21/08/2017
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Fête de la Dormition en la basilique de la Mère de Dieu à Tinos (Grèce)

Comme chaque année, la fête de la Dormition a attiré sur l’île de Tinos des pèlerins venus de toute la Grèce. La basilique renferme l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu, qui a cette occasion, est transportée en procession depuis l’église jusqu’au port de Tinos. Ensuite, l’icône regagne son emplacement habituel dans la basilique. On peut visionner ici un court film vidéo avec des extraits de la liturgie de la Dormition de cette année à Tinos, ainsi que la procession, puis l’hommage aux morts du croiseur « Héli » qui avait été torpillé le 15 août 1940, probablement sur l’ordre de Mussolini. Un site internet est également disponible ici dédié à la basilique de Tinos, avec des descriptions et des explications en français.

Source : YouTube. Photographie (basilique de Tinos) : Wikipedia

Les rémunérations du clergé ont été publiées en Grèce

Le ministre grec des Finances a publié des informations sur les rémunérations actuelles des fonctionnaires, auxquels sont assimilés les clercs de l’Eglise orthodoxe de Grèce, qui sont rémunérés par l’État. Selon la nouvelle loi sur la rémunération des fonctionnaires, le salaire de base de l’archevêque s’élève à 

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L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce est convoquée en session extraordinaire le 20 juin

Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni aujourd’hui, mardi 20 juin 2017, sous la présidence de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, afin de s’informer des programmes du cours de religion [dans les établissements scolaires publics, ndt], après la parution des nouveaux numéros du Journal officiel. S.B. l’archevêque a rapporté que les travaux de la Commission de l’Église constituée de trois hiérarques et sa collaboration avec les membres compétents du ministère de l’Éducation, de la Recherche et des Religions, ont eu pour résultat l’abrogation des anciennes dispositions et la publication de nouvelles relativement à la leçon de religion. À la suite de cela, le Saint-Synode permanent a décidé à l’unanimité la convocation extraordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église de Grèce le mardi 27 juin prochain, afin d’informer celle-ci à ce sujet ».

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La famille royale de Grèce a vénéré les reliques de sainte Hélène qui séjournent actuellement en l’église d’Aghia Varvara, près d’Athènes

Le roi Constantin de Grèce, accompagné de son épouse la reine Anne-Marie et de leur fils le prince Paul, s’est rendu à Aghia Varvara, près d’Athènes, où sont actuellement exposées les reliques de sainte Hélène. Le primat de l’Église de Grèce, l’archevêque Jérôme a accueilli la famille royale sur le parvis de l’église, et a célébré un court office devant les saintes reliques. Étaient également présents l’évêque de Phanarion Agathange, directeur général de l’Apostoliki Diakonia, ainsi que le maire de la ville d’Aghia Varvara M. Georges Kaplanis. Le primat, s’adressant à la famille royale, a souhaité que ce pèlerinage apporte du bien à tous. Ensuite, la famille royale s’est dirigée vers l’internat de l’Apostoliki Diakonia où l’évêque Agathange a évoqué l’œuvre de cette institution dans les domaines de la mission, de la diffusion de l’Évangile, mais aussi de la civilisation. Il a proposé ensuite aux membres de la famille de visiter l’internat, afin de communiquer avec les étudiants, ce qu’ils ont accepté volontiers.

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Le métropolite de Kalavryta Ambroise (Église orthodoxe de Grèce) au patriarche œcuménique Bartholomée : « Le Concile de Crète est une voie vers le schisme ».

Le métropolite Ambroise de Kalavryta de l’Église orthodoxe de Grèce a envoyé une lettre, datée du 24 avril, au patriarche œcuménique concernant le Concile de Crète de l’an dernier. Le métropolite commence sa lettre en mentionnant « sa très profonde tristesse et son étonnement » lorsqu’il a appris que le patriarche l’avait « déshonoré » dans une lettre au primat de l’Église de Grèce Mgr Jérôme, appelant celui-ci à « protéger le corps sacré de la hiérarchie [de l’Église de Grèce, ndt] contre les voix extrêmes des métropolites de Kalavryta et du Pirée ». Le hiérarque souligne qu’une telle lettre pourrait être considérée comme un excès de pouvoir et « une tentative d’exercer une sorte de primauté d’autorité sur une Église sœur », le Patriarche de Constantinople ne disposant que « de la primauté d’honneur, non de dignité et d’autorité ». Le métropolite écrit encore que le résultat du Concile de Crète qui, selon lui « n’est ni saint, ni grand » est que l’Église orthodoxe s’est divisée en « scissions multiples, donnant lieu à des bouleversements dans le troupeau du Christ… Un nouveau schisme se développe ». Selon le métropolite, il a été particulièrement erroné d’accorder le titre d’ « Église » à des confessions non-orthodoxes et ce dans une déclaration officielle. « Nous nous demandons alors s’il existe beaucoup d’Églises. Pourquoi donc confessons-nous dans le Credo « l’Église, une, sainte, catholique et apostolique » ? Ne s’agit-il pas là d’une contradiction ecclésiologique, voire même d’une sérieuse déviation dogmatique ? » demande-t-il. « Quel est donc le sens et le contenu théologiques des dialogues promus par vous avec les autres ‘Églises et confessions chrétiennes » ? Pour ce qui nous concerne, nous n’accepterons jamais une telle déviation ecclésiologique. Nous ne renoncerons jamais à toi, bien-aimée orthodoxie [citation de Joseph Bryennios, théologien byzantin du XIVème s., ndt] ». « Autre chose, Toute-Sainteté, est de communiquer ou encore de collaborer avec les catholiques-romains et les autres confessions chrétiennes, au sujet de questions à caractère social, autre chose est de dévier dans des questions de notre foi immaculée ! » En conclusion, le métropolite écrit : « J’ai considéré de mon devoir de vous exposer, publiquement, mes pensées susmentionnées, et je vous demande avec profond respect : 1) de réexaminer, sans autre ajournement, la décision en question du Concile de Crète, sans quoi, nous allons tout droit vers un nouveau schisme au sein de notre orthodoxie, 2) de cesser immédiatement les persécutions des clercs, moines et fidèles enfants de notre Église qui expriment des objections [au Concile de Crète ndt]. Le texte entier de la lettre du métropolite est disponible (en grec) ici.

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Message du Saint-Synode de l’Église de Grèce à tous ses fidèles au sujet du Concile de Crète

En date du 27 janvier 2016, le Saint-Synode de l’Église de Grèce a adressé le message suivant à tous les fidèles au sujet du Concile de Crète :
« Le Saint-Synode de l’Église de Grèce s’adresse à tous les fidèles afin de les informer sur le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes, qui s’est réuni en juin 2016 en Crète. Le but principal du Saint et Grand Concile était le renforcement et la manifestation de l’unité de toutes les Églises orthodoxes, mais aussi la façon de faire face à différents problèmes pastoraux.
• Sur la base des conclusions du Saint et Grand Concile :
• L’Église orthodoxe exprime son unité et sa catholicité par les Saints Mystères. La conciliarité sert l’unité et anime l’organisation de l’Église, la façon dont sont prises ses décisions et détermine son cheminement. Il convient de mentionner également que le Saint Concile ne s’est pas référé seulement à l’autorité des Conciles œcuméniques mais, pour la première fois, lors de celui-ci, ont été reconnus comme Conciles « d’une validité universelle », c’est-à-dire comme œcuméniques, le Grand Concile qui siégea sous le Photius le Grand, patriarche de Constantinople (879-880), les Grands Conciles (de 1341, 1351, 1368) sous saint Grégoire Palamas, et les Grands et Saints Conciles de Constantinople qui ont rejeté le Concile unioniste de Florence (1438-1439), les croyances protestantes (1638, 1642, 1672, 1691) et l’ethnophylétisme, en tant qu’hérésie ecclésiologique (1872).
• Les Églises orthodoxes autocéphales ne constituent pas une fédération d’Églises, mais l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour ce qui concerne la diaspora orthodoxe dans différents pays du monde, il a été décidé que continue le fonctionnement des Assemblées épiscopales avec des représentants des Églises autocéphales, afin que soit sauvegardé le principe de conciliarité, jusqu’à ce que soit appliquée l’acribie canonique.
• Pour l’Église orthodoxe, la famille constitue le fruit de l’union sacramentelle « dans le Christ et dans l’Église » d’un homme et d’une femme et elle la seule garantie de la naissance et de l’éducation des enfants.
• L’Église souligne continuellement la valeur de la tempérance, de l’ascèse chrétienne. L’ascèse chrétienne n’interrompt pas la relation de l’homme avec la vie et le prochain, mais elle le relie à la vie sacramentelle de l’Église. Elle ne concerne pas seulement les moines. L’ethos ascétique est caractéristique de la vie chrétienne.
• L’Église orthodoxe condamne les persécutions, l’expulsion et le meurtre de membres des communautés religieuses, la contrainte dans le vue de changer de foi religieuse, le commerce des réfugiés, les enlèvements, les tortures, les exécutions inhumaines, les catastrophes matérielles. Elle exprime particulièrement son inquiétude pour la situation des chrétiens et de toutes les minorités persécutés au Moyen Orient et dans d’autres endroits du monde.
• L’œuvre fondamentale de l’Église est la mission, c’est-à-dire la lutte pour donner constamment le témoignage de la foi et la prédication de l’Évangile soit aux fidèles qui vivent dans les sociétés contemporaines sécularisées, soit à ceux qui n’ont pas encore connu le Christ.
Le dialogue, principalement avec les chrétiens hétérodoxes (les autres confessions chrétiennes – les hérésies) a lieu sur la base du devoir de l’Église de témoigner dans toutes les directions la vérité et la foi apostolique. C’est ainsi que devient connue à ceux-ci l’authenticité de la Tradition orthodoxe, la valeur de l’enseignement patristique, l’expérience liturgique et la foi des Orthodoxes. Les dialogues ne signifient ni ne signifieront jamais quel compromis que ce soit dans les questions de foi. L’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, telle qu’elle est confessée dans le Symbole de Foi. La sainteté est inconcevable en dehors du Corps du Christ, c’est-à-dire en dehors de l’Église (Eph. I, 23). La sainteté est participation dans le mystère de l’Église et dans ses saints sacrements avec pour épicentre la sainte Eucharistie. Les saints représentent le Royaume de Dieu. L’Église est une, c’est l’Église orthodoxe. Selon saint Basile le Grand « tous ceux qui espèrent dans le Christ ne forment qu’un seul peuple, et les fidèles du Christ ne forment maintenant qu’une seule Église, bien qu’on l’appelle par des noms de lieu différents ». L’Église attend toujours le retour de tous les hommes en son sein, des hétérodoxes et des membres des autres religions. Les textes du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe sont l’objet d’un approfondissement et d’une étude ultérieure. Cela est valable pour tous les Synodes de l’Église. Le dialogue théologique n’est pas interrompu. La précondition nécessaire est naturellement que soit maintenue intacte la vérité théologique et que ce dialogue soit réalisé sans fanatismes et divisions, sans parasynagogues et schismes, qui blessent l’unité de l’Église. Les schismes sont des maladies spirituelles difficiles à guérir. Selon saint Jean Chrysostome : « diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même de l’assemblée [еcclésiale] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (PG 48, 872). Pour cette raison, les fidèles sont exhortés à ne pas donner de donner de poids au paroles de ceux qui les incitent à s’éloigner de l’Église dans le but de constituer un groupe séparé hors du plérôme de celle-ci, invoquant des causes imaginaires d’acribie dogmatique. En terminant ce message, nous souhaitons vous assurer que tous les évêques de l’Église de Grèce veillent, restent inébranlables dans la foi orthodoxe et sont dévoués envers l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (II Cor. XIII,11) ».

