Dimanche de saint Jean Climaque
Tropaire
de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection
de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes femmes
se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il
est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//
Tropaire
de saint Jean Climaque, t. 8 : Pour les moines tu t’es montré un véritable maître,
saint Jean,+ toi qui dressas la succession de tes discours comme échelle divine/
faisant monter depuis la purification de l’ascèse vers la lumineuse
contemplation ;// vénérable Père,/ prie le Christ notre Dieu de nous accorder
la grâce du salut !
Epître : Hébreux 6, 13-20 et
Ephésiens 5, 8-19 (si deux prokimena)
Frères, lorsque Dieu fit sa
promesse à Abraham, comme Il n’avait personne de plus grand par qui jurer, Il
jura par lui-même et dit : « Oui, Je te comblerai de bénédictions et
je te donnerai une immense expansion. » Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant
persévéré, vit se réaliser la promesse. Les hommes, en effet, jurent par un
plus grand ; et, entre eux, la garantie du serment met un terme à toute
contestation. C’est en ce sens que Dieu, voulant bien davantage montrer aux
héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par
un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu’il ne peut y
avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme
y trouvant refuge, à saisir fortement l’espérance qui nous est proposée. Et
nous la tenons comme l’ancre de notre âme, cette espérance sûre et solide, qui
a pénétré au-delà du voile, là où pour nous, en Précurseur, est entré Jésus,
devenu grand prêtre pour l’éternité « selon ordre de Melchisédech ». Frères…
Evangile : Marc 9, 17-32 et Matthieu
4, 25 à 5, 12. (si deux alléluias…)
En ce temps-là, quelqu’un de
la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils ; il est
possédé d’un esprit muet. Où qu’il le saisisse, il le jette à terre ; mon
fils écume, grince des dents et devient sec. J’ai demandé à tes disciples de
l’expulser, mais ils n’ont pas eu la force. » Jésus leur répondit :
« Ô génération incroyante et pervertie, jusqu’à quand serai-Je auprès de
vous ? Jusqu’à quand aurai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi. »
On le lui apporta et, dès qu’il vit Jésus, l’esprit agita l’enfant qui, tombant
à terre, s’y roula en écumant. Jésus demanda au père : « Depuis
combien de temps cela lui arrive-t-il ? » « Depuis l’enfance,
dit-il. Souvent il l’a jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais,
si Tu as quelque pouvoir, aide-nous ! Seigneur, miséricorde ! »
Jésus lui répondit : « ‘Si Tu as quelque pouvoir’, dis-tu :
mais, tout est possible à celui qui croit. » Le père de l’enfant s’écria
aussitôt avec larmes : « Je crois ! Aide-moi dans mon incroyance ! »
Jésus, voyant s’attrouper la foule, menaça l’esprit impur en lui disant :
« Esprit muet et sourd, Je te l’ordonne, sors de lui et n’y rentre
plus ! » Après avoir crié et violemment secoué l’enfant, il en sortit ;
celui-ci devint comme un cadavre, si bien que beaucoup disaient :
« Il est mort. » Mais Jésus s’empara de sa main, le releva, et il se
tenait debout. Lorsque Jésus fut rentré à la maison, ses disciples le prirent à
part et lui demandèrent : « Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu
l’expulser ? » Jésus leur dit : « Cette engeance ne peut
être chassée que par la prière et le jeûne. » Puis ils partirent en
traversant la Galilée et Jésus ne voulait pas que ce miracle se sût. En effet,
Il enseignait ses disciples et leur disait : « Le Fils de l’Homme
sera livré aux mains des gens ; ils le mettront à mort et trois jours
après avoir été mis à mort Il se relèvera.» En ce temps-là…
Catéchèse/homélie : a) réalité des démons, instigateurs du mal ; b) l’incroyance rend faible devant eux ; c) la foi vient de Dieu : la lui demander ; d) raison d’être du jeûne et de la prière : exorciser la cause spirituelle du péché ; e) figure de l’icône du Samedi saint : JC tirant par la main Adam de la mort ; f) annonce de la Passion et de la Résurrection : JC « sera livré… le mettront à mort… trois jours après Il se relèvera » ; g) structure baptismale du texte : exorcisme, confession de la foi, immersion (arrachement à la mort), station debout… Le Carême est un cycle de catéchuménat ; h) épître : le sacerdoce invisible de JC est derrière toutes les actions de son Eglise (p. ex. : c’est Lui qui baptise par le ministère de son peuple).

























