26/03/2017
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Le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) effectue une visite officielle à l’Église orthodoxe de Finlande

Nouveau Valaam

Sur l’invitation de l’archevêque Léon de Carélie et de toute la Finlande, le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), effectue une visite en Finlande, qui a commencé le 22 février 2015. Le métropolite Tikhon est accompagné de l’archevêque Melchisedec de Pittsburgh et de Pennsylvanie occidentale, de l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA et d’autres représentants de cette Église. Plusieurs événements marquent cette visite. Tout d’abord la concélébration du métropolite Tikhon et de l’archevêque Léon et encore d’autres hiérarques des deux Églises au monastère du Nouveau Valaam, le dimanche 28 février. Dans son allocution à l’issue de la liturgie, le métropolite Tikhon a déclaré, entre autres : « Alors que nous sommes séparés par de grandes distances, l’Église orthodoxe de Finlande et l’Église orthodoxe en Amérique partagent une histoire et une vision communes. Le premier saint d’Amérique vint en Alaska depuis Valaam. La participation du défunt archevêque Paul de Finlande à la canonisation, en 1970, de St Germain à Kodiak, en Alaska, reste un signe vivant de notre voie commune dans la mission et la sainteté. La présence persistante du fruit monastique et missionnaire de saint Germain et de ses prédécesseurs du grand Nord a été vivement ressentie au cours de notre visite. Les Églises orthodoxes en Finlande et en Amérique du Nord vivent dans des sociétés démocratiques occidentales, nous offrant de nombreuses occasions de témoignage et de mission, de travail pastoral et de bon ordre de notre vie d’Église. Nos églises bénéficient de structures de responsabilité partagées du peuple de Dieu entier, évêques, prêtres et laïcs. Nos sociétés présentent pour nous aussi de nombreux défis. Parfois, ces défis demandent de nous le courage d’être critiques envers nos sociétés, d’être à contre courant. D’autres fois, nos sociétés nous défient pour examiner notre foi, notre tradition, notre conscience, pour répondre à des questions difficiles qui troublent nos nations et notre peuple. En tout temps, nous devrions nous efforcer de dire la vérité dans l’amour, ce qui peut être fait seulement en acquérant l’humilité de notre Seigneur Jésus-Christ. Les Églises orthodoxes de Finlande et d’Amérique sont unies avec les Églises orthodoxes d’Europe de l’Est et du Moyen Orient dans l’adhésion fidèle à la tradition orthodoxe et la confession de la foi orthodoxe. En outre, en portant en nous-mêmes l’expérience occidentale, nos Églises contribuent à la plénitude de l’orthodoxie aujourd’hui, en donnant une preuve claire que la foi orthodoxe est une foi vivante, apte à porter témoignage aussi bien en Occident qu’en Orient. Dans cette perspective, on doit regretter que nos Églises n’aient pas eu la possibilité de participer à la préparation du saint et grand Concile qui sera convoqué en Crète en juin de cette année ». De son côté, l’archevêque Léon a répondu, entre autres : « Nos Églises sont semblables sous de nombreux aspects. Toutes les deux fonctionnent dans des sociétés occidentales. Nos systèmes administratifs sont transparents. Les laïcs ont un rôle actif dans l’administration de l’Église à tous les niveaux. Les deux Églises sont actives dans l’œcuménisme et sont séparées des structures étatiques. Le grand et saint Synode, qui est d’une importance énorme pour toutes les Églises orthodoxes est prévu en juin prochain à l’Académie orthodoxe de Crète. L’Église orthodoxe de Finlande n’a pu participer à sa préparation pendant plusieurs années maintenant, parce que seules les Églises autocéphales y étaient invitées. L’Église orthodoxe en Amérique, cependant, n’a pu participer au processus de préparation parce que votre autocéphalie n’a pas reçu une reconnaissance universelle. Nous avons pris connaissance du rapport de la synaxe concernant le concept d’autonomie. Mais la question de l’autocéphalie semble reportée. Nous espérons que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique recevra bientôt une reconnaissance universelle parce que l’existence d’une Église orthodoxe locale devrait toujours être fondée sur le principe territorial, et non sur un principe ethnique. De nombreux diocèses orthodoxes fondés sur un principe ethnique comme l’indiquent leurs noms eux-mêmes, affaiblissent sérieusement la mission et le témoignage orthodoxes. Votre Béatitude, examinons certaines formes de coopération futures pour nos Églises. Comme nous l’avons mentionné précédemment, plusieurs étudiants finlandais ont étudié au Séminaire Saint-Vladimir à New York. Les dernières années ont été assez immobiles. Mais maintenant, nous avons besoin de trouver des jeunes gens talentueux qui pourraient étudier à vos séminaires, et ceux qui pourraient venir de l’Église orthodoxe en Amérique à Joensuu pour quelques mois, afin de connaître la vie de notre Église, ou étudier à l’Université au moyen des programmes d’échanges internationaux d’étudiants existants, seraient bienvenus. Puisque nos Églises existent dans le cadre de cultures et conditions assez semblables, nous considérons qu’il est important d’avoir un dialogue dans le domaine de l’éthique orthodoxe. Les sujets qui sont maintenant pertinents comprennent le concept de la famille, le respect de la vie à la fois dans ses phases commençantes et finissantes, ainsi que les questions de bioéthique. En Finlande, notre Église a l’occasion de vivre en contact étroit avec la société. Cela est plutôt utile pour annoncer la foi orthodoxe. Cette situation soulève également de nouvelles questions. Nous avons besoin de nouvelles perspectives découlant d’une pensée authentiquement orthodoxe pour répondre à ces nouvelles questions ». Au cours de sa visite, le métropolite Tikhon a prononcé une allocution sur « Le développement des vocations monastiques » à la session d’ouverture de la conférence annuelle du clergé de l’Église orthodoxe de Finlande. Le jour suivant, le père John Jillions a fait une communication au clergé finlandais sur les défis pastoraux vécus par l’OCA de nos jours. Le métropolite Tikhon et la délégation de l’OCA participeront à un séminaire d’une journée à Haaparanta, en Suède, sur la situation actuelle des réfugiés. Outre leur visite au Nouveau Valaam, le métropolite Tikhon célébrera la sainte Liturgie au monastère féminin de la Sainte-Trinité à Lintula. Des célébrations liturgiques et une présentation de la vie de l’OCA auront lieu en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Oulu, où la délégation sera hébergée par le métropolite Élie, diplômé du Séminaire Saint-Vladimir. À Joensuu, la délégation sera accueillie au Département de théologie de l’Université de Finlande orientale par le professeur Matti Kotiranta et d’autres universitaires, ainsi qu’à l’église Saint-Nicolas de cette ville. À Kuopio, la délégation visitera le siège de l’archidiocèse, le musée de l’église et la cathédrale Saint-Nicolas. D’autres rencontres sont prévues avec l’archevêque luthérien Kari Mäkinen et le doyen du diocèse luthérien d’Oulu, avec des représentants du ministère finlandais de la culture et des arts et du Conseil œcuménique finlandais. L’Église orthodoxe de Finlande est une Église autonome au sein de la juridiction du Patriarcat de Constantinople. Après l’indépendance de la Finlande, l’Église orthodoxe de Finlande a acquis le statut d’Église nationale à l’instar de l’Église luthérienne. En 1921, le saint patriarche Tikhon de Moscou lui a accordé l’autonomie. En raison des troubles politiques en Union soviétique et les difficultés de maintenir les contacts, l’Église de Finlande demanda d’être reçue au sein du Patriarcat de Constantinople, ce qui fut accepté le 6 juillet 1923 au moyen d’un Tomos, lui accordant le statut d’archevêché autonome. Actuellement, l’Église orthodoxe de Finlande dispose de trois diocèses avec 60 000 fidèles.

Sources : 1 et 2

Le professeur Paul Meyendorff (Église orthodoxe d’Amérique) et le hiéromoine Romain (Église de Finlande) ont rendu visite à la Faculté de théologie du diocèse du Kenya du Patriarcat d’Alexandrie

L’un des professeur de la faculté écrit : « Nous soulignons toujours l’importance de l’éducation ici, dans les établissements scolaires, secondaires et supérieurs, laquelle est donnée selon les critères corrects de la spiritualité orthodoxes. C’est ce que nous vivons quotidiennement ici, dans l’espace de notre Faculté patriarcale, où sont formés des jeunes de différents pays du continent africain. C’est ce que nous avons ressenti tout spécialement à l’occasion de la visite deux professeurs, le père Romain, de Finlande, et le Dr. Paul Meyendorff, fils du prêtre et théologien Jean Meyendorff, d’éternelle mémoire. Lors de leur séjour ici, les deux professeurs ont été admiratifs du sérieux des étudiants, de leur attitude et leur application, de leur façon de vivre les offices quotidiens, matin et soir, avec leurs voix harmonieuses et leur participation active. Les professeurs ont été impressionnés et sont partis tard le soir. Le matin, dans la grande salle de la bibliothèque de la faculté, le professeur Meyendorff a parlé devant environ 200 jeunes gens et jeunes filles, ainsi que les prêtres, au sujet de l’ecclésiologie du sacrement du Baptême. Tant les enseignants que les étudiants, de même que d’autres jeunes ont posé des questions au professeur Meyendorff et au métropolite du Kenya, lesquels ont donné leur réponse avec des effets excellents. Tous sont partis satisfaits et enthousiastes. Le métropolite a remercié les deux professeurs pour leur venue. Le père Romain a informé l’auditoire que la Faculté patriarcale sera reconnue bientôt comme égale à toutes les autres facultés de théologie, les deux professeurs étant convaincus du niveau académique élevé de la faculté locale. Le métropolite a célébré et a prêché dans une église provisoire dédiée à saint Jean, en présence des deux professeurs et des étudiants de la Faculté patriarcale. L’éducation académique, lorsqu’elle est accompagnée de la vie liturgique quotidienne selon la Tradition de l’Église orthodoxe est synonyme de sainteté. C’est ce que nous vivons chaque jour et nous voyons le changement, l’impact chez les jeunes qui sont éduqués ici. Il en résulte qu’ils deviennent de véritables enseignants et pédagogues ».

Source

Un incendie a ravagé plusieurs bâtiments du monastère « Nouveau Valaam » en Finlande

Le 23 janvier, plusieurs bâtiments du monastère de la Transfiguration du Sauveur, dit « Nouveau Valaam » à Heinävesi en Finlande ont été ravagés par un incendie. Le bâtiment principal n’a toutefois pas été touché. Les dommages pourraient atteindre des centaines de milliers d’euros.

Source: Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Télévision (Arte): une oeuvre du compositeur Einojuhani Rautavaara pour l’Eglise orthodoxe de Finlande

049799-000_orthodoxeklaenge_01La chaine de télévision Arte diffuse actuellement, et rediffuse (prochainement: les 26 et 27 novembre), en deux parties, l'enregistrement d'une oeuvre du compositeur finlandais Einojuhani Rautavaara (lui-même luthérien selon le site d'Arte) commandée par l'Eglise orthodoxe de Finlande, Vigilia pour la Décollation du Précurseur (29 août), et interprétée récemment à Helsinki: voir cette page avec une bande-annonce vidéo, des photographies (dont celle ci-contre) et des explications, ainsi que cette autre page.

Une délégation des Églises chrétiennes de Finlande à Moscou

Le 12 juin 2012, une délégation des Églises chrétiennes de Finlande est arrivée à Moscou. La délégation comprend l’archevêque Léon de Carélie et de toute la Finlande (Église orthodoxe de Finlande), l’archevêque Kari Mäkinen de Turku, Primat de l’Église luthérienne-évangélique de Finlande, l’évêque Teemo Sippo d’Helsinki (Église catholique romaine), l’archiprêtre Victor Liutik, recteur de l’église de l’Intercession d’Helsinki et représentant du Patriarcat de Msocou en Finlande, le révérend Kimmo Kiarianen, directeur exécutif du Département des relations internationales de l’Église luthérienne-évangélique de Finlande, Tuomo Pesonen, chef du service d’information de l’Église luthérienne-évangélique de Finlande et deux interprètes. La délégation a été accueillie à l’aréoport de Cheremetievo par l’archiprêtre Dimitri Sizonenko, secrétaire du DREE aux relations interchrétiennes et par d’autres employés du DREE. Le même jour, la délégation finlandaise a visité l’église du Christ Sauveur. Ils ont également visité l’exposition intitulée « l’Art de la broderie en perles », actuellement visible à l’église du Christ Sauveur.

