21/09/2017
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Résultats de la recherche : Monténégro

Le métropolite Amphiloque a célébré un office de requiem pour les victimes des bombardements de l’OTAN au « Monténégro, en Serbie et dans le monde entier »

À la veille du vote du parlement du Monténégro en faveur de l’adhésion du pays à l’OTAN, une liturgie funèbre a été célébrée à Podgorica le 27 avril, suivie d’un office de requiem pour les victimes de l’OTAN au Monténégro, en Serbie et dans le monde entier. La liturgie était présidée par le métropolite du Monténégro Amphiloque, assisté de l’évêque de Budimlja-Nikšlć Joannice. Après la liturgie, les deux évêques et le clergé ont célébré un office de requiem pour les victimes de l’OTAN. La veille de l’office, le métropolite Amphiloque a déclaré : « Tout comme le jour de Pâques 1941 a été bombardée et détruite la capitale Belgrade, en 1999, aux alentours de Pâques, la capitale actuelle du Monténégro, Podgorica, a été l’objet d’un bombardement dit « allié ». C’est ainsi qu’a été choisi pour ce nouveau bombardement le jour de Pâques, le jour de la joie, de la lumière, de la paix, de la réconciliation entre Dieu et les hommes, le jour du pardon mutuel, tant dans la famille que dans la société et dans la communauté internationale ». Le métropolite a rappelé que nous, en tant qu’Église de Dieu, avons le devoir de nous souvenir de ceux qui ont péri lors de ce bombardement de 1999 et des bombardements précédents. « Nous le devons et nous y sommes tenus ici, devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje, devant le bras de saint Jean Baptiste et devant le fragment de la précieuse Croix du Christ notre Dieu [reliques se trouvant au monastère de Cetinje, ndt], sur laquelle le Seigneur a montré que seuls ces hommes et ces peuples terrestres qui se sacrifient pour les autres, pour le bien des autres, pour la prospérité de l’humanité et du monde, seuls ces hommes et peuples sont de vrais hommes et de vrais peuples », a-t-il ajouté. Mgr Amphiloque a encore déclaré que ceux qui sont semblables au mauvais larron, ceux qui sont semblables à Hérode, Ponce Pilate et à ceux qui alors étaient à la tête des Juifs, qui sacrifient les autres pour leurs idées, leurs idéologies et leurs intérêts, se mettent au nombre non des disciples de l’Agneau de Dieu immolé pour la vie du monde, mais à celui des sectateurs de Judas qui vendent Dieu pour l’honneur, la gloire et la richesse terrestres. « Saint Pierre de Cetinje a écrit, et il le témoigne par son saint reliquaire, que dans le nom de Dieu se trouvent le jugement et la justice. Et, avant lui, St Alexandre de la Neva a dit que Dieu n’est pas dans la force, mais dans la justice. Et c’est cela que respirait et ce dont vivait le Monténégro et notre peuple depuis le temps de saint Jean-Vladimir » a déclaré le métropolite, qui a rappelé que saint Pierre de Cetinje n’avait pas défendu son peuple seulement de la violence des Turcs, mais aussi de celle de Napoléon. « Nous nous tenons ici devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje afin d’apprendre de lui, et nous y appelons les autres également, la voie dans laquelle doit cheminer le Monténégro. Si nous voulons cheminer sur la vraie voie, c’est celle de saint Jean-Vladimir qui s’est sacrifié pour son prochain », a-t-il souligné, ajoutant qu’avant lui c’est sur cette voie que nous ont dirigés les Némanides, saint Syméon et saint Sava. « Saint Sava nous a enseigné cette voie du Christ qui mène à la vie éternelle. Nous avons suivi cette voie depuis le XIIIème siècle et du XIIIè siècle à nos jours. C’est cette voie que nous enseigne ce trône apostolique, celui de saint Pierre de Cetinje et de saint Sava » a déclaré le métropolite. « Devenir le serviteur du tyran, c’est ce que peuvent faire uniquement ceux qui se détournent de la voie de la justice et de la vérité divines. Saint Pierre de Cetinje prescrit et rappelle à tous, et aussi à nous, aussi à ceux qui actuellement dirigent cet État, sa voie du martyre entre la tyrannie asiatique et européenne, comme l’a exprimé son neveu Pierre II [Niégoch, ndt]. Et rien n’a changé jusqu’à aujourd’hui » a averti le métropolite. Celui-ci a répété que la violence du pacte de l’OTAN est la continuation de la violence nazie. « Aussi, il serait bon que ceux qui aujourd’hui se réfèrent à leur anti-fascisme comprennent que ceux qui ont péri à Sutjeska [bataille des partisans yougoslaves contre les forces de l’Axe, ndt], de même que ceux qui ont péri à Stara Gradiška [lors de la libération du camp de concentration en Croatie, ndt] en 1945 ne se sont pas sacrifiés avec leur dignité humaine afin d’exercer la violence et spolier les autres, mais pour se défendre contre la violence et la spoliation exercées par les autres », a souligné le métropolite. Il a ajouté que chacun est libre d’adopter l’autre voie, celle de la violence contre soi et l’humanité contemporaine. « Tandis que nous, sommes fidèles à saint Pierre de Cetinje, nous accomplissons ce saint devoir, nous souvenant de tous ceux qui ont souffert pour la vérité de Dieu à notre époque récente, et nous appelons le peuple du Monténégro, et ceux à qui a échu de décider en ces jours son sort, nous les appelons à réexaminer la voie sur laquelle nous cheminerons : servir l’injustice et la violence, la spoliation des autres, la satisfaction de ses intérêts terrestres, ou se sacrifier soi-même à la façon de saint Pierre de Cetinje » a conclu le métropolite Amphiloque. Étaient entre autres présents à la liturgie et l’office de requiem les dirigeants des partis d’opposition.

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Le métropolite du Monténégro Amphiloque au sujet de la guerre en Ukraine : « On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! »

Au Monténégro, l’Église orthodoxe prie pour le salut de l’Ukraine souffrante. C’est ce qu’a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque dans un entretien avec le correspondant de l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine). « À chaque Liturgie, à chaque proscomédie [préparation des saints Dons pour la Liturgie, ndt], nous faisons une prière spéciale pour S.B. le métropolite de Kiev Onuphre et pour tous les Ukrainiens qui ont préservé la foi orthodoxe authentique », a précisé le métropolite. « Je suis très affecté par ces événements en Ukraine, cette guerre civile fratricide. Je dirai ceci : on peut aspirer à défendre son État, mais on ne peut participer à une guerre fratricide ! On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! » a ajouté Mgr Amphiloque. « Certains diront : puisqu’il est métropolite du Monténégro, qu’il s’occupe des affaires de son diocèse, de son peuple ! Mais je l’ai dit dès mon intronisation : bien que je sois évêque de l’Église du Monténégro, je suis en outre évêque de l’Église orthodoxe autocéphale locale de Serbie. En même temps, je suis évêque de l’Église Une, sainte, catholique et apostolique. Aussi, le métropolite Onuphre et moi-même nous nous trouvons dans la même Église » a poursuivi le métropolite du Monténégro, ajoutant : « S.B. le métropolite Onuphre est un homme humble. Son Église est maintenant crucifiée. Dieu soit loué, car sans cela il n’y a pas de Royaume céleste. C’est ainsi que les évêques doivent faire leur salut. Je ressens, que le métropolite Onuphre a réellement une compréhension ecclésiale profonde de la situation qui s’est créée. Il soutient son pays, son peuple ukrainien, mais il ne se met pas lui-même en opposition au peuple russe. Et là, on peut voir un point commun avec la position du chef de l’Église de Géorgie. Lorsqu’il y avait un conflit entre la Russie et la Géorgie, le patriarche Élie, père spirituel de la Géorgie contemporaine, a rencontré le patriarche de l’Église orthodoxe russe et a contribué à résoudre cette situation. Aucun conflit ne peut être résolu avec les méthodes que nous observons, malheureusement, en Ukraine. De la même façon qu’un Monténégrin ne peut bâtir son bonheur sur la haine envers un Ukrainien ou un Russe, un Ukrainien ne peut construire son avenir sur la haine envers ses frères avec lesquels il vit dans une seule maison, sur la haine envers les Russes et les autres nationalités. Et là, la sagesse est nécessaire aux hiérarques de l’Église. Grâce à Dieu, le métropolite Onuphre dispose d’une telle sagesse. Il montre que la sortie de tout conflit est unique : le repentir, l’amour envers le Seigneur et l’amour fraternel. Pendant le Grand Carême, nous devons développer en nous un tel amour fraternel. Seul celui-ci résout tous ces problèmes » a conclu Mgr Amphiloque.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque : « Le slogan : une Église indépendante pour un pays indépendant est anti-évangélique »

Dans une interview à l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine), le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe), a déclaré que lors du Grand Concile qui s’est déroulé en 2016 en Crète, la question de l’ethno-phylétisme, à savoir la préférence accordée aux intérêts nationaux sur ceux de l’Église, a fait l’objet d’une attention particulière. « Le Grand Concile en Crète a confirmé le Concile de Constantinople de 1872, au cours duquel a été condamné l’ethno-phylétisme comme un venin de serpent qui détruit l’Église. Cette confirmation a eu lieu sur proposition du patriarche Irénée et de notre délégation [i.e. de l’Église orthodoxe serbe], et le Concile de 1872 a reçu le statut de concile d’importance œcuménique ». « Que cela signifie-t-il ? Personne, dans le monde orthodoxe, n’identifie la nation et l’Église, l’État et l’Église. C’est une hérésie, un mensonge contre l’Église. Le slogan selon lequel chaque État indépendant et chaque nation doivent avoir leur propre Église, est dans son essence, anti-évangélique », a déclaré le hiérarque. « L’Église respecte tant la nation ukrainienne que la nation monténégrine. Mais l’Église a une structure unique : elle est plus ancienne que tous les États, et nul n’a le droit de se mêler de l’organisation des Églises locales autocéphales. Il s’agit de leur affaire interne », a-t-il ajouté.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a déclaré que, de son point de vue, le chef du « Patriarcat de Kiev » Philarète ne croit pas en Dieu

