26/03/2017
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L’émission “Lumière de l’orthodoxie” (Radio Notre-Dame) du 13 mars

Logo_Radio-Notre-DameLe podcast audio et les textes de l’émission “Lumière de l’orthodoxie“, du 13 mars, sur Radio Notre-Dame, se trouvent ici. Dans sa chronique, Carol Saba a évoqué “Ces orthodoxes qui commencent à critiquer ouvertement le processus pré-conciliaire orthodoxe et ses documents: menaces sur l’unité orthodoxe ?” (le texte illustré en cliquant ici).

La chronique de l’émission “Lumière de l’orthodoxie” (Radio Notre-Dame) du 24 mai

1958_11_2_Cassas_PalmyreDans sa chronique, dans l’émission Lumière de l’orthodoxie, sur Radio Notre-Dame, du 24 mai (podcast audio sur cette page), Carol Saba a évoqué la ville de Palmyre en Syrie (illustration: les ruines antiques de Palmyre), qui vit des moments tragiques et dont le riche patrimoine est menacé, ainsi que la parution de deux ouvrages du père Serge Boulgakov. Pour lire cette chronique, cliquez ici.

Dans “Lumière de l’orthodoxie” (Radio Notre-Dame) du 11 mai

Dans l'émission Lumière de l'orthodoxie du 11 mai, sur Radio Notre-Dame (podcast audio et textes ici), Juliya Vidovic, doctorante à l'Institut Saint-Serge ainsi qu'à l'Institut catholique de Paris et représentante de l'Eglise orthodoxe serbe à la CEC, a proposé, dans sa chronique, une recension du dernier ouvrage de Jean-Claude Larchet, Le patriarche Paul de Serbie – Un saint de notre temps (L'Age d'Homme, 2014). En voici le texte:

Le-patriarche-Paul-de-SerbieIl nous est parfois difficile de conseiller la lecture d’un livre qui nous a particulièrement marqué de peur qu’il ne soit pas reçu ou compris de la manière que nous aurions souhaitée.

Cependant, aujourd’hui, devant moi, j’ai un livre que je souhaite recommander à tous. Il s’agit du dernier ouvrage paru dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », à l’Age d’Homme, un livre de Jean-Claude Larchet, Le patriarche Paul de Serbie. Un saint de notre temps.

Comme le dit la dernière page de la couverture, « ce livre, qui s’appuie sur différents document et témoignages, présente la vie et la personnalité de cet homme petit et frêle, qui resta toute sa vie un moine pauvre, qui se soumit en tout temps et en toutes circonstances à une stricte discipline ascétique, et qui simple, humble et plein d’amour, resta toujours proche du peuple, faisant de l’Évangile le seul programme de son ministère épiscopal et patriarcal. »

L’ouvrage se divise en quatre parties. La première, la partie la plus longue, relate sa vie, depuis sa naissance en 1914 jusqu’à sa mort en 2009, âgée de 95 ans, en passant par les années de son enfance et de sa jeunesse, la naissance de la vocation monastique, l’élection comme évêque de Raska et Prizren et son accès au trône  patriarcal de l’Eglise orthodoxe serbe. L’auteur prête une attention particulière à l’approche qu’il avait envers ses ennemis. Il est important de rappeler ici qu’au temps de son patriarcat l’ex-Yougoslavie se trouvait en pleine guerre interethnique et interreligieuse et qu’il était difficile de ne pas se laisser emporter par la logique déraisonnable de la guerre et de veiller à ce que les valeurs chrétiennes y soient respectées. Ainsi, devant les comportements inhumains des uns comme des autres, il ne cessait d’exhorter : « Soyons des hommes ! », ayant de l’homme, comme le souligne si bien Jean-Claude Larchet, « non une conception humaniste, mais la conception biblique et chrétienne », seule capable à se maintenir inébranlable dans des périodes de si grandes tentations.

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L’émission de radio “Lumière de l’orthodoxie” du 19 janvier

L'enregistrement et les textes de l'émission Lumière de l'orthodoxie, du 19 janvier, sur Radio Notre-Dame, se trouvent ici. La chronique du P. Christophe Levalois évoquait la confrontation de la société occidentale avec les sociétés non occidentales à partir de la déclaration du patriarche Elie de Géorgie pour la fête de la Nativité. Ci-dessous: le texte de cette chronique.

Dernièrement, le patriarche de Géorgie Elie II, dans son message pour la fête de la Nativité, a demandé à l’Union européenne de prendre en compte l’aspiration de son pays à préserver ses valeurs traditionnelles. Il a souligné que l’Union européenne ne doit pas essayer d’implanter des idéaux étrangers à la Géorgie comme le mariage de personnes de même sexe. Ce n’est pas la première fois qu’il évoque cette question et fait cette demande. Pour comprendre la portée de son propos, son poids et sa représentativité, il faut savoir que, selon les sondages, le patriarche Elie de Géorgie est la personne la plus populaire du pays.

Cette question ne concerne pas seulement la Géorgie et pas seulement la question du mariage de personnes de même sexe. Dans de nombreux pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, des voix s’élèvent, des masses protestent avec vigueur, contre un modèle de société, à la fois libéral, occidental et consumériste, qui est imposé à ces pays en dépit de la protestation du plus grand nombre. Sans doute faut-il employer le terme de néo-colonialisme, mais à la différence des colonialismes d’antan, il ne se fait pas au nom d’une nation, mais d’un type de société et d’intérêts trans-nationaux.