Slource : Mospat.ru

 

Décès du métropolite Jean de Nicée, archevêque émérite de Carélie et de toute la Finlande

NikeanmetropoliittaJohannLe 1er juillet, Mgr Jean de Nicée, archevêque émérite de Carélie et de toute la Finlande est décédé. Né à Turku, en Finlande, en 1923, dans une famille luthérienne, Jean Wilho Rinne a rejoint l'Église orthodoxe en 1966. En 1967, il reçoit la tonsure monastique au monastère Saint-Jean-le-Théologien sur l'île de Patmos. En 1969, il est élu évêque de Laponie. En 1971, il a obtenu un doctorat de droit canonique à l'université de Thessalonique. En 1972, il devient métropolite d'Helsinki et en 1987, archevêque de Carélie et de toute la Finlande jusqu'à son retrait en 2001. Il fut un expert internationalement renommé dans le droit canon.

Sources: Église orthodoxe de Finlande, OCA

Finlande: Mgr Léo rappelle qu’un prêtre ne peut pas participer à des élections politiques

Hier, Mgr Léo de Finlande a rappelé qu'un prêtre ne peut pas participer à des élections politiques. La question se pose dans ce pays depuis que le père Mitro Revon a annoncé le 16 avril dernier qu'il prendrait part aux élections européennes en tant que membre de la liste du Parti social-démocrate finlandais. Le 26 mai, une réunion de l'épiscopat de l'Eglise orthodoxe de Finlande se tiendra à Helsinki pour évoquer cette affaire et les conséquences pour le statut de prêtre du père Mitro. Celui-ci est invité à s'expliquer lors de celle-ci.

Sources: Eglise orthodoxe de Finlande, Cerkiew.pl

Finlande: un nouveau recteur pour la paroisse orthodoxe d’Helsinki

La  paroisse orthodoxe d’Helsinki a élu son nouveau recteur. Les résultats du vote ont été proclamés hier par le porte parole de la paroisse, le père Jurki Penttonen. Les trois candidats avaient été présélectionnés par le métropolite Ambroise d’Helsinki. Est élu le père Markku Salminen par 821 voix  Le père Elias Huurinainen recueillant 314 suffrages tandis que le hiéromoine Andreas Larikka en obtenait 203. Le taux de participation à l’élection est très bas 9,3 %. Moins d’un paroissien sur dix s’est rendu au scrutin qui s’annonce pourtant comme crucial pour l’Eglise orthodoxe en Finlande.

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Surprise et réfutation à la suite d’une proposition de Mgr Ambrosius (Finlande) d’établir la communion eucharistique entre orthodoxes et luthériens

Lors d’un récent séminaire, le métropolite d’Helsinki (Eglise orthodoxe finlandaise), Mgr Ambrosius, a proposé d’établir la communion eucharistique entre l’Eglise orthodoxe (1% de la population) et l’Eglise luthérienne (85% de la population – voir ici). Il a suggéré que cette mesure pourrait être introduite à l’occasion des mariages entre orthodoxes et luthériens. L’archevêque luthérien Jukka Paarma, qui est à la tête de l’Eglise luthérienne finlandaise, a répondu en disant que « l’Eglise luthérienne doit prêter attention à la proposition de Mgr Ambrosius et discuter du sujet ».

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Visite de Mgr Leo de Finlande

Leo_1Mgr Leo, archevêque de Carélie, primat de l’Eglise orthodoxe
de Finlande
, sera accueilli par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, samedi
12 février à 10 heures à l’église Saint-Serge (93, rue de Crimée, Paris 19e).

En soirée, il célèbrera les vigiles dans la paroisse de la
Sainte Trinité (crypte de la cathédrale, 12, rue Daru, Paris 8e), à partir
de 18 heures.

Le lendemain, dimanche 13 février, lors de la
séance académique annuelle de l’Institut Saint-Serge (93, rue de Crimée,
Paris 19e), à 15 heures, il lui sera remis un doctorat de théologie honoris
causa. Le père Boris Bobrinskoy donnera le compte rendu de l’année
universitaire 2003-2004. Le discours académique sera prononcé par Michel Stavrou.
Il aura pour sujet : « L’Esprit procède du Père par le Fils. L’actualité
de la pneumatologie de Nicéphore Blemmydès (13e siècle) ».

Pour un rapide historique de l’orthodoxie en Finlande  cliquez ICI !

23 novembre (ancien calendrier)/6 décembre (nouveau)

23 novembre (ancien calendrier)/6 décembre (nouveau)
Carême de la Nativité
Après-Fête de la Présentation au Temple de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie (jusqu’au 25 Novembre). Saint Amphiloque, évêque d’Iconium (394) ; sainte Félicité et ses sept fils : saints Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, martyrs à Rome (vers 164) ; saint Clément, premier évêque de Metz (IIIème s.) ; saint Sisine, évêque de Cyzique, et Théodore d’Antioche, martyrs (IVème s.) ; saint Colomban, missionnaire, abbé de Luxeuil (615) ; saint Grégoire, évêque d’Agrigente (630) ; sainte Vulfétrude, abbesse à Nivelles (669) ; saint Trond, prêtre en Hesbaye, Belgique (vers 690) ; saint Alexandre de la Neva, prince russe (1623) ; saint Mitrophane, évêque de Voronège (1703) ; saint Antoine de lezeru-Vâlcea en Roumanie (XVIIIème s).

SAINT ALEXANDRE DE LA NEVA

À l’époque la plus critique de l’histoire mouvementée du peuple russe, saint Alexandre brilla par son courage et ses vertus de chef d’état chrétien. Énergique, vaillant, défenseur de la foi et de la justice, il reçut de Dieu la mission d’offrir sa vie au service de son peuple assailli de toutes parts. Fils de Iaroslav Vsevolodovitch, prince de Pereïaslavl-Zalesski, au nord de Moscou, saint Alexandre naquit en 1220. Dès son plus jeune âge, le prince fut initié au métier des armes et à l’art du gouvernement par son père ; mais il apprit aussi à user de l’un et de l’autre avec sagesse et modération pour la cause de la piété et de la justice, grâce à la fréquentation assidue de l’église et à la méditation des saintes Écritures. Alexandre était si beau, si vaillant et se comportait avec un tel esprit évangélique, qu’il faisait l’admiration même de ses ennemis.
En 1228, âgé de seulement dix ans, il était devenu avec son frère aîné, Théodore, prince de la fière et grande ville de Novgorod. Il fit de bonne heure l’expérience des difficultés du gouvernement, car les habitants de la ville étaient divisés par des luttes fratricides, qui opposaient les riches au pouvoir et les pauvres écrasés par les taxes et la tyrannie des notables. En 1231, cette situation fut aggravée par une terrible famine et un hiver exceptionnellement rigoureux, qui firent de nombreuses victimes. Le jeune prince manifesta alors ses vertus chrétiennes en ouvrant toutes ses réserves et en venant en aide personnellement aux riches comme aux pauvres. Il se fit ainsi aimer de ses sujets et put, peu à peu, imposer son autorité aux habitants qui avaient refusé jusque-là de le reconnaître. Ami du clergé, des moines et des pauvres, il consacrait toute son énergie à la sauvegarde de sa ville menacée.
Depuis 1223, les Tatares (Mongols), venus des steppes d’Asie centrale, avaient envahi et ravagé d’immenses territoires et, entre 1237 et 1239, ils déferlèrent sur la Russie, massacrant la population et pillant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Ils s’emparèrent de Vladimir, mais s’arrêtèrent à environ cent kilomètres de Novgorod pour se diriger vers Kiev qu’ils réduisirent en cendres. Ils se fixèrent ensuite dans la partie sud-est de la Russie, sur un territoire d’une grande importance stratégique, la Horde d’Or , qui contrôlait l’accès à la mer Noire, au Caucase et à l’Asie centrale. Ils soumirent pour plus de deux cents ans les principautés russes à de très lourds tributs, les menaçant constamment de meurtrières invasions en cas de rébellion.
Devenu seul prince de Novgorod à la mort de son frère en 1236, Alexandre eut à affronter un danger plus pressant encore venu d’Occident : le royaume de Suède, celui de Lituanie et les chevaliers teutoniques faisaient en effet converger leurs efforts pour s’emparer des principautés russes affaiblies par l’invasion mongole et par leurs divisions. Le 15 juillet 1240, Alexandre fut contraint de réunir une faible armée pour s’opposer à une violente et massive incursion des Suédois. Mais la veille au soir, saints Boris et Gleb apparurent sur un mystérieux bateau descendant la Neva, en exhortant les rameurs célestes à se hâter pour venir au secours de leur « parent, Alexandre ». Encouragés par cette apparition et assistés par la Mère de Dieu, le jeune prince et ses hommes infligèrent alors une défaite écrasante à leurs ennemis, c’est ce qui lui valut le surnom d’Alexandre « de la Neva ». Malgré cette victoire, le peuple de Novgorod, à nouveau divisé, expulsa quelque temps après son héros. Mais, lorsque, l’année suivante, les chevaliers teutoniques, qui s’étaient emparés de Pskov, menacèrent de prendre Novgorod, on rappela en hâte Alexandre qui, sans rancune, accourut au secours de son peuple et remporta une nouvelle victoire sur les eaux glacées du lac Peïpous (5 avril 1242). Il fut alors accueilli triomphalement à Novgorod et passa les quatre années suivantes à s’opposer aux incursions répétées des Lituaniens, qu’il repoussa définitivement, en 1245, près de Vitebsk.
À la mort de son père, en 1246, Alexandre fut convoqué à la Horde d’Or, auprès du khan tatare avec les autres princes russes. L’usage voulait qu’en rendant hommage au souverain mongol, on se soumît aussi aux rites païens, sous peine de mort . Alexandre le savait, mais il ne voulait pour rien au monde trahir la sainte foi, aussi se prépara-t-il à la mort. Arrivé devant le khan, il s’inclina respectueusement devant son suzerain, mais refusa de se soumettre au rite païen, en disant : « Majesté, je te rends honneur car Dieu t’a octroyé la souveraineté, cependant je ne peux vénérer les idoles, car je suis chrétien et j’adore le seul Dieu en trois Personnes, le Créateur du ciel et de la terre ! » Le khan, impressionné par son courage et ayant été mis au courant des exploits du saint prince, ordonna qu’on ne lui fît aucun mal, et il lui offrit une hospitalité pleine d’égards. De là, Alexandre et son frère André furent envoyés auprès du grand khan, à Qaraqorum, aux extrêmes confins de la Mongolie. Alexandre revint à Novgorod en 1251, épuisé et malade après ce long voyage, mais ayant été confirmé prince de Novgorod et de Kiev, et en ayant acquis la confiance des occupants.
En 1252, André, prince de Vladimir, se révolta contre les Tatares et s’allia aux Suédois, exposant la Russie à de terribles représailles. Alexandre se rendit de nouveau à la Horde d’Or et put éviter l’invasion. Il racheta de nombreux prisonniers avec les réserves de l’État et, ayant obtenu le pouvoir sur toute la Russie, il entreprit de rassembler le peuple de Kiev dispersé. Par la suite, il se rendit une troisième, puis une quatrième fois auprès du khan pour intercéder en faveur de son peuple rebelle aux lourdes taxes et au recensement fiscal imposés par les Tatares.
À la même époque, le saint prince dut résister aux menaces persistantes de l’Ouest. Le pape de Rome, Innocent IV, avait envoyé des missionnaires vers les principautés russes pour convertir le peuple orthodoxe à la foi romaine, mais Alexandre réagit fermement en repoussant les dogmes étrangers à la tradition apostolique transmise au peuple russe par l’intermédiaire de Byzance. Les puissances catholiques levèrent alors une véritable croisade contre lui. En 1256, Suédois, Danois, Finnois et chevaliers allemands se précipitèrent vers Novgorod ; mais Alexandre repoussa la coalition et occupa même la Finlande.
En 1260, les tributs exigés par les Mongols augmentèrent à nouveau et ceux qui ne pouvaient pas s’en acquitter étaient pris comme esclaves par les mercenaires chargés du recouvrement des impôts. On enrôlait également de force de nombreux Russes pour servir dans la campagne engagée par le khan en Perse. Saint Alexandre partit à nouveau en mission à Saraï, obtint l’allégement des taxes et put éviter la conscription obligatoire. Mais, épuisé par le voyage et la maladie, il mourut en route, le 14 novembre 1263, après avoir revêtu le Grand Habit monastique sur son lit de mort, sous le nom d’Alexis.
De nombreux miracles et apparitions eurent lieu auprès de son tombeau, particulièrement à la veille des grandes victoires des Russes contre les Mongols en 1380, 1552 et 1572. En 1380, à la veille de la grande bataille de Koulikovo, les reliques de saint Alexandre furent trouvées intactes. Son culte se développa au sein du peuple, et il fut officiellement reconnu lors du Concile de Moscou de 1547. En 1721, à la suite de sa victoire contre la Suède, le tsar Pierre le Grand fit procéder à la translation des reliques de saint Alexandre à Saint-Pétersbourg, dans l’église principale de la laure qui lui avait été dédiée, et il le proclama protecteur du peuple russe .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire du dimanche, ton 2
Lorsque Tu descendis dans la mort, Toi, la Vie immortelle, Tu anéantis l’enfer par l’éclat de la Divinité. Lorsque Tu ressuscitas les morts des demeures souterraines, toutes les Puissances des cieux s’écrièrent : « Ô Christ, Source de Vie, notre Dieu, gloire à Toi ! »