Répondant au correspondant de « l’Union des Journalistes orthodoxes » ukrainiens, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a déclaré que le chef du « Patriarcat de Kiev » Philarète ne croit pas en Dieu. « Nul n’a le droit de faire ce qu’accomplit, malheureusement, ce Denisenko [Philarète, ndt]. Cela est très triste, mais je le connais. Lorsqu’il était métropolite du Patriarcat de Moscou, candidat au poste de patriarche de Moscou, je l’ai rencontré. Je considère que s’il avait été alors élu, il n’y aurait actuellement aucun « Patriarcat de Kiev ». Je l’ai dit et dois le répéter : je doute que Denisenko croit en Dieu », a déclaré le métropolite du Monténégro. « Lorsque j’ai vu qu’il avait demandé des armes à l’Amérique pour tuer son peuple, soutenir une guerre sanglante en Ukraine, je ne pouvais le croire ! C’est honteux ! Cet homme ne peut croire en Dieu. Que Dieu lui donne le repentir. En tant que personne privée, il peut vivre comme il le veut, mais il a utilisé son poste de métropolite de Kiev pour accomplir un schisme », a déclaré Mgr Amphiloque. « La pire déchirure qui puisse exister, est le schisme ecclésial. Il a déchiré la tunique du Christ en Ukraine, la Russie de Kiev. La Laure des Grottes de Kiev est une perle de l’Orthodoxie mondiale. À l’échelle non de l’Ukraine, mais du monde entier et de toute l’Église orthodoxe. Comment n’a-t-il pas honte d’accomplir de tels crimes contre son peuple, contre son Église » a poursuivi le hiérarque. Son « Patriarcat de Kiev » est fondé sur la haine. Comment peut-il célébrer la Liturgie alors qu’il éprouve la haine envers ses frères ?! Pense-t-il que c’est en cela que se trouve l’avenir de l’Ukraine et du peuple ukrainien ? Ensuite, je poserai cette question : comment ce Denisenko compte-t-il paraître devant le visage du Christ Dieu lors du Jugement redoutable ? Après tous ces crimes qu’il commet contre lui-même, son peuple, l’Église de Dieu en Ukraine. Comment pense-t-il rencontrer Dieu ? Il est habitué à rencontrer Porochenko, les autres politiciens et chercher de l’aide auprès d’eux. Or, maintenant, il lui faut chercher l’aide du Seigneur. Et je lui souhaite sincèrement ainsi qu’à ses partisans de se libérer du mensonge, de la haine, sur lesquels il tente de bâtir l’avenir et de l’Ukraine, du peuple ukrainien et de l’Église orthodoxe d’Ukraine. J’espère beaucoup que Dieu l’aidera. Excusez-moi de parler ainsi, mais en déchirant l’Église et l’unité du peuple de la Russie de Kiev, Denisenko aide satan à détruire l’unité du peuple et du Corps ecclésial de la Russie de Kiev. Que Dieu lui donne la raison. Et que Dieu nous donne à tous la raison, afin de séparer ce qui est ecclésial de ce qui est national » a conclu le métropolite.

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Communiqué de l’assemblée du diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral

Le 24 décembre a eu lieu à Bar (Monténégro) l’assemblée annuelle du clergé du diocèse du Monténégro et du Littoral de l’Église orthodoxe serbe. Le communiqué suivant, abordant les questions de la vie de l’Église dans la région, l’enseignement du catéchisme et les problèmes avec le gouvernement monténégrin, a été adopté :
« Le clergé paroissial des doyennés de Cetinje, Podgorica-Kolašin, Podgorica-Danilovgrad, Bar, Budva, Boko Kotor et Herceg Novi, ainsi que les pères et mères higoumènes des monastères du diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral se sont réunis à nouveau cette année, le 24 décembre, à Bar, autour de leur père spirituel et archipasteur, le métropolite Amphiloque, pour leur assemblée annuelle ordinaire. La réunion du clergé paroissial et monastique a commencé par la concélébration de la sainte Liturgie en la cathédrale nouvellement construite de Saint-Jean-Vladimir à Bar. Après l’office divin s’est tenue, dans la crypte de l’église, la réunion de cette année, commencée par le chant de la prière « Roi céleste ». Ensuite, S.E. le métropolite Amphiloque, par des paroles paternelles, a salué les clercs rassemblés de notre diocèse métropolitain. Le métropolite a présenté un exposé exhaustif de son ministère et de sa mission épiscopales au cours de l’année 2016. Il a particulièrement commenté le jubilé important, historique, du millénaire du martyre du roi saint Jean Vladimir, ainsi que la consécration panorthodoxe de la cathédrale dédiée à ce saint martyr, laquelle a été précédée par un symposium scientifique international, au cours duquel près de cinquante participants venus de différents pays ont évoqué la personne, l’œuvre, le temps, les circonstances, le culte et la canonisation du saint roi. Le métropolite a constaté que la mission de l’Église et le renouveau spirituel dans le diocèse métropolitain et dans les autres diocèses de l’Église sur le territoire du Monténégro se développent avec succès. Cela se reflète en premier lieu dans le fait des milliers et des milliers de gens qui ont reçu le baptême au cours de cette année et, ensuite, dans l’augmention du nombre des diacres et des prêtres nouvellement ordonnés, des moines et moniales ayant prononcé leurs vœux monastiques, et aussi par la poursuite de la restauration et de la construction d’églises et de monastères. Le métropolite, considérant qu’il s’agissait là d’une grande bénédiction de Dieu, a souligné sa joie au sujet de la fréquentation du catéchisme orthodoxe par près de 1500 enfants. Cet enseignement est organisé dans plus de 40 localités auprès des paroisses, des communautés et centres spirituels. À ce sujet, le métropolite Amphiloque a appelé le gouvernement monténégrin et le ministère de l’instruction publique de s’atteler, le plus vite possible et immanquablement, à l’instar des autres gouvernements et États européens, à la création des conditions permettant l’introduction de l’enseignement religieux dans le système de l’instruction publique, afin de permettre enfin aux enfants de toutes confessions au Monténégro de réaliser leur droit à l’enseignement religieux dans les écoles, ce qui est garanti par toutes les conventions internationales en vigueur sur les libertés et les droits de l’homme. Les doyens épiscopaux ont présenté des rapports sur leur travail et sur la situation actuelle dans les doyennés qui leur sont confiés. Il est particulièrement réjouissant de constater que les offices sont régulièrement célébrés dans toutes les zones urbaines et sururbaines, tandis que ceux-ci sont célébrés les dimanches et jours de fêtes dans les villages. Une attention particulière est dédiée à la question de la mission de l’Église dans les circonstances actuelles au Monténégro. Le clergé continuera, comme par le passé, son ministère divin passant par la Croix et culminant dans la Résurrection, et une attention particulière sera consacrée à améliorer l’enseignement religieux non seulement pour les enfants, mais aussi pour les adultes. Nous soulignons en particulier que certains fonctionnaires du Ministère de l’intérieur du Monténégro, sans fondement légal et sans raisons, continuent à refuser l’autorisation de séjour provisoire aux prêtres et moines qui ne sont pas détenteurs de la nationalité monténégrine. Nous considérons qu’une telle attitude illégale constitue un abus de pouvoir et un agissement discriminatoire qui est punissable en vertu des lois du Monténégro. En outre, une autre question est préoccupante, à savoir les agissements hâtifs et sans transparence du ministère de l’économie au sujet de la construction des barrages et centrales électriques sur les rivières Morača et Komarnica, par laquelle la beauté naturelle, spirituelle et culturelle de ces cours d’eaux est menacée. L’opinion publique et les spécialistes sont inquiets du fait que le ministère de l’économie, sans appels d’offres publics, sans documents de planification préalables et sans participation des parties intéressées, ait conclu le mémorandum et l’accord avec les entreprises Norinco en Chine et Bereket Group en Turquie. Dans ce but, le diocèse métropolitain avec le monastère de Morača et le Comité d’initiative pour la préservation des sites naturels, spirituels et culturels de Morača ont entrepris de nombreuses actions au niveau national et international afin que le projet intégral d’utilisation du potentiel hydroélectrique soit mené conformément à l’ordre juridique, pratique et scientifique, et surtout en fonction des intérêts des citoyens, et non de la façon prévue qui menace irréparablement non seulement la survie du monastère de Morača mais aussi celle du bassin de la Morača, unique en Europe, avec sa flore et sa faune exceptionnelles, ainsi que son héritage culturel préhistorique et historique, pré-néolithique et néolithique. Le diocèse métropolitain, avec son clergé, ses moines et moniales ainsi que son peuple fidèle s’oppose de même fermement à la profanation annoncée de l’icône de la Très sainte Mère de Dieu dite « de Filerimos » [icône offerte au roi Alexandre de Yougoslavie par l’évêque Tikhon de l’Église russe hors-frontières en 1932. La police communiste yougoslave s’en est emparée après la guerre, puis l’a entreposée dans les réserves du musée national de Cetinje, ndt] qui, dans la capitale de Cetinje, après l’échec de l’ainsi nommée « chapelle bleue » au musée national, a décidé de l’installer dans la grotte de Cetinje. Il nous semble inacceptable que 2 millions d’Euros soient alloués à la construction d’une pseudo-chapelle dans la grotte de Cetinje, alors que le nombre non seulement de pauvres, mais aussi de ceux qui ont faim augmente continuellement, particulièrement à Cetinje, où l’Église a ouvert une cantine pour les nécessiteux, et ce pour la première fois depuis 1916. Aucun objet saint, et en premier lieu une icône comme celle de la Mère de Dieu « Filermosa », n’a de place dans une grotte et des pseudo-chapelles, mais seulement dans l’église de Dieu, celle de la Sainte-Trinité. La première pierre de celle-ci a été posée à Cetinje par le roi Nicolas du Monténégro et le métropolite Mitrophane Ban en 1910 déjà, entre le palais du « Billard » et la maison du Gouvernement ; entre les deux guerres, le métropolite Gabriel Dožić [futur patriarche de Serbie, ndt] a fait raser une colline au-dessus du monastère de Cetinje pour bâtir cette église, et a préparé un projet qui est resté sans suite après la guerre. Il en avait été question déjà avec des personnalités ecclésiastiques les plus influentes en Europe, liées historiquement avec ces trois objets saints chrétiens [l’icône de la Mère de Dieu « Filermosa », et des reliques de la Croix du Seigneur ainsi que du bras de St Jean Baptiste, qui se trouvent tous à Cetinje, ndt] de la plus grande importance et il était convenu qu’une église à trois nefs serait le meilleur endroit pour elles à Cetinje, cela restant valable jusqu’à maintenant. La grotte ne peut être utilisée que comme une entrée originale à l’église et à la vénération des reliques. Sa désacralisation et sa transformation en un objet entrant dans un projet économique serait la marque d’un primitivisme sans précédent, non seulement au Monténégro, mais dans tout le monde civilisé. Il ressort de la documentation accessible que la construction illégale et illicite de la « chapelle » dans la grotte de Cetinje constitue le mode le plus grossier de profanation de l’icône de la Mère de Dieu et de Cetinje elle-même comme capitale qui, durant des siècles se trouve sous la protection de la Très sainte Mère de Dieu. Le diocèse métropolitain a donné les pouvoirs à son Conseil juridique pour entreprendre toutes les mesures juridiques indispensables afin que l’icône soit protégée de la profanation, et que Cetinje soit préservée d’un tel blasphème et de la malédiction de saint Pierre de Cetinje. Alors que nous nous trouvons dans le carême de Noël et que, presque quotidiennement, des jeunes gens s’entretuent [au Monténégro, ndt], il est impossible de ne pas se demander les causes d’une telle conduite. Des générations entières au cours des décennies passées ont été privées d’une véritable éducation et instruction, et leur vie est guidée uniquement par des intérêts matériels. Tout cela se reflète, entre autres, de cette attitude envers la Mère de Dieu de Filerimos et les autres valeurs humaines spirituelles éternelles et morales. Priant le Christ Dieu afin que cessent ces tueries mutuelles au Monténégro, nous appelons les jeunes gens à respecter leurs objets sacrés ainsi que la vie d’autrui, et à se réchauffer au feu de l’amour fraternel et de la foi dans l’Enfant-Dieu, le Christ. Saluant tous les hommes aux quatre coins du monde à l’occasion de la venue de la fête lumineuse de la Nativité du Christ et de la nouvelle année de la bonté du Seigneur, nous adressons à tous nos vœux de paix et de joie. Que la paix de Dieu soit avec vous ! Le Christ est né ! »

