Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Tu es descendu des hauteurs,/ ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours,+ afin de nous délivrer de nos passions,/ ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//
Epîtres du
dimanche et de l’Annonciation: Héb. 9, 11-14 et Héb.
2, 11-18 (si deux prokimena)
Frères, le Christ a paru
comme grand prêtre des biens à venir ; Il a traversé un tabernacle plus
grand et plus parfait, celui qui n’est pas fait de main d’homme, c’est-à-dire
qui n’appartient pas à cette création, et ce n’est pas avec le sang des boucs
et des jeunes taureaux, mais avec son propre sang, qu’Il est entré une fois
pour toutes dans le sanctuaire, nous ayant acquis une éternelle rédemption. Si
le sang des taureaux et des boucs, si la cendre des génisses, en effet,
sanctifient par leur aspersion ceux qui sont souillés, et leur procurent la
pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par l’éternel Esprit
s’est Lui-même offert à Dieu comme victime sans tache, purifiera-t-il notre
conscience de ses œuvres de mort, pour nous permettre de rendre un culte au
Dieu de vie !
Frères, le
sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne
rougit pas de les nommer « frères » quand Il dit :
« J’annoncerai ton Nom à mes frères, au milieu de l’assemblée Je te
louerai » et encore : « Je mettrai ma confiance en lui » et
encore : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés ».
Puis donc que les enfants avaient en commun le sang et la chair, Lui-même y
participa pareillement, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui
a la puissance de la mort, c’est-à-dire le Diable, et d’affranchir tous ceux
qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la peur de la mort. Car
ce n’est pas à des anges, assurément, qu’Il vient en aide, mais à la race
d’Abraham. En conséquence Il se devait de ressembler en tout à ses frères, afin
de devenir dans le service de Dieu un grand-prêtre miséricordieux et fidèle,
pour expier les péchés du peuple. Car, du fait qu’Il a Lui-même souffert par
l’épreuve, Il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés.
Evangiles du
dimanche et de l’Annonciation : Mc 10, 32-45 et Lc 1, 24-38 (si deux
alléluias…)
En ce temps-là, les
disciples étaient en route montant vers Jérusalem et Jésus les conduisait, et
ils étaient remplis de stupeur, et ceux qui suivaient avaient peur ; Jésus
prit de nouveau à part les Douze, et
commença à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous
montons vers Jérusalem et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et
aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux nations :
elles se moqueront de lui, elles lui cracheront dessus, elles le feront
fouetter et mettre à mort et, après trois jours, Il ressuscitera. » Jacques
et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de lui et lui dirent :
« Maître, nous voulons que Tu fasses pour nous ce que nous allons te
demander. » Jésus leur dit : « Que voulez-vous que Je fasse,
Moi, pour vous ? » Ils lui dirent : « Accorde-nous de
siéger dans ta gloire, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » Mais Jésus
leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ;
pouvez-vous boire la coupe que Je bois ou être baptisés du baptême dont Je suis
baptisé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Jésus leur dit : « La coupe que Je bois, vous la boirez et le baptême
dont Je suis baptisé, vous en serez baptisés. Mais siéger à ma droite ou à ma
gauche, cela ne m’appartient pas de l’accorder ; c’est à ceux pour qui
c’est préparé. » Les dix entendirent et commencèrent à s’irriter contre
Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous savez que ceux
qui passent pour chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir et que les
puissants d’entre elles disposent d’elles. Il n’en est pas ainsi parmi vous :
que celui qui veut devenir grand parmi vous soit votre serviteur, et que celui
qui veut être le premier parmi vous soit l’esclave de tous. Car le Fils de
l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en
rançon pour la multitude. »
En ce temps-là, après les jours de service du
prêtre Zacharie, Elisabeth, sa femme,
conçut et, cinq mois durant, se tint cachée. « Voilà, disait-elle, ce qu’a
fait pour moi le Seigneur, aux jours où, pour ôter mon opprobre parmi les
humains, Il a posé sur moi son regard ! » Et, le sixième mois, l’ange
Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers
une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et
le nom de cette vierge : Marie! L’ange entra et lui dit :
« Rends grâce, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es
bénie entre les femmes ! » Bouleversée par sa vue et sa parole, Marie
se demandait quelle était cette salutation. Mais l’ange lui dit : « N’aie
pas peur, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici : tu seras
enceinte et tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du Nom de Jésus. Il sera
grand, Il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône
de David son père ; il règnera pour les siècles sur la maison de Jacob, et
son règne n’aura pas de fin ». Marie dit à l’ange : « Comment
cela sera-t-il, car je ne connais point d’homme ? » L’ange lui
répondit : « L’Esprit saint viendra sur toi, et de son ombre te
couvrira la puissance du Très-Haut. Aussi, le saint que tu engendreras sera
appelé Fils de Dieu. Et vois : ta parente Elisabeth vient, elle aussi,
dans sa vieillesse, de concevoir un fils, et ceci est le sixième mois pour
celle qu’on appelait la
Stérile : car rien n’est impossible de la part de
Dieu ! » Marie dit alors : « Voici l’esclave du
Seigneur ! Qu’il m’advienne selon ta parole ! » Et l’ange la
quitta.