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Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels »

Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels ». Le métropolite d’Hydra Éphrem a souligné que l’Église orthodoxe de Grèce est en désaccord avec la directive du ministère de l’instruction publique et se prononce contre les leçons « d’éradication de l’homophobie et de la transphobie » dans les écoles grecques. Le métropolite exhorte les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser enfants assister à de telles « leçons ». Le métropolite de Glyfada Paul considère que l’introduction de ce qu’il appelle « leçon de sodomie » dans les écoles n’est pas un hasard et a rappelé les propos du vice-ministre grec de l’Instruction publique lors de la « gay parade » à Salonique, selon lesquels « les écoliers doivent savoir que la diversité dans les préférences sexuelles est une richesse devant laquelle il ne faut pas ressentir de retenue ou de peur ». Selon les paroles du métropolite, dans les programmes recommandés aux écoliers par le ministère, il est proposé, à côté des discussions sur « l’homosexualité » de parler des « symboles phalliques », de recopier dans un cahier les mots injurieux qu’ils ont entendus, et regarder aussi « les films de contenu correspondant [i.e. sur l’homosexualité] ». Le métropolite Paul a appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser leurs enfants participer aux nouveaux programmes en question. Quant au métropolite du Pirée Séraphim, il s’est adressé à ses fidèles dans une circulaire qui sera lue dans toutes les églises du diocèse métropolitain du Pirée lors des offices dominicaux du 29 janvier 2017. Dans son message, il appelle les parents et les écoliers à exprimer leur protestation et transmettre à la direction des écoles des déclarations de refus pour leurs enfants à participer à la semaine de « déconstruction des stéréotypes sexuels ». La manifestation en question aura lieu dans les écoles secondaires de Grèce conformément à la circulaire du ministère de l’Instruction publique, de la recherche scientifique et des affaires religieuses. Dans son message, le métropolite Séraphim déclare, entre autres : « Aujourd’hui, Satan redresse sa tête effrontément et menace de détruire tout ce qui est bon, élevé, moral, spirituel, chrétien, évangélique, apostolique et conforme à la Tradition des saints Pères, ce qui a été atteint pendant deux millénaires de la vie et de l’activité de l’Église orthodoxe. Il s’efforce de faire dévier l’homme du but de sa création qui est la soumission de la chair à l’esprit, la spiritualisation de l’homme et sa déification selon la grâce, et non le contraire, à savoir le réduire à la chair, soumettre l’esprit à la chair. Cela constitue un renversement du plan du Dieu-Trinité au sujet de l’homme. Satan veut que l’homme devienne un esclave de la chair, du plaisir, du péché, qu’il devienne non pas une créature spirituelle, mais matérielle, à l’instar des animaux sans raison ». Le métropolite Séraphim mentionne dans son message que « l’Église orthodoxe respecte la vie personnelle et privée de chaque homme en tant que choix responsable libre ». L’Église, poursuit le hiérarque, n’a aucunement l’intention de s’immiscer dans cette liberté. En même temps, explique-t-il « l’innocentisation, le soutien, la présentation des passions honteuses et infâmes comme étant un état naturel et une simple différence, heurte la conscience universelle, qui à travers les siècle reconnaît comme conduite sexuelle physiologique les relations d’un homme et d’une femme, du masculin et du féminin ». Le métropolite Séraphim rappelle que la Bible, « exprimant la volonté de Dieu, le Créateur de l’homme », « condamne l’homosexualité comme une passion (…) qui a été sévèrement puni par le feu et le soufre dans les villes de Sodome et de Gomorrhe ». « Pour tous les saints Pères, l’homosexualité est le péché le plus répugnant et impur et constitue une grande impiété devant Dieu, le créateur ». « La reconnaissance publique de l’homosexualité, outre le fait qu’elle offense la décence publique et notre conscience religieuse, envoie à la jeunesse un message de conduite sexuelle anormale et détruit les bases de la famille et de la société grecques dans les circonstances d’un problème démographique aigu, provoque des troubles psychopathologiques chez les enfants qui seront élevés par des couples homosexuels », souligne le métropolite Séraphim. « Dans le nouveau siècle du Royaume de Dieu qui est réalisé dans le cheminement historique et la vie de l’Église orthodoxe, les anciennes passions, les passions terrestres, charnelles, sont abandonnées et l’on vit dès maintenant en fonction des possibilités de chaque fidèle, soit dans le cadre de l’institution bénie du mariage (…) soit dans la vie égale aux anges des moines avec la vertu de la virginité, le cheminement du « selon l’image » jusqu’à la « ressemblance » de Dieu, la victoire de l’esprit sur la chair ».

Sources : 1 et 2

Une assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce aura lieu au mois de mars 2017

Le Saint-Synode de l’Église de Grèce s’est réuni le 11 janvier 2017 sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme. En application de la décision de l’assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce en date du 24 novembre 2016, le Saint-Synode a entériné le texte destiné à l’information du clergé et du peuple au sujet des décisions du Saint et Grand Synode de Crète, qui sera publié dans le feuillet intitulé « Pros ton lao » (« Au peuple »). Le Saint-Synode a décidé que l’Assemblée extraordinaire des évêques l’Église de Grèce sera convoquée les 8 et 9 mars 2017. Au cours de ses travaux, les métropolites suivants présenteront des rapports : Mgr Daniel de Kaisariani, Vyron et Hymettos (rapport sur l’éducation ecclésiastique), Mgr Éphem d’Hydras, Spetsès et Égine (rapport sur l’enseignement religieux) et Mgr Chrysostome de Messinia (rapport sur le cheminement du dialogue avec les catholiques romains). Le Saint-Synode a désigné ensuite le métropolite de Dimitrias et Almyros pour prononcer l’homélie du dimanche de l’orthodoxie (le 5 mars 2017) en la cathédrale d’Athènes.

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Office solennel de requiem pour les victimes du massacre de Kalavrita en Grèce (1943)

C’est avec une solennité particulière qu’a été célébré cette année le requiem pour les victimes du massacre de Kalavrita. Le 13 décembre a été célébré la sainte liturgie en la cathédrale de la Dormition de la Mère de Dieu à Kalavryta, suivie par un service de requiem. La liturgie était présidée par le métropolite de Servia et Kozani Paul, assisté par le métropolite d’Elassona Chariton, lequel a prêché, et le métropolite de Kalvryta Ambroise. Assistaient à l’office le vice-ministre grec de la Défense M. Dimitris Vitsas, représentant le gouvernement hellénique, l’ambassadeur d’Allemagne M. Peter Schoof, ainsi que l’ambassadeur d’Israël, des représentants du corps diplomatique d’Autriche, de Pologne et d’autres pays. Après la liturgie et l’office de requiem, le clergé et l’assistance se sont rendus sur le lieu du massacre pour une prière pour les défunts, ainsi qu’un dépôt de gerbes par les autorités civiles et militaires. Le métropolite Ambroise a remercié les hiérarques venus pour honorer les victimes. Le 13 décembre 1943, l’armée allemande avait fusillé à Kalavryta 800 hommes âgés de 12 ans et plus. Après cela, les soldats incendièrent 1000 maisons du village et des cinquante localités avoisinantes, ainsi que le monastère historique de la sainte Laure, lié historiquement à la révolution grecque de 1821. Aucun des responsables de ce massacre n’a jamais été poursuivi en justice.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète

S’adressant à l’archevêque d’Athènes Jérôme par une lettre datée du 18 novembre 2016 publiée ces derniers jours dans les médias grecs, le patriarche œcuménique menace de cesser la communion avec deux hiérarques de l’Église de Grèce qui critiquent le Concile de Crète, à savoir les métropolites Ambroise de Kalavryta et Aigialea et Séraphim du Pirée. Nous publions ci-dessous la traduction intégrale de cette lettre :

« Votre Béatitude l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Frère très aimé et affectionné dans le Christ Dieu et concélébrant de Notre Humilité, seigneur Jérôme, Président du Saint-Synode de l’Église de Grèce, embrassant fraternellement Votre vénérable Béatitude, nous vous saluons avec une joie extrême.

Il est confessé par tous que notre Sainte Église orthodoxe, l’Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique, se prononce et décide, pour se qui concerne son dogme et son administration, lors des saints Conciles, locaux, élargis, Majeurs ou Grands et Saints, et des Conciles œcuméniques. Quant aux décisions conciliaires prises par l’invocation du Saint-Esprit et en Lui, elles constituent une seule voix, comme saint Chrysostome le déclare en écrivant qu’ « il convient qu’il y ait toujours une seule voix dans l’Église » (Homélies sur la Ière épître aux Corinthiens 36, PG 61, 3315).

Ce principe ecclésiologique et canonique de la consultation et de la décision conciliaires étant la pierre d’angle dans la vie, la mission salvatrice, et le témoignage de notre Église orthodoxe dans le monde, nous communiquons avec Votre Très aimée et Très chère Béatitude et avec la très sainte Église de Grèce et, eu égard à notre responsabilité de Patriarche œcuménique et Président du Saint et Grand Concile qui s’est réuni en Crète, ainsi que gardien du dogme et de l’ordre canonique de l’Église d’Orient, nous attirons votre attention sur notre sérieuse préoccupation personnelle et celle du Synode de l’Église-Mère réuni autour de nous.

Des informations émanant de différentes sources d’information parviennent chaque jour à notre Patriarcat œcuménique et à Notre Humilité personnellement, selon lesquelles le protopresbytre Théodore Zisis [professeur émérite de la Faculté de théologie de Thessalonique, ndt] avec les clercs et laïcs partageant ses opinions, atteignant par l’internet et les divers moyens d’information les autres Églises orthodoxes sœurs, appellent les frères Primats et pasteurs et particulièrement le pieux peuple orthodoxe, à se rebeller contre et à mettre en doute les décisions du saint et grand Concile de notre Église orthodoxe qui s’est réuni avec bénédictions et succès en Crète, et durant lequel la contribution de Votre très chère Béatitude et de la délégation de la très sainte Église de Grèce a été constructive et utile.

Comme si cette corruption des consciences et la provocation de scandales par cette œuvre impie de ces nombreux clercs et de laïcs dans la juridiction de la très sainte Église de Grèce ne suffisait pas, ces informations, non démenties à ce jour, mentionnent que des délégations dirigées par le clerc susmentionné, a visité les très saintes Églises de Bulgarie et de Géorgie, ainsi que l’éparchie ecclésiastique de Moldavie [c’est-à-dire l’Église orthodoxe de Moldavie, auto-administrée au sein du Patriarcat de Moscou, ndt], où elle en a soulevé le plérôme, tout en étant malheureusement reçue par les frères Primats et hiérarques desdites Églises. En outre, selon cette information, ce groupe s’est présenté lui-même pendant sa présence en Géorgie comme y transmettant la conscience de l’Église de Grèce.

Votre Béatitude et le Saint Synode de la très sainte Église de Grèce approuvent aussi, assurément, que les choses diffusées et propagées à dessein et de façon scandaleuse par ces clercs et laïcs constituent, selon les paroles de saint Basile le Grand, « … les poisons des âmes (…) et que ces cerveaux… » des personnes mentionnées « … crient, pleins d’imagination provoquée par leur passion » (Lettre 210 aux premiers citoyens de Néocésarée P.G. 32,777Α). En outre « … diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même du concile [il s’agit ici du Concile de Nicée, ndt] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (St Jean Chrysostome, Contre les Juifs 3, PG 48,872).

Malheureusement, le groupe connu constituant le front contre l’Église canonique et les décisions du Saint et Grand Concile réuni en Crète est renforcé également par des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce, comme par exemple les très saints métropolites de Kalavryta et Aigialea Mgr Ambroise et du Pirée Mgr Séraphim, et ce au moyen d’écrits rédigés à temps et à contretemps, avant et après la convocation du Grand Concile, ainsi que par leur parole inconsidérée à tout sujet. Ceux qui agissent de cette façon oublient assurément que « ce qui a été pensé et décidé conciliairement est préférable et supérieur aux jugements portés individuellement » (Jean de Crète, Réponses à Constantin Cabasilas, archevêque de Dyrrachion, Ralli et Potli, Concordance des divins et saints canons », tome V, p. 403).

Aussi, nous prions Votre Béatitude et le Saint-Synode de l’Église de Grèce qui ont participé au Saint et Grand Concile de Crète et qui ont co-décidé et co-signé tous les textes conciliaires, de prendre, en application de la décision de ce Concile, selon laquelle ces textes sont contraignants pour tous les fidèles orthodoxes, clercs et laïcs (cf. Règlement de l’organisation et du fonctionnement du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, article 13, paragraphe 2), les mesures appropriées et de procéder aux recommandations nécessaires aux clercs mentionnés et aux dirigeants concrets de ce groupe, afin qu’ils cessent d’agir de façon anti-ecclésiale et anti-canonique ainsi que de scandaliser les âmes « pour lesquelles le Christ est mort » et de provoquer des problèmes dans l’Église orthodoxe unie. Sachant tous bien que « rien ne provoque la colère de Dieu comme le fait de diviser l’Église » (St Jean Chrysostome, Sur l’épître aux Éphésiens, PG 62,85), comme cela se produit malheureusement par la conduite des personnes mentionnées, nous n’avons aucun doute que Votre Béatitude et le Saint-Synode de la très sainte Église de Grèce agirez comme il le faut, selon l’acribie canonique, et que vous procéderez aux recommandations et aux exhortations ecclésiastiques aux clercs et laïcs mentionnés, afin qu’ils ne donnent plus lieu à des « scandales », et ce sous menace d’application, s’ils ne reviennent pas à la raison, des sanctions prévues par les divins et saints canons, pour la guérison des meurtrissures provoquées par leur conduite dans le corps de l’Église.

Aussi, nous supplions chaleureusement Votre Béatitude afin qu’elle attire particulièrement l’attention des frères hiérarques de la très sainte Église de Grèce qui ont provoqué l’agitation dans le peuple de Dieu par leurs actions, comme les métropolites susmentionnés de Kalavryta et Aigialea, et du Pirée, déclarant que s’ils ne reviennent pas eux, le Patriarcat œcuménique fera face au problème créé, par la cessation de la communion ecclésiastique et sacramentelle avec eux, comme portant atteinte à la responsabilité et au devoir de tous les Pasteurs orthodoxes envers la sauvegarde de l’unité, de la paix et du témoignage unique de l’Église orthodoxe.

Dénonçant ce qui précède avec peine dans l’âme et douleur dans notre cœur, avant que cette œuvre impie, outrepassant le droit de liberté d’expression et de critique constructive, prenne des dimensions plus grandes et difficiles à guérir, nous nous en remettons, pour ce qui a été dit, à la conscience de Votre Béatitude bien-aimée et celle de la vénérable Hiérarchie de l’Église de Grèce, et vous prions d’agréer l’expression de notre profond amour dans le Seigneur et de notre hommage approprié.

