Alors qu’en France une polémique s’est ouverte à propos d’un manuel scolaire dans lequel une image de Mahomet a été délibérément floutée, en Grèce une polémique est née lors de la parution d’un manuel qui, selon une pétition, ignore « la signification des traditions chrétiennes orthodoxes dans la préservation de la conscience nationale des Grecs ».
Dans cette pétition, il est
également observé : « « L’héroïsme, le sacrifice de soi, le
martyre et la lutte nationale, qui ont caractérisé notre révolution ont été
remplacés par une liste aride de chiffres et d’événements, insistant sur les
exigences socio-économiques de groupes variés. » poursuit la pétition. Elle
souligne aussi le fait que « le génocide des populations chrétiennes est passé
sous silence et que la dimension historique de la catastrophe en Asie mineure
est réduite à néant ». En effet, « Les Grecs d’Asie mineure incriminent
son silence sur l’incendie de Smyrne et sur le massacre et l’expulsion des
populations grecques au nom du politiquement correct. Et les Grecs pontiques se
plaignent de ce que le massacre de leurs ancêtres par les Turcs ait été oublié.»
Pareillement, « L’archevêque, Mgr Christodoulos, accuse l’ouvrage de
vouloir « asservir la jeunesse ». « Ils remettent même en question le 25 mars
[date choisie pour symboliser le début de la révolution, afin de coïncider avec
la fête de l’Annonciation de la Vierge], l’étendard de notre révolution, porté
par [l’évêque] Paleon Patron Germanos, nos héros Kolokotronis, Makrygiannis et
tous les autres qui ont combattu d’abord en s’écriant « pour la foi ! » et
ensuite « pour notre patrie ! » ajoute-t-il. » Il a aussi précisé : «
Nous sacrifions la vérité historique sur l’autel de l’amitié gréco-turque. » Le
manuel a été commandé dans un contexte de rapprochement gréco-turc. Cela
explique que pour l’Académie « (…) l’ouvrage dissimule les discriminations des
Ottomans à l’égard des populations non musulmanes, les agressions contre les
Grecs et les conversions forcées à l’islam. Elle déclare aussi que le rôle des
légendes, des traditions et des symboles contribuant à l’identité grecque est
ignoré, de même que les insurrections des Grecs. »
Sources: Yevrobatsi.org, Athens news

