Dimanche
du Publicain
et du Pharisien
Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Epître
du Triode : 2 Timothée 3, 10-15
Toi, Timothée, mon enfant
dans la foi, tu m’as suivi dans mon enseignement, dans ma conduite et mes
projets, dans la foi, la patience, dans l’amour du prochain et la constance,
dans les persécutions et les souffrances qui me furent infligées à Antioche, à
Iconium et à Lystres. Quelles persécutions n’ai-je pas eu à subir ! Et de
toutes le Seigneur m’a délivré. D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre avec
piété dans le Christ Jésus seront persécutés ; tandis que les méchants et
les imposteurs feront toujours plus de progrès dans le mal, égarant les autres
et s’égarant eux-mêmes. Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et en
quoi tu as mis ta foi, sachant de quelles personnes tu l’a appris : car
depuis l’enfance tu connais les saintes Ecritures qui peuvent te procurer
la sagesse en vue du salut par la foi dans le Christ Jésus.
Evangile
du Triode : Luc 18, 10-14 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus dit la
parabole suivante.
Deux
personnes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien et l’autre publicain.
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te
rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres gens, avides, injustes,
adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et
j’acquitte la dîme de tout ce que j’ai gagné. » Or le publicain, se tenant
à l’écart, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la
poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois propice à moi,
pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui
justifié, au contraire de celui-là, car toute personne qui s’élève sera
abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé.
Catéchisme,
catéchèse, homélie…
- préparer l’entrée en Carême par une confession de
tous nos péchés dès cette semaine et en nous inspirant de cet évangile. Aidons
nos enfants à préparer la confession (rôle des parents et des parrains) :
suis-je un disciple du Christ ? qu’est-ce que je fais de mon
baptême ? est-ce que j’aime quelqu’un d’autre que moi-même ?
Etc. ! Lire l’Evangile tous les jours en famille est, avec la prière, ce
que nous pouvons faire de plus utile, pour commencer à nous convertir…
L’impénitence est infantile ; la conscience du péché ouvre à la maturité
de la personne humaine et au salut du monde entier.
- dans l’épître de ce jour, saint Paul dit que connaître depuis l’enfance les saintes Ecritures peut
procurer la sagesse en vue du salut par la foi dans le Christ Jésus. Il indique comme signes
de la vie de disciple la foi, la
patience, l’amour du prochain et la constance dans les épreuves.
- le film L’île (Ostrov) en v.o. illustre cet évangile. On y retrouve les
personnages du publicain (P. Anatoli demande à Dieu le pardon de son péché) et
du pharisien (P. Job se dit conforme à la règle). Dieu fait des miracles par
celui qui se repent de ses péchés. Renonçons à toute autosatisfaction
(pharisaïsme) : c’est le premier degré du jeûne ! Le film donne
l’exemple de la véritable prière de foi : connaissance par cœur des
prières de l’Eglise, mais prononciation de tout son cœur en se les étant
appropriées ; imprégnation, dans la mémoire du cœur, par les psaumes. Nous
aussi, et nos enfants aussi, apprenons par cœur les prières fondamentales et
certains passages de l’Ecriture. Très fructueuse est, par exemple, la mémorisation de l’Evangile. Voilà un
beau programme de Carême !
- renonçons à
l’orgueil et la vanité, jouissances liées à l’amour de soi, qui ne peuvent
conduire au bonheur en Dieu ; la douleur du repentir ouvre à la joie
ineffable de connaître le Seigneur de miséricorde tel qu’Il
est ! La tradition suivie par le
pharisien est très bonne (jeûne, aumône, prière…) et vrais les péchés qu’il
accuse (même en pensée !) : mais l’Esprit saint suggère de faire ce
que fait le pharisien avec la mentalité du publicain !
- nous voyons ici
l’origine de la prière de Jésus : « Ô, Dieu, sois propice à moi, pécheur ! » est devenu
« Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de moi
pécheur ! ». Dans la prière ecclésiale sont d’autres formes :
« Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Ô Dieu, purifie-moi,
pécheur ! Ô Dieu, mon créateur, sauve-moi ! Mes péchés sont
innombrables, pardonne-moi ! » (après la prière de saint Ephrem le
Syrien).