Tropaire de la fête de l’Entrée au temple, ton 4
C’est aujourd’hui la préface de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu, la Vierge se montre clairement et d’avance, elle annonce le Christ à tous. Et nous, chantons-lui d’une voix forte : Réjouis-toi, accomplissement de l’économie du Créateur.

Tropaire de saint Amphiloque, ton 4
Dieu de nos Pères, / dont la clémence agit toujours envers nous, / n’éloigne pas de nous ta miséricorde, / mais par leurs supplications / gouverne notre vie dans la paix.

Tropaire du saint prince Alexandre de la Neva, ton 4
Tel le précieux rejeton d’une pieuse racine, bienheureux Alexandre, le Christ te manifesta comme un trésor divin de la terre de Russie, un nouveau thaumaturge, très glorieux et agréable à Dieu. Assemblés pour célébrer en ce jour ta mémoire avec foi et amour, par les psaumes et les chants, nous glorifions avec joie le Seigneur qui t’a donné la grâce des guérisons. Aussi prie-Le de sauver cette cité, que le pays des tiens soit agréable à Dieu, et que les fils de la Russie soient sauvés.

Kondakion de saint Amphiloque, ton 2
Tonnerre divin, trompette de l’Esprit, / planteur de la foi et cognée abattant les hérésies, / Amphiloque, pontife bienheureux, / sublime serviteur de la sainte Trinité, / toi qui vis avec les Anges pour toujours, / ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.

Kondakion du dimanche, ton 2
Sauveur tout-puissant, Tu es ressuscité du tombeau : l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur et les morts ressuscitent. A cette vue, la création se réjouit avec Toi; Adam partage l’allégresse, et le monde, ô mon Sauveur, ne cesse de Te louer !

Kondakion du saint prince Alexandre de la Neva, ton 8
Nous te vénérons comme une étoile étincelante, qui se leva en orient et parvint en occident, enrichissant tout ce pays par des miracles et par la bonté, illuminant ceux qui vénèrent ta mémoire avec foi, bienheureux Alexandre. Aussi nous, ton peuple, fêtons en ce jour ta dormition ; prie afin que ta patrie soit sauvée ainsi que tous ceux qui accourent à tes reliques et qui t’acclament : réjouis-toi soutien de notre cité !

Kondakion de la fête de l’Entrée au temple, ton 4
Le temple très-pur du Sauveur, la très précieuse Chambre nuptiale et Vierge, le Trésor sacré de la gloire de Dieu, est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur, introduisant avec elle la grâce de l’Esprit divin ; les anges de Dieu proclament : « Voici le tabernacle céleste ».
Évangile du jour
(Lc XII, 16-21)

Le Seigneur dit cette parabole: Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens; et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

23 novembre

23 novembre
Carême de la Nativité
Après-Fête de la Présentation au Temple de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie (jusqu’au 25 Novembre). Saint Amphiloque, évêque d’Iconium (394) ; sainte Félicité et ses sept fils : saints Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, martyrs à Rome (vers 164) ; saint Clément, premier évêque de Metz (IIIème s.) ; saint Sisine, évêque de Cyzique, et Théodore d’Antioche, martyrs (IVème s.) ; saint Colomban, missionnaire, abbé de Luxeuil (615) ; saint Grégoire, évêque d’Agrigente (630) ; sainte Vulfétrude, abbesse à Nivelles (669) ; saint Trond, prêtre en Hesbaye, Belgique (vers 690) ; saint Alexandre de la Neva, prince russe (1623) ; saint Mitrophane, évêque de Voronège (1703) ; saint Antoine de lezeru-Vâlcea en Roumanie (XVIIIème s).

SAINT ALEXANDRE DE LA NEVA

À l’époque la plus critique de l’histoire mouvementée du peuple russe, saint Alexandre brilla par son courage et ses vertus de chef d’état chrétien. Énergique, vaillant, défenseur de la foi et de la justice, il reçut de Dieu la mission d’offrir sa vie au service de son peuple assailli de toutes parts. Fils de Iaroslav Vsevolodovitch, prince de Pereïaslavl-Zalesski, au nord de Moscou, saint Alexandre naquit en 1220. Dès son plus jeune âge, le prince fut initié au métier des armes et à l’art du gouvernement par son père ; mais il apprit aussi à user de l’un et de l’autre avec sagesse et modération pour la cause de la piété et de la justice, grâce à la fréquentation assidue de l’église et à la méditation des saintes Écritures. Alexandre était si beau, si vaillant et se comportait avec un tel esprit évangélique, qu’il faisait l’admiration même de ses ennemis.
En 1228, âgé de seulement dix ans, il était devenu avec son frère aîné, Théodore, prince de la fière et grande ville de Novgorod. Il fit de bonne heure l’expérience des difficultés du gouvernement, car les habitants de la ville étaient divisés par des luttes fratricides, qui opposaient les riches au pouvoir et les pauvres écrasés par les taxes et la tyrannie des notables. En 1231, cette situation fut aggravée par une terrible famine et un hiver exceptionnellement rigoureux, qui firent de nombreuses victimes. Le jeune prince manifesta alors ses vertus chrétiennes en ouvrant toutes ses réserves et en venant en aide personnellement aux riches comme aux pauvres. Il se fit ainsi aimer de ses sujets et put, peu à peu, imposer son autorité aux habitants qui avaient refusé jusque-là de le reconnaître. Ami du clergé, des moines et des pauvres, il consacrait toute son énergie à la sauvegarde de sa ville menacée.
Depuis 1223, les Tatares (Mongols), venus des steppes d’Asie centrale, avaient envahi et ravagé d’immenses territoires et, entre 1237 et 1239, ils déferlèrent sur la Russie, massacrant la population et pillant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Ils s’emparèrent de Vladimir, mais s’arrêtèrent à environ cent kilomètres de Novgorod pour se diriger vers Kiev qu’ils réduisirent en cendres. Ils se fixèrent ensuite dans la partie sud-est de la Russie, sur un territoire d’une grande importance stratégique, la Horde d’Or , qui contrôlait l’accès à la mer Noire, au Caucase et à l’Asie centrale. Ils soumirent pour plus de deux cents ans les principautés russes à de très lourds tributs, les menaçant constamment de meurtrières invasions en cas de rébellion.
Devenu seul prince de Novgorod à la mort de son frère en 1236, Alexandre eut à affronter un danger plus pressant encore venu d’Occident : le royaume de Suède, celui de Lituanie et les chevaliers teutoniques faisaient en effet converger leurs efforts pour s’emparer des principautés russes affaiblies par l’invasion mongole et par leurs divisions. Le 15 juillet 1240, Alexandre fut contraint de réunir une faible armée pour s’opposer à une violente et massive incursion des Suédois. Mais la veille au soir, saints Boris et Gleb apparurent sur un mystérieux bateau descendant la Neva, en exhortant les rameurs célestes à se hâter pour venir au secours de leur « parent, Alexandre ». Encouragés par cette apparition et assistés par la Mère de Dieu, le jeune prince et ses hommes infligèrent alors une défaite écrasante à leurs ennemis, c’est ce qui lui valut le surnom d’Alexandre « de la Neva ». Malgré cette victoire, le peuple de Novgorod, à nouveau divisé, expulsa quelque temps après son héros. Mais, lorsque, l’année suivante, les chevaliers teutoniques, qui s’étaient emparés de Pskov, menacèrent de prendre Novgorod, on rappela en hâte Alexandre qui, sans rancune, accourut au secours de son peuple et remporta une nouvelle victoire sur les eaux glacées du lac Peïpous (5 avril 1242). Il fut alors accueilli triomphalement à Novgorod et passa les quatre années suivantes à s’opposer aux incursions répétées des Lituaniens, qu’il repoussa définitivement, en 1245, près de Vitebsk.
À la mort de son père, en 1246, Alexandre fut convoqué à la Horde d’Or, auprès du khan tatare avec les autres princes russes. L’usage voulait qu’en rendant hommage au souverain mongol, on se soumît aussi aux rites païens, sous peine de mort . Alexandre le savait, mais il ne voulait pour rien au monde trahir la sainte foi, aussi se prépara-t-il à la mort. Arrivé devant le khan, il s’inclina respectueusement devant son suzerain, mais refusa de se soumettre au rite païen, en disant : « Majesté, je te rends honneur car Dieu t’a octroyé la souveraineté, cependant je ne peux vénérer les idoles, car je suis chrétien et j’adore le seul Dieu en trois Personnes, le Créateur du ciel et de la terre ! » Le khan, impressionné par son courage et ayant été mis au courant des exploits du saint prince, ordonna qu’on ne lui fît aucun mal, et il lui offrit une hospitalité pleine d’égards. De là, Alexandre et son frère André furent envoyés auprès du grand khan, à Qaraqorum, aux extrêmes confins de la Mongolie. Alexandre revint à Novgorod en 1251, épuisé et malade après ce long voyage, mais ayant été confirmé prince de Novgorod et de Kiev, et en ayant acquis la confiance des occupants.
En 1252, André, prince de Vladimir, se révolta contre les Tatares et s’allia aux Suédois, exposant la Russie à de terribles représailles. Alexandre se rendit de nouveau à la Horde d’Or et put éviter l’invasion. Il racheta de nombreux prisonniers avec les réserves de l’État et, ayant obtenu le pouvoir sur toute la Russie, il entreprit de rassembler le peuple de Kiev dispersé. Par la suite, il se rendit une troisième, puis une quatrième fois auprès du khan pour intercéder en faveur de son peuple rebelle aux lourdes taxes et au recensement fiscal imposés par les Tatares.
À la même époque, le saint prince dut résister aux menaces persistantes de l’Ouest. Le pape de Rome, Innocent IV, avait envoyé des missionnaires vers les principautés russes pour convertir le peuple orthodoxe à la foi romaine, mais Alexandre réagit fermement en repoussant les dogmes étrangers à la tradition apostolique transmise au peuple russe par l’intermédiaire de Byzance. Les puissances catholiques levèrent alors une véritable croisade contre lui. En 1256, Suédois, Danois, Finnois et chevaliers allemands se précipitèrent vers Novgorod ; mais Alexandre repoussa la coalition et occupa même la Finlande.
En 1260, les tributs exigés par les Mongols augmentèrent à nouveau et ceux qui ne pouvaient pas s’en acquitter étaient pris comme esclaves par les mercenaires chargés du recouvrement des impôts. On enrôlait également de force de nombreux Russes pour servir dans la campagne engagée par le khan en Perse. Saint Alexandre partit à nouveau en mission à Saraï, obtint l’allégement des taxes et put éviter la conscription obligatoire. Mais, épuisé par le voyage et la maladie, il mourut en route, le 14 novembre 1263, après avoir revêtu le Grand Habit monastique sur son lit de mort, sous le nom d’Alexis.
De nombreux miracles et apparitions eurent lieu auprès de son tombeau, particulièrement à la veille des grandes victoires des Russes contre les Mongols en 1380, 1552 et 1572. En 1380, à la veille de la grande bataille de Koulikovo, les reliques de saint Alexandre furent trouvées intactes. Son culte se développa au sein du peuple, et il fut officiellement reconnu lors du Concile de Moscou de 1547. En 1721, à la suite de sa victoire contre la Suède, le tsar Pierre le Grand fit procéder à la translation des reliques de saint Alexandre à Saint-Pétersbourg, dans l’église principale de la laure qui lui avait été dédiée, et il le proclama protecteur du peuple russe .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la fête de l’Entrée au temple, ton 4
C’est aujourd’hui la préface de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu, la Vierge se montre clairement et d’avance, elle annonce le Christ à tous. Et nous, chantons-lui d’une voix forte : Réjouis-toi, accomplissement de l’économie du Créateur.