Le 18 novembre 2016

Le frère aimé en Christ de Votre respectée Béatitude,

Bartholomée de Constantinople »

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Le patriarche copte Théodore a été reçu par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce

Le 9 décembre 2016, à l’issue des travaux du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce, les membres de celui-ci avec à leur tête l’archevêque d’Athènes Jérôme, ainsi que les hiérarques membres de la commission des relations inter-orthodoxes et interchrétiennes, ont reçu le patriarche copte Théodore. Celui-ci effectue une visite à l’Église de Grèce du 8 au 14 décembre. Dans son allocution, l’archevêque d’Athènes Jérôme a déclaré, entre autres : « Votre présence ici revêt une valeur majeure à une période exceptionnellement troublée et critique. De nos jours, l’homme cherche désespérément de bons interlocuteurs, une réponse spirituelle et un port serein dans le ballottement de l’histoire. J’ai la certitude que des pensées très précieuses et des paroles essentielles seront échangées mutuellement au cours de votre visite, lesquelles nous aideront à nous approfondir dans tout ce qui nous unit. Aujourd’hui, malheureusement, notre Église et tout le Moyen Orient sont souvent les victimes d’expressions violentes du fondamentalisme religieux, lesquelles mettent à l’épreuve votre pieux troupeau, qui donne en actes le témoignage du Christ. L’Église de Grèce, avec les bons sentiments qu’elle manifeste depuis longtemps envers votre peuple fidèle, est solidaire avec vous. Notre Saint-Synode, conscient de la tragédie et de la gravité des actes de violences commis contre ceux qui croient dans le Christ, a depuis longtemps lancé un appel à la communauté internationale, exprimant son inquiétude pour le destin menacé des chrétiens persécutés du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, et a proclamé la sixième semaine du Grand Carême de l’an passé comme semaine de prière pour ceux-ci ». Après son allocution, l’archevêque Jérôme a offert au patriarche copte Théodore une icône de l’Apôtre Paul en souvenir de sa visite au Saint-Synode de l’Église de Grèce. Dans sa réponse, le patriarche copte a remercié le Saint-Synode pour sa chaleureuse réception et a déclaré à son tour : « Nous avons une histoire et un patrimoine commun, ainsi que des générations qui ont vécu dans nos deux pays, de telle façon que les similitudes et nos valeurs communes sont bien plus nombreuses que les différences et les désaccords. Du fond du cœur, nous vous remercions, Béatitude, pour votre précieuse intervention concernant le problème de la reconnaissance par le parlement hellénique de l’Église copte orthodoxe, à l’instar de six autres Églises chrétiennes, au mois d’octobre 2014. Nous vous remercions aussi pour votre rôle humanitaire, par l’octroi d’aide aux réfugiés venant de pays touchés par la guerre et la catastrophe. Nous ajoutons à ce sujet que l’Église orthodoxe copte en Grèce pourrait contribuer à cette aide envers d’éventuels nouveaux réfugiés ». À l’issue de son allocution, le patriarche copte a invité en Égypte l’archevêque Jérôme et lui a offert une icône de la Fuite en Égypte de la sainte Famille.

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L’archevêque d’Athènes Jérôme évoque des exemples de pauvreté dans la Grèce d’aujourd’hui

Au cours de son allocution, lors d’une action de bienfaisance dimanche après-midi, l’archevêque d’Athènes a mentionné trois exemples d’extrême pauvreté dans la Grèce actuelle : « Des nouveaux pauvres viennent recevoir une assiette de nourriture dans les foyers, mais parce qu’il y a ce jour-là la télévision et des appareils photo, ils cachent leurs visages lorsqu’ils reçoivent l’assiette. C’est là le moindre respect pour la personne humaine. C’est pour cette raison que l’Église a pensé à envoyer les colis dans les maisons », a déclaré l’archevêque. Il a ensuite parlé d’une mère qui venait dans les foyers avec une casserole, demandant poliment qu’on lui mette dedans quatre ou cinq portions. La femme en question, voyant l’archevêque, lui expliqua qu’elle « prenait la nourriture dans la casserole, afin de poser celle-ci en arrivant sur la cuisinière pour que les enfants, de retour de l’école, ne le sachent pas et ignorent que j’avais reçu la nourriture du foyer ». L’archevêque a ensuite donné un troisième exemple : le responsable d’une chapelle de l’archevêché d’Athènes se plaignait que quelques cierges, chaque jour, restaient impayés. Après enquête, il s’avéra que deux enfants les volaient et avaient dit au prêtre : « Mon père, nous n’avons pas de lumière à la maison et nous prenons ces cierges, les mettons ensemble, pour pouvoir apprendre nos leçons le soir ».

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Poursuite de la discussion au sujet du Concile de Crète par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce

Le 24 novembre a siégé, pour le deuxième jour, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, sous la présidence de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, en la salle de réunion de ladite Assemblée. Conformément à l’ordre du jour, la discussion constructive au sujet du rapport du métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a continué, lequel avait pour sujet l’information de l’Assemblée de la hiérarchie concernant les travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. À l’issue de la discussion, l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme a pris la parole et, après avoir remercié tous les intervenants pour leurs prises de position, s’est adressé particulièrement au rapporteur, déclarant entre autres : « Des remerciements et des félicitations sont dues au métropolite de Serrès pour le traitement réussi du sujet ». En conclusion, après le rapport du président, qui a été adopté à l’unanimité, a été soulignée, après l’information approfondie et détaillée de l’Assemblée de la hiérarchie de l’Église de Grèce, la réaffirmation de l’unité de celle-ci. En outre a été décidée l’approbation des propositions du rapport, ainsi que l’étude par le Saint-Synode permanent de tous les textes qui ont été soumis [au sujet du Concile de Crète, ndt] , afin de rédiger un communiqué destiné à l’information du clergé et du peuple. Le rapport complet du métropolite de Serrès et Nigriti Théologue est disponible ici (en grec).

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L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce examine la question du Concile de Crète

S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, en tant que président de l’Assemblée des évêques, s’est adressé aux membres de celle-ci, remerciant leurs Éminences les hiérarques pour leur venue à la Réunion, soulignant ce qui suit : « Le simple et seul souvenir de la Parole salvatrice de notre Seigneur selon laquelle « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 20), est suffisante pour que l’on comprenne la signification spirituelle énorme que revêt, seulement en lui-même en tant qu’événement, la convocation et la réalisation du Saint et Grand Concile de l’Église en Crète, un Concile de tant de Primats des Églises orthodoxes, de tant d’évêques et autres pères. Si nous prenons en considération que l’antique institution synodale est une institution avec une dynamique exceptionnelle, une institution inextricablement liée à la conscience du plérôme de notre Église, il devient alors clair qu’un Concile [c’est-à-dire l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, ndt] après celui-ci doit offrir une Parole spirituelle et ecclésiale fondée et en n’aucun cas ne peut être considérée comme ayant un caractère de constatation, de validation ou de pure procédure formelle. La place de chacun d’entre vous dans le système synodal n’est pas décorative, mais organique et, par voie de conséquence, profondément essentielle. Dans ce cadre de la présence vivante et de l’énergie du Saint-Esprit dans la vie de l’Église, je suis certain qu’en demandant tous l’illumination de Dieu, nous soumettrons de façon responsable nos pensées, nos propositions, notre témoignage personnel, c’est-à-dire ce qu’exigent notre conscience hiérarchique et notre responsabilité épiscopale au sein du Corps de notre Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». S.E. le métropolite de Karystia et de Syros Mgr Séraphim, en tant que vice-président de l’Assemblée, a répondu à l’allocution de l’Archevêque, de la part de leurs Éminences les hiérarques. Ensuite, conformément à l’ordre du jour, le métropolite de Serrès et de Nigriti Mgr Théologue a lu son rapport intitulé « Informations au sujet des travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe ». Dans son rapport, le métropolite s’est référé au fait que la conscience conciliaire, à caractère fondamental, dirige, oriente et illumine toutes les expressions institutionnelles de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour cette raison, les décisions des sept saints Conciles œcuméniques du premier millénaire chrétien, reconnus officiellement, de même que les Conciles majeurs à valeur universelle tenus ensuite, constituent le critère indubitable, non pas seulement pour l’exactitude dogmatique, la théologie, la vie liturgique et l’ethos de l’Église orthodoxe, mais aussi pour la vie en et selon le Christ du plérôme de celle-ci. Ensuite, le métropolite a procédé à une revue historique de la préparation, au cours de longues années, du Saint et Grand Concile, laquelle a commencé en 1930 et a été réalisée en juin de cette année. Poursuivant son exposé, il a fait référence à la contribution continuelle de l’Église de Grèce à la préparation du Concile au niveau organisationnel, à sa précieuse participation à la finalisation des textes votés par le Saint et Grand Concile, de même qu’à toute sa présence, qu’il a qualifiée de digne, substantielle, traditionnelle, vigoureuse, féconde par ses interventions, unificatrice, pluraliste, synthétique, souple, réaliste et fraternelle. Abordant plus concrètement la présence de la délégation de l’Église de Grèce au Saint et Grand Concile, il a souligné de façon caractéristique : « Sa Béatitude le président de notre organisme [c’est-à-dire de l’Assemblée des évêques, l’archevêque d’Athènes Jérôme, ndt], a presque quotidiennement convoqué une consultation de tous les membre de notre délégation afin d’évaluer le cheminement des travaux et de tracer une ligne unique en vue du soutien de la lettre et de l’esprit des prises de positions et des décisions de l’Assemblée des évêques [de l’Église de Grèce qui avait défini au préalable la marche à suivre de sa délégation au Concile panorthodoxe, ndt]. La parole était libre pour tous et les prises de positions de tous ont été respectées. La voie vers l’obtention de l’unanimité dans la salle de réunion de l’Assemblée conciliaire n’a été ni facile, ni toujours pavée de roses, selon le rapport de Sa Toute-Sainteté le président du Corps conciliaire [c’est-à-dire le patriarche Bartholomée, ndt] dans son adresse finale. Il y eut des moments et des heures d’anxiété accrue, de stress psychique et de perplexité intense ». Dans la suite de son exposé, S.E. le métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a présenté la liste complète des 162 hiérarques participant et a communiqué en détails le programme des travaux, les propositions, les amendements et modifications soumis par la hiérarchie du Saint-Synode de l’Église de Grèce au sujet des textes à discuter et à voter par le Saint et Grand Concile. Mentionnant les décisions finales du Concile, il a fait remarquer entre autres : « Le saint et grand Concile a travaillé soigneusement et a pris des décisions sur des sujets à caractère pastoral, comme ceux du jeûne agréable à Dieu et les empêchements au mariage, sur des sujets d’ordre canonique et administratif, comme ceux de la diaspora orthodoxe et statut ecclésial de l’autonomie, et finalement sur les questions des relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien et sa mission envers le monde contemporain. Il a édité pour le peuple et le monde deux textes théologiques de témoignage, de morale et d’actualité orthodoxes, à savoir une Encyclique et un Message. Il a été présenté au monde entier le témoignage dans l’Esprit Saint de notre très aimée Mère, l’Église orthodoxe, sur des sujets fort actuels et brûlants comme : 1) la proclamation de la conscience qu’à d’elle-même la sainte Église orthodoxe en tant qu’Église, Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ. 2) la nécessité pastorale de la mission, de la ré-évangélisation et de la nouvelle immersion des hommes dans les flots vivifiants de la foi et de la tradition orthodoxes. 3) La formulation des principes nécessaires de déontologie et d’éthique pour la recherche scientifique et technologique qui progresse rapidement, atteignant même aujourd’hui mystère sacré de la vie. 4) La sacralité du mystère du Mariage comme icône de l’amour du Christ envers l’Église et l’institution de la famille. 5) La préoccupation indispensable pour les questions d’instruction et d’éducation chrétienne des jeunes. 6) Le phénomène de la mondialisation. 7) L’horreur de la guerre. 8) le problème brûlant des migrants économiques et des réfugiées. 9) Les relations de l’Église et de la science et de l’Église et de la politique. 10) La crise écologique. 11) La pauvreté, la sécularisation, la solitude et de l’individualisme dans les relations entre les hommes. Le Saint et Grand Concile a également élevé une voix de protestation contre le déplacement impitoyable de leurs foyers ancestraux et les persécutions des populations chrétiennes, et a demandé la protection de la liberté religieuse, a condamné sans appel le fanatisme religieux, soulignant que chaque guerre au nom de quelle religion que ce soit, constitue une guerre contre le fait religieux lui-même. Enfin, l’approche axiologique, avec toujours des limites ecclésiologiques et dans le Saint-Esprit, du Saint et Grand Concile est suspendue à l’histoire qui agit sobrement et intègrement, et principalement à la conscience vigilante et divine du Corps ecclésiastique ». Le rapporteur a exprimé les remerciements de tous les participants au Saint et Grand Concile à l’Église-hôte de Crète, et par extension, au Patriarcat œcuménique pour la présentation exemplaire et la réalisation de cette brillante organisation panorthodoxe et de portée mondiale. Il a aussi remercié S.E. le secrétaire en chef et les Services synodaux de l’Église de Grèce, pour la préparation en tout point excellente et minutieuse de tout ce qui concernait la participation de notre Église à cette grande organisation panorthodoxe. Le métropolite a ensuite recommandé les propositions suivantes en vue de la valorisation pastorale des Textes-Décisions du Saint et Grand Concile de Crète :
« 1) Le renvoi, par la décision du Saint-Synode permanent, aux Commissions synodales compétentes concernées des décisions du Saint et Grand Concile en vue d’une étude mesurée, de leur approfondissement et leur interprétation, analyse et valorisation selon les saints Pères (par exemple, les Commissions synodales des questions dogmatiques et nomocanoniques, des relations interchrétiennes, de la Pastorale, de l’Office Divin, de la presse, etc). Comme il se doit, les rapports des organes synodaux susmentionnés seront soumis ensuite au Saint-Synode permanent ou à l’Assemblée des évêques pour action.
2. La collaboration avec les Facultés de théologie nationales pour les questions d’étude théologique des textes et de la valorisation des résultats du Saint et Grand Concile.
3. L’information au niveau des diocèses métropolitains, en premier lieu du clergé paroissial, des communautés monastiques et de nos collaborateurs directs, au sujet du Saint et Grand Concile et de Ses décisions en général, et des décisions/prises de positions y relatives de l’Église de Grèce en particulier, en vue de l’édification des fidèles et pour éviter les mauvaises interprétations (Étude attentive et valorisation du matériel concerné. Textes, Encyclique, Message, études scientifiques et analyses).
4. Information, comme il se doit pastoralement, du plérôme de l’Église de Grèce par l’édition d’une Encyclique concise et rédigée dans une langue abordable, comme l’a déjà fait l’Église de Chypre, pour l’édification et l’information responsable (Édition par les soins du Saint-Synode permanent d’un feuillet informatif « pour le peuple »).
5. Développement dans les groupes d’études paroissiaux, équipe catéchétiques et dans les prédications dans le cadre des diocèses métropolitains de l’Église de Grèce, des considérations, de l’œuvre et des résultats du Grand Concile.
6. Présentation d’émissions, par la station radiophonique de l’Église, concernant l’histoire, les buts et les résultats, pour l’organisation ecclésiale, du Saint et Grand Concile. À cette fin, on pourrait faire appel aux hiérarques, professeurs des Facultés théologiques, à des voix sobres et structurées.
7. Mise en ligne sur le site internet de l’Église de Grèce des textes votés du Saint et Grand Concile, des études et des analyses sérieuses.
8. Attribution à la Commission synodale des relations inter-orthodoxes et interchrétiennes de la constitution d’archives complètes et exhaustives sur tout ce qui concerne le Saint et Grand Concile.
9. Enfin, notre très sainte Église pourrait, par les soins et avec l’assistance du Saint-Synode, charger une Commission synodale compétente et spéciale, de l’évaluation des textes fondés ecclésialement et théologiquement, qui ont déjà é

