Le journal turc Hürriyet, dans un article intitulé « La porte s’ouvre », considère probable la réouverture immédiate de l'Institut de théologie de Halki (1). Il semble que deux formules aient été trouvées par les autorités pour la réouverture de l'institut, fermé par l’État turc il y a 41 ans.
La première formule envisagerait l’intégration de l'institut en tant que département indépendant « Orthodoxie ». Les autorités nommeraient à sa tête un « Grec de Constantinople » (c’est-à-dire un métropolite du Patriarcat œcuménique) en tant que directeur, et permettraient aux élèves de porter la soutane, ce qui n’est permis nulle part ailleurs en Turquie. Rien n’est clair au sujet de la langue dans laquelle auraient lieu les cours.
La deuxième formule et peut-être la plus probable, prévoit le changement de la loi, qui permettra la fondation d’universités privées étrangères. Tandis qu’en Turquie il existe des dizaines d’universités étrangères, elles appartiennent toutes à des institutions turques. Dans le cas où les universités étrangères seraient autorisées, l'Institut de théologie de Halki serait intégré en tant que département d’une université étrangère et les cours seraient dispensés conformément au système d’éducation du pays concerné. Il peut s’agit de la Grèce, des États-Unis ou de n’importe quel autre pays.
Le Premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, selon la même source, a ordonné de procéder à la réouverture de l'institut, celui-ci constituant un obstacle dans les relations de la Turquie avec l’Union européenne (1).
Source : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: agence de presse Anatolie