21/08/2017
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Belgique: une conférence à Bruxelles sur «La mission du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe» par Mgr Job de Telmessos

Lundi 30 mai à Bruxelles, en soirée, Mgr Job de Telmessos donnera une conférence sur “La mission du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe”. Pour plus d’informations, voir cette page ou l’affiche ci-dessous.

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Une adjointe au maire de Paris a rendu visite à Mgr Job de Telmessos

2-83Le 22 octobre, l’archevêque Job de Telmessos a reçu la visite de Mme Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant. ” Durant l’entretien qui s’est déroulé dans une atmosphère chaleureuse ont été évoqués la prochaine inauguration dans le 15e arrondissement de Paris de la rue Marie Skobtsov, canonisée par le Patriarcat œcuménique en 2004, les travaux de restauration de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris et la contribution des religions à l’histoire de Paris, à sa culture et à sa société.”

Source (dont photographie): Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Vidéo : « La théologie de la beauté » par Mgr Job de Telmessos

Nous vous invitons à regarder la vidéo de la conférence de Mgr Job de Telmessos, archevêque des paroisses de tradition russe en Europe occidentale et exarque du Patriarcat oecuménique de Constantinople : « La théologie de la beauté » prononcée lors de la journée portes ouvertes de l'Institut Saint-Serge le 14 juin.

Une prédication de Mgr Job de Telmessos à l’Institut catholique de Paris

A l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, lors de la messe célébrée en l’église Saint-Joseph-des-Carmes de l’Institut catholique de Paris, le mardi 21 janvier, Mgr Job de Telmessos (1) a prononcé une homélie en ligne sur cette page.

Mgr Job de Telmessos

DSCN7254aLa consécration épiscopale de Mgr Job de Telmessos s'est déroulée ce matin, fête de saint apôtre André le Premier appelé, dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges à Constantinople. La célébration a été présidée par le patriarche oecuménique Bartholomée. De nombreux évêques étaient présents autour de lui dont Mgr Emmanuel de France, Mgr Athénagoras de Sinope, Mgr Démétrios d'Amérique, Mgr Gennadios de Sassima. Une délégation conduite par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promoition de l'unité des chrétiens, était également présente. Des photographies de la célébration sont en ligne ici (dont celle ci-contre) (autre site) et . Aujourd'hui également, a été publiée la première lettre pastorale de Mgr Job.

Vidéo de l’intronisation de Mgr Job, archevêque de Telmessos

La cérémonie d’intronisation de l’archevêque Job de Telmessos, exarque patriarcal des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, a eu lieu le jeudi 5 décembre 2013, à 20 h, dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, rue Daru à Paris, à l’issue de la célébration des vigiles de la fête de saint Alexandre Nevsky. Nous vous invitons à visualiser l'enregistrement vidéo de cet évènement.

 

La visite annuelle de l’Institut de Chambésy (Suisse) à Constantinople

Selon la tradition établie depuis plusieurs années, l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy (Genève) a effectué son pèlerinage annuel au siège du Patriarcat œcuménique à Istanbul du 9 au 13 juin. Conduit par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, le groupe comprenait les professeurs de l’Institut archevêque Job de Telmessos et Constantin Délikonstantis, l’évêque Makarios de Lampsaque, vicaire du métropolite de Suisse, et dix étudiants venant de pays différents (Grèce, Canada, Russie, Biélorussie, Serbie et Géorgie). Au cours de cette visite, les membres de l’Institut ont été reçus en audience par le patriarche Bartholomée, ont participé aux vêpres célébrées au monastère de la Source Vivifiante à Baloukli et à la liturgie du dimanche de Tous les saints, fête également des saints apôtres Barnabée et Bartholomée, célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges et présidée par le patriarche. Au programme également la visite de plusieurs hauts lieux de Constantinople : Sainte-Sophie, monastère de Chora, la Vierge des Blachernes ainsi que le monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Halki au large d’Istanbul, siège de la célèbre école théologique du Patriarcat œcuménique, où le groupe a été accueilli par le métropolite Elpidophore de Pruse, higoumène de cette institution. Le programme a été complété par la rencontre avec deux métropolites doyens du patriarcat, Mgr Constantin de Derkos et Mgr Athanase de Chalcédoine, président du conseil d’administration du Centre orthodoxe de Chambésy, qui ont tous les deux reçu très chaleureusement les évêques, les professeurs et les étudiants en théologie de l’Institut.

Source de la photographie : Romfea

Le discours du patriarche Bartholomée, le 24 avril au Conseil oecuménique des Eglises

Le texte en français du discours du patriarche oecuménique Bartholomée au Conseil oecuménique des Églises, le 24 avril, est en ligne sur cette page. Il y évoque les relations œcuméniques, le Concile de Crète, le rôle du Conseil oecuménique des Églises. Il a aussi évoqué des questions concernant la protection de l’environnement et la protection des droits de l’enfant Dans l’après-midi, le patriarche s’est rendu à Fribourg, où il a été reçu en la cathédrale Saint-Nicolas avant de donner une conférence publique à l’Université catholique de cette ville.

Photographie (le patriarche Bartholomée durant son discours, à ses côtés, Mgr Job de Telmessos): Fanarion. Autre source: Fanarion

 

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « L’uniatisme continue de rester la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques ».

Le 16 septembre 2016 a commencé, dans ville de Chieti (Italie), la XIVème session plénière Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Par décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe du 15 juillet 2016, la délégation du Patriarcat de Moscou participant à la session plénière est constituée du métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures (chef de délégation), de l’archimandrite Irénée (Steenberg), recteur du monastère Saint-Silouane-l’Athonite de Sonora, en Californie (Église orthodoxe russe hors-frontières), ainsi que du collaborateur du Secrétariat pour les relations interchrétiennes du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le prêtre Alexis Dikarev, qui participe à la session en tant que consultant. Avant le début de la session plénière, les représentants des Églises orthodoxes locales se sont réunis séparément pour discuter du déroulement des futurs travaux. Intervenant devant les participants orthodoxes de la session, le métropolite Hilarion a rappelé la nécessité pour la commission de revenir à la question de l’uniatisme, dont la discussion avait commencé dans les années 1990, mais a été interrompue en l’an 2000. « Les agissements des gréco-catholiques en Ukraine et leur rhétorique agressive à l’endroit de l’Église orthodoxe témoignent que l’uniatisme continue à être une plaie ouverte sur le corps du christianisme mondial et la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques » a souligné le métropolite. En raison de l’impossibilité pour le métropolite de Pergame Jean de continuer à remplir les obligations de co-président de la Commission mixte, les délégués orthodoxes, lors de leur session, ont discuté des candidatures possibles pour lui succéder à ce poste. À la suite de cette discussion, l’archevêque de Telmessos Job (Patriarcat de Constantinople) à été confirmé dans cette fonction. La session plénière de la Commission mixte, à laquelle prennent part les représentants de toutes les Églises orthodoxes reconnues, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie, a été ouverte par les paroles d’accueil du co-président de la commission pour la partie catholique, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ainsi que celles de l’archevêque de Telmessos Job, co-président pour la partie orthodoxe, et de l’archevêque catholique de la ville de Chieti, Mgr Burno Forte. À l’issue de la partie solennelle, les membres de la commission ont commencé l’examen du document consacré à la catholicité et la primauté dans l’Église du premier millénaire, approuvé lors de la session du Comité de coordination de la Commission mixte à Rome en octobre 2015.