Le patriarche Elie II a simplement demandé que l’on respecte ce que pensent les Géorgiens. Il a ajouté que ce respect permettrait d’approfondir l’attachement de son pays à l’Europe.

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Podcast audio et textes de l’émission “Lumière de l’orthodoxie” du 27 octobre

Le podcast audio et les textes de l'émission Lumière de l'orthodoxie, du 27 octobre, sur Radio Notre-Dame, se trouvent ici. Sur cette autre page: le texte de la chronique du P. Christophe Levalois, une réflexion qui part du développement des "usines à bébés", avec des liens complémentaires relatifs à l'actualité sur ce sujet.

Podcast audio et textes de l’émission “Lumière de l’orthodoxie” du 27 octobre

Le podcast audio et les textes de l'émission Lumière de l'orthodoxie, du 27 octobre, sur Radio Notre-Dame, se trouvent ici. Sur cette autre page: le texte de la chronique du P. Christophe Levalois, une réflexion qui part du développement des "usines à bébés", avec des liens complémentaires relatifs à l'actualité sur ce sujet.

L’émission de radio “Lumière de l’orthodoxie”

logo-radionotredameLancée en septembre 2012, l'émission "Lumière de l'orthodoxie", sur Radio Notre-Dame, animée par Victor Loupan, présente une nouvelle édition toutes les semaines. En moins d'une demi-heure, elle présente entre autres, outre des informations, un commentaire de l'évangile dominical par le père Alexandre (Siniakov), recteur du Séminaire orthodoxe russe en France, et une chronique d'Alain Durel nommée "Philokalia". Après diffusion, les émissions peuvent être écoutées en ligne à partir de cette page.

Une nouvelle émission: “Lumière de l’orthodoxie” sur Radio Notre-Dame

"Lumière de l'orthodoxie" est une nouvelle émission sur Radio Notre-Dame. Elle est présentée par Victor Loupan. Alain Durel y anime la rubrique "Philokalia" (culture et spiritualité). Le père Alexandre Siniakov, recteur du Séminaire orthodoxe russe en France, y commente l'Evangile du jour. D'une durée d'une demi-heure, l'émission est diffusée le dimanche à 20 heures et rediffusée le lundi à 15 heures.

27 décembre (ancien calendrier)/9 janvier (nouveau)

27 décembre (ancien calendrier)/9 janvier (nouveau)

Samedi après la Nativité ; saint Étienne (ou Stéphane), premier diacre et premier martyr (vers 34) ; saint Théodore “le marqué”, confesseur, frère de saint Théophane l’hymnographe (vers 840) ; saint Théodore, archevêque de Constantinople (vers 686) ; saints néo-martyrs de Russie : Tikhon, archevêque de Voronège (1919), Antonina (Brianskikh) (1937).

SAINT ÉTIENNE, PREMIER DIACRE ET PREMIER MARTYR

Saint Étienne (ou Stéphane), premier diacre et premier martyr (vers 34)

