Extraits de textes de Pères de l’Eglise sur l’Ascension
Nous vous
proposons ci-dessous trois extraits de textes de Pères de l’Eglise sur l’Ascension
de notre
Seigneur Jésus Christ : Irénée de
Lyon, Hilaire de
Poitiers, Ambroise
de Milan (1).
« Il a fait monter
l’homme au plus haut des cieux »
« Et
en opérant sa propre résurrection, il est devenu lui-même le premier-né d’entre
les morts, il a ressuscité en lui l’homme déchu et l’a fait monter jusqu’au
plus haut des cieux, jusqu’à la droite de la gloire du Père. Ainsi Dieu l’avait
promis par son prophète en ces termes : « Et je relèverai la
tente écroulée de David (Amos 9,11) », c’est-à-dire le corps qu’il tenait
de David. Voilà ce que notre Seigneur Jésus-Christ a véritablement accompli, en
opérant glorieusement notre salut. Il nous ressuscite véritablement, en nous
ramenant saints et saufs auprès du Père. »
(Irénée
de Lyon, La prédication des apôtres et
ses preuves, 38)
« Dieu tout en
tous »
« (…) ;
il s’ajoute la totalité de cette nature qui auparavant n’était pas Dieu,
puisqu’une fois réalisé le mystère de ce plan divin, on nous montre Dieu tout en
tous. C’est donc nous qui tirons profit et avantage de ce mystère, nous qui
deviendront semblables à la gloire dont jouit le corps de Dieu. (…) Notre
profit sera de jouir d’une gloire semblable à celle de l’homme devenu nôtre.
Renouvelés dans la connaissance de Dieu, nous serons créées de nouveau à
l’image du Créateur, (…) Ainsi l’homme, image de Dieu, arrivera-t-il à sa
perfection. Car, rendu semblable à la gloire du corps de Dieu, il est élevé à
l’image du Créateur, selon les traits prévus pour le premier homme. »
(Hilaire
de Poitiers, La Trinité, livre XI, 49)
« Chercher le Christ
dans le ciel »
« Mais
remarquons les termes mêmes du mandat : « Ne me touche pas, car
je ne suis pas encore monté vers mon Père ; (…) Comment n’étiez-vous pas
monté, Seigneur Jésus ? Comment étiez-vous absent, vous qui aviez remis
votre esprit aux mains du Père ? Quand d’ailleurs pouvez-vous être absent,
étant toujours dans le Père, toujours avec le Père ? Aussi bien vous avez
dit vous-même : « Si je descends aux enfers, vous y êtes ;
si je déploie mes ailes avant le jour pour aller habiter à l’extrémité des
mers, même là c’est votre main qui me conduira » ( Ps.138, 8-10). De même,
comment montez-vous, étant sans cesse partout ? Vous êtes descendu, il est
vrai, comme Fils de l’homme, et descendu sans quitter le Père. Mais vous êtes
descendu pour nous, pour que nos yeux et nos âmes vous voient, pour que nous
croyions en vous. C’est donc aussi pour nous que vous êtes monté, pour que nous vous suivions en esprit, ne pouvant
vous voir de nos yeux. Vous êtes monté pour les Apôtres, à qui vous avez
dit : « Qui m’a vu, a également vu le Père » (Jean 14, 9).
Aussi bien Jean a su où vous chercher : c’est chez le Père qu’il vous a
cherché et trouvé ; aussi a-t-il écrit : « Et le Verbe
était chez Dieu »(1,1). Vous êtes monté pour Paul, qui, non content de
vous suivre seul, nous a également appris comment vous suivre et où nous
pouvions vous trouver : « Si donc, dit-il, vous êtes
ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où se trouve le
Christ assis à la droit de Dieu » (Colossiens III, 1). Et pour que nous
n’en fassions pas la fonction des yeux plutôt que celle des cœurs, il a
ajouté : « Goûtez les choses d’en haut, non pas celles de la
terre » (Col. 2). Ce n’est donc pas
sur terre ni en terre ni selon la chair que nous devons vous chercher, si nous
voulons vous trouver ; car « maintenant nous ne connaissons plus le
Christ selon la chair » (II Corinthiens 5, 16). »
(Ambroise de Milan, Traité sur l’Evangile de saint Luc,
livre X, 158-160)


























