17/01/2017
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À Moscou se déroulera le XIème festival cinématographique « L’Ange radieux »

Du 1er au 7 novembre se déroulera à Moscou le festival cinématographique international, à but caritatif, « L’Ange radieux ». Le festival, dont la devise est « Le bon cinéma est de retour » aura lieu avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et est fixé au jour de l’unité nationale et fête de l’icône de ND de Kazan. Cette année, le forum est organisé dans le cadre de l’année de la culture en Russie et des fêtes du 700ème anniversaire de la naissance de St Serge de Radonège. 368 films, longs et courts métrages, documentaires et films d’animation seront présentés au concours du festival. Ledit festival sera organisé sous le haut patronage du président du conseil  d’administration du programme « Culture spirituelle et morale de la génération montante en Russie », Mme Svetlana Medvedev. Les réalisateurs du projet sont le ministère de la Culture de la Fédération de Russie, le conseil municipal de Moscou, le Fonds des initiatives socialo-culturelles, l’Institut d’expertise des programmes d’éducation et des relations États-Religions, avec la collaboration et soutien du Comité éducatif de l’Église orthodoxe russe. Dans les différents jurys siègeront le régisseur et scénariste connu Gleb Panfilov, l’artiste du peuple de la Fédération de Russie et acteur Vladimir Fokine, l’artiste du peuple de Biélorussie et régisseur Vladimir Gostioukine, l’artiste de la Fédération de Russie, actrice de théâtre et de cinéma Nelly Pchennaïa, le recteur de l’église moscovite de la Trinité-Vivifiante l’archiprêtre Constantin Sopelnikov, le régisseur et documentaliste André Osipov, le professeur de l’académie théologique de Moscou, l’archiprêtre Vladislav Tsypine, l’archiprêtre Vladimir Vigiliansky, recteur de l’église Sainte-Tatienne (qui dessert l’Université Lomonosov de Moscou), et encore beaucoup d’autres personnalités du monde du cinéma. Toutes les informations sont disponibles sur le site du festival.

Source et photographie

Soirée cinéma « Un regard sur la vie monastique » avec une exposition de photographies du père Iulian Nistea

Saint-ChristopheLe  mardi 18 mars, Orthodoxie.com organise à Paris, dans le cadre du  festival cinématographique européen "L'Europe autour de l'Europe", en partenariat avec la Mutuelle Saint-Christophe assurances, la deuxième édition de la soirée de films documentaires « Un regard sur la vie monastique ». Cette année, deux films documentaires seront projetés.

18h30 – « Voie de l’amour / Пут љубави » – (documentaire, Serbie, 2009, 16’, VOSTF) de Branko Stanković
L’histoire du moine Ambroise devenu ami de la louve Alfa et d’autres animaux sauvages. En présence du réalisateur Branko Stanković

19h00 –  « Studenica » (documentaire, Serbie, 2008, 26’, C, VOSTF) de Dragomir Zupanc
L’Académie spirituelle d’été de la jeunesse musicale au monastère Studenica vue par un peintre. 

Vernissage : Exposition de photographies du père Iulian Nistea

Lieu: Mutuelle Saint-Christophe assurances (auditorium Jean XXlll) – 277 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

L'entrée est libre (mais le nombre des places est limité !).

Soirée cinéma « Un regard sur la vie monastique » avec une exposition de photographies du père Iulian Nistea

Saint-ChristopheLe  mardi 18 mars, Orthodoxie.com organise à Paris, dans le cadre du  festival cinématographique européen "L'Europe autour de l'Europe", en partenariat avec la Mutuelle Saint-Christophe assurances, la deuxième édition de la soirée de films documentaires « Un regard sur la vie monastique ». Cette année, deux films documentaires seront projetés.

18h30 – « Voie de l’amour / Пут љубави » – (documentaire, Serbie, 2009, 16’, VOSTF) de Branko Stanković
L’histoire du moine Ambroise devenu ami de la louve Alfa et d’autres animaux sauvages. En présence du réalisateur Branko Stanković

19h00 –  « Studenica » (documentaire, Serbie, 2008, 26’, C, VOSTF) de Dragomir Zupanc
L’Académie spirituelle d’été de la jeunesse musicale au monastère Studenica vue par un peintre. 

Vernissage : Exposition de photographies du père Iulian Nistea

Lieu: Mutuelle Saint-Christophe assurances (auditorium Jean XXlll) – 277 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

L'entrée est libre (mais le nombre des places est limité !).

Soirée cinéma « Un regard sur la vie monastique » avec une exposition de photographies du père Iulian Nistea

Saint-ChristopheLe  mardi 18 mars, Orthodoxie.com organise à Paris, dans le cadre du  festival cinématographique européen "L'Europe autour de l'Europe", en partenariat avec la Mutuelle Saint-Christophe assurances, la deuxième édition de la soirée de films documentaires « Un regard sur la vie monastique ». Cette année, deux films documentaires seront projetés.

18h30 – « Voie de l’amour / Пут љубави » – (documentaire, Serbie, 2009, 16’, VOSTF) de Branko Stanković
L’histoire du moine Ambroise devenu ami de la louve Alfa et d’autres animaux sauvages. En présence du réalisateur Branko Stanković

19h00 –  « Studenica » (documentaire, Serbie, 2008, 26’, C, VOSTF) de Dragomir Zupanc
L’Académie spirituelle d’été de la jeunesse musicale au monastère Studenica vue par un peintre. 

Vernissage : Exposition de photographies du père Iulian Nistea

Lieu: Mutuelle Saint-Christophe assurances (auditorium Jean XXlll) – 277 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

L'entrée est libre (mais le nombre des places est limité !).

Ukraine: à Kiev a eu lieu le XIème festival international du cinéma «Pokrov» («Protection de la Mère de Dieu»)

138872.pÀ l’ouverture du XIème festival international de cinéma "Pokrov" (photographies), le métropolite Vladimir de Kiev a salué l’assistance et a souligné l’importance du cinéma orthodoxe pour la société actuelle. « C’est une joie d’annoncer l’ouverture du festival et de communiquer que le XIème festival vit et agit. Le cinéma est une grande force dans la vie de l’homme, tant dans les temps fastes que dans ceux qui sont difficiles, parce qu’il est créé pour le peuple. Que cette branche de l’art se développe pour l’utilité et le bien de l’humanité ! » a déclaré le métropolite Vladimir, qui a décoré les participants au précédent festival. Le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et Brovarsk Antoine, l’archevêque de Pereyaslav-Khmelnitsky et de Vichnevsk Alexandre, et le président du département de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la jeunesse, l’évêque d’Obukhov Jonas, ont assisté à la cérémonie d’ouverture du festival.

Le jour de l’ouverture du festival a été présenté la première du long-métrage artistique « Luc » (2013) au sujet du saint archevêque Luc le Chirurgien (Voïno-Iasenetski).

Pour la première fois de l’histoire du festival a été organisée une retransmission directe sur internet des meilleurs films du forum cinématographique. Cela permettait aux amateurs du cinéma orthodoxe dans le monde entier d’être des participants actifs et des spectateurs du festival.

Dans le programme du concours du XIème festival « Pokrov » sont entrés plus de 60 films à caractère chrétien, qui ont été créés durant les deux dernières années dans différents pays du monde. Les films sont présentés dans les catégories documentaires, courts métrages et animation. La clôture solennelle du festival a eu lieu le 14 octobre, jour de la fête de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov) en la Maison du cinéma à Kiev.

