Search Results for: Kosovo

Les professeurs et élèves du séminaire de Prizren (Kosovo) effectuent une visite en Russie

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Dans son message final, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a abordé la question du Kosovo après les accords de Bruxelles

Dans le message final de l’Assemblée de ses évêques, l’Église orthodoxe serbe a abordé, entre autres la question du Kosovo : « L’Assemblée a constaté avec regrets que le protectorat international et la présence des forces de l’OTAN au Kosovo et en Métochie, pas plus que le récent processus de négociations au plus haut niveau à Bruxelles, n’ont apporté ni la justice, ni la résolution du problème. Les souffrances du peuple serbe dans cette région continuent : après la destruction et la profanation des lieux saints et objets sacrés orthodoxes, l’expulsion de centaines de milliers de Serbes, le trafic d’organes humains et méfaits semblables, il y a maintenant une violence quelque peu amoindrie et « plus douce », à savoir la destruction barbare de monuments funéraires, des meurtres, des attaques contre les biens, la ghettoïsation, des menaces quotidiennes… En un mot, il y a fort peu de ce que, par leur présence, doivent garantir l’Union européenne et l’OTAN. En exprimant sa crainte que l’application des négociations et accords réalisés ne subissent le sort peu glorieux des « standards avant le statut » [expression de l’envoyé spécial de l’ONU au Kosovo en 2002, ndt], l’Assemblée a pris connaissance, en l’approuvant, de l’activité du Saint-Synode accomplie comme une contribution envers l’État et le peuple serbe dans son ensemble, sur la voie d’une solution juste et durable.
Afin de mieux connaître les efforts du gouvernement serbe et des autres organismes responsables dans ce but, l’Assemblée a demandé à M. Alexandre Vučić, premier vice-président du gouvernement, de rendre une visite officielle à l’Assemblée lors de sa session. À cette occasion, après une discussion exhaustive et en profondeur, les deux côtés montrant compréhension et bonne volonté, il est constaté que, malgré la différence d’approche concernant certaines questions, il existe une unité et un accord quant à l’engagement essentiel pour l’avenir du peuple serbe au Kosovo et en Métochie, pour la conservation de ses lieux saints et pour l’intégrité de la Serbie, ce qui signifie le rejet de la reconnaissance directe ou non de l’État fantôme du Kosovo et de la Métochie hors de la Serbie. Les membres de l’Assemblée ont assuré M. Vučić, par les propos de sa Sainteté le patriarche, que le gouvernement et le parlement serbes, en allant dans ce sens, peuvent compter sur le plein soutien de l’Église orthodoxe serbe, dans le cadre, bien entendu, de ses compétences et de ses possibilités.

Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Les premières décisions de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Le 20 mai ont commencé les travaux de l’Assemblées des évêques de l’Église orthodoxe serbe. Dans sa communication du 23 mai à la presse, l’évêque Irénée de Bačka a mentionné que « l’initiative [soutenue par le métropolite du Monténégro Amphiloque, ndt] visant à canoniser Petar II Petrović-Njegoš, prince-évêque [du Monténégro, célèbre poète, ndt] avait été transmise hier à la commission ad-hoc de l’Assemblée. Aujourd’hui, cependant, cette question a été examinée à nouveau et l’Assemblée à adopté une nouvelle décision, selon laquelle l’initiative a été enlevée de l’ordre du jour.

L’évêque Irénée, qui est porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, a mentionné qu’une « attention particulière est consacré au problème du Kosovo et de la Métochie dans le contexte des récents événements [accord de Bruxelles, ndt], relativement au maintien et à la survie de notre Église, de notre peuple, et non moins à sa souveraineté sur ce territoire très précieux pour la Serbie ».

Par ailleurs, dans le cadre de l’examen du rapport d’activité du Saint-Synode pour la période écoulée, l’Assemblée a analysé la préparation du grand et saint concile de l’Église orthodoxe. Selon l’évêque Irénée, la nécessité est à nouveau soulignée pour la commission en charge de la question, d’examiner encore une fois toute la documentation en sa possession relativement à la préparation du concile, et de s’impliquer le plus activement possible dans le processus de ladite préparation. « La préparation du saint et grand concile est l’un des thèmes les plus importants, un thème essentiel » a déclaré l’évêque Irénée. L’évêque a ajouté qu’un autre thème important est la commémoration de l’édit de Milan qui, selon ses paroles, n’est pas seulement ecclésiale. Il s’agit aussi d’un projet du ressort de l’État, sur lequel travaillent ensemble l’Église et les autorités civiles, se complétant mutuellement. « Nous avons élaboré certains détails, les formes concrètes de cette préparation, tant en ce qui concerne la commémoration de l’édit de Milan au niveau de notre Église orthodoxe serbe autocéphale à l’occasion de la fête des saints Constantin et Hélène, qu’au niveau de tous les orthodoxes et de tous les chrétiens le 6 octobre 2013 » a-t-il conclu.

Source: RTS, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Le président serbe Nikolić a rendu visite au patriarche de Serbie

spc_09_foto_fonet_copyLe président serbe Nikolić a rendu visite au patriarche de Serbie le 13 mai. L’évêque-vicaire de Hvosno Athanase assistait à la réunion. Après les discussions, le patriarche et le président se sont adressés au public pour leur expliquer la raison de la rencontre et le thèmes abordés.

Le patriarche et le président serbes ont souligné que, dans la résolution de la question la plus importante pour la nation et pour l’État, à savoir la question du Kosovo et de la Métochie, l’unité absolue était indispensable. « Le problème est très grand et il est essentiel pour nous que nous soyons unis en ce qui concerne la question du Kosovo et de la Métochie » a dit le patriarche lors de l’adresse commune aux journalistes suivant l’entretien. Le patriarche a déclaré que pour la résolution de cette question, nos divisions sont ce qu’il y a de plus tragique, de même que les déclarations publiques sans beaucoup de fondement, de raison et de justification, lesquelles peuvent nous nuire et en aucun cas nous être utiles. Toutefois, le patriarche a ajouté qu’il s’agit des déclarations privées et des positions personnelles de ceux qui les ont prononcées. Ensuite, le président Nikolić s’est adressé aux journalistes, affirmant que le patriarche et lui-même sont d’accord en tout, et qu’il n’était pas facile de décider au nom du peuple, de même qu’il n’est pas facile de décider au nom de l’Église. « Mais cela est bien mieux lorsqu’il existe une unité entre ceux qui décident au nom du peuple et ceux qui décident au nom de l’Église » a ajouté le président serbe. « Notre souhait est de résoudre le problème du Kosovo et de la Métochie de façon telle que notre Constitution ne soit pas menacée, ni la souveraineté de la Serbie, pas plus que les vies et la sécurité des citoyens du Kosovo et de la Métochie, en particulier des Serbes qui y vivent » a déclaré M. Nikolić

Les propos du patriarche concernent  le métropolite du Monténégro Amphiloque et l’évêque émérite d’Herzégovine qui, à l’occasion de la manifestation organisée à Belgrade au sujet du récent accord de Bruxelles entre les parties serbe et kosovare, ont vivement critiqué le gouvernement serbe actuel.

Sources (dont photographie): Eglise orthodoxe serbe (1)

Le patriarche de Serbie Irénée et le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe lancent un appel au président et aux parlementaires serbes pour qu’ils renoncent à signer l’accord avec Priština, paraphé à Bruxelles

Nous publions ci-dessous, in extenso, le texte dudit appel, daté du 22 avril.

