Cécilia, Nicolas, les Invisibles, le sacrifice, et
la République...Une grève en forme d’adieu au mythe de la rue. Encore l’ADN.
Oui-Oui et ses amis à la Commission européenne. Islamabad ou Téhéran ? Nouvelles sans nouveauté de l’Eglise.
Cécilia, Nicolas... Tout
divorce signale une souffrance, signe un échec. Tout divorce invite au silence.
La peopolisation ni n’ajoute, ni n’enlève à cette sorte de malheur qui
se conjugue au singulier de l’universel. No comment donc sur cette
séparation-ci comme sur n’importe quelle autre. Deux remarques seulement, quant
au versant institutionnel de l’affaire –puisque le mariage demeure, en
vertu même de nos lois, une institution. Premier président à être
divorcé, premier président à avoir divorcé en cours de mandat, premier président
célibataire à l’Elysée (à tout le moins, momentanément), Nicolas Sarkozy
rejoint ainsi la condition de nombre de ses contemporains et compatriotes, partisans
ou adversaires. Par là, la politique perd en exemplarité, se nivelle
dangereusement, pour se découvrir toujours plus immanente, pur miroir d’une
démocratie d’opinion qui se distingue toujours moins du règne de la multitude
–on ne sacrifice plus aux Invisibles ; on ne se sacrifie plus pour les
Invisibles. Dans le même temps, la fonction même ne va pas sans changer
la personne qui la porte en ce qu’elle le dépasse et la force à se dépasser- ce
que le futur président pressentait durant la campagne lorsqu’il disait éprouver
une «mutation ». Or cela,
cette acceptation sacrificielle de la tragédie du pouvoir, c’est précisément,
à rebours de la vulgate, l’esprit monarchique de la Ve République. Sur
quoi peut déboucher l’indiscutable tension qui habite l’exercice sarkozien
du pouvoir ? Par delà l’exaltation ou l’abattement, sur une doctrine ?