té écrits et qui contiennent des positions, soit positives soit comportant des réserves, au sujet des décisions du Saint et Grand Concile. Il est de notre devoir, en tant que pasteurs responsables et affectueux, d’entendre avec la plus grande attention et la sensibilité pastorale toutes les positions sérieuses et édifiantes. L’aboutissement de cette étude, que je considère comme exprimant fortement un ethos et une qualité conciliaires, peut aider, valoriser adéquatement, essentiellement, notre très sainte Église et le Concile panorthodoxe en général ». Concluant son rapport, S.E. le métropolite de Serrès et Nigriti Théologue a déclaré de façon caractéristique : « Enfin, très respectés Pères, l’approche axiologique, avec toujours des définitions ecclésiologiques, patristiques et pastorales, du Saint et Grand Concile qui s’est réuni à Kolymbari en Crète, l’approche axiologique, avec toujours des limites ecclésiologiques et dans le Saint-Esprit, du Saint et Grand Concile est suspendue à l’histoire qui agit sobrement et intègrement, et principalement à la conscience vigilante et divine du Corps ecclésiastique ». S’en est suivi un large dialogue sur le rapport, au cours duquel de nombreux hiérarques ont pris la parole. Les discussions doivent continuer le 24 novembre 2016.

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Vêpres panorthodoxes à Véria (Grèce) en l’honneur de saint Clément d’Ohrid

Des vêpres panorthodoxes solennelles ont été célébrées au monastère du Saint-Précurseur à Véria, dans le nord de la Grèce, à l’occasion de la fête de saint Clément, archevêque d’Ohrid. Les vêpres étaient présidées par le métropolite de Plovdiv Nicolas, de l’Église de Bulgarie. Étaient également présents le métropolite de Sébaste Dimitri (Patriarcat de Constantinople), le métropolite de Kinshasa Nicéphore (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Poltava et Mirgorod Philippe (Église orthodoxe d’Ukraine), l’évêque de Braničevo Ignace (Patriarcat de Serbie), l’évêque de Stobi David (archevêché d’Ohrid, Patriarcat de Serbie), l’évêque d’Amathonte Nicolas (Église de Chypre), l’évêque de Supraśl Grégoire (Église de Pologne), le métropolite de Michalovce Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie) et l’évêque de Snepole Arsène (Église de Bulgarie). Participaient également les higoumènes du monastère de la Très sainte Mère de Dieu à Andros, l’archimandrite Eudocime, et de la Mère de Dieu de Dovras, l’archimandrite Pantéléimon, ainsi qu’un grand nombre de prêtres du diocèse de Véria. Né vers 840, Clément d’Ohrid, le plus célèbre disciple des saints Cyrille et Méthode, fut un saint moine et évêque d’Ohrid. Le crâne du saint est gardé au monastère du Saint-Précurseur, non loin de Véria.
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« Apostoli », l’organisme caritatif de l’archevêché d’Athènes, continue à soutenir les familles dans les régions éloignées de Grèce

Apostoli, l’institution caritative de l’archevêché d’Athènes, continue sans interruption, pour le sixième mois, à soutenir les familles se trouvant dans les régions éloignées de Grèce. Une équipe de l’organisme et son directeur général, M. Constantin Dimtsas, s’est rendue à Lesbos et à Chios avec l’aide d’Aegan Airlines, et a transmis plus de 7 tonnes de produits alimentaires, offrant ainsi une aide substantielle à 413 familles qui font face à de sérieux problèmes en raison de la crise économique. À Lesbos, une aide humanitaire comprenant 2200 kg de conserves répartis en 200 colis a été transmise, et le diocèse métropolitain de Chios a reçu pour sa part 4900 kg répartis en 400 colis. Constantin Dimtsas, directeur général de l’institution caritative, a eu des entretiens avec les familles, écoutant les problèmes qu’ils affrontent pour survivre. La crise économique a déchiré et épuisé psychiquement ces familles, dont l’espoir pour trouver un soulagement ne trouve un écho que de la part de l’Église, comme ils le mentionnent de façon caractéristique. M. Dimtsas a déclaré qu’Apostoli  fait ce qui va de soi. Nous nous trouvons aux côtés de ceux qui sont dans la nécessité et qui ont besoin de nous. Cet effort rencontre des difficultés car les besoins sont continuels et augmentent, les familles qui vivent sous le seuil de pauvreté se multiplient. Tant que nos possibilités le permettent, Apostoli  continuera à soutenir et prêtera attention à chaque voix qui souhaite être entendue pour obtenir une aide essentielle. Ce sont nos compatriotes, nos frères et nous cherchons à obtenir pour eux une vie décente ».

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L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce se réunira le 23 novembre pour prendre position sur le Concile de Crète

Le 3 novembre 2016, le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme et a décidé de convoquer l’Assemblée extraordinaire de ses évêques pour les 23 et 24 novembre de cette année. Durant celle-ci, le métropolite de Serrès et Nigriti lira son rapport consacré aux « informations sur les travaux effectués par le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe », et un débat aura lieu ensuite à ce sujet.
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L’archevêque d’Athènes Jérôme, primat de l’Église de Grèce : « Notre pays avance sur la voie de l’éradication de l’identité grecque et de la déchristianisation »

L’archevêque d’Athènes a souligné encore une fois que, lors de la rencontre entre la hiérarchie de l’Église orthodoxe de Grèce et le gouvernement hellénique, le premier ministre Alexis Tsipras avait donné des garanties selon lesquelles, cette année, le cours de religion ne serait pas enseigné d’après les nouveaux manuels, et que la réforme de cette matière serait coordonnée avec l’Église. Le ministre de l’Instruction publique, N. Filis, qui était présent à la rencontre, a confirmé également qu’il soutiendrait cette position. « Le problème est que M. Filis est un « homme problématique ; il est inconséquent : il dit une chose le soir, une autre le matin. Par conséquent, d’une telle collaboration, on ne peut attendre de bons fruits », a mentionné l’archevêque. Le primat de l’Église de Grèce a souligné que, dans une situation où « tout est bouleversé dans l’enseignement, nos traditions, l’histoire » l’Église avait le droit d’exprimer et de défendre sa position. Commentant la construction d’une mosquée à Athènes, l’archevêque a déclaré : « Que deviendra la mosquée ? Un lieu de prière ou d’enseignement ? Ce sera un lieu de querelles internes entre musulmans. Ce sera une grande épreuve et un grand problème et nous devons avoir les yeux ouverts ». Au sujet du danger d’islamisation de la Grèce, le primat a déclaré : « C’est une tentative d’altération de ce pays par des centres que nous connaissons. Notre pays avance sur la voie de la déchristianisation et de l’éradication de l’identité grecque. Ceux qui ne le voient pas sont loin de la réalité et ceux qui le voient se réjouissent parce que leur plan avance ».

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Le primat de l’Église orthodoxe de Grèce a proposé de porter la question de la séparation de l’Église et de l’État devant le peuple

Lors de l’ouverture de l’Assemblée de la hiérarchie à Athènes, le primat de l’Église orthodoxe de Grèce, l’archevêque Jérôme, s’est exprimé contre les plans de l’État de séparer unilatéralement l’Église de l’État. Selon l’archevêque, une telle décision 

ne peut être prise par un seul parti politique : « L’État ne peut entreprendre un tel pas que s’il obtient le consentement du peuple ». La question du changement de Constitution du pays doit être résolu au niveau le plus adéquat : « Toute modification de la Constitution constitue une prérogative du parlement, et pour cette raison l’Église ne mènera pas un dialogue avec le Gouvernement, mais avec une commission parlementaire, dans laquelle entreront les représentants de tous les partis, pour lesquels le peuple a voté ». « L’Église ne peut pas de sa propre initiative demander la séparation de son peuple, comme on cherche maintenant à l’obtenir », a souligné l’archevêque, « L’Église a toujours été, est et sera la mère du peuple grec. L’État, s’il le souhaite et obtient le soutien du peuple, a la possibilité d’initier lui-même la séparation ». À l’issue de son intervention, l’archevêque Jérôme a comparé la position de l’Église dans ses relations avec l’État à « la captivité de Babylone ». Il a rappelé que sans accord de l’État, elle ne peut même pas disposer de ses propres biens. En même temps, l’archevêque a souligné que l’Église, de sa propre initiative, « ne se séparera pas de ses enfants ». La question de la réforme de la matière « connaissance de la religion » dans les écoles grecques sera discutée au cours de la présente Assemblée des évêques. Le métropolite du Pirée Séraphim, dans une interview aux médias grecs, a souligné que ce problème est une question de principe pour la hiérarchie, étant donnée que « conformément aux plans de l’État, l’athéisme tendra à être enseigné dans les écoles grecques ».

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Un fragment des reliques de St Ignace (Gaozadinis) « le nouveau Moïse » des Grecs de Crimée, a été transmis à son île natale de Kythnos, en Grèce

Le diocèse de Donetsk a fait don à l’île grecque de Kythnos de l’icône du saint hiérarque, ainsi que d’un fragment de ses reliques. Le coffre contenant la relique a été transportée dans la cathédrale de l’île, la première patrie du saint. C’est Mgr Dorothée, métropolite de Syros, Tinos, Keas et Melos, qui en avait fait la demande. Cet événement est lié au 230ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Ignace de Marioupol. À l’âge de 18 ans, le futur hiérarque quitta son île natale. Selon le membre de la délégation ukrainienne accompagnant la relique, l’archiprêtre Vadim Outkine, saint Ignace peut être à juste titre considéré comme le fondateur de Marioupol. C’est justement de son temps que la ville a reçu son identité. « Les Grecs considèrent ce hiérarque comme l’un de ses représentants les plus marquants de leur diaspora. L’Église, l’appelle à juste titre un second Moïse », a déclaré l’archiprêtre. St Ignace (Gaozadinis) naquit à Kythnos en 1716. Dans sa jeunesse, il prononça ses vœux monastiques sur le Mont Athos, où il reçut son éducation, fut élevé au diaconat, à la prêtrise et à l’épiscopat. En 1771, il fut nommé en Tauride, où il dirigea ses efforts à la renaissance et à la préservation de la foi orthodoxe et du sentiment national parmi les Grecs. Voulant soustraire ses compatriotes au joug tartare, il priait avec larmes devant l’Autel pour son troupeau menacé d’extermination et commença les négociations avec l’Empire russe pour obtenir la citoyenneté russe pour les chrétiens de Crimée. Le 23 avril 1778, il appela ses compatriotes à l’exode en Terre russe. C’est ainsi que 30.000 Grecs quittèrent leurs foyers ancestraux avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Bakhtchisaraï, sous la protection spirituelle de St Ignace et le soutien militaire du général Souvorov. En cours de chemin, une épidémie se produisit et le hiérarque pria St Charalampe, qui lui apparut. Arrivé avec son troupeau sur la rive russe de la Mer d’Azov, il donna sa bénédiction à la fondation de Marioupol (nom donné à la ville en l’honneur de la Mère de Dieu), où il érigea et consacra la cathédrale Saint-Charalampe, les églises de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, du Grand-Martyr Théodore le Stratilate et de la Dormition. À Marioupol fut fondée une nouvelle cathèdre de l’Église orthodoxe russe, dont il fut l’évêque. Il décéda en 1786. En 1936, les communistes profanèrent sa tombe, et il s’avéra que ses reliques étaient incorrompues. Sous l’occupation allemande, celles-ci furent à nouveau placées dans l’église, mais les occupants, avant de quitter la ville l’incendièrent, et les reliques brûlèrent en partie. C’est ainsi que s’accomplit la prophétie du saint selon laquelle ses reliques brûleraient. Néanmoins par les soins des fidèles fut préservée la partie restante des reliques. Le saint fut canonisé en 1998 et sa mémoire est fixée au 3/16 février.