Après la Pentecôte et l’effusion du Saint-Esprit sur les Apôtres, nombreux furent ceux qui se convertirent, saisis par les paroles de feu des Apôtres et par leurs prodiges. Une fois devenus membres du Corps du Christ par le saint Baptême, les croyants abandonnaient tous leurs biens pour en déposer le prix aux pieds des Apôtres et, se détachant ainsi de tout lien et de toute affection du monde, ils menaient vie commune, n’ayant qu’un cœur et qu’une âme. Après s’être acquittés assidûment de leurs devoirs religieux au Temple, ils se réunissaient en particulier pour suivre l’enseignement des Apôtres, louer le Seigneur Jésus-Christ et participer avec allégresse au festin de la vie éternelle, la sainte Eucharistie, sceau de leur communion avec Dieu et de leur mutuelle charité (Act 2, 42-47 ; 4, 32-34).
Comme le nombre des disciples augmentait sans cesse, les Douze décidèrent de désigner sept frères, appréciés de tous pour leur sagesse et remplis de l’Esprit Saint, pour les soulager dans le soin matériel de la communauté, notamment dans le service des frères pendant les repas communs et dans l’assistance des veuves et des déshérités, de sorte que les Apôtres pussent se consacrer sans autre souci à la prière et à l’enseignement. Ces sept diacres, auxquels les Apôtres imposèrent les mains, étaient : Étienne, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas (Act 6, 1-6). L’activité d’Étienne, qui était à leur tête, s’étendait bien au-delà de la seule subsistance matérielle de la communauté. Rempli de la grâce de l’Esprit Saint pour accomplir des miracles et parler avec l’autorité des envoyés de Dieu, il faisait l’admiration de tous, à tel point qu’un jour des Juifs, furieux de ne pouvoir répondre à ses arguments, l’accusèrent faussement de blasphème et de complot contre les institutions de la Loi, et le traduisirent devant le Sanhédrin, le tribunal du grand prêtre
Le jeune homme s’avança sans crainte devant les juges et l’Esprit, que le Christ a promis de donner à ses disciples en de telles circonstances (Mt 10, 19), lui inspira un discours enflammé, dans lequel il rappelait aux Juifs durs de cœur quelle bienveillance et quelle patience Dieu n’a cessé de témoigner à son peuple, promettant son alliance aux Patriarches et venant sans cesse au secours de ses élus. Merveilles, prodiges, actions d’éclat, promesses, révélations terrifiantes par l’entremise de Moïse, au Sinaï, dans le désert et tout au long de l’histoire d’Israël, sans se lasser Dieu fit tout pour élever son peuple élu au-dessus de l’attachement aux créatures et pour le délivrer de l’idolâtrie ; mais toujours ils résistèrent, et lorsque vint sur la terre le Sauveur et Rédempteur, la promesse des Patriarches et l’accomplissement des prophéties, ils montrèrent le même cœur incirconcis, la même résistance obstinée aux voies de l’Esprit Saint : Tels furent vos pères, tels vous êtes ! Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécutés ? Ils ont tué ceux qui prédisaient la venue du Juste, celui-là même que maintenant vous venez de trahir et d’assassiner (Act 7, 51-52).
La grâce de Dieu, qui remplissait le cœur d’Étienne et le rendait semblable au ciel, faisait jaillir de sa bouche ces paroles inspirées et se répandait aussi sur son corps faisant resplendir son visage d’une lumière divine, comme le Seigneur le jour de sa Transfiguration (Mt 17, 6 ; Lc 9, 29). En le voyant ainsi revêtu de gloire étincelante, tel un ange de Dieu (Act 6, 15), les Juifs siégeant au tribunal grinçaient les dents de haine, et leur rage éclata quand, levant les yeux au ciel et contemplant la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite du Père aussi clairement que lorsqu’Il reviendra à la fin des temps, le saint s’écria : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Act 7, 56). Incapables de supporter cette révélation de l’exaltation au ciel de Jésus-Christ et de son séjour corporel dans le sein de la bienheureuse Trinité, les Juifs se bouchèrent les oreilles et, se ruant sur Étienne, ils le menèrent hors de la ville où ils le lapidèrent.
Tandis qu’on le mettait à mort, Étienne, calme et radieux, exultait de joie de suivre ainsi l’exemple de son Maître, et les pierres qu’on lui jetait devenaient pour lui autant de degrés qui l’élevaient jusqu’à la vision glorieuse du Christ qu’il avait entrevu. En invoquant le Nom du Seigneur, il laissa échapper dans son dernier souffle, comme Jésus sur la Croix, ce cri de suprême amour pour ses ennemis : « Seigneur ne leur impute pas ce péché ! » (Act 7, 60. cf. Lc 23, 34).
Ornant l’Église des perles précieuses de son sang, Étienne fut le premier à emprunter la voie que le Christ a ouverte vers le ciel par sa Passion. Sa mort volontaire pour la vérité lui a ouvert les cieux et lui a fait voir la gloire de Dieu. Sa parfaite charité envers Dieu et pour son prochain, allant jusqu’au pardon de ses bourreaux, l’a fait siéger au premier rang des amis de Dieu ; c’est pourquoi les fervents émules des martyrs, qui contemplent en ce jour la lumière resplendissante de son visage mêlée à celle de l’astre de Bethléem, se fient avec confiance en son intercession.
Le corps de saint Étienne, enseveli par des hommes pieux, fut retrouvé en 415 à Caphargamala par le prêtre Lucien, à la suite d’une apparition, et transféré à Jérusalem dans l’église bâtie en son honneur par l’impératrice Eudocie, épouse de Théodose le Jeune [13 août]. Par la suite, ses précieuses reliques furent transférées à Constantinople et des fragments en furent rapidement diffusés dans tout le monde chrétien .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Nativité, ton 4
Ta Nativité, Christ notre Dieu, a fait luire dans le monde la lumière de la connaissance ; en elle, en effet, les adorateurs des astres ont appris d’une étoile à T’adorer, Soleil de justice, et à reconnaître en Toi l’Orient descendu du ciel, Seigneur gloire à Toi !

Tropaire de saint Étienne, ton 4
Sur ton front tu reçus le diadème royal * à cause des souffrances supportées * pour le Christ notre Dieu, * premier à combattre parmi les Martyrs; * tu confondis l’assemblée des impies, * à la droite du Père tu vis le Sauveur. * Sans cesse prie-le pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaire de saint Théodore, ton 8
Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * sage Père Théodore, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.

Kondakion saint Étienne, ton 3
Hier, le Maître est descendu chez nous à travers la chair, * aujourd’hui c’est de la chair que prend congé le serviteur; * hier en effet le Roi est né selon la chair; * mais aujourd’hui son familier * pour lui est lapidé jusqu’à la mort, * Etienne, l’archidiacre et le premier des Martyrs.

Kondakion de la Nativité, ton 3
La Vierge, en ce jour, met au monde Celui qui surpasse toute essence créée et la terre offre une grotte à l’Inaccessible ; les anges chantent Sa gloire avec les pasteurs, et les mages cheminent avec l’étoile ; car pour nous est né petit enfant, le Dieu d’avant les siècles.

Évangile du jour
(Matth. XII, 15-21)
Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades, et il leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Voici mon serviteur que j’ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom.