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Des tensions se sont manifestées au cours de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe

La XIVème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe a commencé ses travaux à Chieti, en Italie, le 16 septembre 2016. Dans le cadre de la réunion de la partie orthodoxe de la Commission, qui précédait la réunion plénière, une vive discussion a eu lieu au sujet de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte, selon les informations du site Romfea.gr. Conformément au règlement de la Commission, qui a été adopté en 1980, chaque partie au dialogue élit un co-président parmi ses membres. Le patriarche Bartholomée avait au préalable envoyé des lettres dans lesquelles il communiquait la nomination de l’archevêque de Telmessos Job (Getcha) comme membre de la délégation du Patriarcat œcuménique en remplacement du métropolite de Pergame Jean (Zizioulas). Cependant, la proposition d’élection de l’archevêque Job comme co-président de la Commission n’a pas reçu le soutien de la majorité des membres orthodoxes de celle-ci. La raison probable, selon Romfea.gr, était la réputation ambiguë de l’archevêque de Telmessos, qui a été destitué de sa fonction d’archevêque des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en raison de conflits aigus entre lui, le clergé, le conseil de l’Archevêché, ainsi qu’avec le célèbre Institut théologique Saint-Serge connu dans le monde orthodoxe entier. En outre, S.E. Mgr Job n’a jamais été participant au dialogue entre orthodoxes et catholiques-romains. C’est pourquoi la majorité des membres orthodoxes de la Commission a proposé d’élire le métropolite de Sasime Gennade en tant que co-président. Seuls les représentants des Églises de Roumanie et de Pologne se sont prononcés en faveur de l’archevêque Job. En raison de l’impasse, il a été décidé de suspendre la réunion pendant une heure, afin de demander au patriarche œcuménique de changer sa décision, mais celui-ci l’a maintenue, invoquant le fait que le métropolite Gennade n’est pas membre de la délégation du Patriarcat œcuménique, mais seulement son secrétaire, tandis que les membres de ladite délégation sont le métropolite de Diokleia Calliste et l’archevêque Job, dont l’un doit être élu. Le métropolite Calliste s’est retiré volontairement, invoquant son âge et sa santé. L’archevêque Job a fait part aux membres de la Commission de sa discussion avec le patriarche œcuménique. Il en a résulté qu’en l’absence d’un autre choix, les membres de la Commission ont ratifié sa nomination en tant que co-président.

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L’archevêque Job de Telmessos déclare dans une interview que le Patriarcat de Constantinople n’a pas l’intention de créer son propre exarchat en Ukraine 

Lors des solennités à Kiev consacrées au Baptême de la Russie kiévienne, le président ukrainien Porochenko a invité le patriarche œcuménique Bartholomée. Celui-ci a envoyé pour participer aux célébrations son représentant, l’archevêque de Telmessos Job (Getcha). Après cette visite, de nombreuses interprétations des paroles et déclarations de Mgr Job ont été publiées, dont celles qui ont été prononcées par celui-ci pendant la cérémonie officielle à la « Vladimirskaïa Gorka », à Kiev. Or, ces interprétations sont diamétralement opposées, selon les vues et les convictions de ceux qui les font. Afin d’éviter tout malentendu concernant tant la visite de l’archevêque Job à Kiev, que la politique du Patriarche œcuménique à l’égard de la question ecclésiale ukrainienne, le site orthodoxe ukrainien pravlife.org s’est adressé directement à l’archevêque Job afin d’obtenir les éclaircissements nécessaires.

Monseigneur, vous étiez représentant du patriarche de Constantinople lors des solennités du Jour du Baptême de la Rous’ à Kiev. Pourquoi le patriarche Bartholomée n’a-t-il pu venir ? Quels souhaits Sa Sainteté a-t-elle transmis aux Ukrainiens ? De quoi a-t-il été question au cours de votre rencontre avec le Président ukrainien ? Avez-vous rencontré le chef du « Patriarcat de Kiev » ?

– Le patriarche œcuménique a reçu l’invitation du Président ukrainien mais, malheureusement, eu égard au fait qu’il reçoit de nombreuses invitations et que le programme de ses visites est assez dense, il ne peut répondre positivement à toutes. Néanmoins, dans de tels cas, le patriarche, courtoisement, envoie toujours son représentant. Cette fois, en cette qualité, c’est moi qui suis venu à Kiev pour les festivités. Le patriarche a demandé de transmettre à tous les Ukrainiens qu’il était spirituellement avec eux, parce que l’Église de Constantinople est l’Église-Mère pour l’Église de Kiev. En tant que père spirituel du peuple ukrainien, sa prière et ses souhaits est la paix dans le pays et l’unité dans l’Église. Ce sont précisément ces souhaits que j’ai transmis de sa part au Président ukrainien et à S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Avec la bénédiction du patriarche, c’est précisément eux que je devais rencontrer, et mon séjour était convenu avec les organes de l’État et l’Église canonique.

Suivez-vous les événements dans notre pays ? Nous avons tous vu l’agression contre la Procession pan-ukrainienne pour la paix. Comment pensez-vous, pourquoi une certaine partie de la société n’accepte-t-elle pas l’initiative pacificatrice de l’Église ?

– Oui, bien sûr, nous suivons constamment les événements en Ukraine. Il faut dire que toutes les questions sont très politisées. En réalité, dans la question du schisme ecclésial en Ukraine, ce sont précisément les motifs politiques qui jouent un grand rôle. De nombreuses forces marginales, tant pro-russes que pro-ukrainiennes, voulaient utiliser la Procession pour leur propagande ultra-nationaliste. L’État craignait que des provocations puissent avoir lieu. Mais, Dieu soit loué, toutes les mesures possibles ont été prises afin de ne pas permettre quelque chose de tel, et la Procession pour la paix s’est déroulée paisiblement, sans aucuns incidents !

Quel est votre point de vue, des changements juridictionnels pourraient-ils régler les problèmes du schisme ecclésial en Ukraine ? Comment l’Église de Constantinople voit-elle son aide pour le retour de l’unité ecclésiale en Ukraine ?

– Le but principal du Patriarcat œcuménique est l’unité de l’Église orthodoxe en Ukraine. Tous, tant les Ukrainiens que tous les chrétiens orthodoxes dans le monde entier, en ont assez du schisme. Le Patriarcat œcuménique ne prévoit pas de créer une juridiction parallèle en Ukraine, parce qu’une telle situation non canonique ne ferait qu’approfondir le problème. Le Patriarcat œcuménique est prêt à aider à résoudre le schisme ecclésial comme récemment cela a été le cas dans l’Église de Bulgarie et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie.

Qu’est ce que tous les orthodoxes en Ukraine doivent nécessairement faire pour atteindre l’unité ?

– Premièrement, il faut rejeter son égoïsme et fuir l’égocentrisme. Récemment, lors du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe en Crète, S.B. l’archevêque d’Albanie Anastase a souligné que la source de tous les problèmes dans l’Église est l’égocentrisme. Deuxièmement, il faut par principe observer les saints canons de l’Église orthodoxe qui existent précisément afin de préserver l’unité de l’Église. Troisièmement, il faut prier plus, afin que nous changions intérieurement et qu’ainsi nous puissions coopérer à l’unité. Et enfin, comme de véritables pacificateurs, nous devons être des hommes de dialogue, prêts à entendre les souhaits du prochain et chercher une issue à cette situation.

Que souhaiteriez-vous à tous les Ukrainiens orthodoxes ?

– Je pense que la plus grande fête en Ukraine aura lieu lorsque la paix viendra dans l’État et l’unité dans l’Église orthodoxe. Je vous assure qu’afin de partager la joie d’une telle fête, le Patriarche œcuménique trouvera toujours le temps, et moi-même avec lui !