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Festival « Artos » à Moscou, dédié aux liens spirituels et culturels entre la Grèce et la Russie

Du 22 au 28 août, le centre de congrès et des expositions « Sokolniki » à Moscou ouvrira ses portes au festival orthodoxe international « Artos ». Son thème central est « l’année mutuelle de coopération de la Fédération de Russie et de la République hellénique », liant les deux pays par un large programme de manifestations dans différents domaines, depuis la culture jusqu’à l’économie. Et pour tous les orthodoxes, cette année est marquée par le millénaire de la présence monastique russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. Un grand nombre de facteurs unissent la Grèce et la Russie, mais ce qui les rapproche le plus particulièrement est l’héritage spirituel de Byzance et la même foi orthodoxe. Le festival « Artos » présente aux visiteurs un grand espace culturel et d’exposition, évoquant la parenté spirituelle des deux pays ainsi que la Grèce orthodoxe, à la fois connue de beaucoup, mais aussi inexplorée. Dans le programme du festival, chacun peut trouver ce qui lui tient à cœur : concert de chant byzantin, concerts de musique spirituelle et folklorique, programmes de danses, au cours desquels on pourra se familiariser avec l’histoire de la danse grecque et des traditions chorégraphiques populaires russes. Lors des conférences, des rencontres avec des prêtres et des représentants de la diaspora grecque, les visiteurs de l’exposition pourront faire connaissance de l’histoire de l’Orthodoxie, avec les particularités spirituelles et la vie culturelle des Grecs. Les amateurs d’art pictural attendent les expositions artistiques au cours desquelles les artistes russes présenteront leur perception des lieux et objets saints connus de la Terre grecque. Seront également exposés au festival « Artos » les travaux des vainqueurs du concours de photos « La Grèce. Mes moments de bonheur ». Dans le cadre du festival auront lieu des projections de films organisées avec le laboratoire « Le visible et le caché » fonctionnant auprès de l’Union des cinéastes de la Fédération de Russie. Le 27 août les participants au festival pourront voir en une journée le cycle complet des films documentaires sur saint Païssios du Mont Athos et également rencontrer leur auteur, Alexandre Kouprine. Une rencontre est également prévue avec le participant au Festival du programme des courts métrages à Cannes, le jeune régisseur Yanis Politov : il présentera aux spectateurs sa vision de son film « La philosophie ». Pour les enfants et leurs parents, des classes de maître, qui sous une forme ludique présenteront la culture grecque. Là, même les plus petits enfants pourront faire connaissance des costumes grecs, s’exercer à dessiner des amphores, de créer des alphabets artistiques, ou danser avec un ensemble folklorique. Pour les adultes, le comité d’organisation du festival a également préparé un cours succinct de langue grecque moderne dispensés par des Grecs d’origine qui évoqueront ses particularités fondamentales et de son rôle dans la culture russe. D’autres classes de maître auront lieu pour la danse grecque et la photographie, ainsi qu’un séminaire d’art oratoire et de maîtrise du jeu d’acteur. Ce ne sont pas seulement des hôtes de Grèce qui viendront à « Artos », mais aussi les représentants d’une dizaine de régions de Russie, tandis que plus de 170 exposants seront présents. On pourra, entre autres, y acheter des icônes et des objets liturgiques, des cierges, des livres, des objets divers et des produits naturels grecs. Les stands des sociétés touristiques présenteront également leurs programmes de pèlerinages. Le festival se déroule avec le soutien de l’Église orthodoxe russe, de la Chambre de commerce et d’industrie de Moscou et du Ministère russe de l’agriculture, du Centre culturel de la ville de Moscou et de la Société des Grecs de Moscou.

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Une dizaine de cocktails Molotov ont été jetés par des anarchistes dans la cour du bâtiment du Saint-Synode de l’Église de Grèce à Athènes

Le 8 août, une dizaine de cocktails Molotov ont été jetés par des anarchistes dans la cour du bâtiment du Saint-Synode de l’Église de Grèce à Athènes. Le Saint-Synode a publié le communiqué suivant : « Après l’irruption [d’un groupe d’anarchistes] dans une église de Thessalonique et des attaques dans d’autres églises, un groupe d’inconnus a jeté environ dix cocktails Molotov sur le parvis du bâtiment du Saint-Synode. Nous prions pour que Dieu pardonne aux auteurs ».
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Communiqué du Saint-Synode de l’Église de Grèce au sujet de l’incursion d’un groupe d’anarchistes dans l’église Saint-Grégoire-Palamas à Thessalonique

Le Saint-Synode de l’Église de Grèce a publié le communiqué suivant au sujet de l’incursion d’un groupe d’anarchistes dans l’église Saint-Grégoire-Palamas de Thessalonique :

« Nous souhaitons remercier tous les partis parlementaires qui se sont empressés de condamner fermement l’incursion [des anarchistes], l’interruption de la Divine Liturgie et les actes de violences contre les célébrants et les fidèles dans l’église Saint-Grégoire-Palamas, hier à Thessalonique (31.7.2016). Nous avons bien pris note de l’absence, jusqu’à maintenant, de toute condamnation de l’attaque par les ministres concernés, compétents pour les droits de l’homme, la défense des citoyens et les affaires religieuses. Le silence éloquent des associations et conseils activistes qui ont pour objectif d’intervenir publiquement et politiquement pour les droits de l’homme dans notre pays, montre qu’ils ne sont pas choqués par les violences lorsqu’elles sont orientées contre la majorité chrétienne orthodoxe. Nous leur devons, à tout le moins, de reconnaître leur sincérité. Enfin, aux « anarchistes » qui pensaient qu’en profanant la prière dominicale, ils porteraient un coup à l’autorité, nous n’adresserons pas les habituelles déclarations de condamnation dans ces circonstances. À partir du moment où personne n’a réussi à leur inspirer du respect pour quoi que ce soit dans leur vie, nous n’exprimons que notre tristesse, leur disant : vous êtes notre échec. Notre échec comme société, comme école, comme famille, comme démocratie ».

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La proposition de l’Église orthodoxe de Grèce au sujet du texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » a été acceptée par le Concile

Dans un bulletin de presse, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce cite la prise de position de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme, lors de la dernière session du Concile : « Dans le texte sensible qui concernait les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien, la délégation de l’Église de Grèce, s’alignant sur l’esprit de sa hiérarchie, a proposé au titre du paragraphe 6 [du document préconcilaire, ndt], au lieu de : « L’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique d’autres Églises et confessions chrétiennes », la formulation suivante : « L’Église orthodoxe accepte la dénomination historique d’autres Églises et Confessions chrétiennes qui sont hétérodoxes », ce qui a eu pour résultat l’acceptation pleine de la proposition et que l’on parvienne à l’unanimité. Concrètement, Sa Béatitude (l’archevêque d’Athènes), en présentant la proposition a déclaré ce qui suit : « Par cette modification, nous obtenons une décision conciliaire qui, pour la première fois dans l’histoire, limite le cadre historique des relations envers les hétérodoxes non à l’existence, mais seulement à leur appellation historique en tant qu’Églises et confessions chrétiennes hétérodoxes. Les conséquences ecclésiologiques de ce changement sont évidentes. Non seulement, elles n’influencent pas négativement de quelque façon la tradition orthodoxe séculaire, mais au contraire, elle protège de façon claire l’ecclésiologie orthodoxe ».

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Le patriarche Bartholomée ne revendique pas les « nouveaux territoires » de Grèce du nord

« Il n’est pas dans mes plans de revendiquer maintenant ou dans l’avenir le retour des « nouveaux territoires » (diocèses de Grèce du Nord, ndt) dans la juridiction immédiate du Patriarcat œcuménique ». C’est la déclaration qu’a faite le patriarche œcuménique Bartholomée à l’archevêque d’Athènes Jérôme devant le saint et grand Concile. À ce moment, les primats et les hiérarques les accompagnant discutaient le texte concernant « l’autonomie » dans l’Église, au sujet duquel l’Église de Grèce a soumis ses modifications. Immédiatement après que celles-ci eurent été présentées, le patriarche œcuménique a déclaré à l’archevêque d’Athènes que, puisque la question des Nouveaux Territoires était devenue la cause de malentendus de la part de personnes qui souhaitent que les relations entre Athènes et le Phanar soient perturbées, le Patriarcat précise que les diocèses métropolitains lui appartiennent, comme on le sait, mais qu’il n’existe aucun plan maintenant ou dans l’avenir pour changer leur statut. Au cours de la même discussion, le patriarche œcuménique a également clarifié que la Crète et les îles du Dodécanèse appartiennent au Patriarcat œcuménique, « non moins qu’à la Grèce ».

Il convient de mentionner qu’il y avait un conflit entre l’Église de Grèce et le Patriarcat de Constantinople au sujet des territoires de la Grèce du nord. Ceux-ci, en pratique, font partie de l’Église de Grèce, tandis qu’ils sont sujets formellement à la juridiction de Constantinople. Le 29 août 2015, les hiérarques des « Nouveaux Territoires » avaient participé à la synaxe des hiérarques du Patriarcat de Constantinople, ce qui avait déclenché la protestation de l’Église de Grèce et le refus de l’archevêque d’Athènes de participer à la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales à Chambésy.

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Modifications et ajouts aux textes préconciliaires proposés par la hiérarchie de l’Église orthodoxe de Grèce

Dans un long article daté du mois de juin 2016 et intitulé « Peu avant le saint et grand Concile », le métropolite de Nafpaktos Hiérothée (Église orthodoxe de Grèce) a souligné que ledit Concile n’est absolument pas le premier concile qui aura lieu dans l’Église orthodoxe depuis le VIIème concile œcuménique, voire après 1054, comme cela est souvent évoqué dans la presse. Le métropolite mentionne que contrairement à cette « fable », l’Église orthodoxe n’est pas demeurée dans une sorte de « sommeil spirituel ». Et de citer les conciles qui se sont tenus sous St Photius le Grand (879-880), les conciles hésychastes (1341-1368), le concile de 1484 qui a invalidé le concile unioniste de Ferrare-Florence, le concile de 1590, qui se caractérisait comme « Concile œcuménique » et sa suite en 1593, qui a reconnu l’autocéphalie de l’Église de Russie, le concile de 1756 au sujet du mode de réception des convertis à l’orthodoxie, la décision synodale des patriarches orientaux de 1848 au sujet du Filioque et de la primauté romaine, et le concile de 1872 au sujet du phylétisme. Le métropolite Hiérothée cite encore des décisions patriarcales importantes au cours des siècles. Après cette mise au point et un long développement sur les confessions hétérodoxes, ainsi que sur le lien entre l’Église, la foi orthodoxe et l’eucharistie, le métropolite a donné des précisions sur les modifications et ajouts proposés par la récente Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce. Nous reproduisons ci-après ce passage du texte du métropolite Hiérothée :