4 décembre (ancien calendrier)/17décembre (nouveau)

4 décembre (ancien calendrier)/17décembre (nouveau)

Carême de la Nativité

Sainte Barbara (ou Barbe), mégalomartyre à Nicomédie, et sa compagne, sainte Julienne, martyre (vers 305) ; saint Jean Damascène moine, confesseur (vers 749) ; sainte Berthoare, abbesse en Savoie (614) ; Saint Cyran, abbé au diocèse de Bourges (657) ; sainte Ada (ou Adrehilde ou Adnette), abbesse près du Mans (VIIème s.) ; saint Jean, évêque de Polybote en Phrygie (VIIIème s.) ; sainte Gennade, archevêque de Novgorod (1505) ; saint Séraphin, évêque de Phanarion, néomartyr grec (1601) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexis (Sabourov) ; Jean (Piankov) ; Alexandre (Posokhine) et Nicolas (Iakhontov), prêtres, Basile (Kachine), diacre et avec eux 10 martyrs (1918) ; Démètre (Nevedomsky), prêtre, Anastasie (Titov), moniale, Catherine (Arsk) et Cyre (Obolensky) (1937).

SAINTE GRANDE-MARTYRE BARBARA

Sainte Barbara (ou Barbe), mégalomartyre à Nicomédie, martyre (vers 305

Fille d’un riche païen d’Héliopolis , nommé Dioscore, sainte Barbara vivait sous le règne de l’empereur Dioclétien (284-305). Jaloux de sa remarquable beauté, Dioscore, sur le point de partir pour un lointain voyage, fit enfermer sa fille au sommet d’une tour élevée de son palais, afin qu’aucun homme ne la vît. Il avait pris soin de la combler de tous les biens et de lui donner une éducation raffinée, mais il n’avait pu empêcher la jeune fille d’exercer sa fine intelligence de manière conforme à l’image de Dieu déposée en chaque homme. D’elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu Un dans la Trinité et, se détournant des vanités, elle ne sentait son cœur s’émouvoir que pour le Christ, l’Époux céleste. Dioscore avait fait entreprendre la construction d’un bain au pied de la tour et avait ordonné de n’y percer que deux fenêtres. En regardant la construction pendant l’absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d’ouvrir une troisième fenêtre, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui illumine tout homme venant en ce monde. Lorsque Dioscore rentra de voyage avec des propositions d’un riche mariage, il s’opposa au refus de la jeune fille, qui désirait consacrer au Christ sa virginité. L’étonnement du méchant homme se changea en une violente colère lorsqu’il apprit l’ouverture de la troisième fenêtre sur l’ordre de sa fille. Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit : « Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c’est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c’est par ce signe que les hommes sont sauvés ». Ne contenant plus sa fureur, Dioscore saisit son épée et voulut lui trancher la tête ; mais, heureusement, la jeune vierge s’échappa et se réfugia dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l’abriter.

À la suite d’une dénonciation, son père finit par la découvrir. Il s’empara d’elle et la livra au gouverneur de la province, devant lequel la sainte confessa ardemment le Christ et manifesta son mépris pour les idoles. Elle fut alors cruellement frappée, sa chair fut déchirée au moyen d’objets acérés, ses côtés brûlés et sa tête meurtrie par de grosses pierres, de sorte que, jetée dans un sombre cachot, son corps n’était plus qu’une plaie sanglante. La nuit venue, le Seigneur Jésus-Christ lui apparut entouré d’une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses plaies, Il lui promit de l’assister jusqu’à la fin dans son combat. Le lendemain, Barbara comparut une seconde fois devant le magistrat, stupéfait de la voir si soudainement rétablie. Après l’avoir soumis à de nouveaux supplices, le gouverneur ordonna de la dépouiller de ses vêtements et de la livrer nue à la risée publique. Mais le Seigneur ne laissa pas les regards impudiques outrager la pureté de sa vierge, et un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune martyre d’un vêtement de lumière.

Devant le spectacle de l’endurance de la sainte et des miracles par lesquels Dieu manifestait sa faveur, une jeune femme du nom de Julienne se déclara elle aussi chrétienne et résolue à partager le sort de Barbara. Les soldats se saisirent d’elle aussitôt et lui firent subir les mêmes supplices que sa compagne. Le tyran décida finalement de faire décapiter les deux jeunes filles. Lorsque la sentence fut proclamée, Dioscore — qui avait assisté impitoyable à toutes les tortures de sa fille — proposa au gouverneur de lui trancher la tête de ses propres mains. Une fois rendues au sommet de la montagne où devait avoir lieu l’exécution, Julienne et Barbara offrirent en même temps leurs âmes au Seigneur : la première décapitée par un bourreau et la seconde par celui-là même qui lui avait donné le jour. Mais la vengeance divine ne tarda pas, car sur le chemin du retour, le cruel Dioscore fut réduit en cendres par un coup de foudre.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Barbara, ton 8
Honorons de nos hymnes sainte Barbara: * elle a rompu les filets de l’ennemi * et comme un oiseau elle s’en est échappée * par le secours et la protection de la Croix.

Tropaire de saint Jean Damascène, ton 8
Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’il sauve nos âmes.

Kondakion de sainte Barbara, ton 4
Celui qu’en trois personnes nous chantons dans la foi, * tu l’as suivi, sainte martyre Barbara, * éteignant l’ardeur du culte des faux-dieux; * au milieu de l’arène luttant vaillamment, * tu n’as pas craint les menaces des tyrans, * mais tu ne cessais de chanter à pleine voix: * J’adore l’unique Dieu, la sainte Trinité.