Dans le cadre du festival a eu lieu une table ronde sur le thème « Comment créer un court-métrage ». Des rencontres ont eu lieu avec des acteurs et des régisseurs célèbres. Les participants au festival ont également pu participer à un programme de pèlerinage aux lieux saints de Kiev.

Le festival international de cinéma « Pokrov » est un projet mis en place par le monastère Saint-Jonas de Kiev, et se déroule chaque année, depuis 2002, avec la bénédiction du métropolite de Kiev. Le but dudit festival est de populariser les films à caractère chrétien et de récompenser les meilleurs films orthodoxes. Le directeur du projet est l’évêque d’Obukhov Jonas, le président du festival « Pokrov » est le député du parlement ukrainien A. Derkatch, et le directeur est le vice-président du département de la jeunesse de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la culture et les sports, l’archiprêtre Alexandre Akulov. Des informations sur cette manifestation sont disponibles en russe et en ukrainien sur le site Pokrovkino.com.

Source (dont illustration):  Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Repères pour une possible lecture chrétienne des quatre films récents qui abordent le sujet de l’avortement – analyses cinématographiques de Bogdan Florin Vlaicu

Nous vous
proposons ces analyses cinématographiques de Bogdan Florin Vlaicu intitulée : «Repères pour une possible lecture chrétienne
des quatre films récents qui abordent le
sujet de l’avortement : 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian
Mungiu (Roumanie), Le Bannissement de Andreï Zviaguintsev (Russie), L’île
de Pavel Lounguine
(Russie) et Juno de Jason Reitman (Etats-Unis) ». Son auteur prépare
un doctorat sur les représentations du Christ au cinéma. Il est aussi le
réalisateur de l’émission
hebdomadaire
L’Eglise Orthodoxe
aujourd’hui
sur Radio Notre Dame. Pour lire ces analyses, cliquez
sur ce lien
(format pdf).

Cinéma : sortie ce mercredi de la version française de «L’île» de Pavel Lounguine

18864602
Ce
mercredi 9 janvier, la version
française
du film du cinéaste russe Pavel Lounguine, intitulé
L’île, sortira sur les écrans des
salles de cinéma. La bande-annonce et des extraits se trouvent sur
cette page
. Ce
document
présente le film, les acteurs, un entretien avec le cinéaste et
des photographies.

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P. Christophe Levalois : « La vitalité orthodoxe ne peut qu’être stimulante pour l’Occident »

Le web magazine PHILITT, consacré à la philosophie, à la littérature et au cinéma, s’est entretenu avec le P. Christophe Levalois sur le rapport de l’orthodoxie à l’Occident, quelques jours après l’inauguration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris.

christophe_levalois

p. Christophe Levalois

PHILITT : L’Eglise orthodoxe, plus particulièrement l’Eglise orthodoxe russe s’est récemment retrouvée au centre de polémiques diplomatiques avec la France. Est-ce pour vous le symptôme d’une tension plus profonde, spirituelle, culturelle, et non pas seulement politique, entre Orient et Occident ?

Christophe Levalois : Oui, d’une tension profonde et ancienne, mais surtout d’une incompréhension. À part des spécialistes, des chercheurs remarquables et quelques personnes, en France l’Orient est peu connu, c’est également vrai pour l’Europe orientale. Cela s’explique notamment par le fait que l’enseignement scolaire n’offre qu’une place très limitée aux cultures orientales et à leur histoire. C’est également vrai pour la Russie. Certains n’hésitent pas à faire remonter cette situation à Charlemagne ! Même si Anne de Kiev fut reine de France au XIe siècle. La recréation d’un empire en Occident (conçu comme étant la résurgence de l’Empire romain, l’empereur portait le titre d’empereur des Romains) a suscité une opposition à l’Empire romain d’Orient (un intitulé que nous préférons à Empire byzantin, une création occidentale du XVIe siècle). Déjà, peu d’années auparavant, au concile de Francfort, en 794, sous l’impulsion de Charlemagne qui n’était pas encore empereur, le deuxième concile de Nicée, en 787, fut condamné. L’opposition était là principalement théologique, mais la rivalité politique n’est pas à exclure.

Cet éloignement est en fait un lent processus qui a duré tout le Moyen Âge, du début à sa fin. Le théologien catholique Yves Congar, dans un ouvrage passionnant sur cette question, paru en 1954, Neuf cents ans après – Notes sur le « Schisme oriental » (Chevetogne), évoque cet « estrangement », cette ignorance réciproque qui progresse lentement au fil du temps, pour toute une série de raisons, dont on peut relever les étapes, les périodes de confrontation, d’éloignement, ou, au contraire, les moments où des efforts sont faits pour renouer le dialogue. Nul doute que la tension que vous évoquez, l’incompréhension et la distance que l’on peut observer, ont là leurs racines.

Malgré le sac de Constantinople en 1204 et la volonté occidentale d’implanter par la force un empire latin à Constantinople (qui existe de 1204 à 1261), le dialogue, bien que difficile, parfois suspendu, n’était pas encore rompu. Par contre, la chute de Constantinople, en 1453, consacre définitivement une rupture entre l’Occident et l’Orient chrétien. Dans les années qui suivent, la Russie, État indépendant, alors que la plupart des pays de tradition orthodoxe sont sous la domination de l’Empire ottoman, a voulu reprendre le flambeau de l’orthodoxie (troisième Rome) et de cet héritage oriental. Ce faisant, elle a aussi reçu et repris cet « estrangement ». Par la suite, elle fut regardée à la fois comme une puissance redoutable, mais aux marges de l’Europe, y compris culturellement, en dépit des efforts de ses élites pour s’occidentaliser. La concurrence religieuse entre catholicisme et orthodoxie s’est transportée en Europe de l’Est et a aussi laissé des blessures, comme en témoigne aujourd’hui encore en Ukraine et en Roumanie la question uniate [les Églises uniates étaient des Églises de la communion orthodoxe, désormais ralliées à l’autorité du pape de Rome, ndlr]. La IIIe République s’est rapprochée de la Russie à la fin du XIXe siècle pour former après la Triple entente contre l’Allemagne, mais l’installation du communisme dans ce qui est devenu l’URSS a ravivé pour le moins la méfiance et un clivage considérable, sinon une coupure. Actuellement, on peut constater que des positions et réflexes acquis durant l’entre-deux-guerres et lors de la Guerre froide demeurent.

Le résultat aujourd’hui est que les Russes connaissent mieux la culture française que les Français la culture russe. Cette situation est vraiment regrettable, car non seulement, nous mettons des distances avec des populations qui ont un préjugé très favorable vis-à-vis de nous, notamment en raison de notre héritage historique et culturel, mais aussi parce que nous sommes complémentaires, on le voit dans nos approches intellectuelles, la rigueur française d’un côté, l’ampleur et l’illimité russes de l’autre, qui produisent une fascination réciproque pouvant être fructueuse pour chacun.

Le dernier ouvrage du p. Christophe Levalois

Le dernier ouvrage du p. Christophe Levalois

Le christianisme oriental — malgré les persécutions récentes — semble s’être régénéré au sortir de la Guerre froide tandis qu’en Occident, la pratique a décliné durant les dernières décennies. Voyez-vous dans la vitalité spirituelle orientale un espoir pour l’Occident ?