« Appel à l’État serbe et au peuple serbe à l’occasion du paraphe de l’accord à Bruxelles.
À Bruxelles a été paraphé le texte de l’accord « sur les principes de la normalisation des relations » entre « Belgrade » et « Priština », ce qui est un euphémisme pour « Serbie et Kosovo », c’est-à-dire entre le gouvernement serbe et « le président du gouvernement du Kosovo », en l’espèce une personne se trouvant sous un mandat d’arrêt émis par la Serbie. L’impression dont on ne peut s’acquitter est qu’il s’agit du retrait total de la présence institutionnelle de la Serbie de son territoire du sud et de la mise en place d’une autonomie limitée pour la communauté serbe se trouvant au nord du pont sur le fleuve Ibra à Kosovska Mitrovica. Et ce dans le cadre de « l’establishment » de Thaçi, s’agissant par là même de la reconnaissance directe et tacite, mais malgré tout factuelle, de l’existence du système étatique du Kosovo et de la Métochie, indépendant de la structure étatique de la Serbie. La chose est aggravée par  l’assentiment de la direction de l’État serbe au bon déroulement du processus de « l’intégration européenne » du Kosovo de Thaçi (sans mention de la Métochie, ce qui sonne beaucoup de trop « orthodoxe et serbe », mais aussi sans aucune mention de la Serbie dans ce contexte). Or, il n’y a aucun doute qu’après le paiement d’un prix aussi élevé pour cette fameuse « date du commencement des négociations » – celles-ci comportant un nombre inconnu de nouvelles conditions et une issue incertaine – le prix pour l’entrée éventuelle elle-même dans l’Union européenne sera la reconnaissance formelle du « Kosovo indépendant » par la Serbie et l’obligation pour celle-ci de ne pas empêcher le « Kosovo » d’occuper un siège aux Nations Unies.  
À ce qu’il semble, il est question, si ce n’est d’un pur abandon, à tout le moins d’une espèce de vente de notre propre territoire séculaire, le plus important pour nous dans le sens spirituel et historique. Ce marché est mis en place par de grands scénaristes, à savoir nos amis et alliés de confiance, et ce lors du centième anniversaire de la libération de l’ancienne Serbie historique du joug cinq fois centenaire des Ottomans (1389-1912/1913).
Il nous semble, relativement à un tel accord, que la partition du territoire serait la solution la meilleure, la plus juste et la plus viable. Nous nous demandons également ce que notre haute délégation gouvernementale a demandé à Moscou, il y a quelques jours, alors qu’elle était prête à accepter « le maximum possible », lequel est néanmoins inférieur « au minimum souhaitable » du point de vue de l’intérêt élémentaire, étatique et national, de la Serbie.
Prenant en compte tout ce qui a été dit ci, et encore plus ce qui n’y est pas exprimé, mais sous-entendu, nous appelons les représentants à l’Assemblée nationale de Serbie et le président serbe à mesurer et à peser, devant Dieu, devant l’histoire du peuple serbe et devant leur propre conscience, leur responsabilité morale et historique au moment de décider ou de refuser l’approbation de la Serbie en tant qu’État à un tel texte d’accord.
En même temps, nous appelons le peuple serbe qui est resté et a survécu dans ses foyers séculaires du Kosovo et de la Métochie et aussi le reste du peuple serbe, où qu’il vive, à ne pas reconnaitre, quelle que soit la décision de la direction de l’État serbe, le diktat de la force et de l’injustice, mais de considérer le Kosovo et la Métochie, toujours et pour toujours, comme sa terre, sans nier pour autant, en aucune façon, le fait que c’est également la terre de ces Albanais qui y vivent depuis des siècles ensemble avec les Serbes.
Dans tous les cas, l’Église restera avec son peuple dans ses lieux saints du Kosovo et de la Métochie. Cela lui donne le droit et lui impose le devoir d’adresser cet appel ».

Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

L’Église orthodoxe russe soutient l’Église serbe au sujet du Kosovo

« L’Église  orthodoxe russe », a souligné le vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, « soutient la position de l’Église-sœur orthodoxe serbe au sujet de la question du Kosovo, ce qui a été mentionné dans de nombreuses déclarations de sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, de même que dans celles de son prédécesseur le patriarche Alexis II de bienheureuse mémoire. Sur tous les forums internationaux qui leur sont accessibles, lors de leurs nombreuses interventions publiques et de leurs rencontres avec les hommes politiques des différents pays,  les représentants de notre Église témoignent du sort tragique de la population orthodoxe du Kosovo et de la Métochie ainsi que des lieux saints de cette terre qui est serbe depuis toujours ». C’est ce que le père Nicolas a déclaré au correspondant du journal « Terkovny vestnik » (« Le Messager ecclésial ») en relation avec le récent appel du patriarche de Serbie Irénée au président serbe Nikolić.

Dans son rapport à l’assemblée des évêques du mois de février de cette année, le patriarche Cyrille a appelé à nouveau à aider de façon efficace et accrue la population orthodoxe du Kosovo et les monastères de la région. Cette aide est déjà fournie. Le monastère Sretensky de Moscou, avec la bénédiction du patriarche Cyrille, participe de façon significative à cette aide. « En ce qui concerne l’appel de sa Sainteté le patriarche de Serbie Irénée et du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe aux gouvernants du pays, le dialogue de l’Église avec les autorités au sujet du Kosovo a, pour autant que je le sache, un caractère régulier, et c’est pleinement compréhensible si l’on prend en compte la signification du Kosovo et de la Métochie pour la conscience nationale des Serbes » a conclu l’archiprêtre Nicolas Balachov.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le président serbe Tomislav Nikolić a rendu visite au patriarche de Serbie Irénée

5159Le président serbe Tomislav Nikolić, le Premier ministre Ivica Dačić et le vice-Premier ministre Alexandre Vučić ont rendu visite au patriarche de Serbie Irénée le 8 avril. Assistaient à la rencontre les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, à savoir les évêques Basile de Srem, Irénée de Bačka, Jean de Šumadija et Joannice de Budimlje et Nikšić.

Le porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, l’évêque Irénée de Bačka a déclaré aux médias que le Saint-Synode avait reçu des informations complètes et objectives du président serbe et de la délégation gouvernementale, au sujet de la situation de l’État en matière de politique étrangère, « particulièrement en relation avec l’ultimatum qui est arrivé récemment de Bruxelles, auquel notre État doit réagir ». L’évêque Irénée a précisé que le Saint-Synode avait fait part de son point de vue sur les problèmes liés au Kosovo et à la Métochie, à la survie du peuple serbe dans cette région, mais aussi sur le statut de cette dernière : la différence est immense entre des discussions sur « les relations des deux États voisins », ce sur quoi insiste l’Occident, à savoir Bruxelles et Washington, et des discussions visant à trouver une solution à la vie concrète et à la survie du peuple, sans entrer en matière sur la résolution du problème du statut. « Nous avons parlé sincèrement et franchement… Nous espérons dans la prière que la direction de l’État fera preuve de conscience, de responsabilité, de patriotisme, et en même temps qu’elle sera sensible à la fois aux besoins vitaux, à la survie de notre peuple et à notre commune situation internationale, et aussi qu’elle saura articuler les justes solutions » a souligné le patriarche. «Nous, en tant que représentants de l’Église, ne prétendons pas pouvoir dicter et prendre des décisions au lieu des représentants élus du peuple qui ont reçu un mandat à cette fin lors des élections » a-t-il poursuivi. Mais, a-t-il précisé, les responsables de l’Église prennent en considération leur devoir moral et leur droit inaliénable, en raison « de la présence séculaire [du peuple serbe] au Kosovo et en Métochie », d’exprimer le souhait et les besoins de ces gens qui sont à la fois citoyens serbes, habitants du Kosovo et de la Métochie et fidèles de l’Église orthodoxe serbe. « Nous rejetons, comme totalement inappropriées et malintentionnées les insinuations selon lesquelles l’Église souhaiterait s’occuper de politique et, en lieu et place des représentants élus du peuple, prendre des décisions au nom de l’État. Cela n’entre pas seulement dans nos intentions, mais pas même dans nos pensées. Mais si une ONG avec un nombre ridicule de membres considère qu’elle a le droit d’être consultée par le gouvernement et l’État, cela est d’autant plus vrai pour l’Église, car ses fidèles constituent la majorité absolue des citoyens de ce pays » a-t-il ajouté. « C’est dans ce contexte d’échanges de de vue et d’indispensables consultations que doit être comprise cette rencontre » a conclu le primat.

Sources (dont photographie) : Eglise orthodoxe serbe (1), traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Déclaration du patriarche Irénée de Serbie au sujet de l’ultimatum de l’Union européenne concernant le Kosovo

Dans une lettre ouverte, datée du 6 avril, au président serbe Tomislav Nikolić, au Premier ministre Ivica Dačić et au vice-Premier ministre Alexandre Vučić, le patriarche de Serbie Irénée déclare son refus de l’ultimatum posé par Mme Ashton au nom de l’Union européenne à la Serbie qui, si elle l’acceptait, renoncerait à sa souveraineté sur le Kosovo. Nous publions la lettre in extenso ci-après. Pour comprendre l’enjeu géopolitique de la région, nous vous invitons à lire l’étude « Kosovo et les Balkans occidentaux – question de stabilité régionale et de sécurité européenne » de Boško I. Bojovic, professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris, présentée lors de la sixième ECPD Conférence internationale sur la réconciliation interethnique, la tolérance religieuse et la sécurité humaine dans les Balkans, tenue à Brioni, Croatie, les 28 et 29 octobre 2010.