Kondakion de saint Jean Damascène, ton 2
Ton corps, tu l’as dompté dans l’ascèse par de pénibles labeurs * pour monter à tire-d’aile vers les célestes hauteurs; * c’est là que te furent données les divines mélodies * que tu as transcrites, Père saint, pour les amis du Seigneur.

Évangile du jour
(Lc XX, 9-18)
Jésus se mit ensuite à dire au peuple cette parabole: Un homme planta une vigne, l’afferma à des vignerons, et quitta pour longtemps le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour qu’ils lui donnent une part du produit de la vigne. Les vignerons le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya encore un autre serviteur; ils le battirent, l’outragèrent, et le renvoyèrent à vide. Il en envoya encore un troisième; ils le blessèrent, et le chassèrent. Le maître de la vigne dit: Que ferai-je? J’enverrai mon fils bien-aimé; peut-être auront-ils pour lui du respect. Mais, quand les vignerons le virent, ils raisonnèrent entre eux, et dirent: Voici l’héritier; tuons-le, afin que l’héritage soit à nous. Et ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, que leur fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. Lorsqu’ils eurent entendu cela, ils dirent: A Dieu ne plaise! Mais, jetant les regards sur eux, Jésus dit: Que signifie donc ce qui est écrit: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle? Quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

4 décembre

4 décembre
Carême de la Nativité

Sainte Barbara (ou Barbe), mégalomartyre à Nicomédie, et sa compagne, sainte Julienne, martyre (vers 305) ; saint Jean Damascène moine, confesseur (vers 749) ; sainte Berthoare, abbesse en Savoie (614) ; Saint Cyran, abbé au diocèse de Bourges (657) ; sainte Ada (ou Adrehilde ou Adnette), abbesse près du Mans (VIIème s.) ; saint Jean, évêque de Polybote en Phrygie (VIIIème s.) ; sainte Gennade, archevêque de Novgorod (1505) ; saint Séraphin, évêque de Phanarion, néomartyr grec (1601) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexis (Sabourov) ; Jean (Piankov) ; Alexandre (Posokhine) et Nicolas (Iakhontov), prêtres, Basile (Kachine), diacre et avec eux 10 martyrs (1918) ; Démètre (Nevedomsky), prêtre, Anastasie (Titov), moniale, Catherine (Arsk) et Cyre (Obolensky) (1937).

SAINTE GRANDE-MARTYRE BARBARA

Sainte Barbara (ou Barbe), mégalomartyre à Nicomédie, et sa compagne, sainte Julienne, martyre (vers 305)

Fille d’un riche païen d’Héliopolis , nommé Dioscore, sainte Barbara vivait sous le règne de l’empereur Dioclétien (284-305). Jaloux de sa remarquable beauté, Dioscore, sur le point de partir pour un lointain voyage, fit enfermer sa fille au sommet d’une tour élevée de son palais, afin qu’aucun homme ne la vît. Il avait pris soin de la combler de tous les biens et de lui donner une éducation raffinée, mais il n’avait pu empêcher la jeune fille d’exercer sa fine intelligence de manière conforme à l’image de Dieu déposée en chaque homme. D’elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu Un dans la Trinité et, se détournant des vanités, elle ne sentait son cœur s’émouvoir que pour le Christ, l’Époux céleste. Dioscore avait fait entreprendre la construction d’un bain au pied de la tour et avait ordonné de n’y percer que deux fenêtres. En regardant la construction pendant l’absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d’ouvrir une troisième fenêtre, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui illumine tout homme venant en ce monde. Lorsque Dioscore rentra de voyage avec des propositions d’un riche mariage, il s’opposa au refus de la jeune fille, qui désirait consacrer au Christ sa virginité. L’étonnement du méchant homme se changea en une violente colère lorsqu’il apprit l’ouverture de la troisième fenêtre sur l’ordre de sa fille. Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit : « Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c’est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c’est par ce signe que les hommes sont sauvés ». Ne contenant plus sa fureur, Dioscore saisit son épée et voulut lui trancher la tête ; mais, heureusement, la jeune vierge s’échappa et se réfugia dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l’abriter.
À la suite d’une dénonciation, son père finit par la découvrir. Il s’empara d’elle et la livra au gouverneur de la province, devant lequel la sainte confessa ardemment le Christ et manifesta son mépris pour les idoles. Elle fut alors cruellement frappée, sa chair fut déchirée au moyen d’objets acérés, ses côtés brûlés et sa tête meurtrie par de grosses pierres, de sorte que, jetée dans un sombre cachot, son corps n’était plus qu’une plaie sanglante. La nuit venue, le Seigneur Jésus-Christ lui apparut entouré d’une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses plaies, Il lui promit de l’assister jusqu’à la fin dans son combat. Le lendemain, Barbara comparut une seconde fois devant le magistrat, stupéfait de la voir si soudainement rétablie. Après l’avoir soumis à de nouveaux supplices, le gouverneur ordonna de la dépouiller de ses vêtements et de la livrer nue à la risée publique. Mais le Seigneur ne laissa pas les regards impudiques outrager la pureté de sa vierge, et un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune martyre d’un vêtement de lumière.

