Après
la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le
prêtre, le chœur et le peuple
Antiennes
de Pâques (comme les précédents
dimanches)
Isodikon
de Pâques : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source
d’Israël !
Tropaire
de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ que la terre
exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/
terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les
morts !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la
grâce du salut.//
Kondakion
du Paralytique en ton 3 : A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes
transgressions,+ veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis,/ en ta
divine providence, accorder la guérison,// afin que, délivré, je puisse te
chanter:/ « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »//
Et
maintenant…
Kondakion
en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé
la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre
Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur
donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la Résurrection !//
Prokimenon
en ton 3 (Ps 46, 7 et 2) : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un
psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les
nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !
Epître
: Actes des apôtres 9, 32-42
Frères,
en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et
de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y
trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui
dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range
tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la
plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y
avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette
femme débordait d’œuvres de bien se signalait par ses bonnes œuvres et
pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade
et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre
haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris
que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se
rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et,
dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves
l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que
Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit
sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le
corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre,
elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et
les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et
nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.
Alléluia
en ton 3 (Ps 30, 2 et 3): En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne
sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi
de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour
me sauver !
Evangile
: Jean 5, 1-15 (n.trad.)
En
ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des
Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des
brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques.
Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds,
paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du
Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui
y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal.
Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu,
et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la
piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant
moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : «
Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la
santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne
t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui
m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils
lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prend et marche ? »
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet,
avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve
dans le Temple et lui dit : « Vois, tu est devenu en bonne santé; ne pèche
plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux
Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.
Mégalynaire
: L’ange chanta à la Pleine de grâce…
Koinonikon
de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le
Seigneur…)
Penser
à commenter tous les textes du jour (tropaires, versets psalmiques, épître et
évangile). Suggérons :
1.
Certains pensent qu’il n’y a plus de miracles : faux ! Passer de la tristesse à
la joie (« Réjouissez-vous ! » dit le Ressuscité), de l’incroyance à la foi
(Thomas) sont des miracles. Miracles quotidiens : la réconciliation des frères
en discorde, l’absolution des péchés, le baptême, la sainte eucharistie. De
nombreux miracles (résurrection, guérison, conversion) sont accomplis par la
prière des saints (au 20° siècle par exemple Callinique de Cernica, Jean de
Kronstadt, Nectaire d’Egine, etc.). Le miracle n’est pas une magie : il est
l’action créatrice et miséricordieuse du Seigneur. Dieu peut tout et Il est
souverainement libre !
2.
Soit le Seigneur accorde ce qui est demandé ; soit Il exauce de façon
différente, selon sa volonté souveraine (« que ta volonté soit faite ! ») ;
soit Il est empêché d’agir par nos péchés : nous ne faisons pas sa volonté,
comment lui demander de faire la nôtre ? Le miracle est cohérence et norme de
la vie en Dieu.
3.
Vrai : le pouvoir de la Résurrection (guérir, ressusciter les morts, pardonner)
appartient au Christ et à son Eglise : tout baptisé jouit de ce pouvoir en tant
que membre du Corps du Christ; d’où notre prière. Mais glorifions Dieu avant de
lui présenter notre demande, ce que nous enseigne le Christ (Jean 11, 41-43). Remercier
d’abord de qu’Il voudra accomplir est notre acte souverain de foi en lui!
(Père
Marc-Antoine Costa de Beauregard)

