Epître : Actes 2, 1-11
Frères,
lorsqu’arriva le jour de Pentecôte, les apôtres se trouvaient tous ensemble
dans un même lieu. Soudain retentit depuis le ciel un bruit comme celui d’un
souffle violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent
apparaître une sorte de feu, qui se partageait en langues, pour se poser sur
chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à
parler en d’autres langues, chacun s’exprimant selon le don de l’Esprit. Or il
y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les
nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, ils se rassemblèrent
en foule, et chacun eut la stupéfaction d’entendre les apôtres parler sa propre
langue. Déconcertés, émerveillés, ils se disaient tous, les uns aux autres : «
Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il
que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Nous qui sommes Parthes,
Mèdes ou Elamites, qui habitons la Mésopotamie, la Judée ou la Cappadoce, le
Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie ou l’Egypte, Libyens de Cyrénaïque,
Romains résidant ici, Juifs de naissance ou prosélytes, Crétois ou Arabes,
tous, nous les entendons en notre propre langue proclamer les merveilles de
Dieu ! »
Evangile : Jean 7, 37-52 0 à 8, 12 (n. trad.)
En
ce temps-là, le dernier jour de la fête des Tentes, le grand jour, Jésus était
là et Il s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui
qui croit en moi ! Comme l’a dit l’Ecriture, de son sein couleront des fleuves
d’eau vive ». Jésus dit cela de l’Esprit que recevraient ceux qui croiraient en
lui ; car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas
encore été glorifié. Alors, dans la foule, certains de ceux qui avaient entendu
ces paroles disaient : « Celui-ci est vraiment le Prophète. » D’autres disaient
: « Celui-ci est le Christ. » Il y en avait qui disaient : « Est-ce de Galilée
que viendrait le Christ ? N’était-il pas dit dans l’Ecriture que c’est de la
semence de David, et de Bethléem, la localité d’où était David, que viendrait
le Christ ? » Il y eut donc division dans la foule à cause de Jésus. Certains
d’entre eux voulaient se saisir de lui, mais nul ne porta la main sur lui. Les
gardes vinrent donc vers les grands prêtres et les pharisiens, et ceux-ci leur
dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : «
Aucun être humain n’a jamais parlé comme parle cette personne. » Les pharisiens
leur répondirent alors : « Auriez-vous, vous aussi, été égarés ? Parmi les
autorités ou les pharisiens, en est-il un seul qui ait cru en lui ? Mais cette
foule qui ne connaît pas la Loi, elle est maudite ! » L’un des leurs, Nicodème,
qui était venu vers Jésus auparavant, leur dit : « Notre loi condamne-t-elle
quelqu’un, avant de l’avoir entendu et d’avoir su ce qu’il fait ? » Ils lui
répondirent : « Toi aussi serais-tu de Galilée ? Cherche et vois dans les
Ecritures que de Galilée ne surgit pas de prophète. » Jésus se remit alors à
leur parler et dit : « Moi, Je suis la Lumière du monde ; qui me suit ne
marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. »
Catéchèse : 1) l’Esprit se
fait connaître aux disciples de Jésus-Christ l’Esprit, et les affilie au
Père ; 2) Il est reçu par : la foi en Jésus-Christ ; l’invocation de son
Nom (Jésus !) ; tous les sacrements de l’Eglise, l’écoute de la Parole, la vénération des
saintes icônes et de la Croix ; l’application des divins commandements
évangéliques. 3) la divine liturgie, assemblée de tous les croyants,
actualise le mystère du salut accompli par le Seigneur : Incarnation,
Pâque, Ascension et Pentecôte. Dans l’oblation, l’épiclèse qui suit les paroles de l’Institution est la belle
invocation que l’être humain adresse au Père pour qu’Il envoie en ce moment
même, sur son Eglise et sur les offrandes qu’elle présente au Nom du Christ,
l’Esprit issu de lui.
(Père
Marc-Antoine Costa de Beauregard)