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Le patriarche de Jérusalem Théophile III a présidé la consécration de la cathédrale Saint-Jean-Vladimir à Bar (Monténégro)

À l’occasion du millénaire du trépas de saint Jean Vladimir, le patriarche de Jérusalem Théophile III a consacré, le 25 septembre 2016, la cathédrale Saint-Jean-Vladimir à Bar (Monténégro), puis a présidé la sainte liturgie. Le patriarche de Serbie Irénée, l’archevêque de Tirana et de toute l’Albanie Anastase, l’archevêque d’Ohrid Jean, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, ainsi que d’autres évêques de l’Église orthodoxe serbe et des représentants de toutes les Églises orthodoxes locales concélébraient l’office, auquel assistaient plusieurs milliers de fidèles. Dans son homélie, le métropolite Amphiloque a déclaré que saint Jean Vladimir avait porté la croix du Christ, rappelant que celle-ci est gardée par le Patriarcat de Jérusalem, et que le saint détenait la force de la Résurrection du Christ. « L’Église de Dieu rassemblée ici de tous les pays témoigne et porte cette force du Christ crucifié et ressuscité, avec à sa tête, vous-mêmes, qui êtes le gardien de Son saint Sépulcre et de tous les lieux saints. Aussi, bénissez ce peuple en tant que successeur de l’apôtre Jacques qui s’est aussi sacrifié pour le Christ ressuscité », a poursuivi le métropolite. Pour sa part, le patriarche Théophile a rappelé que dans la vie de saint Jean Vladimir, il était mentionné que sa tête avait été séparée de son corps, mais aussi que Dieu a fait que la grâce du Saint Esprit demeure dans celui-ci bien que son âme en soit séparée. Et lui, notre père Jean Vladimir, nous inspire et nous dit que Dieu est avec nous et ne se sépare pas de nous, bien qu’il ait été tué dans le corps, car Dieu est le maître de la vie et de la mort ainsi que du royaume éternel », a poursuivi le patriarche. Celui-ci a ajouté que ses persécuteurs et assassins l’ont tué pour la vérité du Christ. Mais, Jean Vladimir a vécu cette souffrance pour le Christ, de telle façon que la Sainte Église du Christ a été renforcée par son sacrifice. Notre Église, par son sacrifice, a obtenu une grande source de grâce et de guérisons pour nous fidèles ». Après son allocution, le patriarche Théophile a offert au patriarche de Serbie Irénée et au métropolite du Monténégro Amphiloque une icône de la Mère de Dieu de Jérusalem. « Je vous offre cette icône de la Mère de Dieu de Jérusalem comme un signe de notre unité et de soutien de la Mère de Dieu, qui est la Mère de toutes les Églises » a conclu le patriarche. De son côté, le patriarche Irénée a offert une icône de saint Jean Vladimir pour l’église nouvellement consacrée. Le métropolite Amphiloque a ensuite remercié tous ceux qui ont aidé à la construction de l’église et a dit aux fidèles que des fragments des reliques de saint Sabas le sanctifié, apportées par le patriarche Théophile, des reliques des martyrs du camp de Jasenovac, que le patriarche Bartholomée a visité récemment, ainsi que de celles de saint Jean Vladimir ont été placées dans l’autel de l’église.

St Jean Vladimir était souverain de la Dioclée, l’État médiéval serbe, au début du XIème s. Lors d’un affrontement avec le tsar Samuel de Bulgarie, il fut fait prisonnier. La fille de Samuel, Kosara, tomba amoureuse du prisonnier et se maria avec lui. Samuel rendit alors la Dioclée à son gendre. Vladimir était connu comme un souverain pieux, juste et compatissant. Il régna en paix, évitant les conflits. Finalement, Jean Vladimir fut victime d’un complot organisé par le dernier souverain du premier empire bulgare. Il fut décapité devant une église à Prespa. Jean Vladimir y fut enterré, et peu après, reconnu comme un saint et un martyr. Ses reliques furent longtemps conservées à Elbasan, en Albanie, et ont été transférées, en 1995, à la cathédrale de Tirana. La croix que le saint portait lorsqu’il fut décapité est restée au Monténégro. Il est le saint patron de la ville de Bar. Une vidéo de la présentation de la nouvelle église est disponible ici (commentaires en serbe)

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque n’a pas signé le document conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe) a déclaré qu’il n’avait pas signé le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » adopté au cours des travaux du Concile en Crète, qui s’est déroulé du 18 au 26 juin 2016. C’est ce que celui-ci a dit, entre autres, au cours de l’émission « Živa istina » (« La vérité vivante ») de la chaîne télévisée « Atlas » du Monténégro, mentionnant que ce document avait précisément provoqué une polémique acerbe lors du Concile. Le métropolite Amphiloque considère que le document en question était insuffisamment préparé, ce que la délégation serbe avait indiqué lors des réunions préparatoires. « Je dois vous dire que j’étais l’un de ceux qui n’ont pas signé le sixième document [c’est-à-dire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »]» a souligné le métropolite Amphiloque, qui répondait au journaliste Darko Šuković. Les termes mêmes de l’affirmation du métropolite laissent entendre que le nombre des évêques serbes qui n’ont pas signé le document litigieux pourrait être plus grand. C’est ainsi que les médias grecs ont cité, dans ce contexte, le nom de l’évêque de Bačka Irénée, tandis que selon d’autres sources, ce sont plusieurs évêques serbes qui n’auraient pas signé le document. Toutefois, rien n’a été révélé à ce sujet dans les médias serbes. Il convient de mentionner que la publication des documents adoptés, telle qu’elle figure sur le site officiel du Concile ne permet pas de comprendre qui précisément à signé le document, et suggère l’idée que tous l’ont signé. L’interview du métropolite Amphiloque est disponible sur Youtube (en serbe) :

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« La venue du patriarche de Serbie Irénée et des évêques, ainsi que la participation de notre Église au Concile, revêt une importance exceptionnelle, non seulement pour notre propre Église, mais pour l’orthodoxie toute entière » a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au quotidien serbe « Politika »

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque participe aux travaux de la commission qui prépare le message du saint et grand Concile. Il explique que ce message sera certainement adopté à la fin de la session et qu’il sera adressé au monde entier. Il s’agit d’un message évangélique dans lequel est confessée la foi de l’Église, il y est question également de la relation de l’Église envers le Concile même et envers la catholicité qui appartient à sa nature. Dans le message sont contenues certaines propositions de l’Église serbe, dont celle demandant que, outre les conciles œcuméniques eux-mêmes, les autres conciles jusqu’au XIXème siècle, reçoivent une signification universelle. De même est inclus dans ce message ce que notre Église a demandé, à savoir qu’il y soit constaté que 14 Églises autocéphales sont reconnues de façon panorthodoxe, a déclaré le métropolite Amphiloque. Il a affirmé également qu’il ressortait de sa discussion avec les évêques qui participent au travail de la commission qu’il existe de la bonne volonté pour que soit adoptée la proposition de l’Église orthodoxe serbe selon laquelle la présente session en Crète constituerait la première session du Concile, lequel se poursuivrait éventuellement l’année prochaine. Il a toutefois souligné que seul le Concile pourra prendre une décision à ce sujet lorsque commencera la session. « Tous attendent que notre Église vienne à la session et considèrent qu’il s’agit d’un rôle historique de l’Église serbe au moment où l’on en vient à nouveau à une confrontation entre les Églises grecques et slaves. Personne ne le souhaite, mais, de toutes façon, cela s’est maintenant produit. Il est évident que cela peut même être utilisé à des fins politiques. Aussi, la venue de notre patriarche et des évêques, et la participation de notre Église, qui est déjà présente par la préparation du texte du message, est d’importance exceptionnelle, non seulement pour notre Église, mais pour l’orthodoxie entière » souligne le métropolite Amphiloque.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a participé à l’intronisation du nouveau métropolite de Fira (Église orthodoxe d’Albanie)

img_3009e1460845304966Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a participé, le 16 avril 2016, à l’intronisation du métropolite d’Apollonie et de Fira Nicolas, en la cathédrale Saint-Georges de Fira, en Albanie. Le métropolite Nicolas a été pendant plusieurs années évêque-vicaire de l’archevêque de Tirana, Durrës et de toute l’Albanie, Mgr Anastase. Le métropolite Amphiloque a félicité le métropolite Nicolas au nom du Patriarcat de Serbie et lui a offert un encolpion en signe de l’unité et de l’amour fraternel entre les Églises de Serbie et d’Albanie. Le diocèse métropolitain d’Apollonie et de Fira vient d’être créé. Jusqu’à présent il faisait partie du diocèse de Berat. Le lendemain était intronisé, à son tour, le métropolite d’Elbasan, Shpatë et Librazhd Antoine. Il était également, durant plusieurs années, évêque vicaire de l’archevêque Anastase, et sera le métropolite du nouveau diocèse, qui faisait jusqu’à présent partie de l’archevêché de Tirana.