Monsieur le président,
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le vice-Premier ministre,
En ce moment difficile et décisif, et peut-être fatal pour la Serbie et le peuple serbe, nous nous adressons à vous au nom de l’Église orthodoxe serbe, de façon paternelle et fraternelle, avec respect et confiance en votre conscience chrétienne orthodoxe et votre sentiment de patriotisme et de responsabilité gouvernementale. Nous ne nous adressons pas à vous de la manière habituelle, mais par un appel public, et ce pour plusieurs raisons, dont les deux plus importantes sont le temps trop court (l’ultimatum de Bruxelles expire déjà mardi) et la nécessité de clairement rejeter le mensonge que répandent sans vergogne certaines personnes et médias durant ces derniers jours, à savoir que notre Église se tairait sur le Kosovo.

Paris: soirée cinéma « Un regard sur la vie monastique » avec une présentation du nouveau livre du père Placide Deseille

Le  vendredi 12 avril, Orthodoxie.com organise à Paris, dans le cadre du  festival cinématographique européen "L'Europe autour de l'Europe", en partenariat avec la Mutuelle Saint-Christophe, une soirée de films documentaires « Un regard sur la vie monastique ». Deux films documentaires seront projetés. Le premier documentaire This is the Day (voir un extrait) est celui de la cinéaste estonienne Kersti Uibo qui nous présente la vie dans le monastère orthodoxe au dessus du village serbe de Velica Hoca, au Kosovo. D'après l'auteur, ce film lui avait appris la patience: en voyage en 2000 au Kosovo, tentant de trouver des signes de réconciliation, la seule personne à ne pas lui demander son origine fut le père Miron. Il fallut 7 ans avant d’avoir la permission de filmer, puis 4 ans pour le film et le montage… L’attente lui a permis de ne plus faire qu’une avec le lieu. Le deuxième film est Où est Sonia ? / Gdzie jest Sonia ? de Radka Franczak, cinéaste polonaise, qui nous dessine un portrait d’une jeune femme insolite. Sonia est entrée dans les ordres et se nomme désormais soeur Christina. A travers elle, on découvre que la vie au sein d’un monastère est loin d’être aussi stricte et déconnectée du monde qu’on se l’imagine.
DESEILLE Monachisme orthodoxe - CopieAprès la projection des films, le père archimandrite Placide Deseille, présentera son nouveau livre qui sortira le 12 avril dans les librairies, Le monachisme orthodoxe – les principes et la pratique, suivi du Typicon (Règle de vie) du monastère Saint-Antoine-le-Grand, publié dans la collection "Orthodoxie" aux éditions du Cerf.

Vendredi 12 avril :
19h00 - « This is the Day » (documentaire, Estonie, 2011, 65’, couleur, VOSTF) de Kersti Uibo.
20h30« Où est Sonia ? / Gdzie jest Sonia ? » (documentaire, Pologne, 2012, 50’, couleur, VOSTF) de Radka Franczak.
21h30 – Présentation du livre du père Placide Deseille Le monachisme orthodoxe – les principes et la pratique, suivi du Typicon (Règle de vie) du monastère Saint-Antoine-le-Grand.

Lieu: Mutuelle Saint-Christophe assurances (auditorium Jean XXlll) – 277 rue Saint-Jacques, 75005 Paris. L'entrée est libre (mais le nombre des places est limité !).

Un entretien avec Mgr Photios, évêque du diocèse orthodoxe serbe de Dalmatie (Croatie)

mala_vl_fotijeL’évêque Photios, ordinaire du diocèse orthodoxe serbe de Dalmatie (Croatie), a donné une interview au journal « Dnevnik » de Novi Sad, que nous publions in extenso ci-après. Dans cette interview, l’évêque s’exprime sur le récent incident au village de Kistanje (lors duquel des élèves du séminaire orthodoxe de Krk avaient été agressés par des hooligans croates), ainsi que sur le retour en Croatie des Serbes chassés de leurs foyers durant la dernière guerre dans l’ex-Yougoslavie, et aussi sur ses attentes à l’égard du nouveau pape de Rome. Mentionnons encore que dans son émission en langue croate du 18 mars (Radio Vatican avait affirmé que lesdits séminaristes étaient « saouls » et « avaient reçu ce qu’ils avaient cherché », provoquant une protestation de l’évêque orthodoxe serbe Irénée (Bulović) ).

1. Êtes-vous satisfait de la réaction de l’État croate à l’agression commise contre des séminaristes serbes à Kistanje ? A-t-il été question de mesures de sécurité supplémentaires pour le monastère ou pensez-vous qu’il n’y en a pas besoin ?

La police est arrivée relativement vite sur le lieu de l’agression, situé à mi-chemin entre le monastère de Krk [où est situé le séminaire] et Kistanje. Plusieurs de nos élèves ayant été blessés, des ambulances ont été appelées. Certains élèves avaient besoin d’une intervention médicale immédiate, tandis que d’autres devaient être transportés à l’hôpital à Knin ou Šibenik. À Šibenik, un élève de quatrième année, Milan Simanić, a été envoyé en chirurgie, son nez ayant été cassé. Actuellement, il poursuit son traitement chez lui. Les autres élèves, qui ont subi des contusions et des blessures légères, ont repris maintenant les cours, Dieu soit loué. Depuis le jour de cet événement tragique du 17 mars (date symptomatique, à savoir le neuvième anniversaire du pogrom des Serbes au Kosovo en 2003), on remarque une présence renforcée de la police. Une première mesure de sécurité policière a été prise, à savoir l’interdiction aux hooligans de s’approcher dans un rayon de un kilomètre du monastère de Krk. C’est certainement une bonne chose pour le moment. Nous espérons dans l’aide de Dieu et les prières de notre Église.

2. Malheureusement, ce n’est pas le premier accident de cette sorte, bien au contraire. Lors de notre précédent entretien, vous m’aviez dit que ceux-ci se produisent principalement lorsque des questions sensibles font surface dans les médias, lorsque la situation s’envenime… Comment tout cela affecte-t-il les jeunes séminaristes ?

Oui, la situation en Croatie est momentanément pleine de tensions – politiques (pré-électorales), voire même sportives. En mai de cette année auront lieu les élections locales en Croatie et les partis politiques luttent pour le pouvoir. Ce qui pour nous Serbes est très négatif, ce sont les déclarations des partis d’extrême-droite, dans lesquelles on ressent le regret du « bon vieux temps », lorsque la question de l’utilisation de l’alphabet cyrillique ne se posait pas en Croatie, de même que quelque autre droit de la communauté serbe. Dans ces déclarations des gens aux « chemises noires », citons celles de Mme Ruža Tomašić, qui a dit que « la Croatie est seulement pour les Croates, tous les autres sont des hôtes ». Or, la Croatie doit devenir, dans deux ou trois mois, membre à part entière de l’Union européenne. Demain aura lieu un match de football entre la Serbie et la Croatie. À cette occasion, une atmosphère électrisée se créée depuis longtemps, qui est plutôt négative pour nous. Nos élèves ne sont pas concernés par tout cela, mais ils en supportent malheureusement les conséquences. Ils n’étaient pas coupables, or ils ont été les victimes de l’attaque brutale d’individus qui avaient le même âge qu’eux et qui, malheureusement, étaient imprégnés de haine religieuse et nationale.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Les cimetières de Kosovska Mitrovica et Đakovica (Kosovo) ont été profanés

On trouvera avec ce lien un film vidéo concernant le pèlerinage des fidèles serbes sur les tombes profanées de leurs proches aux cimetières de Kosovska Mitrovica et Đakovica (Kosovo).

