La chaîne télévision catholique KTO doit diffuser ce soir un documentaire intitulé « Le Mont Athos - La république des moines ». La Sainte-Communauté du Mont-Athos, a exprimé officiellement sa désapprobation concernant ce film tourné dans des conditions illégales, qui contient des propos mensongers à son encontre et donne une représentation fausse du Mont-Athos.
Dans une lettre adressée au vice-ministre des Affaires étrangère de Grèce (auxquels ils demandent de transmettre leur position à tout responsable concerné), les représentants des vingt grands monastères de la Communauté du Mont-Athos, écrivent notamment (pour télécharger la lettre, cliquez ici et là) :
Dans une lettre adressée au vice-ministre des Affaires étrangère de Grèce (auxquels ils demandent de transmettre leur position à tout responsable concerné), les représentants des vingt grands monastères de la Communauté du Mont-Athos, écrivent notamment (pour télécharger la lettre, cliquez ici et là) :
« Excellence,
Par la présente nous voulons répondre à votre lettre concernant le documentaire "La république des moines".
Il est vrai ce que M. Philippe Aubert [le producteur] raconte qu’"il a été nécessaire faire des efforts pendant cinq ans afin d’obtenir l’autorisation de filmer sur la Sainte Montagne", mais il trompe son monde lorsqu’il cache le fait qu’une telle autorisation n’a jamais été accordée.
MM. Yvon Bertorello et Eddy Noukoujikian (mentionné dans la présentations du film sous le nom d’Eddy Vicken) ont pendant plusieurs années embêté la Sainte-Communauté et les monastères. Ils ont utilisé diverses méthodes pour contourner le refus qui leur avait communiqué. Deux fois, ils ont utilisé la représentation italienne à la Communauté européenne. Au moins quatre fois (une fois par an) ils ont reçu de la Sainte-Communauté des réponses négatives (numéros de protocoles : Ph.2/37 2491/14-27.12.2002, 469/5-18.4.2003, 1735/11-24.10.2004 et 591/5-18.5.2005).
Malgré tout, ils sont arrivés à filmer illégalement dans très peu monastères, soit clandestinement, soit dans un où deux cas probablement après avoir trompé (les moines). Surtout ils ont reçu l’assistance (entrée des caméras, hébergement de plusieurs jours sans autorisation de séjour, etc.) de la faction illégale bien connue [d’extrémistes zélotes] qui occupe les bâtiments du monastère d’Esphigménou. C’est à ces hommes-là qu’une grande partie du film a été consacrée, le texte qui accompagne le film non seulement cachant leur situation réelle, mais soutenant leurs opinions en utilisant des mensonges et en déformant les événements d’une manière tout à fait inacceptable et exaspérante.
Ce film, donc, non seulement n’est une présentation générale du Mont-Athos mais il est malveillant et trompeur. Il porte la charge d’une longue histoire de mouvements secrets et illégaux, choses inacceptables pour notre saint lieu.
En conclusion nous vous exprimons notre désaccord radical et notre protestation que nous prions de transmettre à tout responsable. Nous considérons que la présentation du film doit être complètement interdite.
Signé: tous les représentants des vingts monastères du Mont Athos. »
Le film a été réalisé par Yvan (alias Yvon) Bertorello et Eddy Noukoujikian. Y. Bertorello est le personnage principal du récit du journaliste d’investigation V. Guitard « L’agent secret du Vatican », où il révèle ses activités et missions et prétend être agent secret au service du Vatican. Il est présenté par certaines sources comme un ancien séminariste d’Écône et comme un ex-diacre catholique.
Les membres de la communauté légitime du monastère d’Esphigménou (réfugiée à Karyès, capitale de l’Athos, suite à l’occupation de son monastère par les zélotes), ont de leur côté publié une lettre, qui dénonce le caractère illégal et tendancieux du film et le soutien apporté aux réalisateurs par le groupe d’extrémistes qui occupent leur monastère.
C’est en raison de l’absence d’autorisation pour tourner ce film que ces auteurs n’ont pu interviewer, à part les moines dissidents du monastère non canonique d’Esphigménou, qu'un novice du skit roumain de Prodromou, après avoir trompé la bonne foi de l’higoumène, l’archimandrite Pétroniu, sourd et âgé de plus de 80 ans.
Par la présente nous voulons répondre à votre lettre concernant le documentaire "La république des moines".
Il est vrai ce que M. Philippe Aubert [le producteur] raconte qu’"il a été nécessaire faire des efforts pendant cinq ans afin d’obtenir l’autorisation de filmer sur la Sainte Montagne", mais il trompe son monde lorsqu’il cache le fait qu’une telle autorisation n’a jamais été accordée.
MM. Yvon Bertorello et Eddy Noukoujikian (mentionné dans la présentations du film sous le nom d’Eddy Vicken) ont pendant plusieurs années embêté la Sainte-Communauté et les monastères. Ils ont utilisé diverses méthodes pour contourner le refus qui leur avait communiqué. Deux fois, ils ont utilisé la représentation italienne à la Communauté européenne. Au moins quatre fois (une fois par an) ils ont reçu de la Sainte-Communauté des réponses négatives (numéros de protocoles : Ph.2/37 2491/14-27.12.2002, 469/5-18.4.2003, 1735/11-24.10.2004 et 591/5-18.5.2005).
Malgré tout, ils sont arrivés à filmer illégalement dans très peu monastères, soit clandestinement, soit dans un où deux cas probablement après avoir trompé (les moines). Surtout ils ont reçu l’assistance (entrée des caméras, hébergement de plusieurs jours sans autorisation de séjour, etc.) de la faction illégale bien connue [d’extrémistes zélotes] qui occupe les bâtiments du monastère d’Esphigménou. C’est à ces hommes-là qu’une grande partie du film a été consacrée, le texte qui accompagne le film non seulement cachant leur situation réelle, mais soutenant leurs opinions en utilisant des mensonges et en déformant les événements d’une manière tout à fait inacceptable et exaspérante.
Ce film, donc, non seulement n’est une présentation générale du Mont-Athos mais il est malveillant et trompeur. Il porte la charge d’une longue histoire de mouvements secrets et illégaux, choses inacceptables pour notre saint lieu.
En conclusion nous vous exprimons notre désaccord radical et notre protestation que nous prions de transmettre à tout responsable. Nous considérons que la présentation du film doit être complètement interdite.
Signé: tous les représentants des vingts monastères du Mont Athos. »
Le film a été réalisé par Yvan (alias Yvon) Bertorello et Eddy Noukoujikian. Y. Bertorello est le personnage principal du récit du journaliste d’investigation V. Guitard « L’agent secret du Vatican », où il révèle ses activités et missions et prétend être agent secret au service du Vatican. Il est présenté par certaines sources comme un ancien séminariste d’Écône et comme un ex-diacre catholique.
Les membres de la communauté légitime du monastère d’Esphigménou (réfugiée à Karyès, capitale de l’Athos, suite à l’occupation de son monastère par les zélotes), ont de leur côté publié une lettre, qui dénonce le caractère illégal et tendancieux du film et le soutien apporté aux réalisateurs par le groupe d’extrémistes qui occupent leur monastère.
C’est en raison de l’absence d’autorisation pour tourner ce film que ces auteurs n’ont pu interviewer, à part les moines dissidents du monastère non canonique d’Esphigménou, qu'un novice du skit roumain de Prodromou, après avoir trompé la bonne foi de l’higoumène, l’archimandrite Pétroniu, sourd et âgé de plus de 80 ans.