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L’Église orthodoxe russe considère comme une « invention journalistique » les paroles attribuées au représentant de Constantinople au sujet de l’appartenance canonique de l’Ukraine

On ne croit pas, au Patriarcat de Moscou, que le représentant de Constantinople, l’archevêque de Telmissos Job (Getcha), aurait appelé l’Ukraine son territoire canonique. « L’archevêque Job est un homme très instruit, spécialiste dans le domaine du droit canon. On ne peut croire qu’il aurait effectivement pu affirmer que, soi-disant, « le territoire de l’Ukraine constitue le territoire canonique de l’Église de Constantinople », écrit le vice-président du Département synodal du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, dans un article publié sur le site « Interfax-Religion ». Selon l’archiprêtre, une telle déclaration contredit la vérité historique, tout comme la position officielle du Patriarcat de Constantinople, confirmée des multitudes de fois (notamment par le fait que c’est précisément au patriarche de Moscou Cyrille que le patriarche de Constantinople Bartholomée a envoyé une notification officielle de la visite prochaine à Kiev de l’archevêque Job). L’archiprêtre Nicolas a indiqué que l’interview contenant la déclaration susmentionnée a été préparée par une partisane du schisme bien connue en Ukraine, qui fut dans le passé une activiste de la secte de « l’Ambassade de Dieu » de Sunday Adelaja, et a été publiée sur le site RISU, soutenu par les Gréco-catholiques (uniate), dont le chef s’est exprimé de façon outrageuse à l’égard de ses compatriotes orthodoxes ukrainiens. « Mgr Job a participé aux offices à Kiev sur l’invitation personnelle du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Je pense que cela démontre de toute évidence la reconnaissance par le patriarcat de Constantinople de la seule Église et juridiction canoniques en Ukraine. Quant aux faits « retentissants » et aux sensations, nous les laissons à la conscience des journalistes qui les publie » précise le père Nicolas. À son avis, la tentative de nier la légitimité de la réunion de la métropole de Kiev au Patriarcat de Moscou ressemble plus à une invention journalistique qu’à la déclaration responsable d’un hiérarque orthodoxe. « Dans tous les cas, cette affirmation est absolument dépourvue de fondements tant canoniques qu’historiques. La lettre conciliaire de 1686 a été signée par le patriarche de Constantinople Denis IV et par 21 métropolites de l’Église de Constantinople, elle a été reconnue par tous les Patriarches orientaux et n’a jamais été mise en doute au cours des siècles » a conclu le père Nicolas.

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Communiqué du diocèse métropolitain de Zagreb et de Ljubljana (Église orthodoxe serbe) au sujet du séjour du patriarche œcuménique Bartholomée en Slovénie

video_bartholomeeLe diocèse métropolitain de Zagreb et de Ljubljana (Église orthodoxe serbe) a publié le communiqué suivant au sujet du séjour du patriarche œcuménique Bartholomée en Slovénie : « Par le texte de M. Émile Poligenis, intitulé ”Le patriarche œcuménique est rentré au Phanar” , publié sur le site Romfea.gr le 27 juillet de cette année, nous avons appris que Sa Sainteté a effectivement passé quelques jours en Slovénie pour se reposer (le lieu de séjour n’est pas mentionné dans le texte en question), confirmant ainsi les rumeurs qui ont circulé ces derniers jours. Il y est dit que le patriarche œcuménique, après son court séjour en Slovénie s’est rendu dans le même but, et à nouveau pour une courte durée, en France, où par devoir et selon l’ordre canonique, lui ont rendu visite le métropolite de Suisse Jérémie, l’archevêque de Telmessos Job, l’évêque de Lampsaque Macaire et un certain nombre de clercs. À la lecture de cette information, on peut avoir l’impression erronée qu’aucun représentant du Patriarcat de Serbie – sous la juridiction canonique duquel, selon la disposition expresse du tomos patriarcal et synodal de 1922, se trouve la Slovénie  – n’aurait considéré opportun d’accomplir son obligation élémentaire, à savoir de rendre visite à S.S. le patriarche. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Le métropolite concerné, en charge du diocèse de Zagreb et Ljubljana, Mgr Porphyre, est parmi les derniers qui auraient été indifférents à la présence dans les limites de son diocèse de quel hiérarque que ce soit, et d’autant plus du patriarche œcuménique. En outre, bien qu’il ne s’agisse pas là de l’ainsi nommée diaspora et du désordre canonique qui y règne, mais d’un territoire d’une Église orthodoxe autocéphale reconnue au niveau panorthodoxe, les personnes responsables et les services de l’Église-Mère, la très sainte Église de Constantinople, n’ont pas considéré approprié d’informer formellement l’archipasteur local ou un quelconque organe de l’Église orthodoxe serbe de la présence de S.S. le patriarche, ne serait-ce qu’après son arrivée. Par le présent communiqué, nous ne manifestons aucune impertinence, ni ne demandons de quiconque des comptes sur sa conduite. Simplement, nous donnons ces éclaircissements afin d’éviter de possibles explications et commentaires erronés, mais aussi pour nous rappeler à nous-mêmes et aux autres que ce que nous reprochons habituellement à juste titre aux frères peut nous arriver aussi ».

Source: Église orthodoxe serbe

Le Patriarcat de Constantinople ignorera la demande du Parlement ukrainien concernant l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe ukrainienne, selon l’évêque d’Irpensk Clément

KievLe Patriarcat de Constantinople ignorera la demande des députés du parlement ukrainien concernant l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré l’évêque d’Irpensk Clément, président du département synodal de l’information et de l’instruction de l’Église orthodoxe d’Ukraine. La veille, le site du président ukrainien avait publié une information sur la rencontre, le 28 juillet, du chef de l’État avec l’archevêque Job de Telmessos, représentant du Patriarcat de Constantinople. « Le président a particulièrement souligné le fait que le Patriarcat œcuménique a accepté pour examen l’appel du parlement pour l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine et a constitué une commission qui a déjà commencé l’étude de cette question. Ce faisant, le président a exprimé l’espoir que, tenant compte de la situation dans notre pays, cette commission ne retardera pas son travail », est-il dit dans le communiqué. « En quoi les députés sont-ils concernés par la résolution de problèmes canoniques ? Les députés sont là aujourd’hui, demain ils ne seront plus élus, et l’Église existe depuis mille ans dans la Russie historique. Pour cette raison, aucun patriarche, ni Bartholomée, ni aucun autre ne prêtera attention à quelques questions qui ne sont pas du ressort des députés », a commenté, au sujet du communiqué en question, l’évêque Clément. On est à Constantinople bien au courant de la situation de l’Église en Ukraine, et si le Phanar voulait répondre à l’appel des députés, il l’aurait fait depuis longtemps, selon le président du département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Aussi, la réponse du Patriarcat de Constantinople au sujet de la création d’une commission n’est qu’un comportement diplomatique poli, a conclu l’évêque Clément.

Source: Pravlife. Photographie: rencontre de Mgr Job de Telmessos avec le président Poroshenko (source: RISU)

Observations sur un article intitulé « Vers la réconciliation et le schisme au sein de l’Église orthodoxe »

logo_cathchDernièrement, Antoine Arjakovsky (1) a publié un article, en ligne sur le site d’information suisse Cath.ch, intitulé “Vers la réconciliation et le schisme au sein de l’Église orthodoxe”. A la suite de cette publication, Bernard Le Caro a adressé au site helvétique des observations que nous reproduisons ci-dessous.

