Dimanche de l'orthodoxie
Dimanche de l’orthodoxie
(ou du triomphe
de l’orthodoxie), 1er dimanche de Carême
Divine liturgie de saint
Basile
Tropaire
de la Résurrection, t. 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les
soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/
donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te
chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/
gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//
Epître :
Hébreux
11, 24-26,
32-40 ; 12, 1-2.
Frères, c’est par la foi que
Moïse, « devenu grand », refusa d’être fils d’une fille de Pharaon,
aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère
jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Egypte lui
parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la
récompense.
Que
dire encore ? Le temps me manquerait si je voulais exposer en détail ce
qui concerne Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les
prophètes, eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la
justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des
lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive,
tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent de la vaillance au combat,
repoussèrent les invasions étrangères ; et des femmes ont recouvré, par la
résurrection, leurs enfants.
Quant
aux autres, ils se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin
d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent comme épreuve la
dérision et les coups de fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Ils ont été
lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des
peaux de mouton ou des toisons de chèvres, dénués de tout, persécutés,
maltraités, eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les
montagnes, les cavernes et les creux de la terre. Et, bien que leur foi leur
ait valu un bon témoignage, tous ceux-là n’ont pas bénéficié de la promesse,
car Dieu avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas
sans nous parvenir à la perfection.
Evangile :
Jean 1, 43-51 (n.trad.)
En ce temps-là, le lendemain
(du jour où Jésus avait nommé Simon Pierre), Il voulut se rendre en
Galilée : Il trouve Philippe. Jésus lui dit :
« Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André
et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont ont
écrit Moïse, dans la Loi,
ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph,
celui de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il être
quoi que ce soit de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et
vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui :
« Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. »
Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui dit en
réponse: « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le
figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es en
vérité le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui
dit en réponse: « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le
figuier, tu as la Foi ?
Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : «Amen !
Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges
de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme!»
Catéchèse : Icône et orthodoxie. L’image sainte atteste la plénitude de la foi de l’Eglise : présence invisible du Christ, de la Mère de Dieu et des saints ; divine Incarnation (le Christ vrai Dieu et vrai Homme) ; transfiguration de la matière, de la souffrance et de la mort. Selon le 7ème et dernier concile œcuménique (Nicée II, 787), l’icône est indispensable à la foi et à la prière chrétiennes – rappel pour les rencontres interconfessionnelles !

