Cela fait penser à la phrase de Léon Bloy en 1916 (dans Au Seuil de l’Apocalypse), « J’attends les Cosaques et le Saint-Esprit » ! Ce qu’il faut comprendre concernant cette vitalité, en effet remarquable, c’est que malgré les terribles et régulières persécutions — le mois dernier le métropolite d’Oufa en Russie a estimé que les martyrs pour la foi s’élèvent à 500 000 rien que pour l’URSS — le christianisme a résisté. Il y a d’une part une sorte de rattrapage, car l’Église était très sévèrement corsetée. Aussi, sa croissance durant ces 25 dernières années est phénoménale. Le Patriarcat de Moscou comptait 7 000 églises en 1991, elles sont maintenant environ 35 000, avec, il faut le remarquer, une partie importante, environ la moitié, en dehors du territoire de la Russie, notamment en Ukraine et en Biélorussie. En Roumanie, ce fut aussi le cas. Sait-on que les Roumains sont l’un des peuples les plus pieux d’Europe aujourd’hui avec 85% de la population qui se rattache à l’Eglise orthodoxe ? À ce pourcentage, il faut ajouter celui des autres confessions, au moins 10% ! Ou encore, autre exemple peu connu, l’Albanie où l’Église orthodoxe renaît de ses cendres et rassemble 11% de la population (certains pourcentages montent jusqu’à 20%).

D’autre part, en Russie, l’Église orthodoxe est la seule institution historique qui a traversé la tourmente soviétique. Désireux de renouer avec leur histoire, les Russes trouvent dans l’Église un lien organique vivant avec celle-ci. Enfin, pour l’État et le pays en reconstruction, l’Église est une institution solide, bien organisée, très présente, sur laquelle les pouvoirs publics peuvent compter. En effet, cette vitalité ne peut qu’être stimulante pour l’Occident. L’Église catholique ne s’y est pas trompée. Elle multiplie les collaborations avec les Églises orthodoxes, y compris dans les domaines culturel et artistique. Cette synergie s’exprime aussi vis-à-vis des organisations internationales comme les instances européennes où catholiques et orthodoxes tâchent de défendre des valeurs communes. Religieusement et spirituellement, les contacts sont aussi très stimulants. Ainsi, les catholiques, depuis déjà un bon nombre d’années, ont découvert l’icône. Les chants orthodoxes ont aussi inspiré des communautés catholiques.

La présence orthodoxe en France n’est pas nouvelle, on pense notamment aux migrations russes de 1917. Mais celle-ci est toujours restée discrète. Est-ce le symptôme d’une incompatibilité réelle ou supposée entre deux cultures, ou une volonté de préserver un particularisme ?

La présence de l’orthodoxie en France remonte au XIXe siècle. Il est vrai qu’il s’agissait alors de communautés étrangères : russe, à Paris, la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky est consacrée en 1861, et sur la côte d’azur, roumaine, à Paris, l’église des Saints-Archanges dans le Ve arrondissement est consacrée en 1892, grecque, à Marseille depuis la première moitié de ce siècle. Ce furent des communautés d’exilés et à part quelques personnes, elles se voyaient comme telles. Elles ne se sentaient pas une vocation à essaimer et à diffuser leur foi dans la société française. Donc, en effet, cela tenait plus de la préservation du particularisme avec le désir pour ses membres de conserver un rattachement à une communauté malmenée par l’histoire. Cependant, une orthodoxie francophone s’est développée au XXe siècle (la première paroisse francophone date de 1928), d’une part avec les générations suivantes, qui se sont pleinement intégrées à la société française, d’autre part avec des convertis.

Jean-Claude Larchet

Jean-Claude Larchet

Y a-t-il en Orient un regard particulier sur les orthodoxes occidentaux ? Existe-t-il, malgré la communion, une fracture, et peut-être un malaise d’être à la fois orthodoxe et occidental ?

Je ne crois pas. C’est même le contraire. En France, ce que l’on a appelé l’École de Paris, notamment autour de l’Institut Saint-Serge, fondé en 1925, a joué un rôle très important, à l’échelle internationale, dans la continuation d’une dynamique, née en Russie au XIXe siècle, qui a redécouvert les fondements de la foi orthodoxe, l’héritage théologique des Pères de l’Eglise et la tradition hésychaste, c’est-à-dire mystique. De nombreux responsables d’églises en Orient sont passés par Paris et y ont beaucoup appris. Des auteurs orthodoxes ayant vécu en France ont toujours une grande influence dans toute l’orthodoxie, et par-delà, c’est le cas de Serge Boulgakov, de Vladimir Lossky, de Paul Evdokimov, d’Alexandre Schmemann, de Jean Meyendorff, d’Olivier Clément, et aujourd’hui de Jean-Claude Larchet, pour ne prendre que quelques exemples. Il est vrai qu’il existe aussi, parfois, une défiance vis-à-vis de l’Occident et de la société occidentale, voire une hostilité, qui se traduit entre autres par une méfiance dans les relations œcuméniques, mais pas à l’encontre des orthodoxes en Occident.

Nous avons évoqué la question de l’influence de l’Orient sur l’Occident. À l’inverse, qu’est-ce que le catholicisme et le protestantisme — en ce qu’ils sont de véritables marqueurs de l’esprit ouest-européen — peuvent apporter à l’orthodoxie ?

Les catholiques et les protestants apportent aux orthodoxes leur expérience de la société occidentale que les pays d’Europe de l’Est découvrent sous toutes ses facettes. D’autre part, les Églises orthodoxes à l’époque communiste n’avaient pas en charge les problèmes sociaux et les grandes questions sociétales, comme les questions de bioéthique, ce qui est le cas aujourd’hui. Les travaux et les réflexions, ou encore les démarches pastorales, des catholiques et des protestants sur tous ces sujets sont très utiles pour elles.

L’Occident et l’Orient européen, incluant la Russie, sont-ils confrontés au même défi spirituel ? Le nihilisme, l’athéisme et un certain laïcisme menacent-ils également l’Orient ?

Oui, bien sûr. C’est le cas en Russie et plus généralement en Europe de l’Est. La modernité occidentale s’étend partout, mais les Églises orthodoxes ont souvent des positions plus fortes que les différentes églises en Occident. Elles sont bien plus écoutées dans la société, également par les responsables politiques et les pouvoirs publics. Néanmoins, il est difficile de prévoir l’évolution à moyen terme. Les critiques, parfois vives, à l’encontre des églises existent également. La modernité avec ses mirages consuméristes et ses asservissements, avec la fragmentation individualiste et ses désespérances, gagne du terrain tout en trouvant sur sa route des résistances vigoureuses.

Source ; Crédits photo Коля Саныч

Interview du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA), s’est rendu récemment en Russie afin de célébrer le 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille et, à cette occasion, il a accordé une interview à l’Agence russe Interfax-Religion au sujet de la campagne présidentielle aux États-Unis, la crise en Ukraine et aussi de la situation de l’Orthodoxie en Amérique.

– Monseigneur, vous êtes venu à Moscou pour féliciter le patriarche Cyrille à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Connaissez-vous bien le patriarche ? Que voudriez-vous lui souhaiter ?

– Je voudrais exprimer à Sa Sainteté ma profonde reconnaissance pour m’avoir invité à venir ici, je connais le patriarche depuis 2009, lorsqu’il a été élu patriarche. J’étais présent ici pour son intronisation. Il est venu en Amérique à plusieurs reprises en tant que chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, mais je ne l’ai pas rencontré personnellement, je vivais dans un monastère à cette époque. C’est en 2009 que, la première fois, je l’ai rencontré personnellement. Je pense que je demanderai à Dieu qu’Il continue à lui donner la force, particulièrement en ces jours, alors qu’il a pu rassembler des représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, de nombreux primats, qui étaient là et le sont encore, et je pense que c’est un témoignage de sa grande capacité, en tant que leader chrétien orthodoxe d’être un exemple avec son sens de l’unité. Je voudrais lui souhaiter de nombreuses années de santé, de force pour continuer cette œuvre d’unité, de continuer d’être un leader spirituel inspiré pour les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe.