Source (dont photographie): Église orthodoxe serbe

Le métropolite du Monténégro Amphiloque a célébré la fête de saint Siméon de Dajbabé

À l’occasion de la fête de saint Syméon (1854-1941), le 2 avril, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a célébré, avec le clergé local, la sainte liturgie au monastère de Dajbabé, près de Podgorica, devant les reliques du saint, qui vécut en ce lieu et qui a été canonisé en 2010 par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe. Dans son homélie, le métropolite a évoqué le don de clairvoyance de saint Syméon et le fait qu’il s’avait ce qui se passerait pendant la seconde guerre mondiale. « Le Seigneur l’a préservé pour ne pas voir tout ce mal et ces ténèbres qui ont couvert toute l’Europe et le monde entier par ceux qui voulaient construire le destin de l’humanité et le nouvel ordre non sur Dieu, non sur ce qui est saint, non sur la vérité et la justice divines, la bonté divine, l’amour envers Dieu et le prochain, mais sur leur amour du pouvoir et de l’argent », a déclaré le métropolite. Il a ajouté que les rassemblements près des reliques de saint Syméon montrent comment Dieu accorde des dons à ceux qui L’aiment. « Il leur accorde des dons et les glorifie, car ils ont glorifié Dieu. Et il en fait de véritables témoins du Dieu de l’amour » a poursuivi le métropolite. À l’occasion de la fête de saint Syméon de Dajbabé, le métropolite et le clergé ont, à l’issue de la Liturgie procédé à la bénédiction du traditionnel pain de la « slava ». Saint Syméon, après avoir fait des études supérieures de philosophie et de théologie en Russie, en Suisse et à la Sorbonne, opta pour la vie monastique et, à la suite d’une révélation, mena une vie solitaire dans une grotte de la région de Podgorica. Ses vertus et charismes, acquis dans l’ascèse et la prière, attirèrent vers lui de nombreux fidèles. Sa vie et ses enseignements spirituels ont été traduits en français et publiés dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » aux Éditions de l’Âge d’Homme.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe) : « Les sanctions contre la Russie sont une trahison et une honte »

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a qualifié l’adhésion du Monténégro aux sanctions contre la Russie de « trahison et de honte ». C’est ce que le métropolite a déclaré à l’issue de la liturgie à Podgorica, en l’honneur du 30ème anniversaire de son accession au ministère épiscopal. S’adressant au métropolite de Tachkent et d’Asie centrale Vincent, qui représentait l’orthodoxie russe à cette occasion, le métropolite Amphiloque a souligné que sa présence aux solennités mentionnées confirme l’unité de l’Église de Dieu. Le métropolite a demandé de transmettre au patriarche de Moscou Cyrille que le Monténégro reste fidèle à la Russie qui partage la même foi. « Aujourd’hui », a déclaré le métropolite, « un groupe de ‘monténégristes’ qui bâtissent leur vie sur une nouvelle mythologie, on trahi, pour la première fois dans l’histoire, cette unité et cette fidélité. S’étant unis avec les ennemis séculaires de l’Église de Dieu dans ces contrées, et avec ceux contre lesquels a lutté saint Pierre de Cetinje, ils déclarent aujourd’hui la guerre à la Russie en introduisant des sanctions contre ce pays, à leur honte, au déshonneur et à la honte du Monténégro. Mais ce n’est pas là le Monténégro ! Le Monténégro ne peut oublier, effacer et cracher sur le sacrifice du saint martyr Nicolas II qui, à un moment historique décisif, a sacrifié sa couronne, sa propre personne et sa famille impériale pour le salut de la Serbie et du Monténégro, sous le règne du roi du Monténégro Nicolas Ier Petrović. C’est ainsi que ceux qui ont trahi le roi Nicolas, les reliques de saint Pierre de Cetinje, profané les reliques de saint Basile d’Ostrog [allusion aux actes des communistes monténégrins, ndt], renient maintenant le Tsar Nicolas II, le martyr, qui s’est sacrifié pour sauver la Serbie et le Monténégro, pour la justice et libérer des tyrans et des agresseurs au moment de la Première guerre mondiale » a poursuivi le métropolite, qui a conclu : « Transmettez à Sa Sainteté [le patriarche Cyrille] que nous restons là, où nous étions, et le resterons tant que nous serons sur cette terre, et remerciez-le en notre nom et celui du peuple de Dieu pour son amour et son empressement à soutenir cette unité et cette communauté des peuples slaves frères, cette unité et cette communauté bénie de l’Église du Christ ».

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Communiqué de la réunion annuelle du clergé du diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral au sujet de la vie ecclésiale dans le pays, du Concile panorthodoxe et de l’entrée éventuelle de la République du Monténégro dans l’OTAN

« Avec l’aide de Dieu et la bénédiction de notre archipasteur S.E. l’archevêque de Cetinje et le métropolite Monténégro et du Littoral Amphiloque, nous nous sommes rassemblés à Cetinje pour la réunion annuelle ordinaire de notre diocèse, à l’occasion de laquelle nous envoyons nos vœux à tous les chrétiens orthodoxes, priant le Seigneur Jésus-Christ pour notre salut et celui de tous les fidèles de notre diocèse, de notre Patriarcat local serbe orthodoxe et de tous les hommes qui vivent dans la foi et l’espérance de la vie éternelle ainsi que de leur délivrance du péché et de la mort. Le clergé et l’ordre monastique félicitent sincèrement S.E. le métropolite pour le 30ème anniversaire de son élévation à l’épiscopat et le 25ème anniversaire de son ministère en tant que métropolite du Monténégro. Lors de la sainte Liturgie en l’église de la Nativité de la très sainte Mère de Dieu au monastère de Cetinje, nous avons prié pour la paix et l’unité de l’Église de Dieu, pour la paix et la prospérité dans notre peuple et dans notre pays, nous rappelant également de nos frères chrétiens au Moyen Orient et en Ukraine, qui souffrent de la haine insensée du frère et de Dieu. Ont été examinées de nombreuses questions concernant la foi et la morale chrétiennes, de même que les défis auxquels est confrontée la société monténégrine, tout comme l’humanité entière. Nous rendons grâces à Dieu de ce qu’un grand nombre de fidèles participent assidûment aux offices, ce qui est le fondement de la vie chrétienne. Nous exhortons et appelons tous les fidèles à fréquenter régulièrement les offices divins, car c’est là l’unique signe véritable de notre identité chrétienne et orthodoxe. Le nombre des prêtres, moines et moniales du diocèse a augmenté de plusieurs unités cette année, ce qui nous réjouit, particulièrement lorsque nous nous rappelons du nombre [minime] de prêtres, moines et moniales du diocèse lorsque le métropolite Amphiloque a commencé son œuvre archipastorale au Monténégro. Nous soutenons également l’aide et l’œuvre missionnaires du métropolite Amphiloque en Amérique du Sud, dont celui-ci a parlé dans son allocution introductive, soulignant sa conviction que l’avenir de l’orthodoxie sur le continent latino-américain était radieux, particulièrement si l’Église continue à réaliser sa mission avec plus d’unité et de collaboration panorthodoxes. Le métropolite a formulé ses remerciements pour l’organisation de la fête en l’honneur de son jubilé, mais il a rappelé que nous commémorerons en 2016 le millénaire du martyre de saint Jean Vladimir. Nous appelons, avec le métropolite, tous les fidèles à aider par la prière et les offrandes l’achèvement de l’église Saint-Jean-Vladimir à Bar, dont la dédicace est prévue pour septembre de cette année, avec la participation de notre primat et des autres patriarches orthodoxes. Le métropolite a encore, lors de notre réunion, fait une communication sur « La signification du prochain saint et grand Concile 2016 pour l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». Le métropolite, en tant que représentant de notre Église locale, participe activement, depuis des années, comme représentant de notre Église locale, aux préparatifs de ce Concile, et il est au courant de toutes ses activités. Le clergé et l’ordre monastique du diocèse métropolitain soutiennent les représentants de notre Église et toute l’Église orthodoxe locale dans leurs tâches en vue de la convocation du Grand Concile. Nous croyons et nous prions Dieu pour que l’on arrive à la tenue de ce Concile le jour de la Pentecôte de cette année pour témoigner conciliairement du Nom du Christ et réaliser la mission catholique de l’Église de Dieu dans le monde contemporain. Nous avons aussi entendus les rapports des protopresbytres en charge des doyennés épiscopaux qui, eux-aussi, ont confirmé la bonne tenue et le progrès de la vie ecclésiale dans toutes les paroisses de notre diocèse métropolitain. On dénote dans certaines régions, particulièrement dans la capitale Cetinje une tendance à l’émigration, principalement en raison de la mauvaise situation économique. Nous considérons que l’époque actuelle pose de nombreux défis et tentations dans le domaine moral et spirituel à tous les hommes, mais nous savons que l’Église de Dieu dispose des méthodes et des solutions communes à toutes les époques pour la majorité de ces questions. Le principal défi de la société humaine contemporaines concerne la sainteté du mariage et de la famille. Brièvement et pour ce qui concerne le principal, la position de l’Église est que : le mariage est l’union de l’homme et de la femme, et la personnalité humaine est inviolable dès sa conception. Nous croyons fermement qu’il est nécessaire que ces principes constituent une partie immuable de la législation de l’État, ce qui protégerait particulièrement les enfants qui, peut-être, n’ont jamais été autant menacés dans l’histoire du monde qu’aujourd’hui. Par ailleurs, pour ce qui concerne le manque de coopération de l’administration de l’État avec l’Église orthodoxe au sujet de l’adoption de la loi sur la liberté religieuse, il est incompréhensible. Nous soutenons pleinement les mesures prises jusqu’à maintenant par le diocèse et son conseil juridique pour l’adoption de la nouvelle loi conformément aux législations européennes modernes et aux droits humains fondamentaux. Nous exigeons que les représentants du diocèse métropolitain et de nos autres diocèses orthodoxes soient impliqués par les initiateurs de la loi dans le travail d’élaboration du nouveau texte de projet législatif. Nous soulignons particulièrement que le ministère pour les droits de l’homme et des minorités du gouvernement du Monténégro crée littéralement et soutient certaines organisations pseudo-religieuses au Monténégro qui, sans un tel soutien politique et financier n’existeraient pas. Nous pensons ici à la tentative de création « d’une communauté religieuse nationale sous l’appellation d’Église orthodoxe monténégrine » au Monténégro. La répartition des moyens financiers émanant du budget destiné aux Églises et communautés religieuses est opérée par le ministère de façon discriminatoire et non fondée juridiquement. Pour ce qui concerne les défis sociétaux auxquels fait face notre État du Monténégro, il est de notre devoir pastoral et citoyen, devant l’insistance du Monténégro officiel à devenir membre du pacte de l’OTAN, de communiquer au nom de l’Église qui a donné naissance au Monténégro, au nom de la dynastie des Petrović et du Monténégro de la bataille de Mojkovac [victoire, en 1916, de l’armée du Monténégro sur l’armée austro-hongroise, ndt], dont nous commémorons le centenaire, qu’il est indispensable pour une décision aussi fatidique, tout comme cela était le cas pour l’indépendance, qu’elle soit prise par tous les citoyens au moyen d’un référendum libre, et non pas seulement par une équipe gouvernementale intéressée. Nous prions Dieu pour que cette fête de la Nativité du Christ ne devienne pas à nouveau cette année une scène médiatique pour les gens malintentionnés qui manipulent les sentiments religieux des fidèles. Noël doit se passer dans l’amour et la concorde fraternels que notre Seigneur Jésus-Christ a apportés par Son incarnation et Sa résurrection. Que le Seigneur bénisse tous les fidèles de notre Église et tous les gens de bonne volonté et que Dieu accorde à nous toutes bénédictions terrestres et célestes ».

