet de la Représentation de l’Eglise russe à Strasbourg, on peut
également lire un compte
rendu et une analyse de l’examen et de l’adoption d’une recommandation sur
le «concept de nation» par cette assemblée, le 26 janvier dernier.
D’autre
part, une
déclaration du service communication du Département des relations
ecclésiales extérieures du Patriarcat de Moscou, concernant une résolution et
une recommandation récentes de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
sur «Femmes et religions en Europe» et «Education et religion»
a été mise en ligne il y a peu. Après un examen des deux textes, elle conclut
en assurant que «si les approches orientées vers l'évincement de la foi de la
vie de la société ne seront pas changées, le monde ne pourra éviter un conflit
des différentes civilisations».