– Quelles sont vos impressions de la campagne de Donald Trump ? Qu’attendez-vous du nouveau président ?

– Je pense qu’il est certainement connu à pratiquement toute personne qui regarde les informations que, cette année, les élections présidentielles ont été très difficiles, peut-être déroutantes, même pour ceux qui vivent aux États-Unis. Elles ont été pénibles, mais, en fin de compte, les citoyens des États-Unis ont suivi le processus établi et élu un nouveau président. Certains conflits continuent aux États-Unis, cela étant, d’une certaine façon, plus ou moins normal pour ce processus. Il y a toujours des difficultés de transition d’un président à l’autre. Mon espoir, et je pense que c’est celui des fidèles, des évêques et des prêtres de l’Église orthodoxe en Amérique, est que nous sommes raisonnablement optimistes sur le bon travail que fera le nouveau président, nous prions pour lui, tout comme nous prions toujours dans la divine Liturgie pour les autorités civiles. Nous espérons qu’il préservera la stabilité interne aux États-Unis et espérons aussi qu’il sera le promoteur de bonnes relations avec d’autres pays du monde, particulièrement avec la Russie. Il y a toujours eu de bonnes relations entre les États-Unis malgré, parfois, des tensions, et nous espérons que notre Seigneur Jésus-Christ éclairera le nouveau président pour faire les choses qu’il convient et qu’il continuera ces bonnes relations.

– Avez-vous des « stars » parmi vos paroissiens ? Nous avons entendu parler de Tom Hanks…

– Le nouveau chef du personnel du président élu, Reince Priebus, est un chrétien orthodoxe actif, mais je ne pense pas qu’on puisse l’appeler une « star ». Parmi les célébrités, je peux nommer la vedette de cinéma Jonathan Jackson, à Los Angeles. Il y a le chanteur de rock Chris Cornell. Que ce soient des « stars » ou non, lorsqu’ils viennent à l’église, les fidèles sont tous les mêmes. Je pense qu’aux États-Unis, les personnalités s’efforcent de ne pas montrer leur foi, ils sont très neutres lorsqu’il en est question. C’est peut-être regrettable, mais ils ne s’expriment pas sur leur foi, c’est réellement courant en Amérique chez les « stars », les célébrités, dans le monde des affaires. Vous savez, l’Orthodoxie aux États-Unis attire de très nombreux convertis d’autres milieux. Moi-même, je suis un converti à la foi orthodoxe.

– Comment cela s’est-il produit ?

– J’ai été élevé dans l’Église anglicane, dans l’Église épiscopale aux États-Unis et je me suis détourné de l’Église et même de la foi en Dieu lorsque j’étais très jeune. Ensuite, très lentement, je suis revenu à l’Église. Mon père était un scientifique, aussi j’ai été élevé dans l’idée que l’on pouvait être soit intelligent, soit religieux. Aussi, j’ai fait un choix lorsque j’étais très jeune et sans expérience : je serai intelligent, pas religieux, mais lentement, en rencontrant des gens, j’ai réalisé qu’il était possible d’être à la fois intelligent et croyant. J’ai commencé à étudier plus précisément la vie de l’Église et finalement j’ai découvert, principalement par des personnes et des livres, la Foi orthodoxe et j’ai commencé le processus de ma conversion à l’Orthodoxie.

– À quel âge avez-vous rejoint l’Église orthodoxe ?

– J’avais 23 ans.

– Et vos parents étaient croyants aussi ?

– Mon père n’est pas croyant. Ma mère a été ordonnée prêtresse épiscopalienne, elle sert à sa façon.

– Durant les célébrations jubilaires à Moscou, on a beaucoup parlé de l’Ukraine qui de nos jours traverse une crise violente, de la guerre au Donbass, la crise économique et des désaccords politiques. Comme un croyant doit-il agir dans une telle situation ?

– C’est toujours une source de tristesse lorsque nous voyons la situation eu Ukraine et il est encore plus pénible que les fidèles se trouvent au milieu d’une situation politique difficile et de la guerre civile. Je viens de l’Église d’Amérique du Nord et il est difficile pour moi de savoir exactement comment aider les fidèles là-bas. Bien sûr, S.S. le patriarche Cyrille, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, les évêques et le clergé, s’efforcent d’offrir une direction spirituelle et ils le font très bien. C’est toujours une bonne chose que de se laisser guider par Dieu dans l’Église et la prière, les prières sont réellement importantes. Toutefois, nos contemporains n’attribuent pas une grande valeur à la prière, ils veulent une sorte d’action politique concrète. Or je pense que notre action dans l’Église doit viser à ce que les fidèles concentrent leur vie sur la prière, qu’ils se soutiennent mutuellement, qu’ils ne se sentent pas seuls. Lorsqu’ils sont en situation difficile, les gens se sentent souvent isolés et je pense que l’Église, par la prière, peut aider à bâtir ce sens de l’unité parmi les fidèles et les encourager. Je prie personnellement et l’Église d’Amérique prie également pour les fidèles, afin de les encourager à avoir foi en Dieu et maintenir ce sens de l’espoir qu’offre notre Seigneur dans l’Évangile.

– Le conflit social en Ukraine comporte un contexte religieux également. Les gréco-catholiques (uniates) et le « Patriarcat de Kiev » dirigé par Philarète Denissenko parlent sur des bases nationales radicales et exhortent à la continuation de la guerre au Donbass. L’Église orthodoxe d’Ukraine dirigée par le métropolite Onuphre s’efforce de rester neutre politiquement, mais elle est sous pression. Pensez-vous que l’Église peut participer à des activités politiques ?

– Le fondement de l’Église est Jésus-Christ, qui est venu établir la paix. Il a dit aussi qu’il y aurait des difficultés, des guerres, dont des guerres civiles, mais l’Église comme organisme ne peut appeler à la des actions violentes ou prendre parti et encourager la guerre civile. L’Église reconnaît la réalité du conflit, nous avons des aumôniers qui exercent leur ministère à l’armée, mais leur but n’est pas de faire des déclarations politiques ou les encourager, mais d’accorder le soin pastoral à ceux qui servent dans les forces armées, parmi lesquels il y a beaucoup de chrétiens orthodoxes. Comme institution, l’Église ne peut jamais appeler à un conflit violent, ni même prendre un parti dans une situation politique. Les fidèles et l’Église sont là pour être dans le monde, mais non de ce monde, et nous nous efforçons de préserver la réalité du Royaume de Dieu dans n’importe quelle situation politique où nous nous trouvons. Cela signifie que l’Église ne peut vraiment pas dire que nous sommes de ce côté ou de l’autre, mais elle rappelle aux gens ses importantes valeurs éternelles.

Source

Vidéo: le film russe de 1982 sur Mère Marie Skobtsov

En 1982, le cinéma russe a réalisé un film sur Mère Marie Skobtsov  (1891-1945). Il évoque plus particulièrement la période parisienne de la vie de sainte Marie de Paris, son arrestation et sa déportation. Le voici ci-dessous en entier (en russe).

Un film d’archives sur l’église de Sea Cliff (États-Unis) avec saint Jean de Changhaï et d’autres hiérarques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

Le site du département synodal des œuvres caritatives de l’Église orthodoxe russe a publié l’article suivant sur son site.

