Les évêques anglicans sont actuellement réunis en Angleterre pour la conférence décennale de Lambeth. Le patriarche russe Alexis leur a adressé un message en forme de mise en garde. Il a évoqué "la grande responsabilité historique des participants" et a observé que les évêques anglicans doivent "décider entre l'interprétation traditionnelle et biblique des morales chrétiennes et la tendance, qui prend le péché et la permissivité pour la démonstration de l'amour et de la tolérance."
Les décisions prises, a-t-il ajouté, "sont extrêmement importantes pour le monde chrétien entier comme plus loin les relations entre les Eglises chrétiennes et la communauté anglicane dépendent en grande partie de elles."
Un quart des évêques anglicans boycottent la rencontre de Lambeth. Ils se sont réunis fin juin à Jérusalem, avec d'autres évêques, en tout près de 300. Ils refusent l'ordination d'évêques homosexuels et certains sont réticents à l'ordination de femmes évêques. Une scission semble inévitable aujourd'hui.
Dans les opposants à l'évolution actuel de la majorité épiscopale de la Communion anglicane, on observe deux tendances: la majorité est proche des chrétiens évangéliques. Ce groupe est très présent en Afrique, comme au Nigéria où se trouve la deuxième Eglise anglicane en nombre de fidèles. La deuxième courant, parfois appelé, "anglo-catholique", souhaite un rapprochement avec l'Eglise catholique, voire un rattachement. Ce document (au format pdf, en ligne sur le site du bimensuel L'homme nouveau, son complément) explicite la situation actuelle des opposants et notamment des "anglo-catholiques", voir aussi cette vigoureuse exhortation appelant à rejoindre l'Eglise catholique.
Des anglicans ont également rejoints, ces dernières années, l'Eglise orthodoxe, comme cet évêque et sa paroisse aux Etats-Unis ou, plus anciennement, l'auteur et conférencière Frederica Mathewes-Green avec son mari, qui fut un pasteur épiscopalien et qui est aujourd'hui prêtre orthodoxe.