Plusieurs centaines de fidèles serbes se sont rendus au cimetière de la partie sud de Kosovska Mitrovica (peuplée par les Kosovars albanais), à l’occasion du jour des défunts, que l’Église orthodoxe commémore le troisième samedi de la préparation du grand Carême, cette année le 9 mars. Les fidèles serbes ont été escortés sans incident jusqu’au cimetière par la police du Kosovo, où ils ont trouvé les tombes profanées. Les jours de commémoration des défunts sont les seuls où ils peuvent se recueillir sur les tombes en toute sécurité. L’archiprêtre Milija Arsović a déclaré que non seulement les monuments funéraires ont été détruits, mais que même les plaques de marbre disparaissent des cimetières : « Nous avons assisté aujourd’hui encore à la peine, la douleur, elles ne s’arrêtent pas. Non seulement les monuments sont détruits, mais les plaques de marbre ont été enlevées de ce lieu saint, parce que tout lieu où il y a une croix est un lieu saint, et ils (les Albanais du Kosovo) s’efforcent d’effacer la trace de la croix » a-t-il ajouté. Les fidèles sont indignés, parce que 90% des monuments du cimetière serbe dans la partie sud de Kosovska Mitrovica ont été profanés (depuis 1999 les Serbes n’y sont plus enterrés), tandis que dans la partie nord de la ville, habitée par les Serbes, aucune tombe albanaise n’a été dégradée. Les Serbes de Priština, maintenant dispersés en Serbie, sont revenus au cimetière de leur ville, tandis qu’une centaine d’entre eux s’est rendue à  Đakovica pour brûler des cierges sur leurs tombes.

Nous rappelons l’existence de l’ONG française « Solidarité Kosovo » qui fournit de l’aide humanitaire aux habitants des enclaves serbes du Kosovo, notamment aux enfants (ndlr).

Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Parution prochaine du livre « Père Rafaïl et autres saints de tous les jours »

Père Rafail 2Les éditions des Syrtes publient le 21 mars prochain le livre de l’archimandrite Tikhon (Chevkounov) Père Rafaïl et autres saints de tous les jours ( 400 pages, 23 euros) dont le titre original est Несвятые святые и другие рассказы publié en 2011 en Russie et aux États-Unis en 2012. Père Tikhon est l’archimandrite du monastère de la Sainte-Rencontre (Sretenskii monastyr).
Père Rafaïl et autres saint de tous les jours dresse un tableau vivant de l’univers méconnu et caché de la vie des moines dans les vingt dernières années du xxesiècle en Russie. C’est un éloge de la vie monastique, de ces humbles héros des temps modernes, dans leur lutte contre le mal et l’illusion; il y a parmi eux des ascètes, des mystiques, des excentriques, des rusés… Mais tous sont de bons chrétiens et, surtout, de profonds croyants. Servi par un texte plein de spontanéité et de simplicité, ce livre fourmille de détails croqués sur le vif et décrits avec finesse et humour. Père Rafaïl et autres saints de tous les jours met en évidence le statut spirituel fondamental occupé par le monachisme dans l’Église orthodoxe – statut bafoué pendant les années de communisme.
Ce livre parle également de chrétiens orthodoxes laïcs et de l’expérience de leur foi au quotidien. Le lecteur éprouve sans cesse la lutte contre la force puissante de l’État athée qui veut éliminer l’Église millénaire de Russie, alors que transparaît la foi en la force de Dieu, capable de transformer les hommes quels qu’ils soient en «saints de tous les jours».

Pour lire des extraits du livre, cliquez ICI. Le père Tikhon sera accueilli à la librairie La Procure à Paris le 3 avril en soirée.

Les stocks des entrepôts destinés aux cantines populaires du Kosovo sont insuffisants

105627.bL’entrepôt central de produits alimentaires destinés aux cantines populaires  placées sous le patronage de l’Église serbe sur le territoire du Kosovo et de la Métochie a vu dernièrement ses stocks se vider en grande partie. La dirigeante de l’organisation « Mère des neuf Yougovitch », Svetlana Stević a déclaré aux correspondants de la chaîne de télévision serbe RTS (vidéo) que de nombreux nécessiteux pourraient rester sans pain et autres produits alimentaires dans les sites peuplés par les Serbes au Kosovo, où sont installées six « cantines populaires », prévues pour 2000 utilisateurs. Selon Mme Stević, la farine n’est suffisante que jusqu’à la première semaine de mars. En ce qui concerne les autres produits, « il y en a », dit-elle, « même si l’huile est en quantité moins importante ». Or le problème essentiel est la farine, a-t-elle souligné. Pour être à même de fournir les produits alimentaires, l’organisation « Mère des neuf Yougovitch » a décidé d’organiser la production agricole sur les terres appartenant à l’Église. Les moyens techniques indispensables ont déjà été achetés ou offerts par des donateurs. Selon le membre de ladite organisation, Miladin Kostić, du blé a été semé sur huit hectares, des pommes de terre sur deux hectares, ainsi que des oignons, des carottes, ce qui peut apporter une solution à la pénurie de produits de base. L’an passé, des fonds importants – plus de 9 millions de dinars (81.000 euros) ont été récoltés grâce à la réclame télévisée.

L’organisation humanitaire « Mère de neuf Yougovitch », est active dans le cadre du diocèse de Ras et Prizren (1) depuis plusieurs années sur le territoire du Kosovo et de la Métochie. Le travail des « cantines populaires » et l’aide aux nécessiteux est l’un des axes principaux de son activité.

Source (dont photographie): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Rencontre du patriarche de Serbie Irénée et du président serbe Nikolić

img_2117-zLe président Nikolić et le patriarche de Serbie Irénée ont exprimé leurs préoccupations concernant la sécurité des citoyens serbes et de l’Église orthodoxe au Kosovo et en Métochie, particulièrement à la suite des événements récents au monastère de Dečani, que nous avons évoqués ici. Les deux parties ont convenu que les organisations internationales présentes dans cette province serbe méridionale sont liées par le mandat, agréé par la République de Serbie, selon lequel elles ont le devoir de défendre les droits et la sécurité des citoyens et des lieux de culte au Kosovo et en Métochie. Le président serbe a également informé sa Sainteté au sujet des conversations qu’il a eues le 5 février avec le patriarche œcuménique Bartholomée. Enfin le président et le patriarche ont évoqué le déroulement des manifestations marquant le 1700e anniversaire de l’édit de Milan.

Source (dont photographie): Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Le monastère de Dečani (Kosovo) est assiégé par les extrémistes albanais

Les dirigeants de la municipalité de Dečani et des groupes extrémistes albanais veulent pénétrer jusqu’au monastère afin de protester devant ses murs. Des cordons de la KFOR et de la police bloquent actuellement son accès. En raison de la menace de la direction de la municipalité de Dečani et du groupe d’Albanais qui organisent, déjà depuis plusieurs jours des manifestations dans la ville contre le monastère, et suite à leur intention de protester maintenant devant l’édifice lui-même, son higoumène, l’archimandrite Sava Janjić, a décidé de fermer les portes à tous les visiteurs, et ce pour la première fois depuis les 13 dernières années. Depuis plusieurs jours, le monastère de Dečani est la cible des manifestations qui se déroulent dans la ville voisine et fait face à une grande pression, des messages offensants et des menaces explicites, à l’occasion de la décision de justice confirmant ses droits fonciers. Une telle attitude, qui conteste ouvertement les droits de propriété, est vécue comme une menace ouverte à l’égard d’un lieu saint qui se trouve sur la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO et qui a déjà fait lieu d’agressions armées, et ce à quatre reprises jusqu’à maintenant, de la part de ceux qui organisent cette campagne. Selon l’archimandrite Sava, l’intention des manifestants est de fixer des pancartes telles que « Ceci est notre monastère, bas les pattes de notre terre ! » et autres.