Le 2 juillet sera commémoré le 50ème anniversaire du trépas de saint Jean de Changhaï qui se distingua particulièrement par sa miséricorde pendant son ministère épiscopal, visitant les malades, accompagnant les mourants et consolant les souffrants. En vue de cette commémoration, les paroissiens de l’église Saint-Séraphin de Sarov à Sea Cliff aux États-Unis ont publié des images filmées lors de la célébration du saint hiérarque Jean dans leur paroisse. Cette chronique cinématographique se trouvait dans les archives paroissiales. C’est ainsi que l’on peut voir en vidéo (à la fin du film) saint Jean, alors qu’il bénissait l’assistance. Il est rare de voir ainsi l’icône vivante d’un saint. Outre saint Jean de Changhaï, on peut voir encore sur ce film le métropolite Anastase (Gribanovsky, +1965), primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, le père Mitrophane (Znosko-Borovsky, +2002), qui devint par la suite évêque de Boston, l’archiprêtre Doumsky, le premier recteur de la paroisse, l’archevêque Averky (Taouchev +1976), recteur du monastère et séminaire de Jordanville, le hiérodiacre Laur (Škurla +2008), futur primat de l’Église russe hors-frontières. On peut visionner ici le film, qui commence par la construction de l’église de Sea Cliff, puis continue avec la pose de la première pierre, la dédicace de l’édifice et la célébration par les hiérarques mentionnés.

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Cours privés d’art dramatique de Justine Getty d’Actors Studio

afficheA3_justine_QR_CodeElle a travaillé avec les plus grands maîtres mondiaux du théâtre et du 7ème Art : avec Elia KAZAN , qui l’a formée à la méthode Stanislavski au célèbre ACTOR STUDIO, avec Jerzy GROTOWSKI dans son THEATRE LABORATOIRE et son WORK CENTER WORK CENTER ou auprès de l’acteur Ryszard CIESLAK à Cracovie. Elle a aussi collaboré aux travaux de Serge LIFAR et de Peter BROOK (L’ESPACE VIDE) et de Bob WILSON.

Ses extraordinaires expériences professionnelles et mentales lui permettent désormais de faire bénéficier des cours privés (individuels ou en groupe) à des acteurs de théâtre ou de cinéma, des metteurs en scène ou dramaturge ou tout créateur, sans critère d’âge et dans la confidentialité. Justine Getty crée aujourd’hui son STUDIO PORT-ROYAL pour transmettre à des élèves la synthèse de ses acquis.

Les cours ont lieu, tous les mardis du 19h00 à 21h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

Si vous êtes intéressés par les cours, vous pouvez nous contacter au 06 17 86 32 96 ou par email ! Nous vous invitons à visionner la vidéo de la présentation de Justine Getty ou à télécharger l’affiche sous format PDF !

Mise en garde du monastère de Koutloumousiou au sujet des « prophéties »

La communauté du monastère athonite de Koutloumousiou, près de laquelle vivait, dans une cellule, saint Païssios du Mont Athos, a publié un message à tous les orthodoxes, leur adressant une mise en garde contre un attrait exagéré pour les « prophéties ». Certains milieux dans les pays orthodoxes attribuent un sens erroné, notamment aux paroles de saint Païssios ou faussement attribuées à lui. Celui-ci a eu effectivement des révélations, par exemple sur la chute du communisme en Russie – bien des années avant que l’événement ne se produise – ou encore sur l’avenir de Constantinople et d’autres événements. En outre, il disait « qu’il n’y avait pas besoin d’être spécialement clairvoyants pour comprendre que l’on était entré dans l’ère de l’Apocalypse ». Or, tous ces messages n’étaient pas destinés à être « exploités » dans un sens ou un autre, mais comme le mentionne la mise en garde ci-dessous, ils constituaient avant tout un appel à la pénitence, soit pour être dignes des biens à venir ou échapper aux malheurs, dont le saint avait eu une révélation.

« Le marché global offre aujourd’hui au consommateur non seulement des biens matériels, mais aussi « spirituels ». Un domaine qui est renouvelé sans cesse et promu est celui des prophéties. Il est destiné à tous les types de personnes, indépendamment de leur niveau culturel, de leur religion ou origines, et s’étend depuis les choses simples du quotidien personnel jusqu’aux questions universelles, d’importance pour toute l’humanité. Nous observons qu’une partie de l’eschatologie chrétienne orthodoxe est considérée de nos jours dans ce contexte. La forme du futur est souvent promue avec une précision cinématographique, tandis que les films avec des prophéties sont accompagnés sur internet et à la télévision, avec de la musique, selon la recette des superproductions propagandistes américaines.

Tout cela n’est pas dit pour mettre en doute le charisme de la prophétie. L’Église se meut sur la voie ininterrompue des prophètes de l’Ancien Testament. Le prophète se tient devant Dieu, L’écoute et transmet Son message à Son peuple. Un message de repentir, de consolation, de fidélité, de direction. Chaque saint véritable participe à ce charisme de prophétie, il « voit » ce qui ne paraît pas. Il est presque impossible de décrire ce processus spirituel. Nous pouvons dire simplement que l’intellect par la théologie mise en pratique est illuminé par l’Esprit de Dieu et acquiert Ses qualités. Ainsi, sont acquises une vue et une ouïe spirituelles des paroles et des choses, ou quelque renseignement intérieur, selon une grâce paradoxale, sans la présence d’une personne ou d’une voix. La prophétie est impensable hors des autres vertus. L’une d’entre elle est l’humilité. Saint Païssios savait bien que personne n’est infaillible. Se rapportant à des événements futurs, il avait l’habitude de commencer « ma pensée me dit ». Il ne définissait pas les délais (comme d’autres contemporains connus et anonymes, démentis ensuite par les faits) et il croyait que si l’homme change, Dieu change le cours des choses, comme nous le voyons dans l’Ancien Testament. Sainte Euphémie de Chalcédoine (IVème s.) elle-même, qui apparut à saint Païssios, ne lui décrivit pas le futur, mais lui montra de forts développements des événements, dépendant cependant des choix des hommes. Ce qui est sûr, c’est que la prophétie est donnée pour le repentir, le retour de notre existence à Dieu, et non pour l’organisation de notre vie personnelle ou notre tranquillité. Tous ceux qui participent au charisme de la prophétie sont des hommes de la sobriété spirituelle [l’attention, la vigilance, ndt]. Ils ont des sens spirituels purs, leurs âmes sont des miroirs purs, où se reflètent les mystères de Dieu et du monde. La sobriété, cependant, est demandée non seulement au le prophète, mais aussi pour celui qui reçoit la prophétie. Qui est celui qui la reçoit correctement ? Est-celui qui est sous le coup de l’impression ? Est-celui qui force les situations pour que la véracité de la prophétie se confirme ? Celui qui la reçoit correctement est celui qui, d’une part, met spirituellement en valeur ce qu’il entend, d’autre part a un intellect pur, afin de commenter les événements, lorsqu’ils se produiront, c’est-à-dire qu’il est en mesure de discerner sans se hâter et en Esprit. « Sans se hâter » et « en Esprit », signifie que ce qui me rend apte à discerner est la sobriété spirituelle, la prière et l’amour, et non de surfer sur un cyclone d’informations. Malheureusement, certains consacrent des heures pour se renseigner sur le moment de la venue de l’Antichrist ou sur les reconquêtes nationales, mais ne se rappellent pas d’ouvrir l’Évangile, de se regarder dans le miroir de la parole de Dieu. Comment éviteront-ils ainsi d’échapper au danger de l’illusion ? L’utilisation de la personne de saint Païssios pour la promotion présumée de la vérité orthodoxe (un exemple frappant est la diffusion de fichiers audio avec la voix de l’Ancien, alors que l’on entend celle d’un autre !) Nous craignons que cela satisfasse l’obsession actuelle des prophéties, obsession qui se cultive sur un manque de foi, et restaure « un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte» (Rom. VIII, 15). Aujourd’hui, à notre époque de confusion, à l’époque de l’image et du sensationnel, où toutes choses (paroles, sentiments, expériences) sont si peu profondes, il n’y a pas de prophétie plus grande, plus actuelle, que celle de saint Athanase le Grand : « Prépare-toi chaque jour à la rencontre avec le Christ. Examine chaque jour ta propre personne, à la lumière des commandements du Christ, et ce qui te manque, commence à le reconstruire». En tant que chrétiens, nous attendons la parousie du Christ « avec des hymnes » et celle-ci est la plus belle partie de notre vie quotidienne, non pas simplement comme attente, mais comme expérience du Christ vivant et ressuscité. Mais si nous sommes vides et peu profonds, à quoi nous serviront Constantinople ou la date de naissance de l’Antichrist ? »