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Interview du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au site orthodoxe russe Pravoslavie.ru

Lors des festivités du millénaire du trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, des représentants de toutes les Églises locales sont venus à Moscou. Parmi eux, Mgr Amphiloque, métropolite du Monténégro et du Littoral, qui a accordé une interview au site Pravoslavie.ru au sujet du destin de l’orthodoxie et de la place de l’Église dans le monde contemporain.

Cher Monseigneur, nous sommes heureux de vous saluer à nouveau à Moscou. Quelle est, selon vous, la signification, aujourd’hui, de ce jubilé et de l’œuvre de saint Vladimir ?

– Saint Vladimir de Kiev et de toute la Russie est devenu le continuateur de l’œuvre du saint empereur Constantin le Grand égal-aux-apôtres, laquelle a été commencée durant la seconde moitié du IVème siècle et a continué par le baptême du peuple russe et des autres peuples slaves. L’empereur Constantin a donné la liberté à l’Église, ainsi que la possibilité d’entrer dans toutes les couches de la population de l’Empire romain d’Orient de l’époque. Quant à saint Vladimir, il a joué un rôle clef dans la propagation de l’influence chrétienne sur les larges espaces de l’Est de l’Europe. On peut dire avec certitude que ces deux personnalités ont une signification énorme dans l’histoire du Christianisme, particulièrement dans l’histoire de l’Église de l’Orient orthodoxe. Saint Vladimir est assez bien connu chez les Serbes. C’est à peu près à la même époque que vécut notre saint martyr, le prince Jean-Vladimir, ayant pour nous la même importance que le prince Vladimir pour les peuples de Russie. Tous deux étaient de saints gouvernants, l’un de la Russie de Kiev, et l’autre de Dioclée et de Zeta – l’État serbe du Moyen Âge. C’est pourquoi, dans la piété populaire, il existe une certaine confusion entre ces deux Vladimir, et il est très significatif que l’on fête simultanément le millénaire de l’un et de l’autre.

Comment votre diocèse, particulièrement lié au nom de S. Jean-Vladimir, fêtera son jubilé ?

– Nous terminons la construction de la grande cathédrale Saint-Jean-Vladimir dans la ville de Bar qu’il gouvernait ; l’État du saint prince s’étendait à une grande partie du Monténégro et de l’Albanie actuels. Dans cette cathédrale est installée une crypte dédiée au saint prince Alexandre de la Neva. Non loin de là, près du massif montagneux de Roumia, est situé un monastère dédié à saint Serge de Radonej. Et cela, selon nous, a aussi un sens particulier : l’unité de nos saints est particulièrement importante aujourd’hui sur la frontière entre l’Orient et l’Occident, là où s’affrontent tous les courants du monde actuel. Nous prévoyons d’organiser, en septembre-octobre, la dédicace solennelle de la cathédrale Saint-Jean-Vladimir. Les représentants des Églises locales et notre patriarche Irénée seront invités. Le jubilé de saint Vladimir – le baptiste de la Russie – a une immense signification pour l’affermissement de l’unité orthodoxe, l’éveil de la conscience de soi de l’Église orthodoxe universelle, la prise de conscience de sa signification pendant les siècles passés et de sa mission dans le monde contemporain. Et c’est la même signification que revêt le millénaire de saint Jean-Vladimir, en premier lieu pour nous, orthodoxes serbes, et plus largement, pour toute l’Église orthodoxe.

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L’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice (Monténégro) a réagi aux accusations du ministre monténégrin des Affaires étrangères à l’égard de l’Église orthodoxe serbe

La déclaration du ministre monténégrin des Affaires étrangères Igor Lukšić, à l’occasion de ses discussions avec le chef de la diplomatie allemande Frank Walter Steimayr – confirmée par une dépêche de l’ambassade du Monténégro à Berlin qui a été divulguée – selon laquelle « la pression russe sur le Monténégro se développe au moyen des nombreuses structures de l’Église orthodoxe serbe, de l’opposition jusqu’à certaines ONG », a provoqué de nombreuses réactions au Monténégro, particulièrement après la confirmation de son authenticité. L’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice a déclaré au journal belgradois « Novosti » qu’une telle conduite et de telles déclarations ne sont pas celles d’un homme d’État. « Cette déclaration dégrade l’image du Monténégro, et discrédite Monsieur Lukšić en tant que chef de sa diplomatie. Il est honteux pour un ministre des Affaires étrangères de calomnier son peuple et l’Église qui a la plus haute confiance de la population de cet État. Outre le fait que l’argent public est dépensé pour le lobbying et une campagne renforcée, le sentiment de la majeure partie de la population demeure fermement opposée à l’entrée du Monténégro dans l’OTAN », a déclaré l’évêque Joannice, avec lequel le journal « Novosti » a eu un entretien, au retour de sa visite de plusieurs jours en Russie. « Peut-on blâmer l’Église de se souvenir et de commémorer dans la prière les victimes innocentes de son peuple agressé? On ne peut oublier le crime accompli par l’OTAN contre la population innocente, particulièrement à Murina [17 bombes avaient été jetées sur ce village, tuant notamment trois enfants, ndt], pas plus que les crimes précédents et la terrible destruction de notre patrie pendant les deux guerres mondiales de la part des États qui sont maintenant membres de cette union militaire qui est louée ici à n’en plus finir, mais ce seulement par le pouvoir. Refouler dans l’oubli les victimes innocentes, traverser la rivière de sang innocent, c’est à cela, de façon évidente, que sont prêts nos propagandistes de l’OTAN, et encore pour une utopie qui ne peut qu’amener de nouveaux malheurs et de nouvelles divisions au Monténégro ». L’évêque a également mentionné que les relations des Églises orthodoxes serbes et russes étaient traditionnellement bonnes. « Nous avons toujours été étroitement liés à la Russie et aux Russes, en premier lieu par la foi commune, mais aussi sur la base d’une origine commune, d’une tradition, de l’écriture, de liens historiques et culturels à travers les siècles. Je pense qu’aucun peuple au monde n’a une telle capacité de nous comprendre et de partager avec nous nos joies et nos difficultés, de reconnaître et d’apprécier hautement les valeurs dont nous avons héritées, et d’être à ce point ouvert à chaque aspect de collaboration fraternelle dans le respect mutuel le plus élevé » a encore déclaré Mgr Joannice. À Saint-Pétersbourg, Il a rendu visite à l’archevêque d’Ohrid Jean, qui est en convalescence au monastère de Novodiévitchi. « Dieu soit loué, il a supporté l’incarcération, étant injustement emprisonné ; il a témoigné de façon apostolique en actes et en paroles la sainte foi orthodoxe et lutté pour l’unité de l’Église. J’espère que son sacrifice sera le fondement de la solution au schisme en Macédoine, qui est grandement dommageable, avant tout pour ce peuple qui vit dans l’isolement spirituel. L’Église orthodoxe russe a fait tout pour nous aider nous-mêmes et l’archevêque Jean. Il reviendra bientôt en Macédoine sur sa cathèdre épiscopale, chez son peuple, et à son saint ministère » a conclu l’évêque Joannice. L’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, lui a remis une haute distinction, la médaille de St Jean le Théologien.

