Le 57e congrès d'études liturgiques s'est tenu dans les locaux de l'Institut Saint-Serge à Paris, du 28 juin au 1er juillet 2010, avec pour thème: « La liturgie comme témoin de l’Eglise, ce que révèlent les diverses familles liturgiques sur l’ecclésiologie ».
Dans la première journée (photographies), deux grands exposés consacrés à des thèmes bibliques, respectivement du P. Michel Berder, de l'Institut catholique de Paris, et du P. Nicolas Cernokrak, de l'Institut Saint-Serge, ont permis d'aborder la notion d'assemblée dans l'Ancien Testament, puis dans les premiers temps de l'Église. D'après les quelques textes bibliques allégués à titre d'exemples, une assemblée exprime à la fois l'unanimité des participants, leur désir d'accomplir la Loi, et l'attente eschatologique, thèmes communs aux deux Testaments. Dans les premiers temps de l'Église, le contexte du repas du Seigneur permet l'identification entre l'assemblée et Celui qu'elle reçoit, dont elle constitue le corps.
Dans la première journée (photographies), deux grands exposés consacrés à des thèmes bibliques, respectivement du P. Michel Berder, de l'Institut catholique de Paris, et du P. Nicolas Cernokrak, de l'Institut Saint-Serge, ont permis d'aborder la notion d'assemblée dans l'Ancien Testament, puis dans les premiers temps de l'Église. D'après les quelques textes bibliques allégués à titre d'exemples, une assemblée exprime à la fois l'unanimité des participants, leur désir d'accomplir la Loi, et l'attente eschatologique, thèmes communs aux deux Testaments. Dans les premiers temps de l'Église, le contexte du repas du Seigneur permet l'identification entre l'assemblée et Celui qu'elle reçoit, dont elle constitue le corps.
Les exposés de l'après-midi, de Mgr Kallistos Ware et du P. Enrico Mazza, ont examiné l'assemblée liturgique à travers les époques de l'histoire de l'Église, avec plusieurs éléments constants, notamment le lien entre Église terrestre et céleste, car l'assemblée liturgique rejoint le culte incessant des anges, et la prière eucharistique montre l'assemblée comme constitutive de l'Église dès les formulaires les plus anciens (comme par exemple la Didachè et la Tradition apostolique), cette caractéristique ayant plus récemment fait place à une insistance sur la sanctification individuelle par l'eucharistie.
Le 2e jour, une table ronde consacrée à la relation entre liturgie et Église, selon diverses traditions, a permis un échange vivant entre les intervenants et avec les participants. Plusieurs autres aspects ont ensuite été examinés dans les exposés qui ont suivi: notion d'Église d'après les Constitutions apostoliques et Théodore de Mopsueste, puis d'après plusieurs textes de prières, et notamment des actions sacramentelles (ordination, confession, mariage) selon diverses traditions confessionnelles. D'autres exposés ont présenté l'aspect ecclésiologiques de traditions liturgiques anciennes, autour de Jérusalem, inédites ou très peu connues, présentées de manière spécialisée, mais restant abordable au public. D'autres contributions ont posé des questions particulières telles que la langue liturgique, la place du chant et de la chorale dans l'assemblée, et le message ecclésiologique de certaines hymnes.
Enfin, un exposé conclusif a montré la responsabilité de chaque membre de l'assemblée qui par sa participation à l'eucharistie ne peut être témoin d'autre chose que de l'Église et du Royaume, contre des déformations selon lesquelles certaines assemblées, par le mode de leur organisation, risquent d'offrir un visage erroné de l'Église, car le lien entre liturgie et théologie de l'Église reste toujours à redécouvrir.
Tous ces exposés, et les échanges vivants qui les ont accompagnés, ont montré à quel point la théologie de l'Église, dans les diverses traditions examinées, est au cœur d'un grand nombre de formulaires liturgiques à travers les époques.
Dans le cadre de la rencontre, une célébration des vêpres orthodoxes de la fête des saints Pierre et Paul, puis la visite commentée d'une église orthodoxe dans Paris, ont permis de découvrir deux exemples de communautés locales ressenties comme témoins concrets d'une vie d'Église, et dont l'accueil chaleureux a fourni l'occasion de prolonger les échanges fructueux entre les participants.
La qualité des exposés aussi bien que la pertinence des réactions ou questions des auditeurs, associées à un climat de grand respect mutuel, ont contribué à la réussite de cette rencontre. La parution du recueil qui en rassemblera les actes de cette rencontre permettra à toute personne intéressée de retrouver la richesse des questions échangées autour de ce thème de l'Église, que cette semaine d'études ne prétend nullement avoir épuisé.
Le 2e jour, une table ronde consacrée à la relation entre liturgie et Église, selon diverses traditions, a permis un échange vivant entre les intervenants et avec les participants. Plusieurs autres aspects ont ensuite été examinés dans les exposés qui ont suivi: notion d'Église d'après les Constitutions apostoliques et Théodore de Mopsueste, puis d'après plusieurs textes de prières, et notamment des actions sacramentelles (ordination, confession, mariage) selon diverses traditions confessionnelles. D'autres exposés ont présenté l'aspect ecclésiologiques de traditions liturgiques anciennes, autour de Jérusalem, inédites ou très peu connues, présentées de manière spécialisée, mais restant abordable au public. D'autres contributions ont posé des questions particulières telles que la langue liturgique, la place du chant et de la chorale dans l'assemblée, et le message ecclésiologique de certaines hymnes.
Enfin, un exposé conclusif a montré la responsabilité de chaque membre de l'assemblée qui par sa participation à l'eucharistie ne peut être témoin d'autre chose que de l'Église et du Royaume, contre des déformations selon lesquelles certaines assemblées, par le mode de leur organisation, risquent d'offrir un visage erroné de l'Église, car le lien entre liturgie et théologie de l'Église reste toujours à redécouvrir.
Tous ces exposés, et les échanges vivants qui les ont accompagnés, ont montré à quel point la théologie de l'Église, dans les diverses traditions examinées, est au cœur d'un grand nombre de formulaires liturgiques à travers les époques.
Dans le cadre de la rencontre, une célébration des vêpres orthodoxes de la fête des saints Pierre et Paul, puis la visite commentée d'une église orthodoxe dans Paris, ont permis de découvrir deux exemples de communautés locales ressenties comme témoins concrets d'une vie d'Église, et dont l'accueil chaleureux a fourni l'occasion de prolonger les échanges fructueux entre les participants.
La qualité des exposés aussi bien que la pertinence des réactions ou questions des auditeurs, associées à un climat de grand respect mutuel, ont contribué à la réussite de cette rencontre. La parution du recueil qui en rassemblera les actes de cette rencontre permettra à toute personne intéressée de retrouver la richesse des questions échangées autour de ce thème de l'Église, que cette semaine d'études ne prétend nullement avoir épuisé.

