"(…)
Cette
célébration joyeuse fournit également l'occasion pour que nos deux Eglises
sœurs se tiennent ensemble dans la prière et la célébration afin de sceller
notre engagement pour la réconciliation et pour renforcer nos liens de la
solidarité. Notre présence ici aujourd’hui marque un geste respectueux de véritable
gratitude pour la présence de votre sainteté il y a dix-huit mois lors de la
fête de saint André, premier-appelé des apôtres et frère aîné de saint Pierre,
fondateur et patron de l'antique siège de la Nouvelle Rome. De telles visites se
sont traduites dans l’histoire par des
échanges capitaux entre nos deux Eglises qui furent autant d’expressions
réelles d’une plus grande communication par le dialogue théologique et ont été
accomplies dans l'espérance pieuse de la pleine communion sacramentelle dans le
corps du Christ. Nos rencontres et échanges - ici et à Constantinople - poursuivent
les visites réciproques de nos prédécesseurs de bienheureuse mémoire : Paul VI et Athénagoras, Jean Paul II et Démétrios.
Une
autre raison de notre joie sincère est notre présence avec des pèlerins fidèles
du Patriarcat œcuménique du monde
entier, afin de participer à l'ouverture officielle de l'année paulinienne, que
de nouveau nos deux Eglises célèbrent durant cette année qui marque l’anniversaire
de la naissance de l'apôtre des gentils,
saint Paul, il y a précisément deux millénaires. Le Patriarcat œcuménique a
annoncé cet anniversaire par une lettre encyclique à toutes les Eglises lors de
la dernière fête de la Nativité ; et nous prévoyons un voyage véritablement
historique et une conférence unique au mois d’octobre à l'occasion de la synaxe
de tous les primats orthodoxes au Phanar. Vos célébrations - en présence de
notre représentant – ont débuté récemment dans la ville antique de Tarse, où
celui qui était Saul est né pour devenir Paul l'apôtre du christianisme qui a
transformé l'histoire de la civilisation occidentale par sa conversion radicale
et le kerygme apostolique. Là, dans les églises d’Asie mineure, la petite étincelle
du christianisme des premiers temps est visible et vibrante aujourd’hui comme le
témoignage vivant d’une vérité éternelle, celle du Seigneur crucifié et
ressuscité, ainsi que l’a proclamé le grand apôtre Paul.
(…)"
Texte source (en
anglais)
Pour
le texte de l’homélie (en anglais), voir cette page.
Photographie :
le patriarche Bartholomée et le pape Benoit XVI tenant chacun un Evangéliaire le 29 juin dernier au Vatican
(source : Associated
press par Yahoo news)


