Dimanche de saint Jean Climaque
Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Tu as détruit la
mort par ta croix,/ ouvert au Larron le Paradis ;// changé en joie les pleurs
des myrrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher.// Tu es ressuscité, ô
Christ Dieu,/ donnant au monde ta grande miséricorde !//
Epître : Hébreux 6, 13-20 et
Ephésiens 5, 8-19 (si deux prokimena)
Frères, lorsque Dieu fit sa
promesse à Abraham, comme Il n’avait personne de plus grand par qui jurer, Il
jura par lui-même et dit : « Oui, Je te comblerai de bénédictions et
je te donnerai une immense expansion. » Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant
persévéré, vit se réaliser la promesse. Les hommes, en effet, jurent par un
plus grand ; et, entre eux, la garantie du serment met un terme à toute
contestation. C’est en ce sens que Dieu, voulant bien davantage montrer aux
héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par
un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu’il ne peut y
avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme
y trouvant refuge, à saisir fortement l’espérance qui nous est proposée. Et
nous la tenons comme l’ancre de notre âme, cette espérance sûre et solide, qui
a pénétré au-delà du voile, là où pour nous, en Précurseur, est entré Jésus,
devenu grand prêtre pour l’éternité « selon ordre de Melchisédech ».
Evangile : Marc 9, 17-32 et Matthieu
4, 25 à 5, 12. (si deux alléluias…)
En ce temps-là, quelqu’un de
la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils ; il est
possédé d’un esprit muet. Où qu’il le saisisse, il le jette à terre ; mon
fils écume, grince des dents et devient sec. J’ai demandé à tes disciples de
l’expulser, mais ils n’ont pas eu la force. » Jésus leur répondit : « Ô
génération incroyante et pervertie, jusqu’à quand serai-Je auprès de
vous ? Jusqu’à quand aurai-je à vous supporter ?
Apportez-le-moi. » On le lui apporta et, dès qu’il vit Jésus, l’esprit
agita l’enfant qui, tombant à terre, s’y roula en écumant. Jésus demanda au
père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »
« Depuis l’enfance, dit-il. Souvent il l’a jeté dans le feu ou dans l’eau
pour le faire périr. Mais, si Tu as quelque pouvoir, aide-nous ! Seigneur,
miséricorde ! » Jésus lui répondit : « ‘Si Tu as quelque pouvoir’,
dis-tu : mais, tout est possible à celui qui croit. » Le père de
l’enfant s’écria aussitôt avec larmes : « Je crois ! Aide-moi
dans mon incroyance ! » Jésus, voyant s’attrouper la foule, menaça
l’esprit impur en lui disant : « Esprit muet et sourd, Je te
l’ordonne, sors de lui et n’y rentre plus ! » Après avoir crié et
violemment secoué l’enfant, il en sortit ; celui-ci devint comme un
cadavre, si bien que beaucoup disaient : « Il est mort. » Mais
Jésus s’empara de sa main, le releva, et il se tenait debout. Lorsque Jésus fut
rentré à la maison, ses disciples le prirent à part et lui demandèrent :
« Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu l’expulser ? » Jésus leur
dit : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le
jeûne. » Puis ils partirent en traversant le Galilée et Jésus ne
voulait pas que ce miracle se sût. En effet, Il enseignait ses disciples et
leur disait : « Le Fils de l’Homme sera livré aux mains des
gens ; ils le mettront à mort et trois jours après avoir été mis à mort Il
se relèvera.»
Catéchèse : 1) manifestation de la divinité de Jésus ; 2) Il est le maître du combat spirituel (cf. Jean Climaque) ; 3) Il va librement vers sa mort et sa résurrection et prophétise pour lui-même ; 4) la Foi est un don de Dieu.