Madame, Monsieur,

Vous avez publié sur votre site un article de M. Antoine Arjakovsky, intitulé « Vers la réconciliation et le schisme au sein de l’Église orthodoxe ». Sans se prononcer naturellement sur les opinions qui sont propres à l’auteur, force est de constater qu’un certain nombre de faits sont inexacts et donnent une image erronée des événements concernant le Concile des Églises orthodoxes présentes actuellement en Crète. Permettez-moi d’énumérer ci-dessous les affirmations de l’auteur, suivies de mes remarques :

1) « La situation actuelle montre un écart grandissant entre les Églises orthodoxes reconnaissant une primauté d’honneur au patriarcat de Constantinople et celles privilégiant le Patriarcat de Moscou »

Toutes les Églises orthodoxes, y compris le Patriarcat de Moscou, reconnaissent la primauté d’honneur du Patriarcat de Constantinople. Le litige porte sur la façon dont cette primauté doit être exercée. Donc, il n’y a pas de querelle de « leadership » en tant que tel. Le Patriarcat de Moscou ne revendique pas – comme cela a pu être le cas dans le passé – la primauté dans le monde orthodoxe, mais exige que les droits qu’il possède sur son territoire canonique ne soient empiétés par aucune autre Église autocéphale.

2) Plus fondamentalement encore, ce schisme résultera de la lutte entre les tenants d’un retour à la civilisation soviétique, “fondée sur les bases morales du christianisme” selon le patriarche Cyrille… »

On peut se demander pourquoi l’auteur de l’article se réfère à l’article d’un journaliste américain en poste à Moscou, plutôt que de citer le texte original. La phrase mentionnée ne se trouve pas dans l’interview du patriarche. Celui-ci a dit textuellement : « Malgré l’athéisme d’État, la société soviétique a pu garder les racines chrétiennes et éviter ces processus destructeurs qui se produisent actuellement en Europe et aux USA ». Le patriarche a dit encore que les autorités communistes de l’Union soviétique n’avaient pas osé « dynamiter le fondement moral de la vie de la société » qui, selon ses paroles, était « restée globalement chrétienne (…) Cela nous a sauvés : notre littérature, notre art figuratif, étaient pénétrés d’idées chrétiennes, et la morale du peuple est restée chrétienne ». Même si l’on peut considérer ces propos comme étant maladroits et optimistes, il n’est pas question ici du « fondement » du régime soviétique sur les bases morales du christianisme. Le patriarche considère que celles-ci avaient pu être conservées, ce qui n’est pas la même chose.

3) … ceci alors que toutes les 14 Eglises sans exception avaient accepté le communiqué de la conférence de Chambésy du 28 janvier 2016 annonçant la tenue du concile pour la fête orthodoxe de la Pentecôte le 19 juin 2016

Il est inexact de prétendre que toutes les Églises sans exception, avaient accepté le communiqué de Chambésy. On peut lire la remarque suivante sur le texte concerné, au-dessus de la signature du représentant du Patriarcat d’Antioche, le métropolite Isaac : « L’Église d’Antioche n’est pas d’accord avec le contenu du document. Nous refusons de le signer » (la photocopie du document original a été publiée sur le site Romfea).

4) Pour le diacre André Kouraiev, l’un des théologiens les plus réputés de l’Eglise russe, il ne fait pas de doute que cette décision [la revendication de la juridiction du Patriarcat de Constantinople sur l’Ukraine] a conduit le patriarcat de Moscou à revenir sur sa décision de janvier de participer au concile.

Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une décision du Patriarcat de Constantinople ou de son primat, mais des propos du père John Chryssavghis, conseiller du patriarche de Constantinople. Depuis des années, le Patriarcat de Moscou se plaint des agissements officieux de Constantinople en Ukraine, donc il ne s’agit pas là d’un fait nouveau qui aurait conduit le Patriarcat de Moscou à revenir sur sa décision de participer au Concile. Qui plus est, la question de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne figure pas à l’ordre du jour. Seuls sont prévus six thèmes, et l’article 8,2 du règlement conciliaire dispose : « ne peuvent être introduits pour être débattus dans le Concile des textes non approuvés à l’unanimité par les conférences panorthodoxes préconciliaires et les synaxes des primats ou de nouveaux thèmes ». Au demeurant, l’archevêque Job de Telmessos, porte-parole du Concile a confirmé, dès le premier jour de celui-ci: « La question ukrainienne n’est pas à l’ordre du jour ».

5) Citant les propos d’Alexandre Soldatov, M. Arjakovsky écrit que « la décision de l’Eglise bulgare le 1er juin de ne pas se rendre en Crète fait suite à la canonisation le 28 mai à Sofia, en association avec le patriarcat de Moscou, de Mgr Serafim Sobolev, un évêque anti-œcuménique et ultra-conservateur ».

Ladite canonisation, qui était préparée depuis longtemps, a été décidée le 2 décembre 2015 en raison des nombreux miracles qui s’étaient produits sur l’intercession de l’archevêque, et a eu lieu officiellement le 3 février 2016 (et non pas le 28 mai, comme l’affirme M. Arjakovsky) et ce  lors de l’Assemblée de l’Église orthodoxe russe. Donc ce n’était pas « pour les besoins de la cause ».

6) Pour finir, selon M. Arjakovsky, « la visite au Mont Athos fin mai du patriarche Cyrille avec Vladimir Poutine a eu exactement le même effet puisque, quelques jours plus tard, les moines de cette presqu’île, très influents en Grèce, ont rejeté vigoureusement les textes préconciliaires ».

Il convient tout d’abord de préciser que la lettre de la Sainte-Communauté du Mont Athos ne « rejette » pas les textes préconciliaires, mais propose un certain nombre d’amendements, ce qui n’est pas la même chose. Elle est en outre datée du 25 mai 2016 , tandis que le patriarche Cyrille est arrivé le 27 mai sur le Mont Athos, donc deux jours après l’envoi de la lettre. En conséquence la réaction des moines athonites n’a aucun rapport avec la visite du patriarche russe. Qui plus est, la date de la  réunion de la « Synaxe double », organe exécutif du Mont Athos, qui a rédigé la lettre susmentionnée, avait été arrêtée plusieurs semaines avant. Pour qui connaît tant soit peu le Mont Athos, avancer que le patriarche de Moscou dicterait ses desiderata aux moines athonites est méconnaître la réalité. Il ne faut pas oublier que sur vingt monastères, un seul est russe ! Insinuer également que le Patriarcat d’Antioche est plus ou moins aux ordres de Moscou ne repose sur aucun fait établi. En outre, l’Église d’Antioche avait prévenu plusieurs fois qu’elle ne viendrait pas au Concile si son différend avec le Patriarcat de Jérusalem sur la juridiction du Quatar n’était pas réglé au préalable. Comme indiqué plus haut, le Patriarcat d’Antioche avait refusé de signer, en janvier 2016, la convocation du Concile et n’a fait récemment que confirmer sa décision.

En conclusion, je dirais qu’il est regrettable qu’un historien fonde toute son argumentation, non sur des faits précis et vérifiés, mais sur des articles de deuxième main, émanant de personnes qui soutiennent une idéologie (Jim Kovpak, cf. son site) ou qui sont en délicatesse avec leur hiérarchie (le diacre André Kouraiev), et n’ont pas ipso facto de raison de donner une appréciation objective de la situation.

