Les organisations religieuses russes ont condamné un texte de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) du 16 avril dernier appelant à la légalisation totale de l’avortement.
Ainsi,
le père Georges Ryabykh, secrétaire aux relations entre l'Eglise et la société du
Patriarcat de Moscou a précisé à ce sujet : « La résolution de l'APCE
met en lumière l'étroitesse du point de vue de ses auteurs. Ils appellent au
respect du droit de la femme à disposer de son corps mais en même temps ne
tiennent absolument pas compte du droit fondamental à la vie de l'être humain
qui se trouve au sein de la mère ». Il a rappelé que l'avortement est un péché devant
Dieu et les hommes et a souligné que l’on ne manifeste une indulgence que dans
le cas où la grossesse, pour telle ou telle raison, constitue une menace pour
la vie de la mère.
Il
appelle les gouvernements et la société à « à créer toutes les conditions
pour que l'enfant engendré puisse voir le jour, recevoir une éducation et une sécurité
matérielle ».
Il
a aussi remarqué que si des hommes politiques, se disant chrétiens orthodoxes, soutiennent
le droit à l’avortement, « ils agissent contre la foi et doivent corriger
leur démarche politique, y compris en suivant une discipline de pénitence dans
leur église ».
Des
représentants d’autres confessions et d’autres religions ont abondé dans le même
sens.