« Comme j’en avais le devoir, j’ai étudié les textes préparés par les représentants de toutes les Églises et qui avaient été signés par tous les primats. Lors de l’étude des textes par le Saint-Synode et la hiérarchie de l’Église de Grèce, il a été décidé que différents changements seraient apportés, à savoir des corrections et des ajouts, dans la perspective d’amélioration des textes. Ceci s’est passé dans un esprit d’unanimité, d’unité pour ce qui concerne la plupart d’entre eux. Pour certains autres textes, il y a eu toutefois proposition de vote à main levée, en l’absence d’unanimité. C’est ainsi qu’il a été atteint un résultat satisfaisant pour tous les hiérarques, mais également pour ceux qui, absents, ont été informés de la décision. Je vais présenter maintenant les points principaux de ladite décision. Le point fondamental est que dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien », il était énoncé dans différents paragraphes que l’Église orthodoxe « reconnaît l’existence historique des autres Églises et confessions chrétiennes ». Cela a été remplacé par la phrase : « reconnaît l’existence historique des autres confessions et communautés chrétiennes ». Un autre point important est ce qui concerne l’unité de l’Église. Tandis que dans le texte, il était indiqué que l’unité de l’Église « ne pouvait être perturbée », il était néanmoins question dans la suite d’une tentative de rétablir l’unité entre les chrétiens, ce qui semblait ainsi valider la théorie des branches. Dans ces textes, plusieurs corrections ont été faites, selon lesquelles l’Église orthodoxe croit que « son unité ne peut être perturbée » et participe « au mouvement du rétablissement de l’unité du reste des chrétiens» ou « de l’unité perdue du reste des chrétiens », de même qu’elle œuvre afin que vienne ce jour auquel « le Seigneur accomplira l’espoir de l’Église orthodoxe pour le rassemblement en elle de tous ceux qui sont dispersés, et il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ». Un autre point important est encore le passage où il est question de la perspective « des dialogues théologiques de l’Église orthodoxe avec les autres confessions et communautés chrétiennes », lesdits dialogues étant « déterminés toujours sur la base des principes de l’ecclésiologie orthodoxe et des critères canoniques de la tradition ecclésiale qui a déjà été formée, en conformité avec les saints canons des conciles œcuméniques et des conciles locaux reconnus par les premiers, tels que les 46ème, 47ème et 50ème canons des saints Apôtres, les 8ème et 9ème du Ier concile œcuménique, le 7ème du IIème concile œcuménique, le 95ème du concile quinisexte et les 7ème et 8ème de Laodicée » [ces canons concernent l’interdiction de la prière commune avec les hétérodoxes ou encore le mode de réception de ces derniers dans l’Église, ndt]. Il a été également ajouté une clarification nécessaire : « Il est explicité que lorsque l’on applique la réception des hétérodoxes (dans l’Église orthodoxe) par une confession de foi et la sainte chrismation, cela ne signifie pas que l’Église orthodoxe reconnaît la validité de leur baptême ou de leurs autres sacrements ». Dans le paragraphe où il est question de la condamnation de toute rupture de l’unité de l’Église par des personnes ou des groupes et de la préservation de la foi orthodoxe authentique qui est assurée par le système conciliaire, ont été ajoutés le 6ème canon du IIème concile œcuménique et les 14ème et 15ème du concile Prime-second [ces canons précisent dans quelles conditions on peut se séparer de son évêque, ndt]. Dans un autre paragraphe où il était question de la nécessité du dialogue théologique interchrétien, sans manifestations provocantes d’antagonisme confessionnel, il a été ajouté, entre parenthèse, l’uniatisme, ce qui signifie que l’Église orthodoxe n’accepte pas ce mode hypocrite d’unité des Églises, ce que réalise dans la pratique l’uniatisme. Il y a une correction importante dans le paragraphe dans lequel les Églises orthodoxes locales « sont appelées à la compréhension et la collaboration inter-religieuses », par l’ajout de la phrase « pour la coexistence pacifique et la cohabitation sociale des peuples, sans que cela occasionne un syncrétisme religieux quel qu’il soit ». Il a été longuement question de la participation de l’Église orthodoxe dans le Conseil œcuménique des Églises (COE). La proposition du Saint-Synode permanent était de biffer les paragraphes concernés. Après un intense débat a eu lieu un vote à main levée, d’où il est ressorti que 13 évêques proposaient que ces paragraphes soient biffés, 62 évêques souhaitaient qu’ils soient maintenus, tandis que 2 étaient d’opinion différente. Ainsi, la majorité des hiérarques souhaitaient que demeurent ces paragraphes dans le texte, et l’Église de Grèce participe aux travaux du COE conformément aux conditions préalables nécessaires. Lors de la discussion et au cours du vote, j’ai soutenu qu’il faudrait que nous restions au COE en tant qu’observateurs, mais ce fut la seule proposition dans ce sens. Malgré cela, la phrase selon laquelle les Églises orthodoxes, dans le COE, « contribuent par tous les moyens dont elles disposent au témoignage de la vérité et à la promotion de l’unité des chrétiens » a été corrigée par la phrase « contribuent par tous les moyens dont elles disposent pour la promotion de la coexistence pacifique et de la collaboration au sujet des défis et problèmes majeurs socio-politiques ». Cela signifie que la raison de la participation de notre Église au COE est seulement les raisons sociales et non la promotion de l’unité des chrétiens. Dans le texte portant le titre « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », il est question de la personne humaine et la communion des personnes. Parallèlement, cependant, il est constamment question de l’homme. Aussi, pour des raisons théologiques et l’unification du texte, la phrase « la valeur de la personne humaine » a été remplacée par « la valeur de l’homme ». Dans le texte « L’autonomie et la manière de la proclamer » a été ajouté un paragraphe : « Les diocèses ecclésiastiques pour lesquels a été accordé un tomos ou un acte patriarcal ne peuvent pas demander l’autonomie, conservant sans changement leur statut ecclésial ». Dans un autre paragraphe du même texte, dans lequel il est question de l’octroi de l’autonomie à un diocèse par l’Église mère, a été ajouté le mot « à l’unanimité ». C’étaient là les propositions de base d’amélioration des textes par la hiérarchie de l’Église de Grèce.

Je voudrais exprimer deux pensées. D’abord, dans ces ajouts et ces changements ressort une ecclésiologie traditionnelle, dans le cadre des possibilités dont disposait la hiérarchie de notre Église pour accomplir cette tâche. Ces décisions étaient unanimes et nul ne peut affirmer que dans la hiérarchie les hiérarques « conservateurs » l’ont emporté sur « les progressistes » ! Il y avait naturellement des propositions visant à retirer le texte « Les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien » afin qu’il soit retravaillé, mais cela n’a pas été accepté par la hiérarchie. Deuxièmement, ces décisions sont contraignantes pour notre Église, car elles ont été acceptées essentiellement à l’unanimité. Cela signifie que notre délégation au saint et grand Concile doit les soutenir pour qu’elles entrent dans le texte et elle n’a pas la possibilité de se rétracter.

Conclusion : après ce qui est mentionné plus haut, j’arrive à la conclusion que le saint et grand Concile, avec toutes les Églises qui s’y présentent, devrait absolument mentionner expressément dans son message les conciles œcuméniques et les grands conciles, et faire que cesse la « fable » à la fois contraire à la vérité historique, a-théologique et anti-ecclésiale, selon laquelle ce concile serait convoqué après 1200 ans, ou qu’il s’agirait du premier concile après le schisme. Avec beaucoup de respect, je supplie les primats des Églises orthodoxe qui, finalement, participeront, particulièrement Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, qui s’est donné du mal pour que les choses en arrivent jusque là, de mentionner expressément que ce Concile est la suite des conciles de Photius le Grand, de saint Grégoire Palamas, saint Marc d’Éphèse, des grands patriarches d’Orient, de leurs prédécesseurs, dont certains ont été martyrisés pour la gloire de Dieu et de l’Église. Autrement, il y aura encore une raison pour que ce concile soit dédaigné dans la conscience du plérôme de l’Église comme un concile anti-Photien, anti-Palamite, anti-Marc (d’Éphèse), antiphilocalique ! Je ressens que pendant les sessions du saint et grand Concile il y aura des pères conciliaires qui ressentiront la voix des prophètes, des apôtres et des Pères, le sang des martyrs pour la foi, les larmes et les luttes des ascètes, les sueurs des missionnaires, la prière des « pauvres du Christ », l’attente du peuple pieux. Ceux qui ne ressentiront ni ne comprendront cela seront des malheureux ».

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Communiqué du Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce à ses clercs, moines et fidèles, au sujet du Concile panorthodoxe

« Chers Pères et frères,
Le Christ est ressuscité !
Vous savez sûrement que ce mois, à savoir du 17 au 26 juin, le saint et grand Concile des Églises locales orthodoxes, après une préparation qui a duré de nombreuses années, se réunira en Crète pour délibérer dans le Saint Esprit et manifester l’unité de l’Église orthodoxe, à une époque où la société locale et mondiale est pleine de contradictions et d’antagonismes. Le Saint-Synode permanent de l’Église, qui a reçu les pleins pouvoirs de la hiérarchie de l’Église de Grèce, souhaite vous informer de façon responsable au sujet de cet événement significatif. Par principe, l’organisation ecclésiale est conciliaire et hiérarchique. L’élément conciliaire exprime l’existence de nombreuses personnes rassemblées au nom du Christ, et l’élément hiérarchique manifeste qu’il y a une hiérarchisation parmi eux, en fonction des charismes dont disposent celles-ci. À tous les niveaux (Saint-Synode, diocèses métropolitains, paroisses, monastères) fonctionnent les organisations conciliaire et hiérarchique et c’est ainsi qu’est exprimée la vérité de la foi. Cela apparaît de façon prononcée dans la divine eucharistie, qui exprime le mode de fonctionnement de la structure conciliaire, dans laquelle existent l’évêque, comme président de la synaxe eucharistique et docteur de la vérité, les clercs, les moines et les laïcs avec leurs charismes particuliers. C’est ainsi que fonctionnent aussi les conciles des Églises locales et les conciles panorthodoxes. De cette façon est glorifié le Dieu trinitaire. Durant de nombreuses années les Églises orthodoxes locales ont constaté qu’il était nécessaire que fût convoqué le saint et grand Concile pour régler différents problèmes ecclésiastiques persistants qui préoccupent les Églises locales. L’Église orthodoxe délibère toujours conciliairement pour régler les différents problèmes dogmatiques, ecclésiastiques, canoniques et pastoraux. Durant le premier millénaire du christianisme, des conciles œcuméniques et locaux ont été convoqués. Durant le deuxième millénaire également, des grands conciles ont été convoqués, revêtant un caractère universel et panorthodoxe, les plus importants étant ceux qui furent tenus sous saint Grégoire Palamas ainsi que les conciles des patriarches orientaux qui eurent lieu par la suite. En réalité, « l’Église est considérée comme un concile continu », c’est au demeurant ce que signifie le mot Église. C’est dans ce cheminement pérenne de la conciliarité sans interruption que se situe le le saint et grand Concile des Églises orthodoxes. Les quatorze Églises orthodoxes locales, après les sessions de nombreuses commissions conciliaires préparatoires, ont choisi à l’unanimité d’aborder, au saint et grand Concile, six thèmes, à savoir : 1) « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », 2) « La diaspora orthodoxe », 3) « L’autonomie et la méthode de sa proclamation », 4) « Le sacrement du mariage et ses empêchements », 5) « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui », 6) « Les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien ». Les commissions de toutes les Églises ont préparé les textes, lesquels ont été signés par les primats des Églises orthodoxes et, sous leur forme finale, ont été soumis aux hiérarchies des Églises orthodoxes locales avec la possibilité de proposer des corrections et des ajouts, comme l’impose la structure conciliaire de l’Église. C’est dans ce but qu’a été convoquée récemment la hiérarchie de l’Église de Grèce, les 24 et 25 mai, afin de débattre au sujet de la décision et de la proposition du Saint-Synode permanent, qui faisaient suite aux suggestions envoyées par les hiérarques, sur l’initiative de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme. La hiérarchie de l’Église de Grèce, dans sa fidélité absolue à l’enseignement des prophètes, des apôtres et des Pères, et avec respect pour le fonctionnement conciliaire de l’Église orthodoxe, a étudié de façon exhaustive les propositions du Synode permanent, l’une après l’autre, et dans un esprit de consensus, de responsabilité et de sérieux, dans l’unanimité sur la plupart des points et avec une majorité absolue sur d’autres. Elle a procédé aux corrections des textes présentés et, où il le fallait, a fait également des ajouts, afin que ceux-ci constituent les décisions finales de notre Église relativement à ces textes. Ces corrections et ces ajouts, qui sont essentiels et sont conformes à l’expérience et la tradition pérennes de l’Église, seront soumis au secrétariat panorthodoxe du saint et grand Concile en Crète et seront soutenus par S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, afin que soient améliorés les textes déjà élaborés par les primats des Églises orthodoxes. Ainsi sera donné au monde contemporain un bon témoignage ecclésial de la foi et de l’unité, conforme à toute la tradition de l’Église. Assurément, il est connu que la hiérarchie de l’Église de Grèce a discuté ces sujets avec responsabilité, calme et en connaissance de cause. Ce qui importe, cependant, est que celle-ci ait gardé son unité. Les points de vue de nombreux hiérarques ont été entendus et les décisions étaient presque unanimes. Étant donné que de l’inquiétude s’était manifestée au préalable, en grande partie justifiée, chez beaucoup de membres du clergé, chez les moines et les laïcs, au sujet des textes que discutera le saint et grand Concile, nous recommandons à tous de s’apaiser, car nous les premiers, hiérarques, avons prononcé la confession de foi lors de notre sacre épiscopal, qui nous enjoint de préserver l’héritage apostolique et patristique que nous avons reçu, et nous veillons sur notre troupeau, pour la gloire de Dieu et de l’Église. Comme on le sait, le saint et grand Concile accomplira ses travaux à partir du jour de la Pentecôte et jusqu’au dimanche de Tous les saints. Cela signifie que les hiérarques et les autres clercs et laïcs qui représenteront l’Église de Grèce à ce concile, comme le feront aussi les autres Églises, s’efforceront d’exprimer l’expérience et la foi du mystère de la Pentecôte et la confession de nos saints, lesquels sont la continuation de la Pentecôte dans l’histoire. Aussi, nous prions le plérôme de notre sainte Église, qui porte le nom du Christ, à prier pour tous, particulièrement pour les évêques, clercs, moines et laïcs qui seront présents au saint et grand Concile, afin qu’ils donnent le bon témoignage de notre foi orthodoxe, et que ce concile avec ses décisions s’avère être un jalon spirituel dans notre vie ecclésiale ».
(Suivent les signatures de l’archevêque d’Athènes Jérôme et de tous les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce).