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Communiqué du conseil diocésain du Monténégro de l’Église orthodoxe serbe au sujet de la crise économique et sociale dans le pays et différents autres problèmes

«  (…) Les membres du conseil diocésain et du comité exécutif de la Métropole du Monténégro ont exprimé leur action de grâce à Dieu pour la progression constante de la vie ecclésiale au Monténégro, par laquelle, hormis la réalisation des buts spirituels, est préservée également la véritable identité et la culture du Monténégro et de notre peuple. Dans la situation économique difficile qui frappe également notre pays, l’aide du diocèse métropolitain est d’une importance exceptionnelle pour l’amélioration de la qualité de vie de nos nombreux pauvres, malades, handicapés et personnes âgées. À cet égard, les réalisations du diocèse métropolitain sont vraiment importantes. Durant l’année écoulée, dans deux « cantines populaires », à Cetinje et Podgorica, près de 120.000 repas ont été servis. Il est constaté que de nombreuses unités et institutions ecclésiastiques, comme le séminaire de Cetinje, Radio Svetigora et nombre de communautés ecclésiales et monastères, tout se trouvant dans une situation financière précaire, s’efforcent d’aider les nécessiteux de différentes façons, outre l’aide alimentaire. L’aide totale accordée, sans compter les « cantines populaires », s’est élevée à environ 300.000 Euros l’an passé (…) Une aide importante a été envoyée également pendant les inondations catastrophiques du mois de mai en Serbie, Bosnie et Herzégovine.

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L’évêque Joannice de Budimlija-Nikšić, (Monténégro) : « Notre peuple ne sera jamais aux côtés des ennemis de la Russie »

Saluant André Nesterenko, ambassadeur de Russie au Monténégro, à l’occasion du dîner solennel en l’honneur de la fête de saint Sava de Serbie à Bijelo Polje, l’évêque de Budimlija-Nikšić Joannice a souligné que son troupeau fidèle ne soutiendra jamais les sanctions contre la Russie et ne sera pas aux côtés des ennemis de celle-ci. L’évêque a mentionné qu’il lui était très agréable que l’ambassadeur de Russie soit présent à l’occasion de ces solennités et puisse se convaincre lui-même à quel point “le peuple de saint Sava aime la Russie”. Les journées de saint Sava se déroulent traditionnellement dans le diocèse de Budimlija-Nikšić et dans les autres diocèses de l’Église orthodoxe serbe sur le territoire du Monténégro et ce de façon très solennelle. L’Église accorde une signification particulière à ces solennités, parce qu’elles aident à conserver la culture spirituelle séculaire et l’identité orthodoxe de ses fidèles. Le pouvoir politique du Monténégro, contrairement à celui de la Serbie, s’efforcent à minimiser l’héritage de saint Sava, et, au niveau officiel, ne commémorent pas du tout le jour de la fête du saint. Or, l’Église fête la mémoire du saint durant quelques jours et organise des rencontres et des manifestations culturelles. Comme on le sait, l’État monténégrin a déclaré se joindre aux sanctions contre la Russie. Le président Philippe Vujanović, en mai 2014, a déclaré que le Monténégro était d’accord avec le Conseil des ministres de l’UE au sujet de la Russie, parce qu’il considère que comme pays-candidat, il lui est indispensable de partager la politique extérieure de l’UE et de l’OTAN.

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Le métropolite du Monténégro Amphiloque : « Personne n’exige de l’Église orthodoxe de Macédoine qu’elle devienne serbe ou grecque, mais que du schisme elle revienne à une situation canonique »

Dans une interview exclusive au quotidien macédonien « Sloboden Pečat », le métropolite du Monténégro Amphiloque a déclaré : « L’Église orthodoxe serbe est ouverte à un dialogue fraternel pour la résolution du statut de l’Église en Macédoine, mais sans coercition ou pressions politiques, quelles qu’elles soient. Nous attendons des organes gouvernementaux de Macédoine qu’ils en fassent la démonstration en actes, à savoir par la cessation de la persécution de l’archevêque d’Ohrid Jean, emprisonné pour sa fidélité à l’unité de l’Église orthodoxe, et par sa libération le plus rapidement possible ». L’article a été publié le 26 février dernier mais reste actuel et fournit un éclairage supplémentaire au communiqué de l’Église orthodoxe serbe que nous avons publié ici.

Monseigneur, il n’y a pas si longtemps que vous agité toute l’opinion publique par une violente opposition à la création d’une Église orthodoxe du Monténégro, mais aussi à l’indépendance du Monténégro. Je sais qu’il est inopportun de comparer la situation au Monténégro et en Macédoine, mais votre « dossier » provoque un malaise chez les gens qui évaluent la personne [i.e. le métropolite Amphiloque] qui, dans les années à venir, influencera de manière cruciale les négociations entre l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine. Aussi, je dois dès maintenant poser la question-clé : l’Église orthodoxe serbe et vous-même personnellement acceptez-vous le fait que les Macédoniens soit un peuple particulier, qui souhaite avoir son Église, à l’instar des peuples serbe, bulgare, russe et les autres encore dans le monde orthodoxe ?

– Le rôle de l’Église du Christ, depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui et jusqu’à la fin du monde et la consommation des siècles, n’est pas de créer des nations, des peuples, mais de créer, à partir de tous les peuples (nations) terrestres un peuple de Dieu, « une race élue, une nation sainte, un peuple acquis, afin d’annoncer les vertus de Celui (le Christ) qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (I Pierre 2,9). Dieu a « fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre… afin qu’ils cherchent le Seigneur… » (Actes 17, 26-27). Parmi ces peuples, il existe aujourd’hui aussi un peuple qui se considère, et qui est appelé, macédonien. C’est un fait que l’Église orthodoxe serbe, et moi-même aussi, acceptons et reconnaissons, de même que l’Église reconnaît et respecte tous les peuples de la terre. Ce faisant, le rôle de l’Église n’a jamais été de diviniser quel peuple que ce soit ou de s’identifier à lui (pas plus que ce n’était le cas avec ce premier peuple juif élu), mais de faire « de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matth. 28,19), transfigurant et unissant les hommes et les peuples. Aussi, l’appartenance nationale n’a jamais été une propriété de l’Église et, pour cette raison, nous orthodoxes, ne croyons pas en une Église grecque, russe, serbe, bulgare, macédonienne ou autre, qui reçoit de telles appellations selon la majorité de ses fidèles, membres d’une nation, ou selon son territoire géographique, mais nous croyons : « en l’Église une, sainte, catholique et apostolique » du Christ. C’est et ce fut la raison pourquoi les anciennes Églises portaient le nom et l’appellation, non pas en fonction de la nation, mais de la ville ou du lieu où se trouvait le siège principal de l’évêque (ou de l’archevêque, du métropolite) d’une Église locale (autocéphale, autonome) : l’Église de Jérusalem, d’Antioche, de Constantinople, d’Ohrid, de Peć, de Kiev, de Moscou etc. Ce n’est qu’à l’époque récente, en premier lieu chez les peuples slaves, au moment du réveil des nations individuelles, que certaines Églises ont commencé de s’appeler d’après leurs nations. Tant que cette appellation ne devient pas une propriété de l’Église, mais désigne le peuple majoritaire qui appartient à celle-ci, ou l’appellation géographique d’après l’État, le nom historique du territoire etc., cela peut être et est assurément acceptable. Cependant, l’identification de la nation avec l’Église, particulièrement au XIXème siècle, il s’est créé et est né un danger dans l’orthodoxie, celui de la maladie spirituelle de « l’ethnophylétisme » (1872) appelée, à juste titre hérésie, « dangereux venin de serpent ».

L’orthodoxie du XXème siècle n’est-elle pas, comme vous le dites, empoisonnée par le « venin de serpent » ? Êtes-vous prêt à reconnaître la vérité selon laquelle les Macédoniens orthodoxes ne voient pas de motifs valables de rejoindre l’Église serbe, grecque ou bulgare, comme ils l’ont fait dans le passé ?

– Que la nation et l’État, malgré de tels dangers, ne soient pas devenus un facteur essentiel et une condition préalable à la création d’Églises autocéphales est témoigné par le fait que, par exemple, un peuple – le peuple grec – dispose de cinq Églises autocéphales (Constantinople, Jérusalem, Alexandrie, Chypre, Athènes), et qu’une Église locale, par exemple l’Église russe, est constituée de quinze nations et ce sur les territoires de différents États. Ce faisant, d’autres Églises locales (l’Église serbe et d’autres), nonobstant leur appellation nationale, ont en elles d’autres nationalités, qu’elles respectent et qui sont répandues dans de nombreux États. L’Église qui est appelée à être un facteur d’unité de tous les peuples, oserait-elle devenir une pomme de discorde et une cause de haine parmi les peuples ? L’Église oserait-elle être la dot et la servante de quelle nation ou État que ce soit, d’autant plus à notre époque, lorsque les nations deviennent de moins en moins chrétiennes et les États de plus en plus sécularisés ? Aussi, je pose la question tant à moi-même qu’aux autres : Avec tout mon respect envers le peuple macédonien et l’État indépendant de Macédoine, est-ce que notre Patriarcat de Peć, alors qu’il réexamine lui-même le bien-fondé canonique de son appellation récente (il a reçu le nom d’Église orthodoxe serbe en 1931 à l’occasion de l’adoption de ses statuts d’alors), peut-il et ose-t-il accepter, si facilement, sans accord des autres Églises orthodoxes, l’indépendance, l’autocéphalie de l’une de ses parties canoniques, identifiant le glorieux Archevêché d’Ohrid, qui n’a jamais été délimité par les frontières d’une nation ou d’un État (il a été tant byzantino-grec, que bulgare et serbe, et maintenant, sur son territoire, le peuple macédonien n’est que peuple majoritaire, mais non unique), avec une nation et un État sous l’appellation la plus récente d’Église orthodoxe de Macédoine ? Et ce sous l’appellation qui, comme cela est connu de tous, est justement la pomme de discorde, tant entre États que parmi les peuples voisins ! Il est connu de tous que l’Église serbe, malgré ces problèmes et encore d’autres, a accordé l’autonomie à l’Église orthodoxe de Macédoine (1959) ; elle lui a ordonné, ce qui est essentiel pour la reconnaissance d’une Église, son épiscopat ; et le patriarche Germain signait même « de Serbie et de Macédoine », jusqu’à la proclamation arbitraire de son « autocéphalie » (1967). Ainsi, personne ne demande à l’Église orthodoxe de Macédoine qu’elle revienne dans l’Église serbe, grecque ou bulgare, mais seulement qu’elle abandonne le schisme pour revenir à une situation canonique, afin qu’alors l’Église puisse proposer une voie canonique pour la pleine indépendance de l’Église orthodoxe de Macédoine.

