La semaine dernière nous avons signalé la traduction française d'extraits d'un entretien du métropolite Jonas, primat de l'Église orthodoxe en Amérique (OCA) à l'agence Blagovest-info. Ci-dessous, la traduction d'autres extraits de ce même entretien:
«Question: Une partie importante des fidèles de l’OCA et la majorité de l’épiscopat sont venus d’autres confessions ou de l’athéisme, à l’orthodoxie. Vous-mêmes êtes né dans une famille épiscopalienne (anglicane). Des racines hétérodoxes aident-elles ou gênent-elles le dialogue avec les représentants des autres confessions? Quelle est, en général, l’attitude de l’OCA envers l’œcuménisme?
Réponse: Étant donné que l’Amérique est un pays très pluraliste, nous avons des contacts avec les représentants des autres confessions. L’OCA fait partie du Conseil national des Églises des États-Unis, et au Conseil oecuménique des Eglises. Nous prenons part aux discussions, qui se déroulent dans le cadre des ces organisations œcuméniques, bien que, loin s’en faut, nous n’approuvons pas toujours ce qu’ils font. Mais ils font aussi beaucoup de bien – notamment ils donnent aux orthodoxes l’occasion de se rencontrer entre eux.
Parlons maintenant du dialogue théologique avec les Églises hétérodoxes. S’il est question du dialogue avec l’Eglise épiscopalienne des États-Unis, celui-ci est interrompu. Mais nous menons le dialogue avec les épiscopaliens-traditionalistes. Nombreux sont parmi eux ceux qui deviennent orthodoxes. Personnellement, ainsi que tout notre synode, accordons une grande attention à amener ces gens au sein de l’Église orthodoxe en Amérique.
Question: Ne craignez-vous pas d’être accusé de prosélytisme?
Réponse: Ce n’est pas du prosélytisme, c’est “une prédication dynamique” de l’Évangile du Christ. Ne sommes-nous pas tous appelés à prêcher l’Évangile de Jésus-Christ. L’orthodoxie, c’est la prédication du Christ dans toute son intégrité.
Question: Et quelles sont vos relations avec les catholiques?
Réponse: Globalement, nous avons des relations amicales avec l’Eglise catholique-romaine. Les catholiques, en grande partie, nous considèrent comme une Église catholique apostolique. Beaucoup d’entre eux voudraient le rétablissement de la communion entre les deux Eglises. Aujourd’hui, il y a toute une série de domaines dans lequel nous pouvons collaborer avec les catholiques. En particulier, cela concerne le mouvement “pro-life”, tant dans les questions liées à l’avortement qu’à l’euthanasie.»