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Un court film documentaire est paru sur l’aide de l’Église orthodoxe russe aux civils ukrainiens

Un court film documentaire est paru sur l’aide de l’Église orthodoxe russe aux civils ukrainiens, qui est disponible ici (en russe). Le film a été créé par le service de presse du département synodal de bienfaisance, à l’aide de la direction du cinéma documentaire de la première chaîne de la télévision ruse et du département synodal de l’information. Dès les premiers jours de la tragédie en Ukraine, l’Église orthodoxe russe a non seulement appelé les parties à la paix, mais a accordé également une aide matérielle aux victimes du conflit : l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou), sur le territoire de l’Ukraine, et l’Église orthodoxe du Patriarcat de Moscou, en Russie. Avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, l’accent a été mis sur l’aide aux catégories les plus vulnérables de réfugiés : les invalides, les familles nombreuses, les personnes seules et les enfants des réfugiés. Selon les données de l’UNICEF, 1,7 millions d’enfants ont été victimes de la guerre en Ukraine. Nombreux sont ceux qui, parmi eux, selon les experts, ne pourront s’adapter à la vie normale qu’avec une aide sérieuse des psychologues et des prêtres. En raison du conflit armé dans le Sud-Est de l’Ukraine, une situation grave s’est produite au niveau alimentaire : au début de 2015, les habitants locaux n’avaient plus reçu leurs allocations, pensions et salaires depuis plus de six mois, et ils n’avaient plus les moyens d’acheter les produits les plus indispensables. Les diocèses, les paroisses et les monastères de Russie ont envoyé régulièrement de l’aide humanitaire aux civils. Dans toute la Russie, des dizaines de points humanitaires et des abris gérés par l’Église ont été ouverts. Pour coordonner ce travail a été créée une commission de l’Église orthodoxe russe pour aider les civils touchés par les événements en Ukraine. Depuis juillet 2014, un centre ecclésial d’assistance aux réfugiés fonctionne avec une « hotline ». À Moscou seulement, depuis la mise en place du centre et de la « hotline », 26.000 personnes originaires des zones de conflit ont demandé de l’aide. En septembre, auprès de l’église de Tous-les-saints-de-Russie dans le district de Novokosino à Moscou, a été ouvert un complexe d’aide aux réfugiés, où ceux-ci reçoivent des produits alimentaires, médicaments, des soins médicaux, ainsi qu’un logement provisoire. En janvier 2015, le patriarche de Moscou Cyrille a rencontré les enfants venus du Donbass, à l’arbre de Noël au Kremlin. Ils ont tous reçu un cadeau du primat. Avec la bénédiction du patriarche Cyrille, les collaborateurs du département synodal de bienfaisance ont commencé à effectuer des voyages réguliers dans les régions du Sud-Est de l’Ukraine où, depuis la fin du mois de décembre 2014, plus de 573 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées. À fin décembre 2015, des produits alimentaires et des repas chauds ont été servis dans les cantines sociales de l’Église à plus de 97.000 personnes, dont beaucoup se trouvaient dans une situation matérielle extrêmement difficile. Les habitants nécessiteux des diocèses de Gorlovka, Donetsk, Lougansk et de Donetsk du Nord ont reçu l’aide de l’Église. Également avec la bénédiction du président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été élaboré et réalisé le projet « Aide caritative humanitaire aux réfugiés du conflit armé dans l’Est de l’Ukraine séjournant sur le territoire de la Fédération de Russie ». Ledit projet a été réalisé avec le concours de l’organisation « Samaritan’s Purse » et de l’association évangélique « Billy Graham », avec le soutien des diocèses métropolitains du Don et de Belgorod. L’aide aux réfugiés sur le territoire des régions de Rostov et de Belgorod a été accordée d’avril à septembre 2015. Dans le cadre de ce projet, 63.000 colis ont été distribués aux réfugiés, dont 34.000 de produits sanitaires et 10.000 de produits alimentaires, 14.000 de matériel de literie et 5000 de cadeaux pour enfants. En tout, 131 millions de Roubles d’aide aux civils d’Ukraine ont été recueillis. Sur ces 131 millions, plus de 128 millions ont déjà été dépensés. Le site www.diaconia.ru donne les comptes des recettes et dépenses pour cette action, ainsi que des informations sur toutes les activités caritatives du Département de bienfaisance de l’Église orthodoxe russe.

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Succès en Russie du film d’animation « Le voyage inhabituel de Séraphima »

Le film d’animation « Le voyage inhabituel de Séraphima » est sorti le 27 août, et au cours des premières projections, il a été regardé par plus de 150.000 personnes, ce chiffre atteignant les 200.000 actuellement. L’action principale du film se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. La fillette, Sima, fille d’un prêtre déporté, se trouve dans un foyer d’orphelins. Au moment d’une situation difficile, la petite héroïne est aidée par saint Séraphin de Sarov. Le film sera projeté dans 850 salles en Russie. 350 personnes ont travaillé sur ce film, réalisé avec le soutien financier du ministère de la Culture de la Fédération de Russie, du fond caritatif Saint-Séraphim-de-Sarov et de la société cinématographique « Central Partnership ». Vous pouvez voir la bande annonce (en russe) depuis cette page.

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La veille de la fête de saint Luc de Crimée, le film « Guérir la peur », qui lui est consacré, a été mis en ligne sur YouTube

La veille de la fête de saint Luc de Crimée (11 juin) est sorti sur YouTube un film qui lui est consacré (en russe). Sous le titre « Guérir la peur », le premier film artistique sur le saint hiérarque Luc de Crimée a été produit avec la bénédiction du défunt métropolite de Kiev Vladimir et du métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare. À la base du film se trouve le livre du protodiacre Basile Maruchtchak « Le saint hiérarque chirurgien : vie de l’archevêque Luc (Voïno-Yasenetsky) ». Des cinéastes d’Ukraine, Russie et Biélorussie ont participé à l’élaboration de ce film, le régisseur étant Alexandre Parkhomenko. La durée du film est de 110 minutes. En 2013 ont eu lieu les premières présentations du film, qui a remporté plusieurs prix, dont celui du XIème festival international du cinéma orthodoxe « Pokrov », à Kiev. On peut visionner ce film sur le lien ci-dessous .