Devant le spectacle de l’endurance de la sainte et des miracles par lesquels Dieu manifestait sa faveur, une jeune femme du nom de Julienne se déclara elle aussi chrétienne et résolue à partager le sort de Barbara. Les soldats se saisirent d’elle aussitôt et lui firent subir les mêmes supplices que sa compagne. Le tyran décida finalement de faire décapiter les deux jeunes filles. Lorsque la sentence fut proclamée, Dioscore — qui avait assisté impitoyable à toutes les tortures de sa fille — proposa au gouverneur de lui trancher la tête de ses propres mains. Une fois rendues au sommet de la montagne où devait avoir lieu l’exécution, Julienne et Barbara offrirent en même temps leurs âmes au Seigneur : la première décapitée par un bourreau et la seconde par celui-là même qui lui avait donné le jour. Mais la vengeance divine ne tarda pas, car sur le chemin du retour, le cruel Dioscore fut réduit en cendres par un coup de foudre.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Barbara, ton 8
Honorons de nos hymnes sainte Barbara: * elle a rompu les filets de l’ennemi * et comme un oiseau elle s’en est échappée * par le secours et la protection de la Croix.

Tropaire de saint Jean Damascène, ton 8
Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’il sauve nos âmes.

Kondakion de sainte Barbara, ton 4
Celui qu’en trois personnes nous chantons dans la foi, * tu l’as suivi, sainte martyre Barbara, * éteignant l’ardeur du culte des faux-dieux; * au milieu de l’arène luttant vaillamment, * tu n’as pas craint les menaces des tyrans, * mais tu ne cessais de chanter à pleine voix: * J’adore l’unique Dieu, la sainte Trinité.

Kondakion de saint Jean Damascène, ton 2
Ton corps, tu l’as dompté dans l’ascèse par de pénibles labeurs * pour monter à tire-d’aile vers les célestes hauteurs; * c’est là que te furent données les divines mélodies * que tu as transcrites, Père saint, pour les amis du Seigneur.

Évangile du jour
(Lc XIX,12-28)
Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir. Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines. Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes. Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge; car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé; pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt? Puis il dit à ceux qui étaient là: Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence. Après avoir ainsi parlé, Jésus marcha devant la foule, pour monter à Jérusalem.

Compte-rendu de la journée orthodoxe à Taizé – samedi 26 novembre

Nous vous invitons à lire un bref compte-rendu rédigé par les organisateurs de la journée orthodoxe à Taizé du 26 novembre 2016 :

“Le 26 novembre 2016 eut lieu une journée consacrée à “la sainteté dans l’Eglise orthodoxe” au sein de la Communauté des Frères de Taizé, en Saône-et-Loire, près de Cluny, lieu bien connu en France et dans le monde pour son engagement inlassable en faveur de la réconciliation des différentes confessions chrétiennes.
Des jeunes orthodoxes, venus de pays de l’Est, y séjournent régulièrement et, à l’inverse, des groupes de jeunes catholiques et protestants se rendent chaque année dans les pays orthodoxes afin que les uns et les autre apprennent à mieux se connaître et à sortir de leurs préjugés respectifs. Pour Pâques 2016 par exemple, un groupe de jeunes est parti en pèlerinage en Roumanie; ils ont, durant tout leur périple, été hébergés dans des familles orthodoxes et ont participé à la célébration du mystère pascal à la fin de leur séjour.

taizeNotre journée du samedi 26 novembre débuta par la célébration de la divine liturgie, précédée du service des heures, dans la petite église romane du village, près de laquelle se trouve la tombe de frère Roger, fondateur de la communauté de Taizé.
La liturgie fut concélébrée par le père Joseph Pavlinciuc, du Patriarcat de Moscou, le père Antoine Callot, du Patriarcat de Constantinople et le père Romain Roux, du Patriarcat de Serbie.
De nombreux participants étaient présents dans la petite église : orthodoxes, catholiques et frères de la communauté de Taizé. Le saint fêté ce jour-là dans le calendrier julien était Jean Chrysostome: tout un symbole!

Après la divine liturgie, nous avons été conviés à partager un repas avec frère Aloïs, prieur de la Communauté et avec les frères, ainsi que des responsables de communautés catholiques. Les frères ont eu la délicatesse de proposer un repas respectant le carême orthodoxe.

A 14 H 30 commencèrent les 4 conférences dont le sujet portait sur “la sainteté dans l’Église orthodoxe”. Introduites par frère Aloïs, celles-ci suscitèrent chez nos amis catholiques, un très grand intérêt ainsi que le témoignage que les conférenciers ont donné sur ce thème.
Les participants ont été ainsi plongés au cœur de ce qui fait la spécificité de la sainteté dans l’orthodoxie.
Il est salutaire qu’à travers ce genre de manifestation, chacun puisse réfléchir plus profondément aux questions fondamentales de la foi chrétienne, pour autant que cela se fasse dans le respect mutuel et l’écoute des uns et des autres.
La plupart des participants ont été enchantés par cette journée emplie de soleil et de lumière: la création elle-même confirmait ce que nous avions vécu.
Encouragés par le succès de cette journée, nous avons proposé à la Communauté de Taizé de renouveler cette initiative l’an prochain, à la même date, avec un thème différent.”

A n’en pas douter, l’Esprit soufflait sur Taizé en ce samedi et tous l’ont ressenti comme en témoignaient les visages rayonnant de paix et de joie.

Père Romain et Nadia Roux.”