Comme vous l’avez dit vous-même, l’Église orthodoxe de Macédoine a reçu en 1959 le statut d’autonomie de l’Église orthodoxe serbe, et le métropolite Dosithée et l’évêque Nahum ont été ordonnés par le patriarche serbe. C’était une décision politique et non canonique de l’Église orthodoxe serbe et, pour autant que je le sache, il n’existe pas de tomos à ce sujet. Huit ans plus tard, sous l’influence des circonstances politiques, l’Église en Macédoine a renoncé à ses liens avec le patriarche serbe et a proclamé l’autocéphalie. Et même dans l’hypothèse que l’Église orthodoxe de Macédoine aurait réellement commis un délit canonique, je ne comprends pas l’obstination avec laquelle, durant quatre décennies entières, l’Église orthodoxe serbe insiste sur la « pénitence » pour ce « péché », sur le retour de l’Église de Macédoine au sein de l’Église serbe, et à la répétition de cette procédure à nouveau. Cela est-il réellement indispensable ? Qu’est-ce qui empêche l’Église orthodoxe serbe d’accepter simplement la situation telle quelle est actuellement et d’appeler l’Église orthodoxe de Macédoine à l’unité canonique ?

– Le tomos d’autonomie de 1959 n’existe pas, c’est exact, car à cette époque c’est le Patriarcat de Constantinople qui délivrait toujours des tomos d’autonomie et d’autocéphalie. Par les toutes dernières décisions panorthodoxes à Chambésy, le tomos d’autonomie est accordé par « l’Église-Mère » (en l’espèce le Patriarcat de Peć – Belgrade), avec information à Constantinople et à toutes les autres Églises orthodoxes. Le statut d’autonomie de l’Église orthodoxe de Macédoine de 1959 a été effectivement réalisé sous la pression du pouvoir athée de Macédoine et de Yougoslavie, mais il était néanmoins canonique par la décision du saint concile des évêques et par l’ordination d’évêques, ce par quoi était rendu possible l’organisation canonique et légale de l’Église en Macédoine. Ce qui a été demandé depuis presque 50 ans est la cessation du schisme et le retour dans une situation canonique, afin que notre Église puisse alors prendre les mesures destinées à l’obtention de l’autocéphalie acceptée par toutes les Églises orthodoxes avec, à leur tête, le Patriarcat de Constantinople. J’espère que, finalement, cela deviendra clair pour tous en Macédoine : l’Église orthodoxe serbe n’accorde et ne peut accorder l’autocéphalie ; elle ne peut que proposer à Constantinople et à toutes les Églises orthodoxes d’accorder l’autocéphalie, mais seulement lorsque l’Église orthodoxe de Macédoine reviendra à une situation canonique. L’archevêque Stéphane et tous les évêques de ladite Église savent bien cela, nous en avons parlé à plus d’une reprise. C’est ce que leur ont confirmé au cours de conversations, tant le patriarche de Constantinople que le patriarche de Moscou (ce dernier lors d’un entretien récent avec M. Ivanov, président de la République de Macédoine). C’était au demeurant le fondement de l’accord de Niš. Mais au lieu de s’engager sur cette unique voie canonique, ils [les hiérarques macédoniens] ont, malheureusement, maintenu avec obstination leur statut autoproclamé « d’autocéphalie », demeurant dans le schisme, en dehors du plérôme de l’Église orthodoxe, comme leur a dit le défunt évêque de Choumadie Sava, lorsqu’il les rencontra au monastère de St Nahum : « Je ne te donne rien, mais garde-le fermement ! »

Il me semble, comme laïc, cher Monseigneur, que l’Église orthodoxe serbe insiste excessivement sur la question d’être « l’aînée » à savoir que dans la période de l’indépendance de l’Église orthodoxe de Macédoine, l’Église serbe avait le statut d’ « Église Mère ». Toutes les Églises orthodoxes les plus importantes ne sont devenues autocéphales qu’au XXème siècle. Que sont ces différences en comparaison avec la conscience que sur le territoire de la Macédoine actuelle, la vie ecclésiale existe depuis des siècles ? Y a-t-il, disons, un sens à bâtir toute une histoire, comme le font certains d’entre nous, sur la base du fait historique que l’archevêché d’Ohrid est plus ancien que le Patriarcat de Peć ?

– Vous avez raison, l’archevêché d’Ohrid est plus ancien que le Patriarcat de Peć. Il tire son origine de la Justiniana Prima (VIème siècle). Son territoire canonique, jusqu’en 1219 recouvrait aussi alors les diocèses de l’archevêché de Žiča de l’époque, c’est-à-dire le patriarcat de Peć. L’archevêché d’Ohrid a repris les évêchés du Patriarcat de Peć, lorsque celui fut abrogé anti-canoniquement et par la force (1459), et ce jusqu’à son premier rétablissement (1557). Alors, sous la juridiction du Patriarcat de Peć se sont retrouvés non seulement ses propres évêchés, mais un grand nombre d’autres, tant celui de l’archevêché actuel d’Ohrid (Église orthodoxe de Macédoine) que du Patriarcat de Tarnovo (l’actuelle Église orthodoxe de Bulgarie). Ces deux derniers ont été abrogés presqu’en même temps (1776-1777), alors que le Patriarcat de Peć était rétabli par le tomos patriarcal (1920-1922), comprenant également des diocèses du Patriarcat de Constantinople situés dans l’actuelle République de Macédoine, de même que les diocèses actuels de Ras et Prizren et de Dabro-Bosna et d’autres. Qui sont là « la mère » et la « fille » ? Les deux ont été l’un et l’autre. En fait, si nous utilisons cette langue (depuis longtemps dépassée) : les deux sont des « filles » du Patriarcat de Constantinople ! Ce qui est ici essentiel, n’est pas cela, mais l’ordre canonique reconnu par tous et le territoire de chacun d’entre eux à des intervalles de temps définis : conformément à cet ordre canonique reconnu de façon panorthodoxe, il y a presque 100 ans que les évêchés de l’archevêché historique d’Ohrid dans les régions de l’actuelle République de Macédoine appartiennent à nouveau au Patriarcat de Peć, à savoir l’Église orthodoxe serbe. Toutes ces transformations historiques et changements de juridiction de l’un et de l’autre confirment ce faisant quelque chose qui est particulièrement important : le facteur national et étatique est devenu décisif, pour la première fois dans l’histoire de cette Église, dans la demande de formation et de rétablissement de l’archevêché d’Ohrid sous le nom d’Église orthodoxe de Macédoine (en 1959 seulement). Car à travers les siècles, elle a eu en son sein, sur le plan national (et aussi étatique) ceux qui aujourd’hui sont grecs, bulgares, serbes, valaques et arbanasses (albanais) (comme le Patriarcat de Peć), de même bien sûr, que les actuels Macédoniens. Aussi, ce n’est pas un hasard que son appellation la plus adéquate soit : archevêché orthodoxe d’Ohrid.

Par le célèbre accord d’Ohrid de 2002 que, pour dire la vérité, les signataires macédoniens ont pratiquement renié plus tard, il était entendu que l’Église orthodoxe serbe « reconnaissait » l’Église orthodoxe de Macédoine sous le nom d’ « archevêché d’Ohrid », mais que celle-ci maintenait son nom d’Église orthodoxe de Macédoine pour ainsi dire « à usage interne ». Récemment, le patriarche russe Cyrille a renouvelé cette proposition qui, dans les hautes sphères de l’Église orthodoxe de Macédoine, à l’étonnement de tous, a été accueillie avec une approbation euphorique. N’est-ce pas justement ce sur quoi insiste l’Église serbe – à savoir que l’Église orthodoxe de Macédoine revienne dans le sein de l’Église orthodoxe serbe, faisant ainsi « pénitence » pour son « péché », et l’Église orthodoxe serbe délivrerait ensuite un tomos d’autocéphalie à l’archevêché d’Ohrid ? Ou n’est-ce pas aussi simple ?

– Si le synode de l’Église orthodoxe de Macédoine était resté fidèle à son acceptation de l’accord de Niš (par lui, l’archevêché d’Ohrid – l’Église orthodoxe de Macédoine a reçu son « caractère propre ») on n’en serait pas venu à la fondation de l’archevêché d’Ohrid avec à sa tête l’archevêque Jean actuellement emprisonné, qui était alors membre du Synode ayant accepté l’accord et l’unité avec le patriarcat de Peć. En outre, il est certain que de cette façon, la possibilité aurait été donnée à l’Église orthodoxe serbe d’accomplir sa promesse et de soulever la question, par l’intermédiaire du Patriarcat œcuménique, de l’obtention par l’archevêché d’Ohrid de l’autocéphalie, au moyen de l’accord de toutes les Églises locales, lesquelles uniquement sont habilitées à cet acte, cette voie étant également indiquée par le patriarche de Moscou Cyrille. Au lieu de cela, l’Église orthodoxe de Macédoine a cédé à la pression politico-idéologique électorale en Macédoine à ce moment, et a commencé et soutenu la persécution de l’archevêque Jean, des évêques, des prêtres et moines de l’archevêché d’Ohrid, le seul en Macédoine qui soit reconnu canoniquement et par toute l’orthodoxie … Ainsi, la situation de l’Église en Macédoine est devenue encore plus complexe et s’est trouvée plus encore dans l’impasse. Je le regrette, mais je dois le dire : la haute hiérarchie actuelle de l’Église orthodoxe de Macédoine se montre immature pour faire face de façon responsable et indépendante à ce problème ecclésial ; elle continue à permettre, comme ses prédécesseurs, que les politiciens et les idéologues lui imposent leurs décisions, la menant à l’impasse. Ce faisant, elle accuse l’Église serbe de tout, elle s’enferme de façon autiste dans l’autosatisfaction de son schisme, refusant la main fraternelle qui lui est tendue et l’appel à s’engager sur la seule voie, qui ait fait ses preuves par une expérience séculaire, de réalisation de l’unité de l’Église et de la dignité indépendante de l’archevêché d’Ohrid, par son intégration organique dans le plérôme de l’universalité orthodoxe.