« J’espère que l’on parviendra bientôt à la réconciliation entre Serbes et Albanais et que l’on vivra comme des frères », déclare le patriarche serbe Irénée à Prizren

10_0Le patriarche serbe Irénée a déclaré à Prizren (Kosovo) qu’il espérait que « l’on parviendra bientôt à la réconciliation entre Serbes et Albanais et que l’on vivra comme des frères ». Le patriarche a célébré la divine liturgie en l’église Saint-Georges à Prizren, au cours de laquelle étaient présents quelques dizaines de fidèles. S’adressant à eux à l’issue de la liturgie, le patriarche a mentionné qu’il était venu avec d’autres évêques pour encourager le peuple à rester au Kosovo, mais aussi pour que les évêques puisent du courage auprès de ce peuple qui manifeste de la bravoure, restant et survivant au Kosovo et en Métochie. « Je prierai le Seigneur pour que les Serbes et les Albanais vivent ensemble comme des frères sur ces terres bénies. Sachez que ce vous vivez ici, nous le vivons aussi comme un commun malheur, mais aussi comme un commun espoir que tout cela prendra fin » a dit le patriarche. Au palais épiscopal de Prizren a eu lieu ensuite la session ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe et de la commission pour le Kosovo et la Métochie. Lors de cette session ont été discutés les problèmes auxquels fait face l’Église au Kosovo et en Métochie, ainsi que des mesures qu’elle doit entreprendre pour assurer une meilleure défense du peuple, des lieux saints et du patrimoine culturel.
Le patriarche est parti ensuite avec les autres évêques au monastère de Decani, puis de Gračanica.

Sources: RTS (avec vidéo d'un reportage), traduit du serbe pour Orthodoxie.com. Photographie prise lors de la liturgie: Eglise orthodoxe serbe.

Une déclaration du Patriarcat de Moscou sur la montée des tensions au Kosovo et en Métochie

Le département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a publié la déclaration suivante sur la montée des tensions au Kosovo et en Métochie:

" Au mois de janvier 2013, la région du Kosovo a été le théâtre d’une série de profanations d’églises et de sépultures chrétiennes.

Suivant un communiqué du service de presse du diocèse de Ras et Prizren (Église orthodoxe de Serbie), l’église de la Sainte-Trinité, construite au XIX siècle au village de Babliak, près d’Urochevats a de nouveau été la cible de vols et de profanations. En 1999, elle avait été incendiée par des extrémistes.

En moins de dix jours, des vandales ont détruit dans toute la région plus d’une centaine de tombes serbes orthodoxes.

Le 19 janvier 2013, jour de la Théophanie, une foule agressive de partisans du mouvement « Autodétermination » a organisé des désordres près du monastère de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu à Đakovica. Seule la présence de la garde armée de la KFOR a empêché qu’ils pénétrassent sur le territoire du monastère. Pourtant, la plupart des églises orthodoxes restent sans défense devant les vandales et les criminels, ce dont témoignent les évènements des derniers jours. Ainsi, le 31 janvier 2013, des inconnus ont dévalisé l’église Saint-Jean-le-Précurseur de Štrpce ; le 1 février des profanateurs ont à leur tour dévalisé l’église des Saints-Pierre-et-Paul de Klokot, puis le 2 février, l’église Sainte-Parascève au village de Donja Budriga et l’église Saint-Nicolas de Binatch.

Le site officiel du diocèse de Ras et Prizren informe qu’à la mi-janvier 2013, au Kosovo Polje (Champ kosovare) 58 tombes serbes ont été profanées ; une semaine plus tard 27 monuments funéraires au cimetière de Klokot, puis 50 tombes serbes du cimetière de Prizren, 6 à Souvom Grlou, 3 à Plemetine, après quoi des tombes ont encore été détruites au cimetière de Peć. A Prilujie, des vandales ont posé des explosifs au cimetière, causant la destruction d’un grand nombre de tombes à la fois. Les extrémistes ont détruit les croix orthodoxes, détérioré les photographies des défunts. Au cimetière de Milochevo, une chapelle orthodoxe a été incendiée.

Profanation de cinq nouveaux cimetières au Kosovo

grobAprès la récente profanation de tombes au cimetière de Kosovo Polje que nous avons évoquée ici de nouveaux actes de vandalisme ont eu lieu dans cinq autres cimetières, ce qui fait l’objet du communiqué suivant du diocèse de Ras et Prizren. « Une semaine seulement après la profanation de 50 tombes au cimetière de Kosovo Polje, les extrémistes albanais ont entamé une nouvelle campagne de profanation dans cinq cimetières orthodoxes dans la nuit du 20 au 21 janvier 2013, détruisant des dizaines de tombes.

Discours du patriarche Irénée de Serbie à l’occasion de l’ouverture des festivités en l’honneur de l’édit de Milan

img_7778«  1700 années se sont écoulées depuis l’édit de Milan, par lequel le saint empereur Constantin a garanti aux chrétiens le droit de glorifier librement le Seigneur Jésus-Christ. Nous avons devant nous un grand événement, mais aussi une occasion de nous demander après de nombreux siècles : qu’a signifié cet acte pour l’Église du Christ, après trois siècles de persécutions des chrétiens dans l’Empire romain pour avoir proclamé la Bonne Nouvelle du saint Évangile, témoigné le Christ ressuscité, et ne pas s’être intégrés dans l’ordre des empereurs divinisés ?

C’est pour ces raisons que les chrétiens ont été mis hors la loi en tant que personnes qui prêchaient une « foi non permise ». De nombreux martyrs de cette époque que nous admirons pour leur courageux témoignage de la vérité, parmi lesquels se trouvent des anciens martyrs de nos contrées (saint Flore et Laure d’Ulpiana (actuellement Lipljan), les saints Hermyle et Stratonice (Belgrade), saint Erasme d’Ohrid, les saints 150 martyrs de Syrmie (Sremska Mitrovica), remplissent le calendrier de la sainte Église du Christ. Grâce au saint empereur Constantin, les chrétiens ont acquis la liberté. Ils sont devenus partie de la société avec les droits dont disposaient les hommes appartenant à d’autres religions, avec leurs biens et la liberté de travail et d’activité. Par cet édit, la liberté est garantie à l’Église, selon les paroles impériales : « donner aux chrétiens comme à tous la liberté et la possibilité de suivre la religion de leur choix, afin que tout ce qu'il y a de divin au céleste séjour puisse être bienveillant et propice à nous-mêmes et à tous ceux qui se trouvent sous notre autorité ».

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Communiqué du diocèse de Ras et Prizren au sujet de la profanation de 58 tombes orthodoxes serbes au Kosovo

image_2.php« Le diocèse de Ras et Prizren et de Kosovo et Métochie condamne le plus fermement la profanation de 58 monuments funéraires au cimetière orthodoxe serbe de Kosovo Polje. Cet acte de barbarie extrême témoigne malheureusement qu’aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les Serbes restés au Kosovo qui souffrent, mais que leurs parents défunts eux-mêmes n’y trouvent pas la paix. Depuis des années, nous sommes témoins d’une guerre diabolique contre les morts, qui se déroule aux yeux de la communauté internationale et des institutions provisoires du Kosovo. Une telle conduite est le reflet d’une atmosphère politique et d’une (anti)culture qui est emplie de nationalisme féroce, d’intolérance envers les membres d’autres nations et religions, et de l’absence de la primauté du droit et de la loi. Les auteurs de ce crime ne seront probablement jamais identifiés, à l’instar de ce qui s’est produit dans le cas de centaines d’autres cimetières serbes qui sont encore en ruines.   
Néanmoins, cette triste image des cimetières profanés, de Kosovo Polje, du sud de Mitrovica, Staro-Gracko, des tombes exhumées en Métochies, sont un rappel douloureux de la situation réelle dans laquelle vivent aujourd’hui les Serbes du Kosovo et de Métochie. En même temps, ces images constituent un témoignage vivant aux yeux du monde civilisé du fait que le Kosovo et la Métochie sont de nos jours la seule partie du continent européen où même les morts ne peuvent reposer en paix.

A propos des arrestations et des violences commises contre les croyants orthodoxes au Kosovo

Le département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a publié une déclaration – en français sur cette page- pour dénoncer les arrestations et les violences commises dernièrement contre des croyants orthodoxes au Kosovo que nous avons évoquées ici.