Homélie du patriarche oecuménique Bartholomée lors de la liturgie célébrées par les primats des Églises orthodoxes réunis à Chambésy

Lors de la divine liturgie célébrée  le 24 janvier  dernier par les primats des Églises orthodoxes en l’église Saint-Paul à Chambésy, près de Genève, le patriarche œcuménique Bartholomée a prononcé l’homélie suivante :

“Chers frères dans le Christ,
Pendant des décennies, le Centre orthodoxe de Chambésy, sous la direction de feu le métropolite Damaskinos Papandreou de bienheureuse mémoire et aujourd’hui de son Éminence le métropolite Jérémie de Suisse, secrétaire de la préparation du saint et grand Concile a œuvré pour que d’une manière plus précise nous établissions la place et la vocation de l’orthodoxie dans le monde, reconnaissant l’évolution de notre paysage ecclésial et des transformations sociales. Ce temps de préparation était long. Il était néanmoins nécessaire pour permettre le déploiement d’une conscience synodale et catholique dans le cadre des fermentations panorthodoxes. Ces travaux servent déjà de lumière pour la vie de notre Église et constituent une source d’enrichissement spirituel.

Nous sommes aujourd’hui au carrefour de l’histoire. Car les immenses difficultés que rencontrent nos contemporains, exigent une responsabilité qui dépasse nos institutions ecclésiales. Le Christ est au centre de l’histoire. Le Christ est au cœur de la vie. Il chemine dans le temps. Il passe à côté de nous, comme à Jéricho à côté de l’aveugle. Selon la lecture évangélique de ce jour, l’entendons-nous, lui et sa foule ? Le voyons- nous, absorbés que nous sommes dans notre pauvreté et dans notre mendicité? Selon le commentaire de saint Éphrem le Syrien, «Quand Notre Seigneur vit que les yeux de son cœur étaient bien ouverts, et les yeux de son corps aveugles, il éclaira les yeux du corps, comme ceux du cœur, pour que, lorsque l’aveugle voudrait encore accourir à lui, il vît clairement son Sauveur. »

L’avènement du saint et grand Concile servira à porter le témoignage de l’unité de l’Église orthodoxe. Sa convocation, marquera une étape décisive dans la vie de notre Église. Le Concile ne se limite pas à l’événement en tant que tel, mais il doit être compris comme un processus englobant, qui se déploie aussi bien dans le passé que dans le futur. Nous sommes donc déterminés à proclamer le message de l’orthodoxie. Nous reconnaissons que l’unique manière de sortir des tentations confessionnelles isolationnistes passe par le dialogue dans un échange constant avec « l’autre », qu’il soit notre prochain, la société, les autres religions, ou encore la création tout entière. Car l’orthodoxie est une culture du dialogue à travers laquelle Dieu parle au monde. Dieu est identique à la Parole, comme nous le dit saint Jean le Théologien : « Au commencement était le Verbe, le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu» (Jn 1, 1). Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ Λόγος καί ὁ Λόγος ἦν πρός τόν Θεόν, καί Θεός ἦν ὁ Λόγος.

Il est aussi de notre devoir, à la fois d’entendre et de dire cette parole de Dieu : en faveur des chrétiens persécutés, et des minorités qui à travers le monde sont en danger ; en faveur de ces centaines de milliers de réfugiés qui fuient la guerre et souffrent le déracinement ; en faveur de ces personnes les plus vulnérables, laissées pour compte ; en faveur des victimes du terrorisme et des fondamentalismes, qui utilisent et abusent de la religion pour des raisons politiques. Notre espoir est que ce Concile serve de catalyseur pour l’humanité tout entière, grâce à la force d’unité dont il sera porteur entre les Églises orthodoxes.
Aujourd’hui, nous posons un jalon historique. Et nous confions à la prière d’un plus grand nombre l’avènement du saint et grand Concile. Nous sommes attachés à la continuité théologique de notre foi en Jésus-Christ qui s’exprime à la fois par l’enseignement de l’Église apostolique et par celui des Pères de l’Église. Si notre tradition est riche et bien vivante, elle doit trouver les mots qui parlent aux défis de notre époque. Ce fut, en effet, l’intuition prophétique de notre prédécesseur le patriarche oecuménique Athénagoras lorsqu’il confia à Olivier Clément : « Le grand concile que nous préparons permettra au peuple de notre Église de mieux vivre sa foi. Il s’efforcera non seulement d’adapter à l’homme d’aujourd’hui notre tradition, mais de rendre à celle-ci sa force d’inspiration et de renouveau. Par là, il fera œuvre œcuménique. Le renouveau est inséparable du partage et de l’unité».

Source

Deux recensions d’ouvrages récents sur le site de l’AEOF

CarolsabaCarol Saba a publié deux recensions (également chroniques de l’émission de radio Lumière de l’orthodoxie) d’ouvrages récents sur le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France: l’une sur le livre du père Michel Quenot, Les glorieux combattants, l’autre sur un ouvrage collectif intitulé La théologie byzantine et sa tradition paru chez Brepols.