Tropaire de saint Amphiloque, ton 4
Dieu de nos Pères, / dont la clémence agit toujours envers nous, / n’éloigne pas de nous ta miséricorde, / mais par leurs supplications / gouverne notre vie dans la paix.

Tropaire du saint prince Alexandre de la Neva, ton 4
Tel le précieux rejeton d’une pieuse racine, bienheureux Alexandre, le Christ te manifesta comme un trésor divin de la terre de Russie, un nouveau thaumaturge, très glorieux et agréable à Dieu. Assemblés pour célébrer en ce jour ta mémoire avec foi et amour, par les psaumes et les chants, nous glorifions avec joie le Seigneur qui t’a donné la grâce des guérisons. Aussi prie-Le de sauver cette cité, que le pays des tiens soit agréable à Dieu, et que les fils de la Russie soient sauvés.

Kondakion de saint Amphiloque, ton 2
Tonnerre divin, trompette de l’Esprit, / planteur de la foi et cognée abattant les hérésies, / Amphiloque, pontife bienheureux, / sublime serviteur de la sainte Trinité, / toi qui vis avec les Anges pour toujours, / ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.

Kondakion du saint prince Alexandre de la Neva, ton 8
Nous te vénérons comme une étoile étincelante, qui se leva en orient et parvint en occident, enrichissant tout ce pays par des miracles et par la bonté, illuminant ceux qui vénèrent ta mémoire avec foi, bienheureux Alexandre. Aussi nous, ton peuple, fêtons en ce jour ta dormition ; prie afin que ta patrie soit sauvée ainsi que tous ceux qui accourent à tes reliques et qui t’acclament : réjouis-toi soutien de notre cité !

Kondakion de la fête de l’Entrée au temple, ton 4
Le temple très-pur du Sauveur, la très précieuse Chambre nuptiale et Vierge, le Trésor sacré de la gloire de Dieu, est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur, introduisant avec elle la grâce de l’Esprit divin ; les anges de Dieu proclament : « Voici le tabernacle céleste ».

Évangile du jour
(Lc XIV,12-15)

Le Seigneur dit aussi à celui qui l’avait invité: lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu’ils ne t’invitent à leur tour et qu’on ne te rende la pareille. Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles. Et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te rendre la pareille; car elle te sera rendue à la résurrection des justes. Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus: Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu!

Le monastère de Valaam a fait sa première récolte de céréales depuis 77 ans

Pour la première fois depuis 1939, les moines de l’île de Valaam ont fait leur récolte de céréales. Toute la récolte est destinée à la ferme et à l’élevage de volailles du monastère. « Cet automne, a été faite la première récolte d’orge depuis 77 ans avec un rendement de 35 quintaux par hectare. Toute la récolte est destinée à la ferme du monastère, et permet de diminuer l’achat de fourrage, et, c’est le principal, de baisser le prix de revient de la production de la ferme, qui fabrique trois sortes de fromages : le « monastico » (pâte dure), « caciotta » (pâte demi-molle) et le « ricotta » (pâte molle). Le fromage est vendu au magasin de l’île de Valaam et toute la production quotidienne est écoulée en une ou deux heures » a déclaré l’économe du monastère le moine Ephrem (Moukhine). En 1939, les terres arables ont été envahies par les mauvaises herbes et les broussailles. Il y a quinze ans a commencé la renaissance de l’agriculture monastique à Valaam et des travaux systématiques d’assèchement des terres ont commencé. Des spécialistes furent trouvés en Finlande voisine, où les conditions climatiques sont semblables, et qui ont fourni la technique convenant aux champs gorgés d’eau de l’île. À l’heure actuelle, on est parvenu à rétablir 80 hectares (l’orge a été semée cette année sur 19 hectares), mais il est encore nécessaire d’agrandir cette surface de 60-80 hectares supplémentaires. Les champs, dans lesquels il y avait au début beaucoup de cailloux, sont préparés en vue de leur exploitation agricole depuis deux ans. Les moyens financiers nécessaires sont offerts par les bienfaiteurs et les membres du Conseil de rénovation du monastère. « Auparavant étaient semés à Valaam de l’avoine, du seigle et de l’orge. On prévoit maintenant des plantations stables d’orge et de cesser ainsi d’acheter du fourrage sur le continent », déclare-t-on au service de presse du monastère. On cultive actuellement à Valaam des pommes de terre, des betteraves, des carottes, des pommes et des graminées vivaces. Des bénévoles aident l’exploitation agricole de Valaam. La totalité des récoltes est destinée aux besoins du monastère.

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Symposium panorthodoxe de musique liturgique à Minneapolis

Des participants de presque toutes les juridictions orthodoxes d’Amérique du Nord ont assisté au Symposium panorthodoxe de musique liturgique qui a eu lieu en la cathédrale Sainte-Marie de Minneapolis du 23 au 26 juin 2016. Environ 150 personnes étaient présentes, venues de 31 États des États-Unis et de 5 pays, dix juridictions orthodoxes étant représentées. Le symposium de cinq jours, subventionné par la Société internationale de musique liturgique orthodoxe (ISOCM) s’est achevée par la sainte Liturgie épiscopale le dimanche de tous les Saints, le 26 juin, célébré par l’évêque Paul de Chicago (Église orthodoxe en Amérique) et le métropolite Élie d’Oulu (Église de Finlande). Durant la Liturgie, les participants ont chanté de nouvelles mélodies des tropaires après la communion, composées par l’archiprêtre Serge Glagolev ainsi que d’autres compositions écrites spécialement pour le symposium. Les jeunes de la cathédrale Sainte-Marie ont chanté des parties des vigiles et la liturgie avec les participants au symposium. Celui-ci comprenait également des ateliers sur l’utilisation du chant byzantin dans la pratique paroissiale, l’enseignement du chant aux enfants, ainsi que des présentations sur la façon de travailler avec les membres âgés d’un chœur. L’allocution de clôture a été prononcée par le père Ivan Moody, qui a exposé comment la beauté, la prière et la musique sont inhérentes à notre ethos chrétien orthodoxe et notre expérience liturgique. L’ISOCM travaille à accroître la sensibilisation à la musique et au chant liturgique orthodoxe, en organisant des assemblées à travers le monde, en publiant des ressources et en facilitant les études qui explorent les multiples facettes de la musique chrétienne orthodoxe. Un site est dédié à cet événement, sur lequel seront publiées les différentes conférences.

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Liste de la délégation du Patriarcat œcuménique au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe

En date du 26 mai, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié la liste de sa délégation au saint et grand Concile, comme suit :
• Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, président du saint et grand Concile
• S.Em. l’archevêque de Carélie et de toute la Finlande, Mgr Léon
• S.Em. le métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie, Mgr Stéphane
• S.Em. le métropolite-doyen de Pergame, Mgr Jean
• S.Em. l’archevêque-doyen d’Amérique, Mgr Dimitri
• S.Em. le métropolite d’Allemagne, Mgr Augustin
• S.Em. l’archevêque de Crète, Mgr Irénée
• S.Em. le métropolite de Denver, Mgr Isaïe
• S.Em. le métropolite d’Atlanta, Mgr Alexis
• S.Em. le métropolite des Îles des Princes, Mgr Jacques
• S.Em. le métropolite de Proikonissos, Mgr Joseph
• S.Em. le métropolite de Philadelphie, Mgr Méliton
• S.Em. le métropolite de France, Mgr Emmanuel
• S.Em. le métropolite des Dardanelles, Mgr Nicétas
• S.Em. le métropolite de Detroit, Mgr Nicolas
• S.Em. le métropolite de San Francisco, Mgr Gérasime
• S.Em. le métropolite de Kisamos et Selinon, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Corée, Mgr Ambroise
• S.Em. le métropolite de Sélybrie, Mgr Maxime
• S.Em. le métropolite d’Adrianoupolis, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Diokleia, Mgr Calliste
• S.Em. le métropolite de Hiérapolis, Mgr Antoine, chef des orthodoxes ukrainiens aux États-Unis
• S.Em. l’archevêque de Telmessos, Mgr Job, représentant permanent du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises
• S.Em. l’archevêque de Charioupolis, Mgr Jean, chef de l’Exarchat patriarcal des paroisses de tradition orthodoxe russe en Europe occidentale
• S.Exc. l’évêque de Nysse, Mgr Grégoire, chef des orthodoxes carpathorusses aux États-Unis
Conseillers spéciaux :
– S.Exc. l’évêque de Christoupolis, Mgr Macaire (Estonie)
– Révérendissime archimandrite Tykhon, higoumène du Monastère de Stavronikita au Mont Athos
– Révérendissime archiprêtre du Trône œcuménique Constantin Myron (Allemagne)
– Très révérende moniale Théoxenie, higoumène du Monastère de la Source Vivifiante, Chryssopigi Chania
– M. Pantéléimon Vingas, grand chartophylax de la Sainte Grande Église du Christ (Constantinople)
– Mme Élisabeth Prodromou, professeur (États-Unis)
– Révérendissime archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire en chef du Saint Synode (de Constantinople), secrétaire (personnel) du patriarche œcuménique

