S'adressant le 29 avril dernier à un groupe de pèlerins originaires de Kilkis en Grèce, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier a énuméré les nombreux problèmes causés au Patriarcat œcuménique par le gouvernement turc. Il a ainsi souligné que "la perspective européenne de la Turquie a avivé nos espoirs en un lendemain meilleur. Toutefois, jusqu'à maintenant, nous n'avons rien vu venir de concret (…) ; ni l'école de Chalki qui n'a pas été réouverte, ni les problèmes des biens de nos communautés, de nos églises et de nos fondations qui n'ont pas été réglés malgré la promulgation d'une nouvelle loi sur les biens religieux, ni… ni … ; pourtant, nous espérons".
A propos de la position de l'Europe face à la Turquie, le patriarche a affirmé que "l'Europe rappelle constamment à la Turquie ses obligations de respecter les droits des minorités, surtout les libertés religieuses, et généralement de respecter les droits de l'homme".
Le patriarche a ensuite déclaré : "La Ville et notre Patriarcat œcuménique ont été qualifiés de matrice spirituelle de notre nation. Tous, nous sommes nés spirituellement de l'Eglise de Constantinople, cette Eglise martyre qui, avec la grâce de Dieu, surmonte chaque fois les difficultés, les problèmes, survit et poursuit son témoignage pour ceux qui sont proches et ceux qui sont au loin".
A la fin de son allocution, le patriarche a une fois encore évoqué les gros problèmes du patriarcat : "Le fait que l'Eglise mère porte sa croix et traverse les siècles, cela fait partie des desseins, de la volonté de Dieu, comme le dirait l'apôtre Paul ‘dans la mauvaise et la bonne réputation, tenus pour imposteurs et pourtant véridiques’. Pour nous, en tant qu'Eglise mère, en tant que Patriarcat œcuménique, il y a des hauts et des bas : le côté positif, ce sont les mouvements d'essor, d'élévation ; par contre, malheureusement, nous avons aussi très souvent de grosses contrariétés".
Source : Romfea.gr