Espérant que cette mise au point vous permettra, ainsi qu’à vos lecteurs, de mieux comprendre les événements concernant le Concile de l’Église orthodoxe, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Bernard Le Caro

Liste de la délégation du Patriarcat œcuménique au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe

En date du 26 mai, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié la liste de sa délégation au saint et grand Concile, comme suit :
• Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, président du saint et grand Concile
• S.Em. l’archevêque de Carélie et de toute la Finlande, Mgr Léon
• S.Em. le métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie, Mgr Stéphane
• S.Em. le métropolite-doyen de Pergame, Mgr Jean
• S.Em. l’archevêque-doyen d’Amérique, Mgr Dimitri
• S.Em. le métropolite d’Allemagne, Mgr Augustin
• S.Em. l’archevêque de Crète, Mgr Irénée
• S.Em. le métropolite de Denver, Mgr Isaïe
• S.Em. le métropolite d’Atlanta, Mgr Alexis
• S.Em. le métropolite des Îles des Princes, Mgr Jacques
• S.Em. le métropolite de Proikonissos, Mgr Joseph
• S.Em. le métropolite de Philadelphie, Mgr Méliton
• S.Em. le métropolite de France, Mgr Emmanuel
• S.Em. le métropolite des Dardanelles, Mgr Nicétas
• S.Em. le métropolite de Detroit, Mgr Nicolas
• S.Em. le métropolite de San Francisco, Mgr Gérasime
• S.Em. le métropolite de Kisamos et Selinon, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Corée, Mgr Ambroise
• S.Em. le métropolite de Sélybrie, Mgr Maxime
• S.Em. le métropolite d’Adrianoupolis, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Diokleia, Mgr Calliste
• S.Em. le métropolite de Hiérapolis, Mgr Antoine, chef des orthodoxes ukrainiens aux États-Unis
• S.Em. l’archevêque de Telmessos, Mgr Job, représentant permanent du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises
• S.Em. l’archevêque de Charioupolis, Mgr Jean, chef de l’Exarchat patriarcal des paroisses de tradition orthodoxe russe en Europe occidentale
• S.Exc. l’évêque de Nysse, Mgr Grégoire, chef des orthodoxes carpathorusses aux États-Unis
Conseillers spéciaux :
– S.Exc. l’évêque de Christoupolis, Mgr Macaire (Estonie)
– Révérendissime archimandrite Tykhon, higoumène du Monastère de Stavronikita au Mont Athos
– Révérendissime archiprêtre du Trône œcuménique Constantin Myron (Allemagne)
– Très révérende moniale Théoxenie, higoumène du Monastère de la Source Vivifiante, Chryssopigi Chania
– M. Pantéléimon Vingas, grand chartophylax de la Sainte Grande Église du Christ (Constantinople)
– Mme Élisabeth Prodromou, professeur (États-Unis)
– Révérendissime archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire en chef du Saint Synode (de Constantinople), secrétaire (personnel) du patriarche œcuménique

Source

Communiqué du Patriarcat œcuménique au sujet de la synaxe des primats des Églises orthodoxes

Le Patriarcat œcuménique annonce que, suite à l’invitation de Sa Toute-Sainteté adressée à leurs Béatitudes les primats des très saintes Églises orthodoxes locales, aura lieu, sous sa présidence, leur synaxe au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Genève-Chambésy, du 21 au 28 de ce mois de janvier.
Tous les primats ont déclaré leur participation en personne, à l’exception de leurs Béatitudes le patriarche d’Antioche Jean et le métropolite de Varsovie Sava, empêchés pour raisons de santé, ainsi que de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme pour des raisons personnelles. Les trois primats seront représentés par des représentants autorisés.
La synaxe en question traitera de questions relatives à la préparation du grand et saint concile, qu’il a été décidé de convoquer dans le courant de l’année présente. Dans le cadre de cette synaxe, aura lieu, le 24 janvier, une divine liturgie inter-orthodoxe en la sainte église stavropégiaque de l’Apôtre Paul, présidée par sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée, avec la participation de leurs Béatitudes les primats.
Lors des travaux de cette sainte synaxe, la représentation du Patriarcat oecuménique sera constituée de son Éminence l’archevêque doyen d’Amérique Mgr Demetrios avec son Excellence l’archevêque de Telmessos Mgr Job, tandis que sa Toute-Sainteté sera accompagnée, par leurs Éminences le métropolite doyen de Pergame Mgr Jean et le métropolite de France Mgr Emmanuel.

Fait au Patriarcat, le 18 janvier 2016
Bureau du secrétaire en chef du Saint-Synode

Source

Mgr Jean de Charioupolis nommé locum tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

article_23913Dans un communiqué, suite à sa réunion des 27 et 28 novembre, le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique annonce “confier les tâches de représentant du Patriarcat oecuménique auprès du Conseil oecuménique des Églises à Son Éminence l’archevêque Job de Telmessos, professeur à l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe auprès du Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique à Chambésy-Genève”, mais aussi, confie “les tâches de locum tenens de l’Exarchat patriarcal des paroisses de tradition russe en Europe Occidentale, devenu vacant, à Son Excellence l’évêque Jean de Charioupolis.”

Source (dont illustration): Amen

Ajouts (30 novembre): communiqué de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale; message pastoral de l’archevêque Job de Telmessos.

Le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique a relevé l’archevêque Job de Telmessos de ses fonctions à Paris

maxresdefaultSelon l’information communiquée par le site grec Orthodoxia.info, le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a décidé, en date du 28 novembre 2015, de libérer l’archevêque Job de Telmessos de l’administration de « l’Exarchat des paroisses de tradition russe en Europe occidentale », et de lui confier des tâches hors de France. Le hiérarque, qui conserve son titre d’archevêque de Telmessos, est transféré au poste de représentant du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises, tandis que l’on attend que parvienne prochainement l’instruction du Patriarcat œcuménique relative au début des procédures de nomination et d’élection du nouvel archevêque.

Source: Orthodoxia.info. Photographie de Mgr Job: Famille chrétienne

Tensions et malaise au sein de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

20bbd7577b3b81360b329630116bb4a9_fullLe quotidien La Croix a publié le 12 novembre dernier un article intitulé « L’archevêché russe-orthodoxe en Europe occidentale a tenu une assemblée pastorale tendue » sur les tensions et le malaise qui affectent ce diocèse (réponse de Mgr Job de Telmessos à cet article). C’est le deuxième article du quotidien français en quelques mois sur cette question (le premier). Le 11 novembre s’est en effet tenue une assemblée pastorale rassemblant les clercs de l’Archevêché autour de l’archevêque Job de Telmessos. Précédemment, le 11 octobre, à l’occasion du congrès annuel de l’Acer-Mjo, une association ancienne et importante par son rôle, près de 120 personnes sont allées présenter leurs doléances à Mgr l’archevêque Job (compte rendu, dont la photographie ci-contre, photographies, une vidéo). Le compte rendu diffusé par l’Acer-Mjo indique : « Par leur présence à la divine liturgie à la cathédrale, par le caractère ecclésial de leur action, les membres de l’Acer-Mjo ont voulu montrer l’impasse d’une approche cléricaliste de l’Église, contraire aussi bien à l’esprit de l’Évangile qu’à la tradition de l’Église. » Le 8 octobre 2015, le conseil de l’Acer-Mjo avait adressé un courrier à Mgr Job – en réponse à une lettre de Mgr Job du 1er octobre – pour exprimer l’« incompréhension et indignation » face à la décision de suspendre a divinis le père Christophe D’Aloisio. Le père Christophe D’Aloisio, prêtre recteur d’une paroisse à Bruxelles, inspecteur pour l’enseignement de la religion orthodoxe pour la communauté française de Belgique, docteur en théologie, fut durant plusieurs années président de Syndesmos, fédération mondiale de la jeunesse orthodoxe (qui a publié un communiqué sur ce sujet). Une synthèse de l’affaire est proposée ici. Par ailleurs, plusieurs lettres et messages, notamment de prêtres, font état de difficultés sérieuses. Ainsi, dans le cadre de l’assemblée pastorale du 11 novembre, deux prêtres ont adressé des messages par e-mail pour expliquer les raisons de leur absence: le père Peter Sonntag et le père Lambert van Dinteren. Ils font suite à d’autres courriers comme celui du père Vladislav Trembovelski, du hiéromoine Ambroise (Nicoviotis) ou la lettre de Monique Clément, veuve d’Olivier Clément, au patriarche œcuménique Bartholomée. L’éditorial de juillet 2015 du président de l’association Oltr (Mouvement pour une orthodoxie locale de tradition russe en Europe occidentale) aborde aussi cette situation en signalant d’emblée une “réelle souffrance” (question aussi abordée dans l’éditorial d’avril 2015).

