Le 31 août dernier a eu lieu, à Lyon, une célébration inter-orthodoxe. En voici un compte rendu rédigé par un des participants:
Le dimanche 31 août, un grand nombre de fidèles orthodoxes se sont rassemblés pour célébrer la divine liturgie à Lyon. La célébration était présidée par l’évêque Michel de Genève et d’Europe occidentale (Eglise russe hors frontières) entouré des archiprêtres Michel de Castelbajac et Emilian Pocinoc et du prêtre Quentin de Castelbajac (Eglise russe hors frontières), ainsi que de l’archiprêtre André Fortounatto et des prêtres Antoine Callot (Patriarcat de Constantinople), Catalin Cordos (Patriarcat de Roumanie), Maxime Jourdant (Patriarcat de Serbie) et Petre Siméonov (Patriarcat de Bulgarie), ainsi que des diacres Richard Vaux (Patriarcat de Constantinople) et Mihnea Pop (Patriarcat de Roumanie). Pour voir l'album de photographies de cette journée, cliquez ICI !
La liturgie fut célébrée dans la crypte de l’église catholique romaine Saint-Irénée, qui abrite les reliques des saints martyrs de Lyon du IIe siècle. Monseigneur Michel avait apporté avec lui l’icône miraculeuse de la mère de Dieu de Koursk que les fidèles ont pu vénérer, tout comme ils se sont recueillies devant les reliques des saints.
La ferveur qui a marqué cet évènement, réunissant des chrétiens orthodoxes de la région, est le signe des liens qui se tissent entre les différentes juridictions canoniques. Une joie toute particulière fut en effet de pouvoir enfin concélébrer avec les clercs et fidèles de l’Eglise russe hors-frontières.
Cet évènement a particulièrement été porté par la présence de l’icône miraculeuse et le lieu vénérable qui accueillait la célébration. Cette icône qui a notamment guéri par deux fois saint Séraphin de Sarov est considérée comme le plus grand trésor spirituel de l'Eglise russe hors frontières ; sa venue à Lyon et plus particulièrement dans la crypte de l’église Saint Irénée a une portée toute particulière, sur le lieu même où se trouvent les reliques des premiers chrétiens et des martyrs de Lyon et plus particulièrement de saint Irénée, évêque de Lyon : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu.»
Ces paroles du grand saint résonnent d’un écho tout particulier en présence de l’icône miraculeuse, jetant par delà les siècles et les divergences un pont vers l’unité de tous le chrétiens.

