Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Tropaires
de l’église
Tropaire
du saint prophète Ezéchiel en ton 3 : Par inspiration de l’Esprit divin,
d’avance tu annonças, Prophète de Dieu, al réalisation des mystères à venir :
l’ineffable abnégation du Sauveur et la résurrection de ceux qui depuis les
siècles étaient morts. Illustre Ezéchiel, prie le Christ notre Dieu de nous
accorder la grâce du Salut !
Kondakion
du saint prophète Ezéchiel en ton 4 : Illuminé par la divine clarté, Ezéchiel,
tu reçus le don de prophétie pour d’avance représenter en images ce qui allait
advenir : comme Porte infranchissable tu as vu la Vierge dont le Verbe est issu
en Pasteur accordant au monde la Rédemption.
Kondakia
de l’église. Gloire…
Kondakion
de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu
as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !//
Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et
nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes
!// Et maintenant…
Kondakion
de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice
sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des
pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions
avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière,
ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Prokiménon
du ton 5 (Ps 11, 8 et 2):
C’est
Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération
pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les
vérités ont diminué chez les fils des hommes.
Epître
: Romains 12, 6-14
Frères,
selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont
différents les uns des autres. Si c’est le don de prophétie, il faut se régler
sur la foi ; si l’on a reçu un ministère, il faut l’accomplir en servant ; si
c’est le don d’enseigner, que l’on s’applique à l’enseignement ; si c’est le
don d’exhorter, que l’on se voue à l’exhortation. Que celui qui distribue le
fasse avec simplicité ; que celui qui préside y mette tout son soin ; que celui
qui vient en aide aux malheureux se montre souriant. Aimez les autres sans
hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous
lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants.
Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit,
servez le Seigneur. Aux jours d’espérance, soyez dans la joie ; au temps de
l’épreuve, tenez bon ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les fidèles
qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’accueillir les hôtes, les étrangers.
Bénissez ceux qui vous persécutent : souhaitez-leur du bien, et non du mal.
Alléluia
en ton 5 (Ps 88, 2 et 3):
Evangile
: Matthieu 9, 1-8.
En
ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre
cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un lit. Jésus,
voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés
te sont remis ! » Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : « Cet homme
blasphème ! » Mais Jésus, connaissant leurs sentiments, déclara : « Pourquoi
ces mauvais sentiments dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire
: Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien,
pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur la terre de
remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et
marche ! » Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les
foules furent saisies d’admiration et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux
humains un tel pouvoir.
Catéchèse
: la souveraineté paradoxale de Jésus, le Dieu Homme, dans l’Eglise et dans le
monde
1.
Le pardon des péchés, signe de la divinité de Jésus : c’est Lui qui exerce ce
pouvoir dans son Eglise, dans le sacrement du saint baptême et dans celui de
l’absolution, et chaque fois que nous pardonnons.
2.
Sa perspicacité : comme Dieu, Il sait tout de nous. Reconnaître son péché dans
la confession, c’est reconnaître son omniscience, le glorifier comme Seigneur
de notre vie – de nos pensées secrètes, de nos actes secrets. Au dernier Jour,
devant le redoutable tribunal de l’amour de Dieu, toutes nos pensées et tous
nos actes seront dévoilés : en reconnaissant nos péchés maintenant, nous
sollicitons la miséricorde divine avant l’heure, pendant qu’il nous est encore
laissé le temps du repentir.
3.
Le Christ Dieu a le pouvoir de guérir et l’âme et le corps, et l’exerce dans
son Eglise par le sacrement de l’onction que nous pouvons demander souvent à
nos prêtres. En tout temps, prions Dieu qui toujours veut faire miséricorde,
pour les malades et les souffrants. Voici quelques prières de l’Eglise pour
eux, en rapport avec le saint Evangile. (Matt., chapitres 5, 8 et 9, par exemple).
-
« Comme Tu fis lever la belle-mère de Pierre de jadis et sauvas le paralytique
porté sur son grabat, de même encore maintenant visite, Seigneur compatissant,
ton serviteur (ta servante) N…, souffrant dans son âme et dans son corps. Toi
seul, Tu as porté les souffrances du genre humain et nous savons que Toi seul,
Tu es patient et miséricordieux. Tu es le médecin des âmes et des corps, ô
Christ notre Dieu, Toi qui permets les maladies et rétablis la santé, et qui
accordes le pardon à ceux qui se repentent de leurs péchés, Toi qui seul
possèdes la miséricorde infinie ».
-
«Toi qui ne veux pas la mort des pécheurs, mais qu’ils se convertissent et qu’ils
vivent, épargne et prends en pitié ton serviteur (ta servante) N…, Dieu de
miséricorde ! Chasse les douleurs, éloigne toute souffrance et maladie, étends
ta puissante main et, comme jadis la fille de Jaïre, fais qu’il (elle) se lève
de son lit de douleur et recouvre la santé, nous t’en prions, écoute-nous et
fais-nous miséricorde ! » Auparavant, lisons toujours avec foi et crainte de
Dieu un passage du saint Evangile.
Pour nourrir la prière : le
livre de Job, les psaumes 22 (Le Seigneur est mon berger), 26 (Le Seigneur est
ma lumière), 67 (Que Dieu se lève et ses ennemis se dispersent) et 142
(Seigneur, écoute ma prière).
(Père
Marc-Antoine Costa de Beauregard)