Archevêque Anastase de Tirana : “Le devoir de tout chrétien, c’est d’être missionnaire”

Il n’est pas question de nous demander “Pouvons-nous le faire?”, Mais d’un commandement impératif “nous le devons!” “Allez donc, et enseignez toutes les nations.” “Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute créature.” Il n’y a pas à “considérer si vous le pouvez,” il n’y a qu’une obligation définitive, et claire de Notre Seigneur… 
Si nous nous laissons reposer en paix dans cette inertie habituelle en matière de missions, nous ne gardons pas simplement la pure lumière de la foi “sous le boisseau,” mais nous trahissons aussi l’un des éléments fondamentaux de notre tradition orthodoxe. Car l’œuvre missionnaire a toujours été une tradition au sein de l’Église orthodoxe… L’activité missionnaire n’est pas simplement quelque chose “d’utile” ou tout simplement de “gentil”, mais quelque chose d’impératif, un devoir avant tout, si nous voulons vraiment être conséquents dans notre foi orthodoxe.
 
L’Église sans mission est une contradiction dans les termes. Si l’Église est indifférente à l’œuvre apostolique qui lui a été confiée, elle se renie elle-même, et contredit son essence, et elle est traîtresse dans la guerre dans laquelle elle est engagée. Une Église statique qui manque de vision et d’effort constant pour annoncer l’Évangile à l’oikoumene [“ensemble du monde habité”] ne pourrait guère être reconnue comme l’Église une, sainte, catholique et apostolique à qui le Seigneur a confié la poursuite de son œuvre.
 
L’inertie dans le domaine de la mission signifie, en dernière analyse, une négation de l’orthodoxie, un retour en arrière dans l’hérésie pratique dulocalisme… Il est impensable pour nous de parler de “spiritualité orthodoxe”, de “vie en Christ,” d’imiter l’apôtre Paul, fondateur de l’Église, tandis que nous restons inertes par rapport à la mission; il est inintelligible d’écrire sur l’intense vie liturgique et spirituelle de la résurrection du Seigneur en nous, tandis que nous demeurons paresseux et indifférents à l’appel des missions, avec lesquelles le message de la Résurrection est entremêlé.
 
C’est seulement quand on se rend compte que la mission dans le monde entier est une implication initiale et de choix dans un article fondamental du Credo *, élémentaire pour la compréhension orthodoxe de ce qu’est l’Église, et que ce qui est appelé “mission” n’est pas une affaire externe, mais un besoin interne, un appel à la repentance et à nous aligner avec l’esprit de l’Évangile et de la Tradition de notre Église, c’est alors seulement nous aurons un début proprement théologique et porteur d’espoir pour ce qui vient ensuite.
 
L’Évangile est adressé à tous les peuples, et donc l’œuvre de l’Église demeure incomplète tant qu’elle est limitée à certaines zones géographiques ou à certaines classes sociales. Son champ d’action est universel et il est actif dans les deux secteurs qui accueillent les bonnes nouvelles et ceux qui au premier abord peuvent les rejeter. La mission n’était pas seulement le devoir de la première génération de chrétiens. Elle est le devoir des chrétiens de tous les temps… Le témoignage est l’expression de la vitalité de l’Église ainsi que celui d’une source de renouveau et de vigueur renouvelés… Tout le monde devrait y contribuer et y participer, que ce soit directement ou indirectement. C’est une expression essentielle de la philosophie orthodoxe.
 
Il n’est pas question ici d’obéissance, de devoir ou d’altruisme. C’est une nécessité intérieure. “car la nécessité m’en est imposée, dit saint Paul, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile! (I Corinthiens 9:16). Tous les autres motifs sont des aspects de ce besoin, des motifs dérivés. La mission est une nécessité intérieure (a) pour les fidèles et (b) pour l’Église. S’ils refusent, ils ne se contentent pas d’omettre un devoir, ils se renient. Le chrétien qui est incorporé en Christ et qui vit vraiment en Lui ne peut pas penser, sentir, être, agir ou voir le monde d’une manière différente de celle du Christ.
 
Ne nous trompons pas. Notre vie spirituelle [celle de l’Église et de tout croyant] n’acquerra pas la ferveur, la largeur, l’authenticité qu’elle devrait avoir, si nous continuons à considérer et à vivre le christianisme enclos dans les limites étroites de la communauté à laquelle nous appartenons, en oubliant son destin universel.
 
– Extraits tiré du livre:  “Monks, Missionaries and Martyrs: Making Disciples of All Nations [Moines, missionnaires et martyrs: faites des disciples dans toutes les nations.”]
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d’après Pravmir

“La primauté du spirituel sur le politique ! Les défis des orthodoxes serbes du Kosovo”

CarolsabaLors de l’émission “Lumière de l’orthodoxie” (Radio Notre-Dame) du dimanche 20 septembre, la chronique de Carol Saba portait sur “La primauté du spirituel sur le politique ! Les défis des orthodoxes serbes du Kosovo”. Pour lire le texte de cette chronique, cliquez ici. L’enregistrement de l’émission et les autres textes se trouvent sur cette page.

Une chronique consacrée à l’affaire de la juridiction canonique sur le Qatar

CarolsabaDans sa chronique dans l’émission “Lumière de l’orthodoxie“, sur Radio Notre-Dame, du 5 juillet, Carol Saba a évoqué l’affaire de la juridiction canonique sur le Qatar qui a entrainé récemment une rupture de la communion ecclésiastique entre le Patriarcat d’Antioche et le Patriarcat de Jérusalem. Pour lire cette chronique, cliquez ici (le podcast de l’émission se trouve ).

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Jovan Nikoloski