Les fidèles orthodoxes ont été empêchés d’assister aux offices de Noël au monastère de Dečani et certains ont été arrêtés par la police kosovare dans un autre monastère du Kosovo

liturgA l’occasion des tentatives d’obstruction à la célébration de Noël au Kosovo du fait de groupes albanais et de la conduite provocatrice de la police kosovare, notamment à Gračanica, le diocèse de Ras et Prizren a publié le communiqué suivant :

« La célébration de la Nativité du Christ au Kosovo et en Métochie a été assombrie cette année par la conduite extrêmement inappropriée et provocatrice de la police kosovare, qui a procédé au monastère de Gračanica à une véritable « descente de police » parmi les visiteurs et a arrêté plusieurs fidèles qui étaient venus pour la fête. L’évêque diocésain, Mgr Théodose,  a déclaré que la police kosovare, par une telle conduite, décourage les fidèles de visiter leurs lieux saints et a fait preuve de brutalité d’une façon extrêmement primitive. Ayant en vue les incidents que la police kosovare a provoqués le jour de la fête du « Vidovdan » [fête nationale serbe, ndt] l’an passé, on peut dire que l’on est devenu coutumier du fait que chaque fête religieuse de l’Église orthodoxe ait lieu dans la peur de la terreur et des arrestations policières. Mgr Théodose a également exprimé son grand mécontentement au sujet de l’attitude incorrecte des institutions du Kosovo envers les personnalités officielles serbes, auxquelles l’accès aux lieux saints de l’Église orthodoxe serbe a été interdit. Ou encore, lesdites personnalités sont obligées, comme dans le cas de M. Vulin [directeur du bureau pour le Kosovo et la Métochie du gouvernement serbe, ndt], de quitter précipitamment le monastère de Gračanica avant la fin de la cérémonie. Un incident semblable s’est produit il y a quelques mois, lorsque M. Marko Đurić, conseiller du président de la République de Serbie, a été brutalement expulsé du territoire du Kosovo. L’évêque Théodose a fait savoir aux officiels internationaux présents qu’une telle conduite des institutions kosovares est inacceptable et que par voie de conséquence, la célébration dans des conditions normales des fêtes chrétiennes est devenue impossible.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Le président serbe ne pourra fêter Noël au Kosovo

Le président serbe Tomislav Nikolić ne pourra pas fêter cette année Noël (selon l’ancien calendrier, c’est-à-dire le 7 janvier) sur le territoire du Kosovo et de la Métochie, contrairement à ce qui avait été prévu. Le chef de l’État serbe devait assister à la liturgie de la Nativité au monastère de Gračanica.

Conformément à la procédure en vigueur, les autorités serbes ont envoyé la demande y relative à la mission internationale de l’Eulex à Priština. Cependant, aucune réponse n’a été reçue.  Cela témoigne que l’Eulex n’est pas une « structure statutairement neutre » et qu’elle n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de qui que ce soit au Kosovo et en Métochie, est-il dit dans le communiqué du service de presse de la présidence serbe. De son côté, le vice-premier ministre kosovar Hajredin Kuçi a déclaré que la visite du président serbe n’a pas été autorisée par les institutions kosovares. Toutefois, a-t-il précisé, cette décision a été prise « après consultation avec les partenaires internationaux ».

Cette année, le président serbe fêtera Noël en la cathédrale Saint-Michel de Belgrade.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Réponse des membres du clergé orthodoxe de Tirana aux attaques dont est l’objet l’archevêque Anastase, primat de l’Église autocéphale d’Albanie

Eglise_Albanie« Depuis 1992 et jusqu’à ce jour, l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie, sous la direction de l’archevêque Anastase de Tirana, Durrës et de toute l’Albanie a posé pour principe de ne pas se lier ou s’opposer aux partis politiques. L’Église se consacre à son œuvre religieuse, avec de nombreuses initiatives sociales, éducatives, culturelles et autres.

Après la publication de sa déclaration officielle relative aux résultats inexacts du recensement 2011 (voir ici), a eu lieu une campagne diffamatoire à l’égard de l’archevêque Anastase de la part d’une formation politique. Les accusations sont graves : « actes anticonstitutionnels », « collaboration avec des cercles ultranationalistes de Grèce » et « activité anti-albanaise » contre « l’intégrité territoriale de l’Albanie ». Enfin, il a été demandé au président de la République de le priver de la décoration de l’ordre de Georges Kastrioti Skanderbeg, qui lui avait été décerné il y a trois ans.

Assurément, ceux qui connaissent l’archevêque Anastase, et parmi eux, nous les membres du clergé de l’archevêché, tous citoyens albanais, qui sommes ses proches assistants et collaborons avec lui durant toutes les années de sa présence en Albanie, savons très bien que ces accusations éhontées sont le fruit d’une imagination maladive et qu’elles sont absolument injustes et altèrent la vérité.

Étant donné cependant que les questions d’importance nationale et religieuse sont très sensibles, particulièrement ces derniers temps, et que la désinformation peut influencer des citoyens connaissant peu la réalité, notamment les jeunes, nous considérons de notre devoir, sur la base de notre expérience, de donner une réponse, claire et définitive, à la série de mensonges et d’accusations injustes, qui sont répétées avec insistance au fil du temps, et ce malgré les nombreux démentis.

L’archevêque Anastase, durant les deux dernières décennies, vit et travaille sans relâche avec nous. Il est resté durant toutes ces années près du peuple, même lors des périodes les plus difficiles (1997, 1999), aidant avec amour et abnégation, non seulement les orthodoxes, mais aussi tous ceux qui sont dans le besoin, indépendamment de leurs convictions religieuses ou politiques. Tout le monde connaît, non seulement en Albanie, mais partout – l’énorme contribution de l’archevêque Anastase à la reconstruction complète de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie, ainsi qu’à l’essor le plus grand qu’ait connu l’Église d’Albanie dans son histoire, et encore au développement économique du pays dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la prévoyance sociale et de la culture. Citons en outre son initiative en 1999 pour mobiliser les organisations chrétiennes mondiales pour aider les quelques 33.000 réfugiés du Kosovo en Albanie. Cela, seuls ceux qui sont aveuglés par le fanatisme ne veulent pas le voir. Toutefois le travail colossal de l’archevêque Anastase ne saurait être détruit par des paroles injurieuses, des mensonges désuets, des calomnies sans fondement. Les centaines de milliers d’Albanais orthodoxes mais aussi de non-orthodoxes impartiaux, qui suivent son œuvre, connaissent très bien la réalité.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Décès de l’évêque Chrysostome de Žiča de l’Église orthodoxe serbe

img_7598Le 18 décembre 2012, jour de la fête de saint Sabas le Sanctifié selon l’ancien calendrier, l’évêque Chrysostome de Žiča (Jitcha) est décédé tôt le matin, en la résidence épiscopale de Kraljevo

L’évêque Chrysostome (Stolić) est né en 1939 à Ruma (Voïvodine), où il a effectué ses études primaires et secondaires. Il partit en suite au monastère de Dečani au Kosovo, où il a prononcé ses vœux monastiques et a été ordonné diacre, puis prêtre par l’évêque de Ras et de Prizren Paul, le futur patriarche de Serbie. En 1966, il partit aux États-Unis, où il étudia au séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville, et obtint son diplôme de théologie liturgique. À la fin de ses études, il servit comme prêtre dans les paroisses de Chicago et des environs. Il partit ensuite à la sainte montagne de l’Athos, au monastère de Chilandar, où il passa vingt ans. Il y fut élevé au rang d’archimandrite par le patriarche Demetrios de Constantinople. À deux reprises, le père Chrysostome fut « protos », le premier des épistates de la sainte Communauté du Mont Athos. Chargé de la bibliothèque du monastère de Chilandar, il constitua un ménologion en deux tomes en langue serbe,  comprenant également les saints occidentaux qui ont vécu avant le schisme de 1054. Il a également édité, en serbe, la liturgie de l’apôtre Jacques.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

La liturgie, suivie de l’office des funérailles aura lieu le jeudi 20 décembre en l’église Saint-Sava à Kraljevo. L’évêque Jean de Choumadie a été nommé administrateur du diocèse de Žiča.

Source (dont photographie) : Église orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Le ministre de la défense de la Fédération de Russie a promis d’accroître les traditions spirituelles dans l’armée

Les meilleures traditions de coopération entre l’Église et l’armée, qui ont existé durant des siècles, peuvent non seulement être rétablies, mais aussi accrues. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus le patriarche de Russie Cyrille et le ministre de la défense de la Fédération de Russie Serge Choïgou au cours  de leur entretien au monastère de Saint-Daniel à Moscou. Le primat de l’Eglise orthodoxe russe a rappelé au ministre que lors de chaque office, l’Église prie pour les autorités civiles et l’armée. « Comprenant toute l’importance de votre fonction, je voudrais dire que nous prierons pour vous, étant donné que lors de chaque office, l’Église prie pour les autorités et l’armée. 