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Visite au Patriarcat œcuménique de Constantinople du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon a accepté l’invitation de Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, à concélébrer la divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges au Phanar, le Dimanche de l’orthodoxie, les 19 et 20 mars. Le métropolite Tikhon avait accepté précédemment des invitations similaires du patriarche Bartholomée. En décembre 2014, il avait visité la Faculté de théologie de Halki ainsi que le patriarcat avec l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA, les archiprêtres John Behr et Alexander Rentel, du Séminaire Saint-Vladimir de New York. En juin 2015, le métropolite Tikhon et le père Alexandre s’étaient rendus au patriarcat à l’occasion de la réunion du comité exécutif de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis d’Amérique. Accompagné par le père John Jillions, le métropolite Tikhon est arrivé à Istanbul le samedi 19 mars, peu après qu’un attentat terroriste ait fait plus de 30 victimes dans le quartier touristique de la ville. La délégation a été accueillie par le diacre Niphon, un moine né aux États-Unis, qui dirige le secrétariat en langue anglaise du Patriarcat depuis 2008. Le samedi soir, le métropolite Tikhon et l’archiprêtre John Jillions ont assisté aux Vêpres en l’église patriarcale Saint-Georges, présidées par le patriarche Bartholomée, qui les a invités dans son bureau après l’office. « Le métropolite Tikhon a transmis les salutations de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique », a déclaré le père John. « Il a discuté avec Sa Toute-Sainteté la question du saint et grand Concile qui approche, la récente visite de Sa Béatitude [le métropolite Tikhon] à Son Éminence l’archevêque Léon et à l’Église de Finlande – une Église autonome sous la juridiction du Patriarcat œcuménique -, le travail de l’Assemblée des évêques canoniques aux États-Unis d’Amérique, les perspectives d’un dialogue formel renouvelé avec le Patriarcat concernant l’unité orthodoxe et la régularisation canonique de l’Église en Amérique du Nord. Sa Toute-Sainteté, à son tour, a fait bon accueil à la discussion, rappelant son engagement dans ces questions avec le défunt protopresbytre Jean Meyendorff et avec Son Éminence le défunt archevêque Pierre (L’Huillier) » a ajouté le père Jean. « Il était entendu que, tandis que des différences subsistent en ce qui concerne la nature de l’autocéphalie [de l’OCA], cela ne constituait pas un obstacle à la communion et à la concélébration ». Après un échange de cadeaux, le patriarche Bartholomée a encouragé le métropolite Tikhon à lui rendre à nouveau visite à l’avenir. Après la rencontre, le métropolite Tikhon et le père John on dîné avec le patriarche Bartholomée et certains des membres du Saint-Synode patriarcal, dont S.E. le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, avant de réciter l’office de préparation à la sainte communion. Le Dimanche de l’orthodoxie, le 20 mars, le métropolite Tikhon a concélébré la divine liturgie avec le patriarche Bartholomée et les membres du Saint-Synode patriarcal, dont un certain nombre exercent leur ministère aux États-Unis et sont bien connus au métropolite grâce à l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques de ce pays. Après la liturgie patriarcale, un service de requiem a été célébré pour eux qui ont souffert et sont morts pour la foi orthodoxe, avec une procession, au cours de laquelle était portée l’icône des Pères du VIIème concile œcuménique. Le dimanche après-midi, le patriarche Bartholomée et le métropolite Tikhon se sont rendus dans une paroisse locale pour la célébration des vêpres du Dimanche de l’orthodoxie. Un bref concert exécuté par un groupe de chanteurs et de musiciens de Grèce du Nord, s’ensuivit dans la salle paroissiale. Le patriarche Bartholomée fit ensuite de chaleureux adieux au métropolite Tikhon et au père John avant leur départ, le lundi matin 21 mars. Des photographies de l’événement sont disponibles ici. Le métropolite Tikhon a fait la déclaration suivante sur son voyage à Constantinople : « Au clergé, aux membres de l’ordre monastique, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique. Je viens de revenir d’une visite à Constantinople, où j’ai été invité à concélébrer par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée, pour la fête du Dimanche de l’orthodoxie, au Patriarcat œcuménique. L’une de mes responsabilités principales en tant que primat est de représenter l’Église orthodoxe en Amérique dans ses relations avec les autres Églises orthodoxes. Ce voyage tout récent est le dernier d’une série de visites officielles que j’ai entreprises depuis mon élection au rang de métropolite, y compris des visites aux Églises de Russie, Géorgie et Finlande. Une concélébration du métropolite de l’Église orthodoxe en Amérique avec le patriarche œcuménique n’a jamais eu lieu historiquement et était rendue difficile, en premier lieu, en raison de compréhensions différentes qu’ont nos Églises respectives au sujet de l’autocéphalie et de son octroi. Ces compréhensions différentes demeurent, mais, depuis 2009, le nouveau contexte des Assemblées épiscopales a ouvert des opportunités pour un dialogue renouvelé sur l’unité orthodoxe en Amérique du Nord, qui est un engagement essentiel de l’Église orthodoxe en Amérique et qui se trouve au centre de notre vision de l’orthodoxie nord-américaine. La communion eucharistique et la concélébration le jour du Dimanche de l’orthodoxie ont montré de façon visible et publique la conviction, souvent exprimée par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique, à savoir que l’Église orthodoxe en Amérique, ses évêques, son clergé et son peuple sont inclus dans la famille des Églises orthodoxes canoniques, tout en maintenant simultanément la position selon laquelle l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique n’est pas reconnue. Toutefois, l’Église orthodoxe russe, avec les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, confirment et reconnaissent l’autocéphalie de notre Église. Du fait que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe n’est pas reconnue universellement, notre Église n’a pas été invitée aux conférences inter-orthodoxes préparatoires au saint et grand Concile. Nous ne sommes pas non plus invités à celui-ci. C’est notre espoir et notre attente que les Églises orthodoxes trouveront un mode approprié pour inclure notre Église dans les processus inter-orthodoxes à l’avenir. L’Église orthodoxe en Amérique a maintenu sa position constante sur la question de l’unité canonique en Amérique du Nord depuis l’époque du Tomos (le décret officiel) d’autocéphalie octroyé en 1970 par l’Église orthodoxe russe, dont le désir était de travailler dans la direction « de la normalisation des relations entre les différentes juridictions ecclésiastiques en Amérique », dans l’espoir que l’octroi de l’autocéphalie « servirait au bien de l’Église orthodoxe en Amérique et à la gloire de Dieu ». En même temps, nous étions appelés à « demeurer dans des relations fraternelles avec toutes les Églises orthodoxes et leurs primats, ainsi que leurs évêques, clercs et pieux troupeaux, qui sont en Amérique et qui, à l’heure actuelle, maintiennent de facto leur dépendance canonique et juridictionnelle existantes de leurs Églises nationales et leurs primats ». Cette visite toute récente, à l’invitation de Sa Toute-Sainteté était une occasion d’exprimer notre amour fraternel et nos bonnes relations avec le Patriarcat œcuménique, tout en restant néanmoins fermes quant à notre vision de l’orthodoxie en Amérique du Nord. Ce faisant, nous maintenons l’équilibre ecclésial qui est exprimé par la structure de l’Église orthodoxe qui, selon les paroles de Sa Toute-Sainteté, « ne reconnaît qu’une autorité : le concile de ses hiérarques canoniques. Hors d’une décision conciliaire, la distinction entre orthodoxie et hérésie n’est pas possible. Les dogmes et les saints canons portent le sceau de la conciliarité. L’orthodoxie est l’Église conciliaire ». Je demande les prières de tout le clergé, des membres de l’ordre monastique et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, pour tous les primats orthodoxes et leurs Églises, avec leurs évêques et leurs fidèles en Amérique du Nord, afin que nous puissions réaliser les paroles de la prière du Seigneur : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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La diaspora orthodoxe

IVe Conférence panorthodoxe préconciliaire
Chambésy, 6-12 juin 2009

La diaspora orthodoxe

Décision

Convoquée par Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomaios, avec le consensus de Leurs Béatitudes les primats des très saintes Eglises orthodoxes exprimé au cours de leur Sommet au Phanar en octobre 2008, la IVe Conférence panorthodoxe préconciliaire s’est réunie au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, du 6 au 12 juin 2009, sous la présidence de Son Eminence le métropolite Jean de Pergame, délégué du Patriarcat œcuménique.
Cette Conférence, à laquelle toutes les très saintes Eglises orthodoxes autocéphales ont été invitées et se sont fait représenter, a examiné la question de l’organisation canonique de la Diaspora orthodoxe. Conformément à l’article 16 du Règlement des Conférences panorthodoxes préconciliaires, elle a discuté les documents afférents élaborés en 1990 et 1993 par la Commission interorthodoxe préparatoire et soumis à elle, documents qu’elle a modifiés et approuvés comme suit :

1. a) Il a été constaté que toutes les très saintes Eglises orthodoxes ont la volonté unanime que le problème de la Diaspora orthodoxe soit résolu le plus rapidement possible et que celle-ci soit organisée conformément à l’ecclésiologie orthodoxe, et à la tradition et la praxis canoniques de l’Eglise orthodoxe.
b) Il a été aussi constaté que durant la présente phase il n’est pas possible, pour des raisons historiques et pastorales, de passer immédiatement à l’ordre canonique strict de l’Eglise sur cette question, c’est-à-dire qu’il y ait un seul évêque dans un même lieu. Pour cette raison, elle est arrivée à la conclusion de proposer la création d’une situation transitoire qui préparera le terrain pour une solution strictement canonique du problème, sur la base des principes et des directives définis ci-dessous. Cette préparation ne devra pas excéder la date de convocation du futur saint et grand Concile de l’Eglise orthodoxe, de sorte que celui-ci puisse procéder à une solution canonique du problème.
2. a) La présente Conférence propose que, pour la période transitoire où la solution canonique de la question sera préparée, soient créées (ou établies) dans chacune des régions définies ci-dessous des « Assemblées Episcopales » réunissant tous les évêques reconnus canoniques de cette région, qui continueront à être soumis aux mêmes juridictions canoniques qu’aujourd’hui.
b) Ces assemblées seront composées de tous les évêques de chaque région, qui se trouvent en communion canonique avec toutes les très saintes Eglises orthodoxes et seront présidées par le premier parmi les prélats relevant de l’Eglise de Constantinople et, en l’absence de celui-ci, conformément à l’ordre des diptyques. Elles auront un Comité exécutif formé des premiers hiérarques des diverses juridictions qui existent dans la région.
c) Ces Assemblées épiscopales auront pour travail et responsabilité de veiller à manifester l’unité de l’Orthodoxie et à développer une action commune de tous les orthodoxes de chaque région pour remédier aux besoins pastoraux des orthodoxes vivant dans la région, représenter en commun tous les orthodoxes vis-à-vis des autres confessions et l’ensemble de la société de la région, cultiver les lettres théologiques et l’éducation ecclésiastique, etc. Les décisions à ces sujets seront prises à l’unanimité des Églises représentées dans l’assemblée de la région.
3. Les régions dans lesquelles des assemblées épiscopales seront créées, dans une première étape, sont définies comme suit :

  • i. Amérique du Nord et Amérique Centrale.
  • ii. Amérique du Sud.
  • iii. Australie, Nouvelle Zélande et Océanie.
  • iv. Grande Bretagne et Irlande.
  • v. France.
  • vi. Belgique, Hollande et Luxembourg.
  • vii. Autriche.
  • viii. Italie et Malte.
  • ix. Suisse et Lichtenstein.
  • x. Allemagne.
  • xi. Pays scandinaves (hormis la Finlande).
  • xii. Espagne et Portugal.

Les évêques de la Diaspora, qui résident dans la Diaspora et ont des paroisses dans plusieurs régions, seront aussi membres des assemblées épiscopales de ces régions.

4. Ces assemblées, qui sont constituées sur décision de la présente Conférence, sont chargées de compléter les détails du règlement de leur fonctionnement approuvé par elle (la Conférence) et appliquer celui-ci le plus rapidement possible et, certainement avant la convocation du saint et grand Concile.
5. Les Assemblées épiscopales ne privent pas leurs évêques membres des compétences de caractère administratif et canonique, ni ne limitent les droits de ceux-ci dans la Diaspora. Les Assemblées épiscopales visent à dégager la position commune de l’Église orthodoxe sur diverses questions. Cela n’empêche nullement les évêques membres, qui continuent de rendre compte à leurs propres Églises, d’exprimer les opinions de leurs Églises devant le monde extérieur.
6. Les présidents des Assemblées épiscopales convoquent et président toutes les réunions communes des évêques de leur région (liturgiques, pastorales, administratives, etc.). Quant aux questions d’intérêt commun qui, sur décision de l’Assemblée épiscopale, nécessitent d’être examinées à l’échelon panorthodoxe, le président de celle-ci se réfère au Patriarche œcuménique pour que suite soit donnée selon la pratique panorthodoxe en vigueur.
7. Les Églises orthodoxes s’engagent à ne pas procéder à des actes pouvant entraver le processus susmentionné destiné à régler de façon canonique la question de la Diaspora et feront tout leur possible pour faciliter le travail des Assemblées épiscopales et pour rétablir la normalité de l’ordre canonique dans la Diaspora.

Un entretien avec Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie à l’UNESCO

Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie à l’UNESCO

Lors de son récent entretien avec le pape François au Vatican, le président de la Serbie Tomislav Nikolić a reçu l’assurance que l’Eglise catholique romaine restera ferme au sujet de la non-reconnaissance du Kosovo et de la Métochie. Nikolić a demandé l’aide du pape en vue de s’opposer à la tentative de Priština de devenir membre de l’UNESCO.