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Exposition « saint Luc de Crimée » à Sébastopol

Avec la bénédiction du métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, a été ouverte, dans le cadre du projet caritatif de la galerie « Art et charité », une exposition consacrée à la vie et l’œuvre du saint hiérarque Luc (Voïno-Iasenetsky), archevêque de Simféropol et de Crimée, le renommé chirurgien. Les objets exposés font connaître en détails aux visiteurs la biographie du saint hiérarque Luc, de son activité médicale et ecclésiale. Sont utilisés à cette exposition des photographies, des souvenirs des contemporains, les mémoires du saint – ses mémoires journalières, connues largement sous le titre « J’ai aimé la souffrance… » consignées à Simféropol en 1958 par le secrétaire personnel de St Luc, E.P. Leikfeld. Sont également présentés des objets d’exposition du musée du saint hiérarque Luc, qui se trouve sur le territoire du couvent féminin de la Sainte-Trinité, ainsi qu’un choix de littérature consacré au saint. Une séance cinématographique est prévue chaque jour, au cours de laquelle on peut voir le film du régisseur L. Borovsky « Rencontre avec le saint. Le saint hiérarque (V.F. Voïno-Iasenetsky) » de la série « Les saints et ascètes orthodoxes ». L’ouverture solennelle de l’exposition a commencé avec un office d’intercession devant l’icône de saint Luc. À l’ouverture de l’exposition était présente la petite-nièce de St Luc, Maïa Prozorovskaïa, qui a répondu aux nombreuses questions des participants.

Source et photographie

Le patriarche Cyrille salue la mémoire des victimes du fascisme au mémorial de Yad Vashem

Le 12 novembre, le patriarche Cyrille a visité le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. Le primat de l’Église russe a participé à la cérémonie de la flamme du souvenir à la salle de mémoire et déposé une couronne au mémorial.
Des hiérarques et des clercs des patriarcats de Jérusalem et de Moscou, ainsi que le président de la fondation « Appel à la conscience », le rabbin Arthur Scheider, assistaient à l’évènement.
Au cours de la cérémonie, le patriarche Cyrille a dit :
« On se souvient ici des noms de ceux qui ont défendu le peuple juif, de ceux qui ont sauvés des Juifs d’une mort inexorable. En ces lieux, j’aimerais faire mémoire des guerriers de l’Armée rouge qui ont sauvé le monde de la peste fasciste. Avec les six millions de Juifs tués, j’aimerais faire mémoire des vingt sept millions de citoyens soviétiques qui ont péri en défendant le monde du pouvoir fasciste et de l’arbitraire fasciste.
« Yad Vashem » est certainement un lieu d’affliction nationale pour tous les Juifs, mais cet endroit est en même temps un lieu où nous pouvons commémorer et prier pour tous ceux qui ont donné leur vie pour qu’aucune idéologie misanthrope ne règne plus, qui séparerait les gens suivant leur race, disant des uns qu’ils sont de race supérieure, les autres étant de race inférieure, destinés à l’élimination.
Faisons mémoire de l’affliction et des souffrances et faisons aussi mémoire de la grandeur de l’héroïsme de ceux qui ont vaincu le fascisme. Mémoire éternelle ».

Sources: Patriarcat de Moscou, de la photographie

Ndlr: Le mémorial de Yad Vashem a été édifié à Jérusalem en mémoire des victimes juives de la Shoah. C'est lui qui décerne, au nom de l'Etat d'Israël, le titre de "Juste parmi les nations" aux non-juifs qui ont aidé des juifs, au risque de leur vie, lors de la Seconde guerre mondiale. Sainte Mère Marie (Elisabeth) Skobtsov et le père saint Dimitri Klépinine ont été déclaré justes parmi les nations en 1985 pour avoir sauvé des juifs.

Sur le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Plusieurs notes ont été publiées hier sur le site de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France: l'hommage de la revue Unité des chrétiens au métropolite Emmanuel; un compte rendu de l'intervention de Michel Stavrou devant l'AEOF, lors de la réunion périodique de celle-ci en octobre dernier, sur le dialogue orthodoxe-catholique en France; ainsi que deux compte rendus de lecture, l'un sur l'ouvrage de Xénia Krivochéine intitulé La beauté salvatrice – Mère Marie Skobtsov (Cerf, 2012), l'autre sur le livre d'Alain Durel, La presqu'île interdite – Initiation au Mont Athos (Albin Michel, 2010).

Livre: Xénia Krivochéine, « La beauté salvatrice. Mère Marie Skobtsov. Peintures – Dessins – Broderies »

Xénia Krivochéine, artiste peintre et grande admiratrice de Mère Marie Skobtsov (1891-1945) à qui elle a dédié un site internet (en russe), vient de publier un livre consacré à la production artistique de celle-ci (éditions du Cerf, 2012, 107 p.,). On y trouve de nombreuses reproductions, restées jusqu’à présent inédites, de peintures, dessins et broderies conservés par des collectionneurs européens ou dans des paroisses orthodoxes en France et de Grande-Bretagne, ainsi qu’au Musée russe et au Musée Anna Akhmatova à Saint-Pétersbourg. Le livre, qui comporte un rappel chronologique de la vie de Mère Marie, est préfacé par le patriarche Cyrille de Moscou, et postfacé par le professeur Georges Nivat ; il a été traduit de l’original russe (publié à Saint-Pétersbourg en 2004) par le père Serge Model.
« Comme nombre de ses contemporains, explique Xénia Krivochéine, Mère Marie n’a pas suivi de formation académique. Elle n'est pas allée apprendre dans les ateliers ou les studios de peintres célèbres. Sa famille, sa présence dans les cercles artistiques de l'époque de sa jeunesse lui ont servi d'école. Les longues années qu’elle a vécu en France ont profondément marqué son art. »

Les autorités indiennes ont arrêté les producteurs d’un film provocateur antichrétien

Les autorités indiennes ont arrêté le régisseur, le producteur et le chargé de publicité du film blasphématoire « Who’s there ? » (Qui est là ?). L’une des scènes, qui heurtent les sentiments des chrétiens, présentent un homme qui poignarde le Christ crucifié, selon les informations du site Sedmitza.ru, se basant sur une dépêche du site espagnol ACI prensa. Après quelques jours de protestations des organisations chrétiennes, dont « Le forum mondial catholique » (CSF), le régisseur du film scandaleux, Ejaz Ahmed, le producteur, Washim Sheikh, et le chargé de la publicité, K.A. Jauhar, ont été arrêtés et emprisonnés. Ils sont accusés « d’offense aux sentiments religieux des croyants », «d’intention malveillante », et « d’infraction aux règles de la cinématographie ».

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Russie: un prêtre orthodoxe souhaite se présenter à la prochaine élection présidentielle

Le père Ivan Okhlobystine, prêtre de l'Eglise orthodoxe russe, a fait connaître son souhait de se présenter à la prochaine élection présidentielle en Russie. Bien que suspendu, à sa demande, pour pouvoir poursuivre des activités artistiques dans le cinéma, cela est interdit par les canons, sauf exception (1) approuvée par le Saint-Synode.

Source (et une information plus développée): Voix de la Russie

Biélorussie: “Eve”, un court métrage du réalisateur Vitaly Lubetsky

Le réalisateur Vitaly Lubetsky, à qui l'on doit plusieurs documentaires produits par le studio vidéo du monastère Sainte-Elisabeth de Minsk, présente un court métrage, "Eve", une parabole chrétienne, au festival biélorussien du cinéma mobile "Smartfilm", organisé par l'opérateur mobile Velcom. La particularité de ce court métrage, de sept minutes, est qu'il est réalisé avec un téléphone mobile ! Le tournage a duré une semaine. Les héroïnes du film sont les deux filles du réalisateur. Le film peut être visionné sur cette page, ou sur Youtube. Il est possible de voter pour lui, dans le cadre de ce festival, jusqu'au 3 mars.