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Les travaux de restauration des lieux saints du Kosovo continuent à l’aide de la Russie

Les travaux de reconstructions et de restauration d’un certain nombre de lieux saints sur le territoire du Kosovo et de la Métochie, effectués à l’aide des fonds envoyés par le gouvernement russe, doivent être achevés dans la première moitié de 2013, selon les informations communiquées par le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. « Le gouvernement de la Fédération de Russie, a versé en 2010-2011 une contribution volontaire à l’UNESCO d’un montant de 2 millions de dollars  pour le financement des travaux de restauration des lieux saints orthodoxes sur le territoire du Kosovo (République de Serbie) » est-il dit dans le communiqué, qui précise que « Cette décision a été prise conformément à la résolution N°1244 des Nations Unies au sujet du Kosovo et dans le cadre de l’action internationale de l’UNESCO pour fournir l’aide humanitaire à la République de Serbie afin de restaurer et de préserver ses monuments culturels qui ont été endommagés au cours des opérations militaires ». 

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Le patriarche de Serbie Irénée a rencontré le président de Serbie Tomislav Nikolić

Le patriarche de Serbie Irénée a rencontré le président serbe Tomislav Nikolić le 30 novembre. Le président serbe Tomislav Nikolić a souligné, lors de sa conversation avec le patriarche Irénée, que l’État était ouvert à une participation active de l’Église orthodoxe serbe dans le règlement du problème du Kosovo et de la Métochie. Dans le communiqué de presse de la présidence, il est mentionné que le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque ainsi que l’évêque de Bačka Irénée participaient également à la rencontre.
Les représentants de l’Église orthodoxe serbe ont exprimé leur préoccupation en raison de la situation au Kosovo et en Métochie et des décisions du Tribunal de La Haye relatives à la libération de Ramush Haradinaj, Ante Gotovina et Mladen Markač.

Source: RTS, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Des fidèles de l’Église orthodoxe d’Albanie ont participé à la fête du saint fondateur du monastère de Dečani, au Kosovo

Cette année à nouveau, le monastère de Visoki Dečani a commémoré son fondateur, le saint roi Dečani (XIIIème s.). La veille, les vigiles solennelles ont été célébrées par l’évêque de Ras et Prizren, Mgr Théodose, en présence de moines venus de nombreux diocèses de l’Église orthodoxe serbe. Le jour même de la fête, de nombreux pèlerins, clercs et laïcs, sont venus du Kosovo et de la Métochie, de Serbie centrale, de la République serbe de Bosnie et du Monténégro.

La liturgie a été célébrée par Mgr Athanase, évêque émérite de Zahumlje et de Herzégovine, assisté par l’évêque Théodose et l’évêque-vicaire de Lipljan Jean, ainsi que par trente-deux prêtres et diacres. 400 fidèles, dont les étudiants de théologie du Séminaire Saints-Cyrille-et-Méthode de Prizren avec leurs enseignants, et un groupe de fidèles orthodoxes d’Albanie avec leur catéchète ont assisté à l’office. D’autres fidèles sont arrivés au cours de la liturgie et après pour vénérer les reliques du saint roi Étienne de Dečani, si bien que leur nombre total s’est élevé à environ un millier.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Source (dont photographie de la célébration) : Eglise orthodoxe serbe (le 25 novembre), traduit du serbe pour Orthodoxie.com
 

Le site internet de l’Église orthodoxe serbe a publié l’interview accordée par l’évêque Photios de Dalmatie au journal « Pravoslavlje » (« L’orthodoxie ») sur l’Eglise orthodoxe en Croatie

Dans cette interview, l’évêque Photios de Dalmatie évoque la situation et les problèmes actuels de l’Église orthodoxe serbe en Croatie.

" -  Lors des travaux de l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, l’attention la plus grande a été consacrée aux diocèses de la diaspora où les problèmes s’intensifient dans la vie et la mission de l’Église. Peut-on parler de persécutions et de pressions sur les orthodoxes en Macédoine, au Monténégro et en Croatie ?
- Les événements des derniers temps disent d’eux-mêmes qu’il s’agit de persécutions. En tant qu’Église nous nous efforçons de vivre selon les lois de l’Évangile que le Seigneur nous a laissées, afin que nous soyons la lumière de ce monde, afin que nous témoignions de la vérité et du Christ Lui-même, indépendamment du diocèse dans lequel nous nous trouvons. En même temps, nous sommes témoins de ce que l’Église, en nombreux lieux, est persécutée sous la forme de pressions. C’est ce que l’on voit après les dernières arrestations en Macédoine [de clercs appartenant à l’Église canonique, ndt], il en est de même au Monténégro, et ce n’est guère mieux en Croatie. Nous ne sommes pas entièrement satisfaits des questions concernant notre statut, la restitution des biens, et aussi de notre liberté. Il existe de bons cadres légaux, mais nous luttons pour qu’ils soient traduits dans les faits en Croatie. C’est le défi qui se dresse devant nous, c’est notre mission dans la lutte pour notre survie sur ces espaces.

- De Croatie arrivent de belles affiches représentant les magnifiques rivages de l’Adriatique et disant aux touristes serbes qu’ils sont bienvenus, mais quelle est l’image de la vie réelle, quotidienne ? Y a-t-il de l’avenir pour l’Église orthodoxe sur ces espaces ?

- En Dalmatie, nous luttons pour conserver notre présence historique, pour que notre peuple garde l’orthodoxie et pour préserver notre séminaire théologique sur l’île de Krk. Nous luttons pour survivre. Il existe un avenir pour l’Église, car nous avons une responsabilité pour cette partie de l’Église qui nous est confiée et pour notre peuple qui vit ici, comme aussi pour les rapatriés. Je voudrais rappeler que, jusqu’à la guerre de 1995, près de 100.000 Serbes vivaient sur le territoire du diocèse de Dalmatie avec 50 prêtres actifs et près de 120 élèves au séminaire des Trois-Hiérarques. Après cette guerre malheureuse, tragique, il n’est pas resté un seul prêtre dans le diocèse de Dalmatie. Le séminaire a été évacué d’abord à Divčibare [en Serbie centrale], puis à Foča [en République serbe de Bosnie] puis est revenu en 2001 dans le diocèse de Dalmatie. La vie ecclésiale était au point mort, il n’y avait plus personne. L’évêque d’alors, Mgr Longin, a dû s’exiler avec le peuple. La majeure partie de notre peuple s’est expatriée des villes côtières de Zadar, Split, Šibenik et de la partie centrale de Dalmatie. C’était la désolation, les maisons serbes, nos églises et les monastères étaient brûlés. Les gens ont commencé à revenir chez eux en 1997 et à faire renaître la vie de ses cendres. Notre séminaire a recommencé à fonctionner, et l’assemblée des évêques a nommé, outre moi-même, l’évêque Gérasime. Nous avons ordonné une dizaine de prêtres, et c’était le signe que nous resterions. Le retour des Serbes a duré jusqu’en 2003, lorsqu’il a cessé pour des raisons économiques. Les gens n’ont plus de quoi vivre, il n’y a pas de travail et cela dure jusqu’à maintenant. Un certain nombre de maisons serbes ont été reconstruites sur le territoire du diocèse de Dalmatie, mais les Serbes n’y vivent pas. Ils attendent des temps meilleurs pour revenir définitivement ou, dans le pire des scénarios, ils vendront ces maisons. Nous avons restauré la plupart de nos églises et monastères, mais nous ne sommes pas satisfaits du nombre des rapatriés.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Le destin dramatique du peuple serbe et des édifices orthodoxes au Kosovo-Métochie

Le site Pravoslavie propose un film, en russe, de 41 minutes, sur le destin dramatique du peuple serbe et des édifices orthodoxes au Kosovo-Métochie. Réalisé par Serge Barabanov, il a été projeté pour la première fois le 14 septembre dernier sur la chaine de télévision "Culture".

