Évangile du dimanche : Matthieu 8, 5-13 (n.trad.). En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion vint à sa rencontre, l’appela à l’aide et lui dit : « Seigneur, mon domestique est couché à la maison ; il est paralysé et souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Moi, Je vais aller le soigner. » Mais le centurion répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit. Mais parle seulement d’une parole et mon domestique sera guéri. Je suis moi-même un être humain soumis à un pouvoir, et j’ai des soldats sous moi. Je dis à celui-ci : « Va ! » et il va ; à l’autre : « Viens ! » et il vient ; et à mon esclave : « Fais ceci ! » et il le fait. » Quand Jésus l’entendit, Il fut dans l’admiration et Il dit à ceux qui le suivaient : « Amen ! Je vous le dis : chez personne en Israël Je n’ai trouvé une telle foi. Je vous le dis : beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux. Mais les fils du Royaume seront jetés dans l’obscurité extérieure : il y aura là des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et à cette heure-là, le domestique fut guéri.
Catéchèse : après Pentecôte, par l’activité du Saint Esprit et des fidèles, l’Eglise du Christ se déploie.
2) l’héritage du Judaïsme, assumé par le Christ, s’accomplit dans la loi de l’Esprit, marquée par la relation de personne à personne, relation de dialogue et de communion, avec le Fils de Dieu, Jésus Christ (Évangile). Les non Juifs (païens comme le centurion) ont part au Royaume s’ils embrassent la vraie foi. Les Juifs aussi ! L’Eglise est la continuité et la plénitude d’Israël.
3) la norme du Salut est la foi (« qu’il t’advienne selon ta foi ! »). Les actes – signes de la vie nouvelle en Jésus Christ – n’ont de valeur que s’ils sont inspirés et conduits par la foi dans le Sauveur.
4) le Salut apparaît comme guérison : celle du corps témoigne de celle de l’âme par la Foi. Symboliquement, le « domestique » est l’être intérieur : « couché à la maison » (dans l’âme), « paralysé » (incapable d’agir pour le bien), et « souffrant terriblement » (tourmenté par les pensées, les passions, les conséquences de ses péchés), il peut guérir si son maître, le centurion (l’intelligence unie au cœur) confesse la foi : par sa seule puissance divine, le Christ peut, d’où Il est, guérir, ressusciter et, surtout, pardonner et sauver, envoyer l’Esprit Saint qui unit au Père. Notre prière au Christ pour les malades et tous les souffrants sait que le salut des personnes et plus important que leur guérison physique ou psychique : si une telle guérison n’est pas accordée, nous pouvons croire que le salut, indépendamment du signe de la santé, nous est accordé pour ces personnes. Quelle joie !
(Père Marc-Antoine Costa de Beauregard). Homélie du père Boris Bobrinskoy.

