Vient de paraître
Bernard Le Caro, Saint Jean
de Changhaï, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2006, 318 p. (collection
« Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »)
Monseigneur
Jean Maximovitch (1896-1966), canonisé par l’Église Russe hors-frontières en
1993 sous le nom de saint Jean de Changhaï, est aujourd’hui reconnu bien
au-delà des frontières de son Église comme l’un des grands spirituels
orthodoxes du siècle dernier.
Évêque
à Changhaï, où vivait une importante communauté russe, puis en Belgique, en France
et à San Francisco, il a laissé le souvenir à la fois d’un grand ascète et d’un
grand pasteur, sachant, au sein de ses obligations épiscopales, rester toujours
un vrai moine, ne dormant quasiment pas, s’adonnant longuement à la prière,
affectionnant particulièrement les services liturgiques, et témoignant d’une
profonde charité à l’égard de chaque âme dont il avait la charge.
C’est
avec beaucoup de sobriété que ce livre retrace la vie et dessine le portrait de
ce grand spirituel. C’est aussi dans un esprit irénique qu’il aborde la
question des divisions — consécutives à la politique athée du pouvoir
communiste — de l’Église russe en exil, alors que ses différentes branches
travaillent aujourd’hui à reconstituer son unité.
Pour
réaliser cette étude — la plus ample et la plus complète qui ait été jusqu’à
présent consacrée à Monseigneur Jean —, l’auteur, qui connaît parfaitement le
monde orthodoxe et pratique plusieurs langues slaves, a collecté dans le monde
entier de nombreux témoignages et dépouillé une abondante documentation qu’il a
exploités avec la rigueur d’un historien.
Des
homélies et divers autres écrits pastoraux du saint évêque viennent compléter
cette remarquable biographie spirituelle.