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Assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce au sujet du Concile panorthodoxe

L’assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce a commencé ses travaux le 24 mai, sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme. Avant l’assemblée a été célébrée la liturgie en l’église du monastère des Saints-archanges de Petraki, à Athènes, par le métropolite de Karpenission Georges. Ensuite a été célébré l’office pour le début des travaux de la hiérarchie, puis a été dressée la liste des hiérarques présents, les absents – excusés – étant les métropolites Anthime de Thessalonique, Hiérothée de Lemnos et Saint-Eustrate, et Jacques de Mytilène, Éressos et Plomarion. La Commission de la Presse a été constituée des métropolites Hiérothée de Naupacte et Chrysostome de Saint-Blaise et de Patras. L’archevêque d’Athènes Jérôme a ensuite remercié les hiérarques pour leur venue à l’assemblée. Au sujet du saint et grand Concile de l’Église, qui est convoqué du 17 au 26 juin de cette année en Crète, l’archevêque a mentionné que « nous sommes appelés à servir un grand événement ecclésial historique, qui présuppose et exige l’illumination du Saint-Esprit, notre voix désintéressée et notre témoignage sacrificiel ». Appelant les hiérarques à prier fortement de telle façon que leur message unisse, éclaire et renforce le peuple fidèle qui attend aujourd’hui les conclusions et les décisions de l’assemblée, le primat a déclaré que durant ces deux jours de l’Assemblée, les hiérarques auraient la possibilité de discuter de façon exhaustive tous les paramètres du saint et grand synode. Poursuivant son allocution, l’archevêque a souligné à ce sujet : « J’aimerais vous demander que nous nous mouvions dans un esprit d’amour en Christ et de respect pour chaque opinion différente, la position dominante étant celle de la majorité. Nous avons le devoir d’aboutir à des propositions concrètes, prises le cas échéant à la majorité, afin de faciliter la tenue du secrétariat préparatoire panorthodoxe, mais aussi pour clarifier toute ombre, doute et perplexité ». Et de conclure ainsi son allocution : « Le Concile de Crète est un événement ecclésial historique et en même temps décisif. Le monde entier attend de nous le témoignage de notre unité. Le calice commun, le corps et le sang de notre Seigneur, sera toujours ce que nous unit ou qui nous sépare. Il n’y a pas de place pour des négociations en ce qui concerne les questions dogmatiques. Notre Église est une, sainte, catholique et apostolique et la nécessité est impérative quant à son témoignage missionnaire, son positionnement contemporain relativement aux problèmes de notre époque ainsi que la poursuite de son œuvre sanctifiante pour notre salut à tous. Il n’y a pas de place pour les aspirations personnelles et les revendications égoïstes anti-ecclésiales. Les défis des temps nous veulent unis. Les schismes et les factions sont l’œuvre du malin qui veut nous éloigner du calice commun. Laissons la grâce de Dieu couvrir nos propres lacunes, qui sont nombreuses. Que soient grandes et puissantes notre prière, notre foi, notre confiance dans l’illumination du Saint Esprit, Lui qui guide, malgré nos péchés, l’œuvre de l’Église du Christ depuis deux millénaires. Les époques que nous vivons se prêtent plus que jamais aux égoïsmes et aux ambitions. Ne le permettons pas et que notre prière principale soit la parole de l’archange : « Tenons-nous bien, tenons-nous avec crainte ! » Ensuite, conformément à l’ordre du jour, le métropolite d’Élis Germain a lu son rapport sur « les remarques de leurs Éminences les métropolites concernant les textes du saint et grand Concile ». Le métropolite Germain a préalablement fait une présentation détaillée de la préparation du saint et grand Concile et des actions spécifiques du Saint-Synode permanent de l’Église de Grèce pour mettre en œuvre les décisions nécessaires à la préparation de la participation de l’Église de Grèce aux travaux du saint et grand Concile. Il a ensuite abordé les sujets de la présente réunion de la hiérarchie, lesquels sont constitués par les propositions du Saint-Synode permanent présentées au vote, ainsi que le mode de scrutin. Après la pause a eu lieu une discussion approfondie sur ledit rapport. Les travaux de la hiérarchie se poursuivront jusqu’au 25 mai.

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L’Église orthodoxe de Grèce a dépensé 126 millions d’euros en 2015 pour ses œuvres caritatives

Au cours de sa séance du jeudi 12 mai, le Saint-Synode de l’Église de Grèce, sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme, a été informé des dépenses effectuées au titre des œuvres caritatives en 2015 par l’archevêché d’Athènes et les diocèses métropolitains de l’Église de Grèce. Le montant total desdites dépenses s’élèvent à 126.041.801,73 €, dont 29.2 millions pour les cantines distribuant les repas gratuits pour les victimes de la crise, 25.4 millions pour les foyers pour personnes âgées, le reste étant réparti entre les différentes œuvres caritatives de l’Église de Grèce.

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Communiqué de presse du métropolite de Glyphada Paul (Église orthodoxe de Grèce) demandant le report de la visite du pape François sur l’île de Lesbos

Après le métropolite du Pirée Séraphin, le métropolite de Glyphada Paul a protesté contre la décision du Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce donnant son accord à la visite du pape François sur l’île de Lesbos. Le métropolite Paul a publié le communiqué de presse suivant : « Comme nous en avons été informés par le bulletin de presse du Saint-Synode de l’Église de Grèce, le mardi 5 avril 2016, le Saint-Synode a accepté la proposition de la venue prochaine en Grèce du pape François, accomplissant une visite « humanitaire et à caractère symbolique ». Le Saint-Synode permanent a également invité le patriarche œcuménique Bartholomée à assister à la rencontre programmée sur l’île de Lesbos. Puisque nous considérons que les décisions susmentionnées du Saint-Synode sont d’importance majeure et qu’elles auraient dû être prises après la convocation de l’assemblée de la hiérarchie de l’Église orthodoxe de Grèce, nous souhaitons que la visite soit reportée jusqu’à ce que siège, le plus vite possible, la hiérarchie de l’Église de Grèce et que celle-ci prenne la décision y relative ».

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Voyage en Grèce du métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine

Le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, a effectué un voyage en Grèce. Pendant son séjour dans ce pays, Sa Béatitude était accompagné du métropolite Métrophane de Lougansk et d’Altchevsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe ukrainienne, et du vice-président de ce département, l’archiprêtre Nicolas Danilevitch. Le 15 mars 2016, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne a assisté à une réception en l’honneur de la fête du Triomphe de l’orthodoxie, qui avait lieu à l’ambassade d’Ukraine en République de Grèce. Pendant la réception, le métropolite Onuphre a présenté ses félicitations à l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Jérôme II. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Grèce, Yannis Amanatidis, des représentants de l’Église orthodoxe de Grèce et des membres de l’Église orthodoxe ukrainienne, ainsi que des représentants du monde de l’enseignement et de la culture, participaient à l’évènement. Vladimir Chkourov, ambassadeur d’Ukraine en République grecque, a exprimé sa gratitude au Primat de l’Église orthodoxe de Grèce pour son aide dans la réhabilitation de la santé d’enfants ukrainiens en Grèce. Le diplomate a déclaré qu’il était heureux de saluer la délégation de l’Église orthodoxe ukrainienne conduite par son Primat. De son côté, l’archevêque Jérôme a exprimé son soutien et présenté ses meilleurs vœux au métropolite Onuphre et à tout le peuple ukrainien. Ensuite, il a été question du développement de la collaboration humanitaire entre l’Ukraine et la Grèce. Durant la suite de leur séjour, les membres de la délégation ukrainienne et leur Primat ont effectué le 16 mars un pèlerinage à l’île d’Égine sur le tombeau de saint Nectaire d’Égine, l’un des saints grecs contemporains les plus vénérés. Après avoir vénéré les reliques de saint Nectaire, le métropolite Onuphre a prié pour la paix en Ukraine. Le même jour, à l’aéroport d’Athènes, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine s’est entretenu avec les hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce, le métropolite Paul de Glyph et le métropolite Nicolas du Mésogée et de la Lauréotique. A la fin de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne s’est envolé pour Kiev.

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Le métropolite d’Autriche Arsène : « L’indifférence de l’Europe envers la Grèce est scandaleuse »

Le métropolite d’Autriche et exarque d’Hongrie et d’Europe centrale du Patriarcat oecuménique, Mgr Arsène, qualifie « de simplement scandaleuse » l’attitude de l’Europe, qui détourne son regard de la situation en Grèce. Le hiérarque lance en même temps une mise en garde contre « le commencement de la fin de l’Europe unie », dans une interview à l’agence d’information de l’Église catholique-romaine Kathpress. Le métropolite discerne un grand danger pour l’Europe dans la position des gouvernements européens à l’égard du problème des migrants. Le fait que chaque pays ne s’intéresse qu’à lui-même et passe les problèmes aux autres « pourrait être le commencement de la fin de l’Europe unie ». Il y a maintenant en Grèce une « double crise humanitaire », a déclaré le métropolite d’Autriche, étant donné que, après la crise économique qui a conduit ce pays depuis cinq ans à un chômage de masse et à une coupe drastique dans les salaires, la situation humanitaire s’aggrave par l’arrivée quotidienne de 3 à 4000 migrants depuis la Mer Egée, pour lesquels il ne reste rien d’autre qu’à fournir de l’aide, parce que « la Grèce ne peut laisser simplement les réfugiés se noyer ». Malgré leur situation difficile, les Grecs sont prompts à aider, comme le montre la participation de milliers de personnes privées et d’organisations ecclésiastiques dans l’aide des migrants, souligne le métropolite, ajoutant que les possibilités d’assistance sur place ne peuvent cependant faire face à la congestion, « et si cela continue cela pourrait conduire à une déstabilisation en Grèce également ». Mentionnant que, parmi les réfugiés qui se trouvent aujourd’hui en Grèce, il y a des milliers d’enfants qui sont forcés de dormir en plein air, subissant la pluie et le froid. Le métropolite souligne que les Grecs tentent de toutes leurs forces d’aider les migrants, mais ne comprennent pas la raison de l’indifférence de l’Europe. Enfin, il adresse une supplique à toutes les autres Églises chrétiennes afin d’agir pour une politique humaine de migration, ainsi que pour une solution solidaire pan-européenne.

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L’archevêque d’Athènes participera au Concile panorthodoxe avec 24 métropolites de l’Église orthodoxe de Grèce

L’Assemblée extraordinaire des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réunie le 8 mars à Athènes sous la présidence de l’archevêque Jérôme. Parmi les questions à l’ordre du jour se trouvait le Concile panorthodoxe qui doit se réunir en Crète au mois de juin 2016. À ce sujet, le communiqué officiel de l’Église a donné l’information suivante : « Concernant le sujet crucial du Concile panorthodoxe, Sa Béatitude [l’archevêque Jérôme] a remercié le patriarche œcuménique Bartholomée pour ses efforts afin que se réalise en juin prochain en Crète, cet événement ecclésiastique historique. Soulignant la grande importance de l’unité orthodoxe vis-à-vis du reste du monde chrétien, l’archevêque a mentionné qu’il « était particulièrement important de donner ce témoignage commun de la part des Églises locales sœurs et que les frères Primats partagent le Calice commun de Vie, manifestant notre identité et notre diaconie eucharistiques, ainsi que d’envoyer un message de vie et d’espoir à ceux qui sont près et ceux qui sont loin ». La proposition du Synode permanent concernant la composition de la délégation des hiérarques qui participera au Saint et Grand Concile a été approuvée à bulletin secret (52 pour, 25 contre, et deux bulletins blancs). La composition de la délégation sera comme suit : L’archevêque d’Athènes Jérôme, présidence du Saint-Synode, les métropolites, membres du Saint-Synode : Germain d’Ilias, Alexandre de Mantineia et Kynouria, Ignace d’Arta, Ignace de Larissa et Tyrnavos, Alexis de Nikaia, Hiérothée de Navpatktos et Aghios Vlasios, Eusèbe de Samos et d’Icarie, Séraphim de Kastoria, Théoclète de Florina, Prespa et Eordaia, Nicodème de Kassandra, Théologue de Serrès et Nigrita, Macaire de Siderokastron ; les métropolites suivants, non membres du Saint-Synode : Procope de Philippi, Neapolis et Thasos, président de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Chrysostome de Peristerion, président de la Commission synodale des questions inter-orthodoxes, Damascène de Didymoteikhon, Orestias et Souphlion, membre permanent de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Ignace de Dimitrias et Almyros, membre permanent de la Commission synodale des questions inter-orthodoxes, Éphrem d’Hydra, Spetsai et Égine, Chrysostome de Messinia, membre permanent de la Commission synodale des questions inter-orthodoxes, Athénagoras d’Ilion, Acharnon et Petroupolis, membre suppléant de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Cyrille de Kifisia, Amarousion et Oropos, membre permanent de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Jean de Langadas, Liti et Rentina, membre suppléant de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Chrysostome de Nikopolis et Preveza, membre suppléant de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Théoclète, de Ierissos, Mont Athos et Ardamerion, membre suppléant de la Commission synodale des questions dogmatiques et nomocanoniques, Gabriel de Nea Ionia et Philadelphie, membre suppléant de la Commission synodale des questions inter-orthodoxes.