La première visite du président serbe au Vatican a montré clairement que le pape suit tout ce qui se passe au Kosovo et en Métochie et qu’il est parfaitement au courant des persécutions des chrétiens dans la province sud de la Serbie, et qu’il connaît même les noms de tous les monastères serbes.
L’ambassadeur de Serbie à l’UNESCO, Darko Tanasković, souligne l’importance des efforts du Vatican pour défendre l’héritage spirituel et chrétien au Kosovo et en Métochie. Cependant le Saint-Siège qui possède un statut d’observateur à l’UNESCO, ne s’exprimera donc pas formellement au sujet de l’adhésion du Kosovo. Mais pour la Serbie, tout soutien est actuellement précieux. Le fait que le Vatican ne reconnaisse pas l’indépendance autoproclamée du Kosovo est important pour les pays qui adaptent leur position en fonction de celle du Vatican, déclare Tanasković à Sputnik.

« Le Vatican est très conscient que cette question revêt un caractère beaucoup plus large que la simple adhésion d’un Etat problématique au sein de l’UNESCO et que cette adhésion pourrait bouleverser l’équilibre très fragile de la région, ce que le Vatican ne souhaite sûrement pas, compte tenu de la situation des catholiques et des rapports avec l’Islam. Le Vatican est en mesure, par les contacts de ses diplomates et d’autres officiels, d’expliquer sur un plan général pourquoi il ne serait pas du tout souhaitable en ce moment que le Kosovo entre à l’UNESCO », ajoute l’ambassadeur Tanasković.

Au siège de l’UNESCO à Paris comme partout où cela est possible, la Serbie déploie actuellement une intense activité diplomatique afin d’empêcher l’entrée du Kosovo à l’UNESCO. Les diplomates serbes s’efforcent de convaincre le plus grand nombre de représentants d’autres pays du fait que l’adhésion du Kosovo dans cette organisation serait problématique et qu’elle serait nuisible.

Après l’échec de la tentative faite par l’intermédiaire de la MINUK (Mission Internationale des Nations Unies au Kosovo), c’est l’Albanie, membre de l’UNESCO, qui a fait une démarche en vue d’inscrire cette question à l’ordre du jour. Elle a reçu le soutien de 18 des 58 membres du Conseil exécutif de cette oganisation. La proposition albanaise est soutenue notamment par la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Séoudite, la Finlande…

La proposition albanaise sera d’abord analysée par le bureau de cette instance, puis le 7 octobre elle sera examinée lors de la première session du Conseil exécutif qui doit décider si elle sera inscrite à l’ordre du jour.

Tanasković rappelle que conformément à la Résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU, le Kosovo est placé sous protectorat de la communauté internationale. Or, cette réalité juridique internationale ne se trouve plus respectée depuis longtemps, déclare Tanasković.

« Dès que les 111 pays de la communauté internationale, membres également de l’UNESCO, eurent reconnu le Kosovo et établi des relations diplomatiques avec lui, ils ont de ce fait ignoré la Résolution 1244, ce qu’ils n’étaient pas en droit de faire en tant que membres de l’ONU, mais telle est malheureusement la réalité politique. Face à la réalité juridique internationale fondée sur le système de l’ONU et cette réalité politique générée précisément par le non-respect du cadre international établi par la Résolution 1244 et le statut du Kosovo conforme à cette résolution, nous nous efforçons d’expliquer pourquoi un pas supplémentaire dans la violation du droit international serait particulièrement nuisible, compte tenu du mandat de l’UNESCO et de la mission qui est impartie », précise Tanasković.

Il souligne qu’il est tout aussi important de s’interroger sur la manière dont l’Etat du Kosovo prendrait soin du trésor culturel, historique et spirituel de la province sud de la Serbie. Or on a pu observer lors du pogrom de mars 2004 l’attitude des gens qui seraient chargés de veiller sur ce trésor.

« Même si le Kosovo était un « Etat », ce qu’il n’est pas, il ne remplit pas actuellement les conditions objectives et on ne peut pas s’attendre à ce que les promesses des officiels du Kosovo sur leur comportement futur en tant que membres de l’UNESCO nous permettent de leur accorder notre confiance. Certains États qui ont reconnu son indépendance expriment actuellement des réserves sur leur approbation éventuelle au sujet de l’entrée du Kosovo à l’UNESCO, car il s’agit d’une nouvelle question et d’un problème qui aurait des conséquences d’une grande portée dépassant largement les retombées politiques de la reconnaissance de l’État du Kosovo », souligne l’ambassadeur de Serbie à l’UNESCO.

Au-delà des préoccupations du monde contemporain pour le patrimoine mondial, la décision finale sur l’entrée éventuelle du Kosovo à l’UNESCO sera à l’évidence, politique. Jusqu’à présent, 44 des 158 Etats-membres ont apporté leur soutien à cette adhésion. Mais il ne faudrait pas oublier que l’admission du Kosovo serait un signal adressé à d’autres entités similaires dans le monde à suivre cet exemple, ce qui mettrait en danger la souveraineté et l’intégrité territoriale de certains Etats. Cela constituerait un précédent, car on dérogerait ainsi au principe du droit international selon lequel une entité dépourvue de subjectivité juridique internationale et qui n’a pas fait preuve de sa capacité à se conformer aux principes fondamentaux sur lesquels l’UNESCO repose, peut être admise au sein de cette organisation.

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Symposium international de patrologie au monastère Sainte-Anne à Orşova (Roumanie)

20 professeurs de patrologie venus d’Europe se sont réunis du 7 au 10 septembre 2015, dans le cadre du deuxième Symposium international de patrologie, organisé par l’évêché de Severin et Strehaia au monastère Sainte-Anne à Orşova, en partenariat avec la Faculté de théologie de Craiova. Les travaux du symposium se sont déroulés avec la bénédiction et grâce à la coordination de l’évêque de Severin et Strehaia Nicodème, professeur de patrologie à la Faculté de théologie de Craiova, qui a donné une communication intitulée « la prière selon l’Everghetinos ». Le premier jour du symposium, les communications suivantes ont été données : « Jésus-Christ, Sauveur, Dieu tout-puissant dans la grâce et la vérité, dans la doctrine spirituelle de saint Clément d’Alexandrie » par le R.P. Ioan Caraza, professeur à la faculté de théologie de Bucarest, « Aspects de la théologie liturgique dans les œuvres de saint Nicolas Cabasilas », par l’archimandrite Nicolas Ioannidis, professeur à la Faculté de théologie d’Athènes, « La valeur thérapeutique de l’hésychasme » par le Dr. Krzysztof Lesneiewski, professeur à la faculté de Lublin, « Comment approchons-nous les textes de la tradition chrétienne orientale orthodoxe ? », par le Dr Martin Tamke de Göttingen, « L’éducation comme une voie vers le renouveau et la sagesse dans les textes des saints Pères », par le R.P. Constantin Pătuleanu, professeur à la faculté de théologie de Bucarest et « La vaine gloire selon saint Jean Chrysostome », par l’archimandrite Teofan Mada, de la faculté de théologie d’Arad. Les jours suivants, les conférences suivantes ont eu lieu : « Les diaconesses dans l’ancienne tradition de l’Église. Notes et commentaires patristiques », par le R.P. Nicu Dumitraşcu, professeur à la faculté de théologie de Oradea, « Le phénomène monastique selon l’Histoire Lausiaque », par le R.P. Pablo Argarate, professeur à Graz, « L’impact de saint Irénée sur l’œcuménisme » par le Dr Gunnar af Hallstrom, de Finlande, « Trois aspects de la paix selon la tradition patristique et monastique », par le Dr Siméon Psahalidis, de Grèce, Réflexion sur les racines christologiques de la tradition alexandrine pendant le IVème siècle par le Dr. Svet Riboloff, de Sofia, « La Philocalie – la voie de la perfection en Christ » par le Dr Marina Kolovopoulou, d’Athènes, « St Jean Damascène sur l’Islam » par le Dr. Ion Croitoru, « Le titre « Theotokos » dans les débats christologiques du IVème siècle » par le Dr. Ovidiu Sferlea, assistant à la faculté de théologie de Oradea et « Réception de saint Jean Chrysostome dans l’Église syrienne selon deux florilèges christologiques du VIIème siècle » par Cătălin-Ştefan Popa, de Göttingen. Toutes les communications seront publiées ultérieurement dans un volume édité par l’évêché de Severin et Strehaia, en partenariat avec la Faculté de théologie de Craiova.

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Rencontre des jeunes orthodoxes d’Europe à Cluj-Napoca (Roumanie)

Du 4 au 7 septembre, les jeunes orthodoxes d’Europe se rencontreront à Cluj-Napoca. Le thème de la rencontre sera « Jeunes orthodoxes ensemble pour l’avenir de l’Europe ». En 2015, la municipalité de Cluj-Napoca étant la capitale européenne de la jeunesse, l’Association des jeunes chrétiens orthodoxes de Cluj et l’archevêché orthodoxe de Vad, Feleacu et de Cluj organisent à Cluj-Napoca, du 4 au 7 septembre 2015, la rencontre des jeunes orthodoxes d’Europe. Sont invités à y participer les jeunes orthodoxes dont l’âge est compris entre 14 et 35 ans. La rencontre rassemblera environ 6000 jeunes, de la République de Moldavie, Roumanie et de la diaspora roumaine, Russie, Grèce, Ukraine, Bulgarie, Serbie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie, Finlande, Géorgie, Albanie et Chypre, ainsi que des communautés orthodoxes de Syrie et de Palestine. Afin de souligner encore plus l’impact de cette rencontre non seulement sur l’Église orthodoxe de Roumanie, mais aussi sur tout le monde orthodoxe, le thème de cette rencontre sera « Les jeunes orthodoxes ensemble pour l’avenir de l’Europe ». Le père Raphaël Noica et le père Zacharie Zaharou du monastère de Maldon (Essex) sont au nombre des invités.

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Le métropolite de Borispol et Brovary Antoine : « La création d’une seule Église orthodoxe locale en Ukraine est un projet politique »

Le métropolite de Borispol et Brovary Antoine (Église orthodoxe d’Ukraine) a donné une interview le 26 novembre au site internet « Orthodoxie en Ukraine », que nous publions ci-dessous.

– Monseigneur, ce n’est pas la première année au cours de laquelle, dans la société ukrainienne, des discussions au lieu au sujet de la création d’une seule Église orthodoxe locale. Quelle est votre attitude envers ce « projet » ?

– C’est à très juste titre que vous avez qualifié cette idée de « projet ». Depuis l’apparition de cette idée, elle a toujours été reçue, précisément, comme un « projet ». Au demeurant, un projet politique. Si je ne fais pas erreur, dès la fin des années 1990, les politiciens ukrainiens ont parlé pour la première fois de la nécessité de créer une Église locale unique. Selon moi, cette formulation constitue le clair reflet d’une pensée purement politique. On peut douter qu’une telle formulation corresponde à la conscience de l’Église. De notre point de vue, une Église locale en Ukraine existe depuis longtemps, plus de mille ans. Il est absolument évident que la métropole de Kiev, qui existait depuis l’adoption du christianisme par l’ancienne Russie, était déjà une Église locale.

– Mais la métropole n’était pas indépendante…

– C’est précisément là la question. L’Église locale, ce n’est pas obligatoirement une Église complètement indépendante. On confond souvent chez nous deux concepts : Église locale et Église autocéphale. Naturellement, toute Église autocéphale est locale, mais toutes les Églises locales ne sont pas autocéphales.

– Cependant, la majorité de nos compatriotes considèrent que « autocéphale » et « local » sont une seule et même chose. Pouvez-vous expliquer en quoi réside la différence ?

– « Église autocéphale » est un concept qui littéralement signifie Église d’un lieu défini, d’un territoire défini. Dans le sens strict, on peut appeler Église locale toute unité ecclésiale territoriale présidée par un évêque. Par exemple, chaque diocèse de l’Église orthodoxe d’Ukraine est l’Église locale d’un territoire défini, c’est-à-dire d’une région ou partie de région définie de l’Ukraine. C’était précisément la pensée traditionnelle des Pères de l’Église.