A cela s’ajoute le différend qui perdure avec l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris dont témoigne la déclaration de l’Institut du 16 juin 2015 en réponse à des déclarations de l’archevêque Job (19 juin 2014, 8 février 2015) et à la constitution d’un comité ad hoc concernant l’Institut Saint-Serge (première réunion, deuxième, troisième). Sur ce même dossier, Mgr Job a publié le 30 juin 2015 un nouveau message.

Pour sa part, l’archevêque Job de Telmessos a publié différents textes sur cette situation ou qui la mentionne : discours lors de la réunion des doyens du 25 septembre 2015, lettre de juillet 2015 aux membres laïcs du conseil de l’Archevêché, communiqué du 3 juillet 2015, discours aux doyens et clercs du 22 avril 2015, lettre pastorale du 14 février 2015, lue lors de la liturgie dominicale dans toutes les paroisses de l’Archevêché, autre message de février 2015. Le 11 novembre 2015, lors de l’assemblée pastorale, Mgr Job a examiné le rôle de l’évêque et des clercs dans son intervention sur « L’organisation canonique de l’Église orthodoxe ». Dans celle-ci, il rappelle notamment en introduction que « La hiérarchie ecclésiastique est donc divisée depuis l’époque apostolique en trois degrés qui sont devenus les trois degrés du sacerdoce attestés par saint Polycarpe de Smyrne et saint Ignace d’Antioche dans la première moitié du IIe siècle : les évêques, les prêtres et les diacres. L’évêque est le chef de l’Église locale, la tête du corps ecclésial qui lui a été confié, et il délègue une partie de sa mission et de son autorité aux prêtres qui agissent en son nom. Quant aux diacres, ils sont les assistants de l’évêque ou des prêtres. »

En marge du cinquantenaire de la levée des anathèmes de 1054

En marge du cinquantenaire de la levée des anathèmes de 1054 qui a donné lieu à des déclarations du Comité mixte de dialogue catholique orthodoxe de France et de Mgr Job de Telmessos, le blog Orthodoxologie publie trois documents, inédits en français, émanant de deux éminents archimandrites de l’Église orthodoxe de Grèce, Philothée (Zervakos, +1980) et Épiphane (Theodoropoulos +1989), ainsi que du métropolite Philarète (Voznesensky, +1985), primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, concernant la levée des anathèmes de 1054 par le patriarche Athénagoras. Dans ces documents publiés en 1965, les trois personnalités en question avaient émis de sérieuses réserves quant à cet acte, qui n’avait pas fait l’unanimité, même au sein du Saint-Synode du Patriarcat oecuménique, puisque deux métropolites, Jacques de Derkon et Maxime de Sardes, avaient refusé de signer le texte y relatif. La lettre du métropolite Philarète au patriarche Athénagoras avait été publiée dans le périodique officiel de l’Église orthodoxe de Grèce « Ekklisia » sur la demande de l’archevêque d’Athènes Chrysostome II (Chatzistavrou, +1968). Les trois documents sont disponibles ici : 1, 2, et 3.

Source

Un appel pour une levée de fonds au profit de la Colline Saint-Serge

DSCF7822Dans un message, Mgr Job de Telmessos a lancé un appel pour une nouvelle levée de fonds au profit de la Colline Saint-Serge (au format PDF) à Paris. Dans ce message, la situation matérielle des bâtiments, du terrain et des équipements tant de l’Institut Saint-Serge que de l’église Saint-Serge, ainsi que les dépenses nécessaires pour les travaux indispensables, sont détaillées.

Photographie: l’église Saint-Serge (source)

Une nouvelle émission de radio en Midi-Pyrénées: “Les chemins de l’orthodoxie”

siteon0-47a9cHier a été diffusée la première de l’émission “Les chemins de l’orthodoxie“. Sa diffusion aura lieu tous les dimanches à 7h40 sur Radio-Présence Midi-Pyrénées, avec la bénédiction de Mgr Job de Telmessos. Le principe de cette émission est d’être ouverte à toutes les juridictions orthodoxes, à la parole de théologiens reconnus et d’apporter le témoignage de l’orthodoxie vivante ici, dans la région du Sud-Ouest. Les principales fréquences FM sur lesquelles on peut la capter sont les suivantes : Toulouse 97,9 ; St-Gaudens (jusqu’à Lorp-Santaraille en Ariège) 94,1 ; Montauban 93,3 ; Lannemezan 92,2 ; Tarbes, Lourdes 90,6 ; Millau 106,5 ; Cahors 92,5. L’enregistrement de la première émission (et des suivantes) peut être trouvé à partir de cette page (onglet “émission”, puis “Chemin en orthodoxie”, ou dans la liste des émissions). La première émission a proposé un entretien avec Mgr Job de Telmessos sur le diocèse et le rôle de l’évêque (1ère partie).

Allocution du patriarche oecuménique Bartholomée lors du “Sommet des consciences” pour le climat

sommetLe patriarche œcuménique Bartholomée a prononcé, ce matin à Paris, son allocution lors du Sommet des consciences sur le climat (1). À son arrivée hier, le 20 juillet dans la journée, le patriarche a rencontré Mgr Job de Telmessos et le soir a participé avec les autres intervenants, au dîner organisé au palais d’Élysée par le président de la République François Hollande. Voici, ci-dessous, le texte de son allocution lors de ce sommet.

“Paris, le 21 juillet 2015

Monsieur François Hollande, Président de la République,
Monsieur Michael D. Higgins, Président de l’Irlande
Son Altesse Sérénissime, le Prince Albert II de Monaco
Monsieur Kofi Annan, Président de « The Elders », Président de la  « Fondation Kofi Annan », Ancien Secrétaire-Général des Nations Unies
Monsieur Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental
Cher Nicolas Hulot, Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète,
Éminences,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames et Messieurs,

Dans un appel vibrant lancé à partir de Manille, conjointement par les autorités françaises et philippines, en février 2015, nous étions tous individuellement et collectivement appelés à agir en faveur du climat. Aujourd’hui plus que jamais nous rappelons l’urgence d’une justice globale, d’une solidarité financière et technologique mondiale. L’appel se terminait de la sorte : « Nous appelons (…) tous les acteurs, les États (…) et les citoyens à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le changement climatique et en particulier contre ses effets, et la réduction des risques de catastrophes naturelles liées au climat, par des efforts individuels ou des initiatives en coopération. »

Comme vous vous en souvenez certainement nous avions eu l’honneur de vous accompagner, Monsieur le Président, lors de cet indispensable déplacement. Nous avons pu voir de nos yeux les effets destructeurs des bouleversements climatiques qui touchent les populations les plus vulnérables, notamment en Asie. Nous avons touché de nos doigts les plaies ouvertes, fraichement mais durablement, d’une terre en révolte contre l’égoïsme aveugle de l’humanité. Les plus sceptiques n’auraient pas été moins convaincus que saint Thomas lui-même. L’exclamation apostolique « mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28) jaillit alors de nos bouches, non seulement comme un cri d’alerte, mais aussi comme un éveil à l’espérance. L’impérieuse mission des religions en général, et du christianisme en particulier, tient à cette force transfiguratrice de la foi faisant de tout danger un appel à la conversion des cœurs.

