Mémoire
de la translation des reliques
de saint Jean Chrysostome, synaxe de tous les nouveaux martyrs de l’Eglise
russe au XXe siècle
Calendrier julien : sainte Nina,
illuminatrice de la Géorgie, saint
Sava, premier archevêque
de Serbie
Tropaire
de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle
Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu
ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les
cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Epître (du
16ème dimanche) : 2
Corinthiens 6, 1-10
« Frères, nous qui travaillons avec Dieu,
nous vous demandons de ne pas laisser se perdre la grâce que vous avez reçue de
lui. Dieu déclare en effet dans l’Ecriture : « Au moment où se
manifestait ma faveur, Je t’ai écouté ; au jour du salut, Je suis venu à
ton secours. » Eh bien ! Voici maintenant le moment d’accepter la
faveur de Dieu ; voici le jour où l’on peut être sauvé. Nous désirons que
l’on ne puisse pas critiquer notre fonction, c’est pourquoi nous cherchons à ne
scandaliser personne en quoi que ce soit. Au contraire, nous manifestons en
tout que nous sommes serviteurs de Dieu : nous supportons avec beaucoup de
patience les souffrances, les détresses et les angoisses. On nous a battus et
mis en prison, on a suscité des troubles contre nous ; nous avons exécuté
des travaux pénibles, nous avons été privés de nourriture. Nous manifestons que
nous sommes serviteurs de Dieu par notre pureté, notre patience et notre
bonté ; par le saint Esprit, par notre amour sincère, par notre
prédication de la vérité et par la puissance de Dieu. Nous utilisons comme arme
ce qui est juste, aussi bien pour attaquer que pour nous défendre. On nous
honore et on nous couvre de honte ; on dit du mal et on dit du bien de
nous. On nous regarde comme des menteurs alors que nous déclarons la vérité,
comme des inconnus alors que nous sommes connus de tous, comme des mourants
alors que nous sommes bien vivants, ainsi que vous pouvez le constater. On
nous punit, sans pourtant nous mettre à mort ; on nous attriste et
pourtant nous sommes toujours joyeux ; nous paraissons pauvres, mais nous
enrichissons beaucoup de gens ; nous paraissons ne rien avoir alors que,
en réalité, nous possédons tout ».
Evangile du
(16ème dimanche) : Matthieu
25, 14-30
En ce temps-là, Jésus dit
cette parabole.
« Quelqu’un,
partant en voyage, appela ses esclaves personnels et leur confia ses biens. Il
confia à l’un cinq talents, à l’autre deux, au troisième un : à chacun
selon sa propre capacité. Puis il quitta le pays. Aussitôt, celui qui avait
reçu les cinq talents s’en alla travailler avec cet argent et gagna cinq autres
talents. De même celui qui en avait deux en gagna deux autres. Mais celui qui
en avait reçu un alla creuser la terre et y cacher l’argent de son maître.
Longtemps après, arrive le maître de ces
esclaves et il se met à régler ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu cinq
talents s’approcha et présenta les cinq autres talents en disant :
« Maître, tu m’as confié cinq talents. Voici cinq autres talents que j’ai
gagnés. » Son maître lui dit : Bien ! Bon et fidèle esclave. Tu
as été fidèle en peu, je te confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton
maître ! » Le serviteur qui avait reçu les deux talents s’approcha
ensuite et dit : « Maître, tu m’as confié deux talents. Voici deux
autres talents que j’ai gagnés. » Son maître lui dit : « Bien !
Bon et fidèle esclave. Tu as été fidèle en peu ; je te confierai beaucoup.
Entre dans la joie de ton maître ! » Enfin, celui qui avait reçu un
talent s’approcha et dit : « Maître, je savais que tu es quelqu’un de
dur ; tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as pas répandu
de graines. J’ai eu peur et je suis allé cacher ton talent dans la terre.
Voici, tu as ton bien. » Son maître lui répondit et dit :
« Mauvais et paresseux esclave! Tu savais que je moissonne où je n’ai
pas semé, que je récolte où je n’ai pas répandu de graines ? Il te fallait
donc placer mon argent à la banque et moi, de retour, j’aurais recouvré mon
bien avec l’intérêt. Prenez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a dix
talents. Car à toute personne qui a, l’on donnera et elle sera dans l’abondance ;
mais à qui n’a rien, on enlèvera même ce qu’il croit avoir. Quant à cet esclave
inutile, jetez-le dehors, dans la ténèbre extérieure. Là sont les larmes et les
grincements de dents. »