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Colloque scientifique international à Rome, consacré à saint Grégoire de Nysse

À l’Université pontificale de la Sainte-Croix s’est tenu un forum international de recherche consacré aux œuvres de l’un des Pères cappadociens, saint Grégoire, évêque de Nysse. Il s’agit du XIIIème colloque consacré à l’étude de l’héritage de ce Père de l’Église, organisé par l’Université pontificale. Cette année, le thème principal du colloque était le traité de saint Grégoire « Sur le cantique des cantiques ». Cette œuvre a été rédigée par le saint dans les dernières années de sa vie et constitue, selon le sentiment commun des spécialistes, le sommet de son don original de prédication, uni à une pensée théologique profonde et claire, reflétant sa vie spirituelle intense. Après les trois colloques précédents au cours desquelles ont été analysées les œuvres dogmatiques de ce père de l‘Église, le but du présent forum patristique était la discussion des aspects linguistiques, philosophiques et théologiques du contenu homilétique et édifiant du livre sur « Le cantique des cantiques ». Les conférenciers principaux du colloque étaient des patrologues et théologiens connus, entre autres, le professeur de théologie catholique et historique Lewis Ayres (Université de Durham), le professeur Sarah Coakley, professeur de théologie systématique anglicane (Université de Cambridge), le professeur de philosophie médiévale Lenka Korfikova (Université Charles de Prague), et autres. Cette année sont venus plusieurs dizaines de chercheurs des universités et centres scientifiques d’Italie, Grande-Bretagne, Canada, États-Unis, Australie, Allemagne, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Lituanie, Espagne, France, Suisse, Finlande, Danemark, Belgique, Japon et Argentine. Des scientifiques venus de Géorgie, T. Otkhmezuri et N. Melikshvili ont fait un exposé sur ‘Le cantique des cantiques’ de Grégoire de Nysse dans la tradition des traductions géorgiennes » ; la chercheuse serbe A. Gavrilović a fait une communication sur « La vénération de saint Grégoire de Nysse dans la Serbie du Moyen Âge ». Plusieurs conférences ont été données par les patrologues grecs : G. Panagopoulos (« Les noms divins et leur utilisation chez saint Grégoire de Nysse dans le traité ‘Sur le cantique des cantiques ») ; K. Bozinis (« La lecture du traité sur ‘Le cantique des cantiques’ à la lumière de la tradition platonique » etc.

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Devant plusieurs hiérarques orthodoxes, le roi de Jordanie a lancé un appel à l’union pour protéger les lieux saints de Jérusalem

JordanieLe roi Adbullah de Jordanie a souligné la détermination de son pays à protéger la présence chrétienne dans la région et les terres palestiniennes, particulièrement à Jérusalem. Le roi a fait ces remarques alors qu’il recevait des représentants d’Églises orthodoxes de différents pays au Palais Al Husseiniya à Amman. Le prince Ghazi, envoyé personnel du roi et conseiller pour les affaires religieuses et culturelles, a été délégué par le roi de Jordanie pour assister à la prière pour la paix tenue par les hiérarques orthodoxes sur le site du baptême du Christ dans la vallée du Jourdain, tard dans la soirée. Auparavant, les hiérarques avaient également évoqué les problèmes de l’Église orthodoxe. Outre le patriarche de Jérusalem, des hiérarques des Églises orthodoxes de Russie, Géorgie, Serbie, Roumanie, Chypre et Finlande participaient à la rencontre. À Amman, le roi Abdullah a accueilli le patriarche orthodoxe de Jérusalem Théophile III et ses hôtes, déclarant que leur rencontre sur le lieu du baptême du Christ revêtait une « grande signification historique », mentionnant en outre que ces derniers jours qui ont vu la visite en Jordanie du pape François « ont apporté des messages de coexistence et de tolérance ». « C’est ce que le défunt roi Hussein cherchait, et ce que moi-même, personnellement, et nous, collectivement, cherchons : à nous unir comme frères pour la défense de Jérusalem et des lieux saints ». Le roi a jouté qu’il pensait que les défis auxquels fait face Jérusalem constituent la préoccupation de toutes les Églises. « Mon devoir est d’améliorer votre présence non seulement au Moyen Orient, mais aussi en Cisjordanie et à Jérusalem en particulier » a déclaré le roi. « En tant que gardien des lieux saints à Jérusalem et votre frère, les Églises orthodoxes ont mon plein soutien. Je ferai tout mon possible pour être à vos côtés. Les frères qui me connaissent savent bien à quel point je suis engagé pour cette cause. C’est dans cet esprit que je vous accueille tous ! » Mettant l’accent sur le modèle d’harmonie entre les différentes religions en Jordanie, le roi a exhorté les Églises orthodoxes et leurs dirigeants à jouer leur « rôle significatif dans la promotion des valeurs partagées par les trois religions monothéistes ainsi que du message d’harmonie, d’amour et de paix dans la communauté mondiale ». Lors de la rencontre, le patriarche Théophile III a remercié le roi Abdullah au nom des hiérarques orthodoxes, décrivant leur pèlerinage en Jordanie comme faisant partie de la Terre Sainte, et qualifiant la prière pour la paix sur le site du Baptême comme « un moment historique important ». Il a déclaré en outre que les liens tissés entre son Église et la Jordanie étaient une extension des liens profonds qui avaient débuté avec l’accord historique signé par le calife Omar Ibn Al Khattab et le patriarche de Jérusalem Sophrone en l’an 637. Dans leur interview à l’agence de presse jordanienne Petra, les hiérarques des Églises orthodoxes ont fait des remarques similaires, mentionnant leur appréciation du rôle joué par la Jordanie pour défendre l’inviolabilité de Jérusalem et de l’identité chrétienne dans la région.

Les hiérarques orthodoxes ont célébré la liturgie sur l’emplacement du baptême du Christ, priant pour la paix en Terre Sainte et dans la région. Le patriarche de Jérusalem a prononcé une allocution à cette occasion, réitérant la signification du rôle de la Jordanie comme  « ilot de paix » et un modèle à suivre dans le domaine de coexistence et de tolérances religieuses. Il a également appelé les chrétiens du monde entier à visiter le site du Baptême et autres lieux bibliques du royaume de Jordanie, déclarant que sa propre Église ferait de son mieux pour rendre l’expérience des pèlerins « intéressante et mémorable ». Le prince Ghazi et d’autres officiels et personnalités jordaniennes assistaient à la liturgie.

Source (dont photographie): The Jordan Times, traduit de l'anglais pour Orthodoxie.com

Commémoration à Sofia du professeur et théologien russe Nicolas Gloubokovsky

Le 18 décembre a été commémoré le 150e anniversaire de la naissance de l’un des plus éminents théologiens orthodoxes de la fin du XIXème et du milieu du XXème siècle, ayant travaillé dans le domaine du Nouveau Testament, Nicolas Gloubokovsky. À cette occasion, un séminaire scientifique a eu lieu à l’université  Saint-Clément-d’Ohrid à Sofia, dédié à la vie et l’œuvre du professeur Gloubokovsky. Le matin du 18 décembre, un office de requiem a été célébré sur la tombe du célèbre professeur, qui se trouve dans le secteur russe du cimetière de Sofia.

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Lors du séminaire susmentionné, des conférences ont été données au sujet de l’activité du professeur Gloubokovsky comme spécialiste du Nouveau Testament, et aussi sur son œuvre, tant comme homme d’église, que chercheur et enseignant.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch), présences orthodoxes dans le calendrier « Paroles d’espérance » 2014

Starets_Kirill_et_SergeLe calendrier « Paroles d’espérance 2014 » présente pour chacune des 52 semaines de l’année une courte parole de sagesse à méditer. Certaines de ces paroles viennent de malades ou de détenus. La plupart viennent de témoins connus des grandes religions, ou de philosophes et d’écrivains célèbres ayant vécu à différentes époques. Sur une double page, avec le calendrier de la semaine figure une photographie de l’auteur, un résumé de sa biographie et une courte bibliographie.
Ce calendrier est destiné aux détenus des prisons françaises (20.000 d’entre eux le recevont gratuitement cette année), aux lecteurs des revues La Vie et Prier, et aux auditeurs des Radios chrétiennes francophones (RCF). L’éditeur, d’après la diffusion des années précédentes, estime à 5000 le nombre de particuliers qui devraient le commander sur son site.
Deux grands représentants contemporains de la spiritualité orthodoxe – le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch) – figurent dans ce calendrier 2014, aux côtés d’Abba Poemen (un père du désert du Ve siècle), du pape François, de Ma Ananda Moyî, de Djalâl-ud Dîn Rûmî, d’Arthur Schopenhauer, de Jean Vanier, de Vivekananda, de Milarepa, de Ramakrishna, de Jean-Marie Vianney (le curé d’Ars), de Confucius, de François d’Assise, de Taisen Deshimaru, d’Ibn Arabi, de Socrate ou de Charles de Foucault (la diversité des auteurs se veut respecteuse de la diversité d’appartenance confessionnelle du public auquel ce calendrier s’adresse).
L’archimandrite Cyril Pavlov est l’un des plus grands startsi russes actuels. Né en 1920 en Russie dans une famille de paysans croyants, il fut éduqué à partir de douze ans par son frère, non croyant, auprès duquel il perdit peu à peu la foi. Héros de la bataille de Stalingrad – son nom figure dans tous les manuels d’histoire – sa vie prit un tournant décisif en 1946 quand il entra au séminaire. Il y reçut de nombreux signes et miracles qui fortifièrent sa foi. Confesseur des patriarches Alexis Ier, Pimène et Alexis II, et des moines du célèbre monastère de la laure de la Trinité Saint-Serge, il est actuellement en Russie l’un des pères spirituels les plus vénérés, bien que la maladie le maintienne alité depuis plusieurs années et ne lui permette guère de recevoir des visites. De nombreux enseignements et homélies du starets Cyril peuvent être écoutés sur le Web.
Le starets Serge Chévitch (1903-1987) fut l’une des figures les plus charismatiques et les plus lumineuses de l’Église orthodoxe en Occident. Né à La Haye (Pays-Bas), il passa son enfance en Finlande puis près de Saint-Pétersbourg, où son père était général des hussards de la garde de l’empereur Nicolas II. Quelques années après la révolution de 1917, il dut, avec sa famille, prendre le chemin de l’exil et vint s’installer définitivement en France en 1923. De plus en plus en plus engagé dans la vie spirituelle, c’est avec la bénédiction de saint Silouane de l’Athos qu’il devint, en 1941, à la fois moine et prêtre. Menant une vie de renoncement et de pauvreté tout entière vouée à la célébration de Dieu et à l’amour du prochain, son activité se partagea désormais entre la modeste église orthodoxe de Vanves (Hauts-de-Seine) et le petit ermitage du Saint-Esprit à Le Mesnil-St-Denis (Yvelines). Possédant au plus haut degré les vertus de pénitence, d’humilité, de simplicité et de charité, doué des charismes de la prière ininterrompue, de la lecture dans les cœurs et du discernement, il aida, par son intercession et ses conseils empreints de simplicité et de sagesse, de nombreux hommes de toutes conditions venus de toute l’Europe chercher auprès de lui lumière et consolation. Il est actuellement vénéré dans la plupart des pays orthodoxes comme l’un des grands spirituels du siècle dernier.

Estonie: un monastère orthodoxe sur l’île de Saaremaa.

