Le nouvel archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, biographie
Elu depuis peu de temps,
l’évêque Jérôme de Thèbes nouvel archevêque d’Athènes et de toute la Grèce a
obtenu 45 voix contre 27 au métropolite de Sparte, monseigneur Efstatios.
L’archevêque d’Athènes et
de toute la Grèce, monseigneur Jérôme (Jean Liapis pour l’état-civil) est né à
Oinofyta en Béotie en 1938. Il est licencié de la faculté de lettres (département
d’archéologie) et de théologie de l’université d’Athènes et premier à obtenir
une bourse de la Fondation nationale des bourses pour les études byzantines. Il
s’est rendu à Graz (Autriche) pour ses études post-universitaires et à
Ratisbonne au monastère en Allemagne.
Il a été professeur assistant à la Société archéologique
d’Athènes et professeur de lettres au lycée Léonin à Néa Smyrni, dans un
collège d’Athènes et d’Avlonos. Il a interrompu sa carrière universitaire pour
se consacrer à la religion.
Il a participé à des commissions
d’enseignements religieux, la gestion des biens de l’Eglise, les relations
entre l’Eglise et l’Etat. De plus il a été vice-président de la station de
radio de l’Eglise de Grèce. De 1986 à 1998, membre de commissions mixtes de
l’Eglise et du gouvernement pour la gestion des monastères, de l’enseignement
religieux et enfin président de la commission du dialogue Eglise-société de
2005 à 2007.
La grande majorité des
religieux de sa métropole (82 à 110) sont diplômés en théologie ou possèdent un
deuxième diplôme (professeur de lettres, architectes, médecins, ingénieurs
agronome, paléographes, professeurs d’informatique, instituteurs, économistes etc.).
A cela s’ajoutent un professeur en titre de théologie, un maître-assistant de
théologie, trois docteurs et cinq étudiants en doctorat. Par conséquent cette métropole
est la première dans l’Eglise grecque à disposer de religieux possédant un
niveau culturel aussi élevé.
Avec un soin et un intérêt particulier,
il a fait restaurer, renforcer en personnels et a ouvert six monastères pour
hommes (sur un total de 45) et dix sept pour femmes (110 en tout). Les grands
bénéficiaires furent les monastères d’Osios Loukas, Sagmata, Osios Seraphim, de
la Béatitude (Makariotisi), de l’Annonciation (Evangelistria) et de Jérusalem.
Il a écrit de nombreux
articles, des études et des livres de théologie à tendance historique et
social, parmi lesquels Les monuments du
Moyen-Âge de l’Eubée récompensé en 1970 par le premier prix de l’Académie
d’Athènes. En 2006, il a édité le premier de son œuvre en trois tomes intitulé Béotie chrétienne.
Son œuvre sociale se distingue
par la création : des pensionnats, des orphelinats avec une prise en
charge par des familles d’accueil à Thèbes, des logements pour les adultes à
Thèbes et Livadia, des centres de réinsertion des malades mentaux à Livadia, des
centres scolaires pour des jeunes à la recherche d’un emploi pour des besoins
spécifiques en collaboration avec les autres secteurs du département de
Livadia. Il est à l’origine aussi de centres de désintoxication à Livadia, de
soupes populaires pour les pauvres y compris les immigrés à Thèbes.
Il a crée aussi un centre de
recherches historiques et archéologiques à Zaltsa et au couvent de Lykouresi.
Ayant été enseignant il a développé une relation particulière avec les
éducateurs de la Béotie.
Au sein de sa métropole il
s’est particulièrement investi dans la création et le suivi de centres
culturels paroissiaux, de la jeunesse pour les nombreuses paroisses de sa métropole
ainsi que des colonies de vacances au mont Parnasse.
C’est à son initiative qu’a
été fondé le Centre de recherches d’histoire et de civilisations de la Béotie
qui collabore avec l’université de Durham à Cambridge.
Au sein de son centre de
recherche de la métropole à Aliarto en Béotie, prés du monastère de
l’Annonciation, se déroule de temps en temps des congrès. C’est avec une
étroite collaboration avec le département des relations internationales de
l’université Panthéon qu’a déjà été réalisé trois cycles d’études doctorales
sur l’environnement, ce qui lui a permis de créer encore un centre de
recherches sur l’environnement au monastère des Archanges à Domvréna.
Il a été à l’origine de la
création – dans sa ville natale, à Oinofyta – du Centre de sensibilisation de
la population aux problèmes liés à l’environnement et à l’immigration.
Ses combats et ses attentions
particulières ont eu pour conséquences :
- l’annulation d’un projet d’un millier de centres
internationaux de témoins de Jéhovah au sein de sa province ;
- la création d’un centre national de désintoxication.
En raison de sa participation
aux œuvres philanthropiques de sa métropole liée à la santé, il a été honoré
par l’école de médecine de l’université de Craiova en Roumanie du titre de
docteur honoris causa. Il est
également président de la Société grecque de cardiologie (ELIKAR).
Traduit du grec pour Orthodoxie.com


