Les décennies d’expérience du Patriarcat œcuménique en matière de protection de l’environnement ont montré que la question du salut n’est pas indépendante du traitement de la création. Dans cette attention particulière se rejoignent le séculier et le spirituel. Distinguant ce qui relève du monde, au sens du saint apôtre Paul, et ce qui relève de la création du monde, la tradition orthodoxe est attachée au déploiement du mystère de la grâce dans cette dernière, faisant de toute chose un sacrement du Royaume.

Certains pourront s’interroger sur la nécessité de convier des responsables religieux à une réflexion trop souvent dépréciée à cause de sa technicité, voire culpabilisante en raison des conséquences de nos actes. Le sens de l’implication des religions dans ce crucial combat pour la sauvegarde de notre planète est triple : éduquer, convertir et glorifier.

Par éduquer, nous entendons prolonger la dialectique entre foi et raison, c’est-à-dire articuler des éléments de connaissance rationnelle aux inspirations de l’âme. Les questions environnementales sont au carrefour de cette attention. Ainsi, les données scientifiques sur la biodiversité, le réchauffement climatique, l’accroissement de la misère et des injustices environnementales, la sécurité alimentaire, etc., viennent compléter la vision théologique, trop souvent statique, d’un monde en constant changement.  Mais sortant de ce simple constat, il est de notre mission d’offrir, à partir de cette base, une herméneutique de la création qui affirme l’interdépendance de l’humanité et de la nature. C’est la raison pour laquelle, le Patriarcat œcuménique n’a pas uniquement institué le 1er septembre de chaque année comme journée de prière pour l’environnement, mais il organise aussi des séminaires et des sommets rassemblant théologiens et scientifiques afin de débattre. Le dernier Sommet en date s’est tenu sur l’île de Halki en Turquie, du 8 au 10 juin 2015. Il était intitulé « Écologie, théologie et art ». Nous y avions notamment invité des artistes afin qu’ils puissent apporter leur expertise esthétique sur le sens de la beauté dans la création. En effet, Dostoïevski n’écrit-il pas : « La beauté sauvera le monde » ?

Par convertir, il faut comprendre la conversion de l’être intérieur comme le point de départ d’une conversion extérieure. Les scientifiques mettent inlassablement en avant la nécessité d’un changement radical de nos modes de vie afin de limiter les actions polluantes qui influent sur les changements climatiques. Il s’agit ici d’une réalité que le christianisme appelle « metanoia », un retournement tout entier de l’être. Ce dernier encourage, dans la tradition patristique des Pères du désert – ces spirituels qui ont forgé à travers des siècles d’expérience ascétique un regard vrai sur l’humanité – à constamment interroger la nécessité de nos besoins, afin de dissocier ce qui relève de la convoitise et ce qui relève du bien. L’éthique et la morale ne sont pas très loin et doivent permettre l’émergence des droits de la terre elle-même. Tel est le sens de l’effort qui est attendu de nous : sortir de l’égoïsme dans lequel l’inertie de nos habitudes nous a fait tomber, et découvrir la sobre liberté que nous apporte la conversion du cœur.

Enfin, par glorifier, nous en revenons au fondement même de notre mission spirituelle. Enfant déjà, sur notre île natale d’Imbros, aujourd’hui Gökçeada, au large d’Istanbul, nous étions subjugué par cet environnement sauvage et puissant, sans cesse renouvelé par la force vivifiante des vents qui, combinée à l’action bouleversante de la mer, nous a fait prendre conscience d’une double réalité : que la puissance de l’humanité est inversement proportionnelle à la puissance de la nature. Aussi, pour résoudre cette relation antinomique ne devons-nous pas devenir les maîtres de la création, mais bien plutôt libérer cette création d’un agir humain dominateur dans un mouvement d’action de grâce qui se révélerait à travers les gestes quotidiens que nous y posons.

Tels sont les trois engagements indispensables pour une spiritualité écologique réelle.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Dernièrement, Sa Sainteté le Pape François, dans son Encyclique Laudato Si abondait dans le sens d’une spiritualité écologique de conversion : « En premier lieu, la conversion implique gratitude et gratuité, c’est-à-dire une reconnaissance du monde comme don reçu de l’amour du Père, ce qui a pour conséquence des attitudes gratuites de renoncement et des attitudes généreuses même si personne ne les voit ou ne les reconnaît » (§ 220). Cette Encyclique apparaît tout juste une année après notre rencontre à Jérusalem, commémorant les retrouvailles historiques de Sa Sainteté Pape Paul VI et de Sa Sainteté du Patriarche œcuménique Athénagoras, en 1964, dans ce même lieu. L’an dernier, nous avions découvert dans Sa Sainteté le Pape François un frère d’âme dans sa sensibilité affichée et assumée à l’égard de la création. Aussi, avions-nous tenu l’un et l’autre à ce que les relations entre les Églises Sœurs de Rome et de Constantinople approfondissent leur engagement commun en faveur de notre maison commune par la prière et l’action. Parce que les questions environnementales sont globales, elles se déclinent parfaitement dans l’espace œcuménique et constituent un enjeu central en faveur de l’unité des chrétiens.

Alors : «  Why do we care? ». Notre époque fait face à un défi unique. Jamais dans le passé, durant la longue histoire de notre planète, les hommes et les femmes ne se sont trouvés à ce point si « développés » qu’ils ont pu rendre possible la destruction de leur propre environnement et de leur propre espèce. Jamais auparavant, dans la longue histoire de cette planète, les écosystèmes de la terre ne furent confrontés à des dégâts quasi irréversibles d’une telle ampleur. C’est pourquoi il est de notre responsabilité de répondre à ce défi de façon univoque, afin de remplir notre devoir envers les générations à venir. Voilà pourquoi nous devons nous engager.

Dans cette perspective, une alliance entre l’écologie contemporaine, en tant que recherche scientifique pour la protection et la survie de l’environnement naturel, et la théologie, en tant que réflexion métaphysique sur des sujets religieux, est nécessaire pour cerner la profondeur spirituelle des questions cruciales de notre temps. C’est pourquoi nous vous invitons toutes et tous, vous qui êtes déjà sensibilisés à ces questions, à être les porte-voix de cet appel des consciences pour le climat.

Avant de terminer cette modeste intervention, nous tenons à féliciter les autorités françaises pour les nombreuses initiatives mises à l’œuvre en vue de la réunion de la COP21 qui se tiendra à Paris à la fin de cette année. Le Patriarcat œcuménique y est tout particulièrement attaché et y apporte son indéfectible soutien. Notre responsabilité est à la hauteur de l’urgence. Telle est la raison d’être de notre engagement.”

Source: Patriarcat oecuménique

Photographie ci-dessus: Présidence de la République française

Messages de Pâques

La-Résurrection1Messages de Pâques: du patriarche œcuménique Bartholomée, du patriarche Cyrille de Moscou,  du patriarche Irénée de Serbie, du métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de l’archevêque Job de Telmessos, du métropolite Joseph, de Mgr Nestor de Chersonèse.

Icône de la Résurrection ci-contre: blog “Icône et tradition”

La salutation pascale en 250 langues.