Source: Sobor

Message du Noël du patriarche Irénée et de l’Assemblée des évêques orthodoxes serbes

La paix de Dieu – Christ est né !
Chers frères et sœurs en Christ notre Seigneur, la nouvelle la plus douce et la plus joyeuse commence par les mots du saint Evangile selon saint Matthieu : « Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham »(Mt 1,1). Cette nouvelle, qui  nous est destinée à nous tous, au ciel et à la terre, au monde visible et invisible, révèle et témoigne à la fois d’un mystère et d’une vérité.
Cette nouvelle témoigne de la vérité d’une généalogie double, unique dans l’histoire du genre humain. Chaque généalogie fait mention d’ancêtres et de descendants appartenant à une même lignée humaine. Seule cette Généalogie fait exception et n’est pas reproductible. Elle correspond non seulement à la généalogie humaine, mais aussi à la généalogie divine. Elle est à la fois la généalogie du Fils de Dieu et du Fils de l’homme, c’est-à-dire du Dieu-homme Christ. Ce Descendant de la lignée royale de David, est issu de la sainte racine d’Abraham et porte le nom de Jésus, c’est-à-dire Sauveur, et le nom de Christ, qui signifie Oint de Dieu ; pour le peuple élu de Dieu et pour tout le genre humain, Il est le Messie promis, le Rédempteur et le Libérateur du péché, de la mort et des puissances démoniaques. Il s’agit donc simultanément de la généalogie du Fils unique de Dieu et du Fils de l’homme, né du Saint-Esprit et de la Très-Sainte Mère de Dieu. Ainsi, Jésus de Nazareth se manifeste et s’offre à nous comme Dieu parfait et Homme parfait. C’est pourquoi celui qui L’aime, accomplit le premier commandement de Dieu, qui est d’aimer Dieu de tout son cœur et de toute son âme, mais il accomplit aussi Son second commandement qui est d’aimer son prochain ; car Il est Dieu et notre Seigneur, tout comme Il est notre prochain le plus proche. En Lui nous reconnaissons le Dieu véritable, mais aussi l’Homme véritable ainsi que toute l’humanité véritable : nous comprenons ce qu’on doit aimer dans tout être humain et comment il faut l’aimer en tant que représentant d’une nature humaine unique faite à l’image de Dieu.

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Sainte Marie (Skobtsov) de Paris et la rafle du Vélodrome d’Hiver

158060079_4651d14076 La sortie, il y a une semaine, sur les écrans des salles de cinéma en France du film "La Rafle", sur la rafle du Vélodrome d'Hiver de Paris en juillet 1942, est l'occasion de rappeler que mère Marie (Skobtsov), canonisé en 2004, a sauvé dans ces circonstances dramatiques la vie de plusieurs enfants avec la complicité d'éboueurs. Trois ont été sauvés, selon ce site, 4, selon cette étude, dans laquelle il est rapporté "Grâce à son habit monastique, mère Marie peut y pénétrer (dans le Vélodrome d'Hiver, ndlr); elle passe trois jours au chevet d’une amie juive et aide les bénévoles de la Croix rouge à secourir les malades et à consoler les désespérés. Quand, au petit matin, les  éboueurs parisiens débarquent, elle réussit, amadouant l’un d’eux, à faire sortir du stade quatre enfants cachés dans des poubelles."

Rappelons que les plus de 4000 enfants déportés suite à cette rafle sont tous morts dans les camps d'extermination. Sur cette tragédie de la Seconde guerre mondiale, voir ce petit ouvrage édité par la Mairie de Paris en 2002, que l'on peut télécharger, et le dossier pédagogique du film en question.

Photographie: mère Marie (source)

Après “L’île”, Ivan le Terrible et le métropolite Philippe de Moscou

Après L’île, le cinéaste russe Pavel Lounguine vient de réaliser un film sur la confrontation entre le tsar Ivan le Terrible et le métropolite Philippe de Moscou. Il a expliqué: "Pour moi, c’est un film sur la contradiction entre le pouvoir absolu et l’idée du Christ, de spiritualité. Il y a là quelque chose de profondément antinomique." Le film sortira au printemps de l’année prochaine. Quant au film L’île, disponible en dvd, il est encore à l’affiche dans trois cinémas à Paris.

Exclusivité : sortie du DVD du film « L’île » !

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Le DVD du film L’île du cinéaste russe Pavel Lounguine, sera en vente à partir du 12 juin, en exclusivité pendant un mois, sur le site de la librairie La Procure en partenariat avec Orthodoxie.com. La bande-annonce et des extraits se trouvent sur cette page. Ce document présente le film, les acteurs, un entretien avec le cinéaste et des photographies. Le
film est présenté
, entre autres, ici, ou encore là avec de nombreux compléments,
et de manière plus courte ainsi (source) : «Un
monastère orthodoxe sur une île du nord de la Russie. Un moine perturbe la vie
de sa congrégation par son comportement étrange. En effet, selon la rumeur,
l’homme possèderait le pouvoir de guérir les malades, d’exorciser les démons et
de prédire l’avenir… C’est en tout cas ce que croient les étrangers qui se
rendent sur l’île. Mais le moine, qui souffre d’avoir commis une terrible faute
dans sa jeunesse, se considère indigne de l’intérêt qu’il suscite… ».
Pour acheter en ligne le DVD, cliquez sur ce lien !

Dialogue avec un rabbin sur le film «L’île» (Ostrov) à Neuilly-sur-Seine

Ce
mardi 20 mai, à 20h30, est organisée une projection du film L’île (Ostrov)
de Pavel Lounguine, en version originale sous-titrée, dans le cadre d’une
rencontre œcuménique et inter-religieuse, au cinéma Le
Village
, au 4, rue de Chezy, à Neuilly-sur-Seine (92200) (métro: Les
Sablons). Le film sera présenté par Bogdan Florin Vlaïcu,
qui, après la projection, dialoguera avec le grand rabbin de Neuilly, Alexis
Blum, et avec le public. Bogdan Florin Vlaïcu prépare un doctorat sur les représentations
du Christ au cinéma. Il est aussi le réalisateur de l’émission
hebdomadaire
L’Eglise orthodoxe aujourd’hui sur Radio Notre Dame.

Radio : commentaires sur des films récents

Dans l’émission de radio L’Eglise orthodoxe aujourd’hui sur Radio
Notre Dame, du dimanche 17 février, Bogdan-Florin Vlaïcu proposera un
commentaire sur quatre films récents, actuellement dans les salles de cinéma, qui
abordent le sujet de l’avortement, chacun à sa manière, mais dans une
perspective chrétienne plus ou moins évidente: "4 mois, 3 semaines et 2
jours" de Cristian Mungiu (Roumanie), palme d’Or à Cannes 2007, "Le
Bannissement" de Andreï Zviaguintsev (Russie), prix d’interprétation
masculine à Cannes 2007, "L’île" de Pavel Lounguine
(Russie) et "Juno" de Jason Reitman (Canada-Etats-Unis). Ensuite,
sera diffusé un entretien avec Jean-François
Colosimo
sur la condamnation de la France par la Cour européenne des droits
de l’homme, le 22 janvier dernier, pour avoir interdit à une lesbienne
d’adopter un enfant.

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Jovan Nikoloski