Le
métropolite Paul (Boulos) Bandali, s'est endormi dans le Seigneur le 3 juin 2008,
jour coïncidant avec le congé de la fête de Pâques 2008. Le
corps du métropolite défunt a été exposé aux fidèles les 4 et 5 juin dans la
cathédrale métropolitaine dans la ville Cheikhtaba du Akkar, Liban Nord. Les
funérailles ont eu lieu hier à 16h et furent présidées par le patriarche Ignace
IV, primat de l'Eglise orthodoxe d'Antioche entouré de plusieurs métropolites
membres du Saint Synode ainsi que de plusieurs évêques, prêtres et diacres et
fidèles du patriarcat et du diocèse.
Sur
la photographie : une réunion du Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche en
2005, Mgr Paul est tout à droite au premier rang.
Hommage
de Carol Saba :
L'Eglise
orthodoxe d'Antioche perd une de ses plus grandes figures épiscopales et
spirituelles. L'expression revient souvent dans la bouche des personnes qui
l'aiment et l'apprécient, qu'il s'agit là d'un saint homme. "Si nous avons
perdu un saint homme sur terre, nous avons gagné un saint homme au ciel" me
disait aujourd'hui (le 4 juin, ndr) père Tony Elsoury. Le métropolite Paul était
reconnu pour sa grande bonté, sa grande docilité et son humilité extrême et
sans limite. De l'avis unanime de tous sont qui l'ont connu, ce fut un homme
capable d'amour sans limite et qui n'a pas besoin de discourir sur l'amour du
prochain puisqu'il le vivait dans la force de la simplicité du témoignage chrétien.
Pédagogue reconnu et pasteur avéré, il était soucieux de la transmission de la
foi, capable de nouer le dialogue avec simplicité et authenticité avec les
grands et les petits. Pendant la période de sa gouvernance épiscopale, le diocèse
du Akkar connu une grande époque d'épanouissement et de développement. Il
portait une attention très particulière au développement des oeuvres
caritatives de l'Eglise, que ce soit dans le domaine de l'éducation, de la santé
ou de la solidarité sociale. Une des grandes réalisations sur laquelle il a
inspiré et veillé sur son accomplissement et son développement fut la fondation
de l'école nationale orthodoxe qui en un temps record devint une des plus
grandes écoles du Liban et la première au Akkar. Monseigneur Paul portait sa
charge épiscopale et son amour pour l'Eglise comme une charge non pas d'autorité
ou d'un pouvoir quelconque mais comme celle d'une charge de service, au service
de tous et de tout un chacun.
Axios
Monseigneur
et
mémoire éternelle !
Eléments
biographiques de l’Agence libanaise d’information:
Le
métropolite Paul (César Bandali dans le monde) est né en 1929 dans la ville de
Tripoli, capitale du Liban Nord, et plus particulièrement dans le célèbre
quartier Al Mina (le Port). Il a cinq frères dont l'aîné est le célèbre théologien,
écrivain, et éducateur chrétien orthodoxe, Costi Bandali. Etudes primaires et
secondaires dans les écoles chrétiennes des frères. Il accompagna la naissance
et la fondation auprès du Métropolite Georges Khodr du Mont Liban, du Mouvement
de la jeunesse orthodoxe du Patriarcat d'Antioche. Ordonné diacre le 28 août 1959
au monastère de Day El Harf. Il fut ordonné prêtre le 6 septembre 1959 à la
cathédrale Saint Georges (Mina) par feu le métropolite Elias (Karam). Physicien
de formation universitaire, il fut éducateur et enseignant pendant de longues
années dans l'école du prophète Elie dont il fut le directeur. Il commença en 1971
des études de théologie et eu sa licence en théologie en 1975. Il servit en
tant que prêtre dans plusieurs paroisses (Markebta, Karabech et Bichmizzin
ainsi que dans la paroisse Al Mina à Tripoli). Il fut élu évêque, vicaire
patriarcal auprès de Sa Béatitude à Damas, en 1980, comme successeur dans cette
charge de Mgr Elias Audi, qui devint métropolite de Beyrouth. Il fut élu le 26 janvier
1983 comme métropolite du diocèse du Akkar.