Le 8 février à Paris: séance solennelle de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

headerL’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge tiendra sa séance solennelle dans ses locaux (93, rue de Crimée, Paris 19e) dimanche 8 février à 15 heures sous la présidence de Mgr Job de Telmessos. Après le compte rendu de l’année universitaire par le doyen, le P. Nicolas Cernokrak, le discours académique sera prononcé par le P. Jean Boboc, professeur de bioéthique, sur le thème “Discernement et économie au temps de l’imposture”. Un vin d’honneur suivra.

Messages de la Nativité

noelCliquez sur les liens pour lire les messages de la Nativité: du patriarche œcuménique Bartholomée,  du patriarche d’Antioche Jean X, du métropolite Ephrem de Triopoli, métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de l’archevêque Job de Telmessos, de Mgr Irénée, évêque d’Ottawa et du Canada.

Source de l’icône de la Nativité (Novgorod, fin XVe): Pages orthodoxes

Parution du n°24 de la revue “Art sacré” – La version électronique de ce numéro

Art_sacreLe numéro 24 de la revue Art sacré, en relation avec le skite Sainte-Foy (site), vient de paraître. Il comprend, entre autres, un article de l’archevêque Job de Telmessos intitulé “Une liturgie cosmique – La Création dans la liturgie de l’Église orthodoxe”. Avec l’aimable autorisation de la direction de la revue, nous proposons à nos lecteurs, gratuitement, la version électronique de ce numéro. Pour commander la version papier (et les précédents numéros – la revue est tirée à 3000 exemplaires), contactez le skite Sainte-Foy. Les versions électroniques de quelques uns des numéros précédents sont ici.

Avec ses 54 étudiants réguliers (dont 15 nouveaux inscrits) l’Institut Saint-Serge atteste sa vitalité académique pour relever les défis de sa 90e rentrée

 Le jeudi 9 octobre, fête du saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien a eu lieu la traditionnelle journée académique de l’Institut Saint-Serge. Après la divine liturgie présidée par Mgr Job de Telmessos, entouré du doyen, des professeurs, des étudiants ainsi que des amis de l’Institut, le recteur de l’Institut a rappelé aux étudiants dans son discours que l’objectif de leurs études à l’Institut consiste non seulement dans l’étude de la théologie comme matière académique mais surtout dans la formation au service de l’Eglise, en soulignant le lien inséparable entre la discipline d’études et l’expérience ecclésiale. Ensuite, le doyen de l’Institut, en présence du recteur et des enseignants, a accueilli les nouveaux étudiants lors de la séance de rentrée en présentant les résultats de l’année académique précédente et les perspectives de la nouvelle année 2014-2015 (voir l’album photos). Après les examens de rattrapage de septembre, 3 étudiants ont achevé leur cursus niveau Licence : deux étudiants réguliers et un étudiant de l’Enseignement Théologique à Distance (ETD). Un étudiant a achevé le cursus de Formation Théologique par Correspondance (FTC) et a reçu le diplôme correspondant.
Cette année, l’Institut accueille 11 nouveaux étudiants réguliers en 1re année du cycle de niveau Licence et 2 nouveaux étudiants en 2e année et 3e année de niveau Licence (le premier venant de l’ETD et le second du Séminaire orthodoxe russe en France). 8 nouveaux étudiants sont inscrits en 1re année du cycle de niveau Master, dont 6 issus du cursus de niveau Licence de l’Institut (3 réguliers et 3 de l’ETD) et 2 de l’extérieur. Enfin, 6 nouveaux candidats souhaitent poursuivre leurs études à l’Institut dans le cadre du cycle de niveau Doctorat.
Dans son discours de rentrée, le père Doyen a exprimé son souhait profond que « le message d’amour et de connaissance du saint apôtre Jean le Théologien s’incarne dans cet établissement ». Il a conclu son propos en s’adressant au recteur de l’Institut : « Monseigneur, nous comptons beaucoup sur votre expérience d’enseignement et avant tout sur vos prières pastorales. Nous avons prié ensemble ces deux derniers jours pour qu’à l’avenir, nous puissions œuvrer dans ce même esprit de communion pour le renouvèlement de cet Institut qui nous est cher à tous. Nous nous acheminons sous votre omophore vers la célébration d’un centenaire marqué par les épreuves mais aussi par la foi dans la Résurrection. »
Pour cette rentrée 2014/2015 de l’Institut Saint-Serge, marquée par de lourdes difficultés financières, le nombre total des étudiants réguliers s’élève à 54 (tous cycles confondus), à quoi s’ajoutent 85 étudiants ETD et 80 étudiants FTC en français et en russe, sans oublier le nombre croissant d’auditeurs libres. On note que les 13 nouveaux étudiants réguliers (soit 24 % du total) viennent de Belgique, d’Éthiopie, de France, de Macédoine, de Pologne, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Russie, de Serbie et d’Ukraine, ce qui atteste la vitalité de l’enseignement dispensé par l’Institut et la permanence de sa vocation panorthodoxe pour les années à venir.

Source et photographie

L’archevêque Job à la fête patronale de l’Église de Rome

Les 28 et 29 juin, l'archevêque Job de Telmessos a fait partie, avec le métropolite Jean de Pergame et l’archidiacre du Trône œcuménique Jean Chryssavgis, de la délégation du Patriarcat œcuménique pour la fête patronale de l’Église de Rome. Le samedi 28 juin, la délégation a été reçue par le pape François au Palais apostolique. Le métropolite Jean de Pergame, au nom du patriarche œcuménique Bartholomée, a prononcé en anglais le discours que vous pouvez lire en ligne depuis cette pageLes membres de la délégation du Patriarcat œcuménique ont ensuite été conviés à déjeuner avec Sa Sainteté le pape François à la Maison Sainte-Marthe du Vatican où ils ont pu échanger avec lui de manière informelle. Dans l’après-midi, ils ont eu une réunion de travail avec le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch, son secrétaire, l’évêque Brian Farrell, et son sous-secrétaire, Mgr Andrea Palmieri, durant laquelle ont été évoquées les relations et la poursuite du dialogue théologique entre les deux Églises. Le dimanche 29 juin, les membres de la délégation ont assisté à la messe pontificale à la Basilique Saint-Pierre de Rome, durant laquelle le pape François et le métropolite Jean de Pergame, chef de la délégation, ont échangé le baiser de paix.

Source et photographie : Exarchat.org

L’archiprêtre Nicolas Cernokrak nouveau doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Le Conseil des enseignants de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge réuni sous la présidence de Mgr Job de Telmessos, recteur de l’Institut, a élu doyen l'archiprêtre Nicolas Cernokrak, professeur de Nouveau Testament et de théologie ascétique, pour les trois prochaines années académiques (du 1er septembre 2014 au 31 août 2017). Dans son discours de candidature, le nouveau doyen a appelé ses collègues à un « processus de reconstruction de l'Institut, dans l’esprit de collégialité, d’objectivité et de transparence qu'[il] a toujours favorisé ». Il a listé quelques grands objectifs : 1° redéfinir la mission de l’ITO pour le long terme, 2° améliorer les compétences académiques de l’ITO, notamment en poursuivant des partenariats avec le monde universitaire et autres établissements de théologie, 3° redonner une dynamique à l’enseignement théologique à distance qui favorise le rayonnement de l'ITO dans le monde. « Si nous nous ouvrons et redéfinissons nos objectifs à long terme, a-t-il conclu, nous serons fidèles à la mission spirituelle, pastorale et théologique qui est celle de cet Institut depuis 90 ans ».

Source: Institut Saint-Serge

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Jovan Nikoloski