Théophanie
Calendrier julien :
dimanche des saints Pères. Veille de la Nativité du Seigneur. Sainte
Eugénie de Rome.
Antiennes
propres de la Théophanie (trad. des Septante)
Antienne 1 en ton
occurrent : Quand
Israël sortit d’Egypte, et la maison de Jacob d’un peuple barbare. Refrain : Par les prières de la
Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
La Judée devint son
sanctuaire et Israël son domaine. Refrain.
La mer le vit et s’enfuit,
le Jourdain retourna en arrière. Refrain
Qu’as-tu, mer, à
t’enfuir ? et toi, Jourdain, à retourner en arrière ? Refrain
Gloire… et maintenant… Refrain
Antienne 2 en ton
occurrent : J’ai
aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de
Dieu, Toi qui fus baptisé par Jean dans le Jourdain, nous qui te
chantons : Alléluia !
Car Il a incliné vers moi
son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie. Refrain
Les douleurs de la mort
m’ont environné, et les périls de l’enfer sont venus sur moi. Refrain
Je veux plaire au Seigneur
dans la terre des vivants. Refrain.
Gloire…
et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Tropaire de la Théophanie
en ton 1 : Pendant
ton baptême dans le Jourdain, ô Christ, fut manifesté l’adoration due à la
Trinité. Car la voix du Père te rendit témoignage en te nommant Fils de
Dieu ; et l’Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette
parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde : Gloire à
toi ! Gloire… et maintenant…
Epître : Tite 2, 11-14 ; 3, 4-7.
Tite, mon enfant, elle s’est
manifestée, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les humains ! Elle
nous éduque, afin que nous renoncions à l’impiété et aux convoitises du monde,
pour vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété, attendant
la bienheureuse espérance et l’épiphanie de la gloire de notre grand Dieu et
Sauveur Jésus Christ. Il s’est donné lui-même pour nous afin de nous racheter
de toute iniquité et de purifier pour lui-même un peuple élu, zélé pour les
œuvres de bien. Et lorsque se sont manifestés la bonté et l’amour pour les
humains de Dieu notre Sauveur, Il nous a sauvés, non en vertu des œuvres de
justice accomplies par nous, mais selon sa miséricorde, par le bain de la
régénération et de la rénovation en l’Esprit saint. Cet Esprit, Il l’a
richement répandu sur nous, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés
par la grâce de celui-ci, nous devenions en espérance héritiers de la vie
éternelle.
Evangile : Matthieu 3, 13-17 (n. trad.)
En ce temps-là, (après avoir
été annoncé par Jean) Jésus arrive de Galilée au Jourdain vers lui pour être
baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « Moi, j’ai
besoin d’être baptisé par toi, et Toi Tu viens à moi ! » Mais Jésus
lui répondit et lui dit : « Permets cela pour le moment : car
c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors, il le
lui permet. Une fois baptisé, Jésus remonta aussitôt de l’eau. Et voici :
les cieux s’ouvrirent pour lui et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une
colombe et venir sur lui. Et voici : une voix du haut des cieux
disait de lui : « Celui-ci est mon Fils, le Bien-aimé, en qui Je me
reconnais. »
Catéchèse/homélie : « Nous ne supprimerons jamais la misère, la souffrance et la mort.(…). Mais nous sommes assurés de ce que le monde présent aura une fin, et avec lui toute détresse et toute souffrance. La charité seule demeure, et seul le refus définitif d’aimer ouvre sur l’Enfer. Que vous souhaiter pour cette nouvelle année ? D’aimer, de demander, d’obtenir de Dieu et d’accueillir d’un cœur large la grâce d’aimer toujours plus, de cet amour vrai qui est mort à soi-même, oubli et don de soi sans réserve à Dieu et aux autres. Que nos souffrances et notre mort elle-même soient l’incarnation de cet amour. Celui qui aime ainsi est passé de la mort à la vie, de la tristesse à la Joie sans déclin ». (archimandrite Placide, Editorial, Lettre aux amis 2007)