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Le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti « les raisons personnelles » justifiant l’absence de l’archevêque d’Athènes à la synaxe des primats orthodoxes

Le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti « les raisons personnelles » justifiant l’absence de l’archevêque d’Athènes à la synaxe des primats orthodoxes et mentionnées dans le communiqué officiel de celle-ci.
Rappelons que le communiqué de la synaxe des primats, réunie au mois de janvier 2016, mentionnait que l’archevêque Jérôme en était absent « pour des raisons personnelles », ce que le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti lors de sa récente session. Suite à cela, en date du 19 février, le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « En raison des publications répétées concernant le communiqué de la synaxe des primats orthodoxes tenue récemment à Genève et faisant référence à l’absence à celle-ci de S.B. l’archevêque d’Athènes pour des raisons personnelles (que le Patriarcat œcuménique respecte, quelles qu’elles soient), nous publions, sur décision synodale, telle quelle, la lettre [N°5822 du 8 décembre 2015] de Sa Béatitude [i.e. l’archevêque d’Athènes] en vue de confirmer l’affirmation susmentionnée : « Toute-sainteté, archevêque de Constantinople la Nouvelle Rome et patriarche œcuménique, très cher frère et concélébrant de notre humilité, seigneur Bartholomée, embrassant votre Toute-sainteté dans le Seigneur, nous vous communiquons volontiers ce qui suit. En réponse aux lettres patriarcales N°1081/14.11.2015 et 1114/27.11.2015, par décision synodale, prise lors de la session du Synode permanent du 8 décembre de cette année, nous communiquons à Votre Sainteté que :

1epistoli°) l’Église orthodoxe de Grèce, à la commission spéciale inter-orthodoxe, convoquée à Athènes du 15 au 19 décembre de cette année, sera représentée par le métropolite Chrysostome de Peristerion, et le métropolite Ignace de Dimitrias et Almyros ;
2°) au titre de la convocation de la sainte synaxe des primats orthodoxes du 21 au 28 janvier 2016 à Chambésy en Suisse, notre humilité étant empêchée d’y participer pour des raisons personnelles, les représentants du Saint-Synode de l’Église de Grèce ont été désignés comme suit : Leurs Éminences le métropolite de Karystia et Skyros Séraphim, le métropolite de Peristerion Chrysostome et le métropolite de Messinia Chrysostome, accompagnés du révérend archimandrite Ignace Sotiriadis, secrétaire de notre commission synodale pour les relations inter-orthodoxes et interchrétiennes. En outre, ayant la conviction que la participation de ces distingués représentants de notre sainte Église fera avancer positivement l’œuvre des éminentes synaxes susmentionnées, nous souhaitons chaleureusement, par avance, Dieu voulant, leur succès, et nous embrassons Votre Toute Sainteté très-aimée et pleine de sagesse. Votre frère aimé en Christ, +Jérôme II d’Athènes, président du Saint-Synode ». Suite à cette publication, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce a procédé au communiqué suivant, le 20 février 2016 : « Pour la meilleure information des médias électroniques, relativement à leurs publications concernant la représentation de l’Église de Grèce à la synaxe des primats à Genève, et afin de ne pas créer d’impressions erronées, nous vous envoyons une copie exacte, tirée des archives du Saint-Synode, de la lettre de celui-ci, en date du 13 janvier 2016, concernant la représentation de notre Église à la synaxe des primats, qui a eu lieu du 21 au 28 janvier à Genève. « Des raisons personnelles » relatives à l’absence de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme II à la synaxe susmentionnée n’y sont pas mentionnées, du fait que les circonstances, entre temps, ne s’y prêtaient pas. Il va de soi que les positions définitives de l’expéditeur sont constituées par sa dernière lettre et non par quelque lettre intermédiaire » : « Toute-sainteté, archevêque de Constantinople la Nouvelle Rome et patriarche œcuménique, très cher frère et concélébrant de notre humilité, seigneur Bartholomée, embrassant votre Toute-Sainteté dans le Seigneur, nous vous communiquons volontiers ce qui suit : suite à notre lettre N°5822 et notre acte synodal du 8 décembre 2015 ainsi qu’à votre lettre patriarcale N°8/1.1.2016, par la décision synodale prise lors de la session du Synode permanent du 13 janvier de cette année, nous informons votre Toute-Sainteté que, au titre de la convocation de la sainte synaxe des primats orthodoxes du 21 au 28 janvier 2016 à Chambésy en Suisse, notre humilité étant empêchée d’y participer, le représentant du Saint-Synode a été désigné en la personne de S.E. le métropolite d’Ilia Germain, accompagné de leurs Éminences les métropolites de Peristerion Chrysostome et de Messinia Chrysostome. En outre, ayant la conviction que la participation de la représentation susmentionnée de notre sainte Église fera avancer positivement l’œuvre de l’éminente synaxe susmentionnée, nous souhaitons chaleureusement, par avance, Dieu voulant, son succès, nous embrassons Votre Toute Sainteté très-aimée et pleine de sagesse ». Par conséquent, le Saint-Synode de l’Église de Grèce considère que le Patriarcat œcuménique aurait dû publier la dernière lettre de l’archevêque d’Athènes, celle-ci ne mentionnant plus « les raisons personnelles » et constituant la seule lettre faisant foi. Selon le site Orthodoxia.gr, il existe encore une troisième lettre, qui aurait été écrite sur la même question entre les deux lettres susmentionnées et qui, de même, ne mentionne aucune « raison personnelle ».

Sources : 12. et 3.

Tensions dans les relations des Églises de Constantinople et de Grèce

Le mercredi 3 février a eu lieu, pour la première fois de cette année, la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme. Selon le protocole de la session, le métropolite d’Ilia a informé les membres du Saint-Synode sur le déroulement de la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy, à laquelle il représentait l’archevêque Jérôme. Celui-ci a présenté au Saint-Synode une enveloppe scellée qu’il a demandé d’archiver sans la décacheter. Ce qui est contenu dans la lettre concernée n’a pas été révélé. Néanmoins, le primat de l’Église de Grèce a laissé comprendre aux métropolites présents que dans l’enveloppe scellée se trouvait sa lettre, dans laquelle étaient indiquées les raisons pour lesquelles il était absent de la synaxe des primats, qui a eu lieu récemment à Chambésy. Rappelons que, selon le communiqué officiel de la synaxe l’archevêque n’y aurait pas participé pour des raisons personnelles. Or, le primat a démenti cette information lors de la session du Saint-Synode : « Une activité subversive est dirigée contre l’Église de Grèce ; les raisons pour lesquelles je n’ai pas participé à la Synaxe de préparation du Concile panorthodoxe, ne sont pas personnelles », a-t-il déclaré aux membres du Saint-Synode. Selon les informations de l’agence grecque Romfea, la lettre exprime l’inquiétude de l’Église de Grèce au sujet de l’activité du Patriarcat de Constantinople exercée par sa représentation à Athènes. Officiellement, les relations des deux Églises restent bonnes. Néanmoins, on insinue à Athènes et ce pour la première fois, que l’on serait prêt à la rupture totale des relations si le Patriarcat de Constantinople continuait à agir dans le même esprit. Lors de la même séance du Saint-Synode, il a été décidé d’envoyer une lettre de félicitations au métropolite Rostislav mentionnant la reconnaissance de celui-ci par l’Église de Grèce en tant que primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie.

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Le métropolite de Kalamaria et Nea Krini Justin (Église orthodoxe de Grèce) : « Les os de chaque homme sont sacrés »

Dans sa prédication du 16 janvier en l’église Saint-Antoine, le protecteur de Véria, le métropolite de Kalamaria et Nea Krini Justin (Église orthodoxe de Grèce), a abordé la question qui est d’actualité ces derniers jours et concerne la crémation des morts, laquelle a été condamnée par le Saint-Synode de l’Église de Grèce. « J’entends beaucoup de gens qui disent que l’Église s’occupe de l’âme de l’homme et laisse de côté le corps. C’est faux, mes frères, l’Église s’occupe de l’homme entier, car c’est l’homme entier qui est sauvé, recevant la grâce de Dieu » a déclaré le métropolite Justin. Celui-ci a poursuivi sa prédication, soulignant que « le corps est sacré pour l’Église, il est saint et précieux, car il a été créé par les mains du Dieu créateur ! C’est ce corps qu’a revêtu le Seigneur Lui-même, et qu’Il a pris lors de Sa résurrection, Il ne l’a pas laissé ici sur terre ! Y a-t-il un plus grand honneur pour ce corps ? Dans notre corps habite le Saint-Esprit Lui-même… ». « L’Église honore le corps, non pas parce que nous serions des adorateurs de dépouilles, comme nous en accusent certains hérétiques, mais parce que, dans ces saintes reliques, nous situons et nous vénérons la grâce du Saint-Esprit » a poursuivi le métropolite. Celui-ci a souligné que « les os de chaque homme sont sacrés, c’est la raison pour laquelle nous les respectons, c’est la raison pour laquelle nous les honorons, et c’est pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec la crémation des défunts. Celle-ci constitue une marque de nihilisme, d’incroyance et d’impiété, tout d’abord envers la personne humaine et ensuite au Créateur de celle-ci ». « Dans les jours difficiles que nous vivons, alors que sont ébranlés les fondements de notre nation, nous ne sommes pas en danger du fait de la crise économique, mais du fait de la crise spirituelle et morale, certains voulant nous mener à la chute éthique », a ajouté Mgr Justin qui a terminé ainsi son homélie : « Nous, chrétiens orthodoxes, devons résister, nous devons résister à cette tempête qui vient tout raser, résister à ceux qui veulent nous imposer des mœurs étrangères, qui veulent dominer notre petite patrie avec des idéologies extravagantes ». « L’heure est venue où chacun devra donner sa réponse, où chacun devra faire son propre combat » a conclu le hiérarque.

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Le patriarche de Moscou Cyrille se rendra en Grèce et à Cuba en 2016

Le patriarche de Moscou Cyrille devrait se rendre en Grèce et à Cuba en 2016, selon un porte-parole du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe. « Le millénaire de l’anniversaire de la première arrivée de moines russes sur le Mont Athos a une signification particulière pour l’Église orthodoxe russe », a déclaré celui-ci. « Les festivités auront lieu en Russie et sur le Mont Athos. Le patriarche Cyrille est censé présider les solennités, et il fera une visite en Grèce à cette occasion ». Le porte-parole a dit aussi que le patriarche avait reçu à plusieurs reprises des invitations des dirigeants cubains pour visiter ce pays. « Le dirigeant cubain Raoul Castro a été le premier chef d’État étranger à rencontrer le patriarche Cyrille après l’élection de celui-ci au rang patriarcal », a-t-il ajouté. « La visite du patriarche à Cuba en février constituera un pas important sur la voie du renforcement des relations de l’Église orthodoxe russe et des autorités cubaines, ainsi que de celles des peuples des deux pays ». Le patriarche a visité Cuba en 2008, alors qu’il était président du département des relations ecclésiastiques extérieures, mais cette fois, ce sera son premier voyage dans ce pays en tant que patriarche. Celui-ci a des plans pour d’autres voyages à l’étranger, mais les détails seront définis ultérieurement, selon le porte-parole.

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L’association caritative « Apostoli » de l’Église orthodoxe de Grèce a distribué jusqu’à maintenant 18,6 millions de portions alimentaires

Dans le cadre du programme « L’Église dans les rues » réalisé par l’archevêché d’Athènes et l’association caritative Apostoli, 10.000 portions alimentaires sont distribuées quotidiennement par 78 centres paroissiaux d’Athènes. Chaque jour, sans interruption, depuis cinq ans, l’archevêché d’Athènes nourrit des milliers de personnes. Depuis le début de cette initiative, 18,6 millions de portions alimentaires ont été distribuées, mettant en pratique les paroles de l’archevêque d’Athènes Jérôme « Qu’il n’y ait pas une seule personne sans nourriture ». Le directeur général de l’association Apostoli, M. Constantin Dmitsas a déclaré : « Les 18.650.000 portions de nourriture sont encore un élément statistique qui quantifie l’étendue de la crise que nous vivons ces dernières années ».
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Les archives du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce sont en cours de numérisation et seront accessibles au public

Après la session ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce a eu lieu une réunion d’information au sujet de la numérisation des archives historiques du Saint-Synode de l’Église de Grèce. Le professeur émérite de l’Université d’Athènes Spyridon Kontoyannis, directeur des archives historiques de l’Église de Grèce, a parlé de celles-ci, tandis que Georges Vlachos, responsable du programme, a parlé de son fonctionnement. Après avoir remercié ceux qui ont participé à la réalisation du programme, l’archevêque d’Athènes Jérôme, a déclaré : « nous vivons aujourd’hui une étape dans la vie de l’Église. Chaque personne qui veut apprendre l’histoire et faire une recherche doit se sentir libre de le faire. Car ces archives étaient dans l’ombre et inaccessibles. Toute la Grèce est pleine de telles archives. Il existe des monastères et des diocèses métropolitains qui ont des archives historiques et il faut qu’elles deviennent également accessibles au public. Imaginez-vous que toutes ces archives de l’Église deviennent l’objet de la recherche, pour l’éducation de tous, la culture, et l’authenticité. Les différents propagandistes se tairont, tous ceux qui font les malins avec leurs interventions concernant les différents événements, qu’ils altèrent. L’Église possède la vérité et ne la craint pas. Ces textes en sont la preuve. Nous serions coupables si nous nous n’exploitions pas tous ces textes. Qui pourra mettre en doute tous ces éléments existants ! »

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Jovan Nikoloski