Le samedi 9 juin le métropolite Stephane de Tallinn et de toute l'Estonie et l'évêque de Pärnu-Saaremaa  Alexandre se sont rendus au-lieu dit Reomäe, à 12 km de Kuressaare, la capitale de l'île de Saaremaa, pour l'inauguration de la skite de Saint Jean-Baptiste le Précurseur. Après avoir concélébré la divine liturgie à l'église du Saint-apôtre-André, qui se trouve sur le terrain de 35 hectares mis à la dispostion des soeurs par le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe d'Estonie, les deux hiérarques ont béni les nouveaux locaux de la skite, en présence du clergé de l'île,  d'une nombreuse foule d'orthodoxes venus de toute l'Estonie ainsi que de nombreux amis venus de Finlande et d'Allemagne. Il s'agit en fait de deux bâtiments entièrement rénovés par les soins des soeurs et de leurs bienfaiteurs de Grèce. Le premier bâtiment de 400 mètres carrés, remis entièrement à neuf sur deux niveaux, comprend à l'étage huit cellules pour les soeurs et au rez-de-chaussée, une chapelle intérieure avec une pièce d'accueil pour les visiteurs de passage, la cuisine et la salle -à-manger des moniales, 3 ateliers  (iconographie, broderies buanderie), la cuisine, une pièce pour fabriquer du beurre et du fromage, un bureau pour l'administration et la comptabilité.

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Symposium international organisé par le diocèse métropolitain d’Italie et de Malte du Patriarcat œcuménique, au sujet de « La contribution et rôle du monachisme orthodoxe dans l’Église »

SYNEDRIO MONASTIKO ITALIAC’est avec grand succès que c’est achevé, le vendredi 4 mai le symposium international du diocèse métropolitain d’Italie et de Malte sur le thème « Contribution et rôle du monachisme orthodoxe dans l’Église », qui a commencé le lundi 20 avril au monastère Sainte-Barbara à Montaner (Italie du Nord), avec des intervenants d’Italie, de Grèce, du Mont Athos, de Finlande, d’Allemagne, de Roumanie et de Serbie. Le premier et le deuxième jour ont été consacrés aux conférences du symposium, dirigé par l’archimandrite du Trône œcuménique Athénagoras Fasiolo, représentant du diocèse. Mgr Gennade, métropolite d’Italie, dans la première partie de son allocution, a abordé en termes généraux le rôle du monachisme orthodoxe, puis en seconde partie, la contribution du monachisme grec-orthodoxe dans la « Grande Grèce », c’est-à-dire les régions côtières méridionales de la péninsule italienne, dans le passé et à présent. Read More »

La consécration du saint myrrhon

Saint_myrrhonLa consécration du saint myrrhon (saint chrême) a eu lieu au cours de la divine liturgie du jeudi saint au Patriarcat de Constantinople, sous la présidence du patriarche Bartholomée et avec la participation des représentants des patriarcats d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Serbie, des Églises autocéphales de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie et de Tchéquie, de l’archevêque Léon de Finlande, du métropolite Stéphane d’Estonie et d’une quarantaine d’évêques venus du monde entier (dont un de l’Église de Bulgarie). Les cérémonies de consécration avaient commencé le dimanche des Rameaux. À l’issue de la liturgie, le myrrhon consacré a été déposé au bâtiment prévu à cet effet au Patriarcat. Il s’agit de la troisième consécration célébrée au Phanar depuis l’accession au trône du patriarche Bartholomée. Les deux précédentes ont eu lieu en 1992 et en 2002. Pour voir les photographie de l’évènement, voir cette page. Le même jour, le patriarche de Moscou Cyrille a consacré le saint chrême pour la deuxième fois depuis son accession au trône patriarcal (la première était en 2009). Au cours de la liturgie (compte-rendu et vidéos), il a lavé les pieds de 12 prêtres (vidéo).

Sources et photographie : Phanarion et Amen.gr

L’icône de la Mère de Dieu de Kozelchtchina est amenée en Estonie

Ikon

La célèbre icône de la Mère de Dieu de Kozelchtchina est amenée en Estonie par les représentants de la paroisse orthodoxe finlandaise d’Helsinki. L’îcône pourra être vénérée par les fidèles à Tallin, Tartous et Pärnu, annonce l’administration de l’Église orthodoxe d’Estonie (autonome dans la juridiction du Patriarcat oecuménique). L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kozelchtchina se trouve de façon permanente à la cathédrale de la Dormition à Helsinki. C’est l’une des icônes les plus vénérées en Finlande. Cette icône est une copie de celle qui se trouve au monastère du village de Kozelchtchina, dans la région de Poltava (Ukraine). L’icône fut apportée en Russie par une demoiselle d’honneur de l’impératrice Élisabeth, qui était d’origine italienne et qui, en 1764, s’était mariée à un fourrier ukrainien. Hier, elle a été vénérée à l'église de la Transfiguration de Tallinn. Aujourd'hui, l'icone de la Mère de Dieu sera accueillie le matin dans la cathédrale de la Dormition de la Mère de Dieu de Tartu et dans la soirée dans la cathédrale de la Transfiguration de Pärnu. Dimanche, elle terminera son périple estonien dans la cathédrale des Saints-Syméon-et-Anne de Tallinn, avant de regagner son lieu habituel, dans la cathédrale d'Helsinki.

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Recension: Metropolitan Makarios (Tillyrides) of Kenya, « Adventures in the Unseen III: The Mission Continues »

Adventures in the Unseen Metropolitan Makarios (Tillyrides) of Kenya, « Adventures in the Unseen III: The Mission Continues », Orthodox Research Institute, Rolligsford, 2011, 364 p.
« Aventures dans l'invisible: La Mission continue » est le troisième volume de la série « Aventures dans l’Invisible » consacrée à la Mission orthodoxe en Afrique. La manière dont l’Orthodoxie a été introduite en Afrique orientale au cours du XXe siècle, et la façon dont elle a pris racine et s’est développée relève du miracle. De l’Ouganda, elle s’est répandue au Kenya, en Tanzanie et dans toute l’Afrique. Ces dernières années, les Églises orthodoxes de Finlande, Grèce, Chypre et d’Amérique ont soutenu financièrement leur Eglise sœur en Afrique orientale, mais il faut cependant souligner que, hormis la première impulsion, l’implantation de l'Orthodoxie en Afrique de l'Est a été réalisée par les africains eux-mêmes sans aucune aide missionnaire extérieure.
Ce volume rassemble quatre-vingt-un sermons et discours prononcés de 2006 à 2009 par l’archevêque Macaire, métropolite du Kenya. Il donne un aperçu de l’énorme travail qui a été accompli sous son impulsion au cours des dernières décennies. Il y a soixante-dix ans, l’Orthodoxie n’existait pas en Afrique orientale ; aujourd’hui, un réseau de centaines de paroisses, ayant à leur tête un clergé autochtone, s’étend sur toute la longueur et la largeur de cette vaste région du continent africain. Ces écrits fournissent un témoignage de ce phénomène d’expansion remarquable et constituent une belle leçon pour les Églises orthodoxes présentes en Europe occidentale qui, bien que vivant dans un monde déchristianisé et en quête de spiritualité, sont totalement paralysées dans leurs activités missionnaires par un repli sur leurs identités nationales, culturelles et linguistiques.

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Les églises en bois du nord de la Russie

594px-Jumalansynnyttajan_kuolonuneen_nukkumisen_kirkko_1774Une exposition de photographies, de l'anglais Richard Davies, sur les églises en bois du nord de la Russie se tient en Finlande jusqu'au 30 mai au Musée d'architecture finlandaise à Helsinki. Cette exposition vise à mieux faire connaître ce patrimoine aujourd'hui menacé. Les églises let chapelles photographiées les plus anciennes remontent au début du 16e siècle. Des conférences ont lieu dans le cadre de l'exposition.

La photographie ci-contre est celle de l'église de la Dormition, construite en 1774 à Kondopoga en Carélie.

Source (dont photographie): Ortodoksi.net

Une conférence internationale à Minsk sur “La mission du christianisme au 21e siècle: une perspective orthodoxe”

591f84e62e Du 4 au 7 février, dans la capitale de la Biélorussie, Minsk, s'est tenue une conférence internationale sur "La mission du christianisme au 21e siècle: une perspective orthodoxe". Étaient présents des représentants d'organisations missionnaires, d'établissements universitaires et de communautés locales de Biélorussie, Russie, Bulgarie, Pologne, Finlande, Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis et Kenya. L'objectif principal de la conférence était de faire ressortir l'importance de la mission du christianisme dans le monde moderne et fournir une évaluation de l'activité missionnaire de l'Église orthodoxe. L'apport de la coopération et de l'échange d'expériences entre les diverses organisations missionnaires ont été soulignés.

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La pratique religieuse a augmenté en Roumanie

L'agence Basilica rapporte différentes enquêtes qui montrent une augmentation de la pratique religieuse en Roumanie. En 2008, ce sont près de la moitié (48%) des Roumains qui se rendent à l'église au moins une fois par mois. Ils étaient 30% en 1993. Toutes les classes d'âge sont concernées par cette augmentation, sauf les personnes nées avant 1929 pour des raisons liées à la diminution des capacités physiques. Déjà en 2005, la Roumanie occupait la première place en Europe, pour la pratique religieuse, devant la Pologne et l'Italie. La moyenne européenne s'établit à 25%. Les pays où le pourcentage de la pratique religieuse (fréquentation au moins mensuelle d'une église) est le moins élevé en Europe, selon ces mêmes enquêtes, en 2005, environ 10% de la population, sont les pays du nord de l'Europe, Suède, Norvège, Finlande, ainsi que la France et la Russie. Par ailleurs, en 2008, ce sont 85% des Roumains qui disent avoir confiance dans l'Église. C'est le plus haut niveau de confiance pour une institution en Roumanie.

Source: Basilica
Sur l'Église en Roumanie: ce numéro de la revue Istina paru en 2008 (éditorial).

Intronisation du nouveau primat de l’Eglise orthodoxe en Amérique

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Dimanche 28 décembre, dans la cathédrale Saint Nicolas à Washington D.C., s'est déroulée l'intronisation du nouveau primat de l'Église orthodoxe en Amérique (OCA), Mgr Jonas. Outre les évêques et clercs membres de l'OCA, plusieurs évêques et clercs d'autres juridictions ont participé à l'intronisation: Mgr Mercure (Patriarcat de Moscou aux Etats-Unis), qui a représenté Mgr Cyrille de Smolensk, locum tenens du trône patriarcal russe, Mgr Elie de Philomelion (Eglise d'Albanie), l'archevêque Abel de Lublin (Eglise de Pologne) ; des Etats-Unis, le métropolite Christophe (Eglise serbe), l'archevêque Nicolas (Eglise roumaine), Mgr Thomas (Eglise d'Antioche), Mgr Jérôme (Eglise russe hors frontières).
Le primat de l'Église de Finlande, Mgr Léo de Carélie a adressé un message dans lequel il précise que l'élection de Mgr Jonas a révélé la vocation de l'OCA. Il encourage à poursuivre dans cette voie afin de perpétuer la tradition de manière novatrice. Dans son discours, lors du banquet, le nouveau primat a dit que l'Église ne peut garder son message d'espoir que si tous ses membres ont les yeux fixés sur le Christ.
Photographies: des vigiles, de la divine liturgie.
Source: OCA (page spéciale sur l'intronisation, en anglais)
Photographie: Après l'intronisation, le nouveau primat est entouré des célébrants (source).

Le patriarche oecuménique Bartholomée et d’autres primats orthodoxes ainsi que de nombreuses personnalités aux obsèques du patriarche Alexis

Le patriarche œcuménique Bartholomée sera présent aux obsèques du patriarche Alexis à Moscou. Il sera notamment accompagné par l'archevêque Demetrios d'Amérique. D'autres primats d'Eglises orthodoxes y participeront aussi: le catholicos de Géorgie Elie II,  le patriarche Daniel de Roumanie, l'archevêque Jérôme d'Athènes, l'archevêque Christophore des territoires tchèques et de Slovaquie, l'archevêque Anastase d'Albanie, l'archevêque Léon de Carélie (Finlande). Le métropolite Amfilohije conduira la délégation de l'Eglise de Serbie. Les cardinaux Roger Etchegaray et Walter Kasper représenteront l'Eglise catholique romaine. De France, seront notamment présents frère Alois, prieur de la communauté de Taizé et le père Hyacinthe Destivelle, directeur du centre Istina.

Source: Eglise russe

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Jovan Nikoloski