Le journaliste du quotidien Le Figaro Jean-Marie Guénois analyse sur son blog le sens de la visite du président Dimitri Medvedev à Notre-Dame de Paris. Il note: "Rien n'obligeait (...) ce chef d'État à prévoir une telle étape
spirituelle dans la capitale française. Ce qui lui donne, dès lors, un
sens symbolique et politique. Pour l'Occident, elle confirme que la
reconstruction russe renoue sérieusement avec les valeurs chrétiennes de
cette terre où l'Église orthodoxe a pourtant vécu l'un des plus cruels
martyrs du vingtième siècle. Pour la Russie, elle s'inscrit dans la
suite logique d'une collaboration, aussi inattendue que totalement
assumée aujourd'hui, entre l'État et l'Église."
Par ailleurs, le métropolite Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, présent à différents moments de la visite du chef de l'État russe, donne, dans un entretien à l'agence Interfax, son regard sur cette visite et différentes informations. Ainsi, on apprend que l'organiste de la cathédrale a joué lors de l'entrée du président Medvedev la même musique que pour l'entrée du tsar Nicolas II, le 7 octobre 1896. Concernant le projet de construction d'une église russe à Paris, quai Branly, il estime que celle-ci débutera en 2012. Ce projet, dit-il aussi, a été évoqué dans la rencontre avec le maire de Paris. Il relate également, en dehors de la visite présidentielle, qu'une liturgie était prévue dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, où il devait célébrer, mais qu'en raison de l'affaire de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice cette célébration a été remise à une date ultérieure. Il a rappelé à ce propos que cette question ne relève pas d'un différend interecclésial, mais d'un litige foncier entre l'État russe et l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale.