Campagne médiatique au Kosovo pour transformer la cathédrale du Christ-Sauveur à Priština en musée des Albanais du Kosovo ou, sinon, la détruire

À l’occasion de l’information publiée dans le quotidien kosovar Koha Ditore, selon laquelle le conseil de l’Université de Priština, lors de sa dernière session, a fait part de son intention de transformer en musée la cathédrale orthodoxe serbe du Christ-Sauveur dans cette ville ou, sinon, la détruire, le diocèse de Ras et Prizren a communiqué ce qui suit :
"Nous suivons avec grande préoccupation, depuis plusieurs jours déjà, la campagne farouche des médias extrémistes albanais destinée à transformer la cathédrale du Christ-Sauveur à Priština en « Musée mémorial des Albanais du Kosovo », ou encore à la détruire totalement.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

« La lumière du siècle à venir juge et appelle à la responsabilité »: entretien avec Mgr Maxime, évêque de Los Angeles et d’Amérique occidentale de l’Église orthodoxe serbe

Nous vous proposons ci-dessous la traduction française d'une entretien (version originale) avec Mgr Maxime, évêque de Los Angeles et d'Amérique occidentale de l'Eglise orthodoxe serbe (photographie ci-contre, source).

1.  L'Assemblée des évêques canoniques orthodoxes d'Amérique du Nord a été formée il y a trois ans. En quoi réside le rôle de cette Assemblée ?

L'Assemblée des évêques canoniques orthodoxes en Amérique du Nord (site) a été constituée sur la base de la décision de la IVème conférence panorthodoxe préconciliaire de Chambésy (6-13 juin 2009), au cours de laquelle ont été adoptées les règles de procédures concernant le fonctionnement des assemblées épiscopales de la diaspora, une grande institution, importante pour le monde orthodoxe entier.

Elle est particulièrement importante pour ce que nous appelons la diaspora, qui a été longtemps un espace missionnaire qui, dans le sens ecclésiologique, „souffre“, car les différences culturelles et ethniques sont devenues le fondement de la création de communautés dirigées par différents évêques.

Vous devez être abonné pour voir la suite de la note :  Login

Kosovo: transmission des dons de la Russie pour la restauration de sanctuaires orthodoxes

Le Patriarcat de Moscou signale que les dons de la Russie ( 2 millions de dollars via l'UNESCO), pour la restauration de sanctuaires orthodoxes au Kosovo, viennent d'être versés aux entrepreneurs:

" Suivant un message reçu le 1er août 2012, les fonds alloués par la Fédération de Russie pour servir au projet de restauration des sanctuaires de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie réalisé par l’intermédiaire de l’UNESCO, ont été transmis aux entrepreneurs. A l’heure actuelle, une entreprise serbe et deux entreprises italiennes, lauréates du concours, ont déjà commencé les travaux dont l’achèvement est prévu pour mai 2013.

Le communiqué de presse du diocèse de Raska et Prizren à l’occasion de la profanation de l’église Saint-Michel-Archange à Štimlje (Kosovo)

En complément de notre précédente note sur la profanation et le pillage de l'église Saint-Michel-Archange, à Štimlje, au Kosovo-Métochie, nous vous proposons la traduction du communiqué de presse du diocèse de Raska et Prizren (Eglise orthodoxe serbe), ci-dessous:

" L’acte de vandalisme qui a été commis en l’église Saint-Michel-Archange à Štimlje constitue l’une des attaques les plus graves contre l’Église orthodoxe serbe durant ces dernières années. Encore une fois, il s’est avéré que la communauté [albanaise] et particulièrement la police du Kosovo n’est pas en mesure de défendre les lieux saints chrétiens contre les destructions délibérées et les pillages.

Profanation et pillage d’une église au Kosovo-Métochie

" L’église du Saint-Michel-Archange (photographie ci-contre), à Stimlje, au Kosovo-Métochie, a été profanée et pillée, a communiqué l’éparchie de Raska et de Prizren, de l’Eglise orthodoxe serbe, en indiquant qu’il s’agit là de l’une des attaques majeures d’un sanctuaire orthodoxe serbe, au cours des dernières années". L'église, qui date du début du 20e siècle, était en cours de restauration depuis 2005, suite à de sérieux dommages de 1999 à 2004. Cette restauration s'est accélérée en 2009 grâce aux ressources de l’UNESCO (pour 75 000 euros). Des vols de matériels ont eu lieu depuis qui ont nécessité d'améliorer la protection du bâtiment.  La police a arrêté quatre Albanais soupçonnés d'avoir profané l'église. La conclusion du communiqué souligne: "Aucune société ne peut espérer un avenir meilleur si on abandonne à la destruction le patrimoine religieux et culturel qui est le fondement de la civilisation européenne."

Sources: Radio Serbie intenationale, éparchie de Raska et Prizren, Eglise orthodoxe serbe (photographie)

Kosovo: des extrémistes albanais ont attaqué un moine orthodoxe

" Le 15 mai un groupe de jeunes Albanais a perpétré un attentat sur la personne du moine Dionissy, du monastère serbe Saints-Côme-et-Damien dans l’arrondissement d’Orekhovats (Kosovo et Métochie). Le moine orthodoxe a reçu des coups et été la victime d’un jet de pierres. Le monastère sur le territoire duquel a eu lieu l’attentat se trouve sous la garde formelle du « Service de police du Kosovo ». L’audace des extrémistes est soulignée par le fait que l’attaque s’est produite trois heures après la visite du commandant du contingent allemand de la KFOR au monastère."

Source (et intégralité de la déclaration): Patriarcat de Moscou

Communiqué du Saint-Synode permanent de l’Église de Grèce au sujet de la prochaine visite à Moscou de l’archevêque Jérôme d’Athènes, et de la situation au Kosovo

Au cours de sa séance du 3 mai 2012, le Saint-Synode permanent de l’Église de Grèce annoncé que l’archevêque Jérôme effectuera une visite à l’Église de Russie, du 23 au 30 mai 2012, sur l’invitation du patriarche Cyrille de Moscou. L’archevêque Jérôme sera accompagné de plusieurs métropolites membres du Saint-Synode et visitera Moscou et Saint-Pétersbourg. Il concélébrera avec le patriarche de Moscou et visitera plusieurs monastères et institutions de l’Église orthodoxe russe.


Lors de la même séance a été lue la lettre du chef de la mission de l’Union européenne pour un État de droit au Kosovo répondant à la lettre que lui avait adressée le Saint-Synode de l’Église de Grèce. Dans sa réponse, le responsable européen souligne les efforts de la mission en vue de faire prévaloir l’état de droit ainsi que pour la conservation et le maintien de toutes les traditions historiques et culturelles au Kosovo.

Source : Amen.gr

La police du Kosovo prend en charge la protection de quelques monastères de la région, mais les moines et moniales émettent des doutes sur leur sécurité

11-DevicLa police du Kosovo, constituée de kosovars albanais, a pris en charge la protection de plusieurs monastères au Kosovo. Cependant, les moines et moniales ont des doutes quant à la capacité de ces policiers de garantir leur protection. L’higoumène du couvent orthodoxe serbe de Devič, mère Anastasie, considère la transmission, par les unités de la KFOR, de la protection des monastères serbes à la police du Kosovo comme un acte de violence.

« Croyez-le, nous ne savons pas ce qui est pire pour nous : lorsqu’ils [les policiers kosovars] sont là ou lorsqu’ils ne le sont pas. Jusqu’à présent, c’est la KFOR qui nous protégeait, même si nos biens faisaient l’objet d’attaques de la part des extrémistes albanais, et s’il y eut un certain nombre de telles actions alors que les militaires étrangers étaient présents. Néanmoins, ces soldats nous donnaient quelque confiance. Maintenant, cela est fini. Nous tremblerons jour et nuit. Notre seul espoir est en Dieu et nous Le prions sans cesse. Nous n’avons nulle autre aide à attendre. Belgrade se tait, les médias serbes aussi », a-t-elle déclaré. Selon un communiqué de l’évêque de Ras et de Prizren, Mgr Théodose, le commandement des forces de la KFOR a assuré que ses représentants resteraient aussi à l’avenir « dans la proximité » du monastère de Devič pour assurer la sécurité de l’édifice.

Le monastère de Devič fit l’objet de nombreuses attaques des extrémistes albanais. Il fut particulièrement endommagé lors des émeutes de mars 2004.

Source: Pravmir . Photographie: le monastère de Devič après l’incendie de 2004 (source: Wikipedia)

Interview de Pâques, donnée par Mgr Théodose de Ras et de Prizren (Kosovo)

Nous vous proposons de lire l’entretien de Mgr Théodose donné à l’occasion de la Pâques au journal « Jedinstvo » (« L’Unité »).

Source : Diocèse de Prizren