Tropaire
de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps
très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur,
donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô
Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à
ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//
Epître
(1 Co. 6, 12-20). Frères, j’ai toute liberté, mais tout n’est pas utile. J’ai
toute liberté, mais, moi, je ne permettrai à rien de prendre des libertés avec
moi ! La nourriture est pour le ventre, le ventre pour la nourriture, et Dieu
abolira l’un et l’autre. Mais le corps n’est pas pour la débauche : il est pour
le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu qui a ressuscité le
Seigneur, nous ressuscitera nous aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que
vos corps sont des membres du Christ ? Vais-je donc prendre les membres du
Christ pour en faire les membres d’une débauchée ? En aucun cas ! Ou bien ne
savez-vous pas que celui s’unit à la débauchée ne fait avec elle qu’un seul
corps ? Car il est dit : « Les deux ne feront qu’une seule chair. » Mais celui
qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche !
Tous les péchés que l’être humain peut commettre sont extérieurs à son corps ;
mais le débauché pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre
corps est le temple de l’Esprit saint, qui est en vous et que vous tenez de
Dieu ? Vous ne vous appartenez pas, car vous avez été rachetés très cher :
glorifiez donc Dieu dans votre corps !
Evangile
(Luc 15, 11-32). En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait
deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient
de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours
après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain
et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout
dépensé, une cruelle famine toucha ce pays et il commença à être dans le
dénuement. Il alla donc s’engager auprès d’un des habitants de ce pays qui
l’envoya garder les porcs dans ses champs. Il aurait bien voulu se remplir le
ventre des caroubes que mangeaient les porcs, et personne ne lui en donnait.
Entrant en lui-même, il dit : « Tant de salariés de mon père ont du pain en
abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon
père et je lui dirai : ‘ Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne
suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme un de tes salariés.’
» Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit
et fut saisi de miséricorde ; il courut se jeter au cou de son fils et
l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et
devant toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à
ses esclaves : « Vite, apportez le vêtement le plus beau, et revêtez-l’en ;
mettez-lui un anneau à la main et des chaussures aux pieds ! Amenez le veau
gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous ! Mon fils que voici était mort, et
il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé !» Et ils se mirent à se
réjouir. Son fils aîné était aux champs : comme il approchait de la maison, il
entendit jouer des danses ; il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui
se passait. Celui-ci lui dit : « Ton frère est là, et ton père a tué le veau
gras parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. » Le fils aîné se mit en colère
et ne voulait pas entrer. Mais, son père sortit pour l’en prier. Il répondit à
son père : « Voilà tant d’années que je te sers comme un esclave sans jamais
transgresser un seul de tes commandements, et tu ne m’as jamais donné un
chevreau pour me réjouir avec mes amis ; et quand ton fils que voilà revient,
après avoir dévoré tes ressources avec des débauchées, tu tues pour lui le veau
gras ! » Son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce
qui est à moi est à toi, mais il fallait se réjouir et rendre grâce, car ton
frère que voici était mort et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé
! »
Catéchèse.
Le jeûne : changement d’alimentation (des caroubes au veau gras) ; se nourrir
du banquet préparé par le Père – sa Parole écoutée et consommée, devenue
nourriture pour ceux qui se convertissent.

