Saint
Hilarion le Grand,
ascète en Palestine, sainte
Céline, disciple de sainte Geneviève de Paris, saint Hilarion des
Grottes de Kiev.
Calendrier julien : sainte
Pélagie la Pénitente
Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//
Epître :
(usage
roumain) Ephésiens 2, 4-10
Frères, dans l’abondance de
sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions
morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui,
c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a
fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de
montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par
sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes
sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de
Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car
nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien,
dont Il nous a d’avance préparé le chemin.
Evangile :
(usage
roumain) Luc 8, 26-39 (n.
trad.)
En ce temps-là, Jésus abordait
au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il
descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des
démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait,
non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant
Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte :
« Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me
tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de
sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et,
pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait
ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus
l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » - « Légion »,
répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils
suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or
il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la
montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans
les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne,
entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita
dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la
fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et
les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et
trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de
Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux
qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la
population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux,
car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et
repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ;
mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout
ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière
tout ce que Jésus avait fait pour lui.
Homélie et catéchèse : une théophanie –
Jésus se manifeste comme Fils de Dieu, « vrai Dieu de vrai Dieu », en
exorcisant la créature.
Le « mal » n’a pas
de nature. Il est une perversion du bien. Le diable est un ange déchu par
orgueil. « La malignité est une perversion de la rectitude, une pensée
tortueuse, une fausse complaisance, des serments trompeurs, des paroles
captieuses, un cœur impénétrable, un abîme de ruse, le mensonge tourné en
habitude, l’orgueil devenu naturel, un ennemi de l’humilité, une simulation de
la pénitence, une répulsion pour la componction, la haine de la confession,
l’attachement à son propre sens, une source de chutes, l’opposé du relèvement,
un sourire railleur devant les offenses, une gravité simulée, une fausse piété,
une vie diabolique. L’homme malin est un synonyme et un sympathisant du
diable ; c’est pourquoi le Seigneur nous a enseigné à nommer ainsi le
démon, en disant : « Délivre-nous du Malin ! » (Mat 6, 13). (Saint Jean Climaque :
24, 27 et 28). C’est ce que dit la tradition roumaine : « ne
izbàveste de cel viclean ». Le Christ, en devenant Homme et en
ressuscitant, vainc, non le mal, mais le péché
qui asservit Adam.
(Père Marc-Antoine Costa de
Beauregard)