L’opinion existe, selon laquelle il ne sert en général à rien à l’Église orthodoxe de Macédoine de discuter, car l’Église orthodoxe serbe n’est prête en aucun cas à « offrir » l’autocéphalie à l’Église de Macédoine, mais seulement l’autonomie. Cela est-il exact ? L’Église orthodoxe serbe a-t-elle l’ambition d’élire les évêques de l’Église de Macédoine et de dicter pour une longue durée la vie ecclésiale en Macédoine ?

– Il ressort de ce qui a été dit plus haut qu’il est absolument clair que l’Église orthodoxe serbe est pleinement ouverte au dialogue réellement fraternel pour régler le statut canonique de l’Église en Macédoine, mais sans coercition et pression politique aucune. Elle est ouverte à un dialogue entre Églises, comme seule véritable voie, sans immixtion de la politique et des politiciens, et c’est exactement ce que m’a rappelé l’un des leaders les plus intelligents de la vie politique macédonienne : un homme qui croit et qui sait ce qu’est l’Église et à quel point a été désastreuse l’immixtion de facteurs extérieurs, particulièrement politico-idéologiques, dans sa structure et sa vie. Nous attendons des autorités civiles de Macédoines qu’elles manifestent cela aussi dans les faits, par la cessation de la persécution de l’archevêque d’Ohrid Jean, qui a été emprisonné pour sa fidélité à l’Église orthodoxe, et par sa libération le plus promptement possible.

L’impression générale est qu’en filigrane de la controverse entre l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine se trouve la question du nom de celle-ci et de la nation macédonienne, précisément la question posée par l’État hellénique et l’Église orthodoxe de Grèce. Ne s’agit-il pas ici beaucoup plus d’un conflit politique plutôt que d’un conflit canonique ?

– En ce qui concerne le nom de l’Église, et vous l’avez vous-même remarqué dans l’accord de Niš – cela était clair pour tous depuis le début (1959) – que notre patriarcat, tout en insistant pour d’innombrables raisons sur le rétablissement de l’ancienne appellation d’archevêché d’Ohrid, n’est aucunement gêné par l’utilisation du nom d’Église orthodoxe de Macédoine. Cependant, ayant en vue la réalisation du but souhaité – l’indépendance totale de l’Église en Macédoine, au moyen de sa reconnaissance par toutes les Églises orthodoxes, nous revenons à la question déjà posée : l’Église qui est reconnue afin d’être un facteur d’unité de tous les peuples, saurait-elle être une pomme de discorde et une cause de haine entre les peuples, ne serait-ce qu’en raison d’un nom ? Pour celui qui considère que l’Église et la réalisation de sa mission chez chaque peuple en particulier et chez tous les peuples en général, est de première importance, la réponse est claire.

En supposant que l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine négocient une issue canonique définitive au différend, reste la question du statut de l’archevêché orthodoxe d’Ohrid de Mgr Jean, que les autorités macédoniennes ne reconnaissent pas et persécutent. Il est connu que l’Église orthodoxe serbe exige la libération rapide de Mgr Jean, et, personnellement, je considère que cette exigence est pleinement justifiée et raisonnable. Mais le problème demeure – peut-il se produire que la Macédoine dispose de deux Églises, toutes deux « d’Ohrid », ou bien l’Église serbe insistera-t-elle malgré tout que les deux s’unissent ?

– Il est connu de tous que la reprise du dialogue et la véritable résolution de la question ecclésiale en Macédoine est impossible sans la libération de l’archevêque d’Ohrid Jean. En outre, l’archevêché canonique d’Ohrid n’est pas créé pour constituer une Église et une hiérarchie parallèles en Macédoine, une sorte d’archevêché « serbe », et celui-ci constitue encore moins un empêchement à la réalisation de l’unité, mais au contraire un pont de réconciliation mutuelle et de réalisation canonique de la pleine indépendance de l’archevêché d’Ohrid – de l’Église orthodoxe de Macédoine. Le fait que l’unité de la hiérarchie orthodoxe en Macédoine soit de première nécessité et qu’elle soit possible est confirmé par le fait que, il n’y a pas si longtemps, le schisme a été surmonté dans l’Église orthodoxe de Bulgarie et sa hiérarchie a trouvé son unité, l’unité du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières a été rétablie, il en a été de même pour le schisme d’Amérique dans l’Église orthodoxe serbe etc.

Dans certains médias en Macédoine, le thème principal de ces derniers jours dans certains médias macédoniens était le prétendu conflit entre l’Église orthodoxe russe et le Patriarcat de Constantinople, qui, comme ils le disent, affaiblirait la position de l’Église orthodoxe serbe à l’égard de l’Église orthodoxe de Macédoine. Qu’y a-t-il de vrai à ce sujet ?

– Les patriarcats de Constantinople et de Moscou, comme au demeurant les autres Églises orthodoxes, se préparent de façon responsable au grand concile de l’Église orthodoxe. Dans ce but se tiendra au début du mois de mars une réunion de tous les primats des Églises orthodoxes autocéphales, à laquelle participera aussi le patriarche Irénée avec ses collaborateurs.

À la fin de cette conversation, cher Monseigneur, dites-nous que sera l’étape suivante dans la relation Belgrade – Skopje ? Jusqu’à quand les négociations seront-elles gelées ? À qui est le tour de « jouer » maintenant ?

– Je suis certain que la prompte libération de l’archevêque Jean serait saluée chaleureusement à Constantinople par les patriarches et représentants de toutes les Églises orthodoxes [i.e. lors de la synaxe des primats orthodoxes qui s’est tenue l’an passé] et que cela contribuerait à la création d’un climat positif lors de cette conférence à l’égard de l’Église orthodoxe de Macédoine. Ainsi serait réalisée une condition préliminaire à un dialogue fraternel véritable et authentique.

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Marche pour « la natalité, la sainteté du mariage et la dignité humaine » à Podgorica (Monténégro)

 Le 25 octobre a eu lieu une marche pour « la natalité, la sainteté du mariage et la dignité humaine » dans les rues de Podgorica. Au préalable, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, assisté du clergé et en présence d’un grand nombre de fidèles avait célébré la sainte liturgie en la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica. Dans son homélie, le métropolite a déclaré que Dieu avait créé les genres masculin et le féminin afin que tout ce qui est en eux soit au service de la vie éternelle et non éphémère. « Dans ce service, ce qui est le plus saint est la mise au monde des enfants » a déclaré le métropolite. Abordant l’annonce qui a été faite de la « gay parade » de Podgorica, le métropolite a souligné : « Celle-ci est, soyez en sûrs, je le dis devant Dieu et les saints de Dieu, la parade de la mort et de la destruction, la parade de l’assassinat et de l’anéantissement du genre humain. C’est la parade du suicide et de la négation de tout ce que nous sommes et portons en nous », a souligné le métropolite, ajoutant que la création Divine et le cœur de l’homme sont appelés à appartenir à Dieu comme leur centre. « Le cœur de l’homme est appelé à être empli de la puissance divine, de l’amour divin, qui est éternel et non éphémère. Ce n’est pas un hasard si le Seigneur a dit : Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. L’homme dont l’esprit, le cœur et l’âme sont assombris par les passions et les vices, ne peut voir le visage de Dieu » a déclaré le métropolite. À l’issue de la liturgie, une procession a démarré depuis la cathédrale, puis a traversé les principales artères de la ville pour rejoindre à nouveau la cathédrale. En plusieurs endroits a été lu le saint Évangile ainsi que des prières pour protéger l’Église, les habitants de Podgorica et tout le peuple orthodoxe, des forces démoniaques qui veulent souiller la sainteté de la vie humaine selon Dieu. À la fin de la procession, le métropolite s’est adressé une nouvelle foi au peuple devant la cathédrale, abordant la déclaration de l’ONG « Queer Montenegro » qui a qualifié sur son site le métropolite d’ « homophobe de l’année ». « Je suppose que tous et tous ceux qui leurs sont semblables, dans toute l’Europe et l’Amérique seront d’accord avec cette proclamation du métropolite du Monténégro et du Littoral comme homophobe. Et je dois dire que je suis reconnaissant de cette distinction » a affirmé le métropolite.

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XVème assemblée de la jeunesse orthodoxe du Monténégro à Cetinje

La XVème assemblée de la jeunesse orthodoxe du Monténégro a commencé par la sainte liturgie au monastère de Cetinje, célébrée le 30 août 2014 par le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et des évêques de Budimljan-Nikšić Joannice et de Polosko-Kumanovo Joachim. Ladite manifestation a rassemblé environ 1500 enfants et jeunes de toutes les régions du Monténégro, âgés de six à quinze ans. Dans son allocution, le métropolite Amphiloque a dit aux enfants qu’ils étaient venus pour se joindre au plus bel Enfant du monde, le Seigneur Jésus-Christ : “Pour embrasser la main de celui qui L’a baptisé sur le fleuve du Jourdain (relique de St Jean Baptiste conservée au monastère de Cetinje) et pour embrasser ce fragment de la Sainte Croix sur laquelle le Seigneur a été crucifié. Et encore la main de saint Pierre de Cetinje (+1830), notre père spirituel. En même temps, nous communierons tous ensemble au Corps et au Sang du Christ notre Dieu ». À l’issue de l’office, Mgr Joannice, dans son homélie, a mentionné que dans l’Église les enfants peuvent apprendre ce qui est le plus important et que malheureusement ils ne peuvent apprendre dans nos écoles : «Ils recevront le catéchisme, apprendront la foi droite et véritable. Et non seulement cela, mais aussi la culture et l’histoire, et ils seront dirigés sur tout ce qui est utile à l’âme. Et les parents qui souhaitent le bien de leurs enfants, non seulement ne les empêcheront pas d’aller à l’église, a l’office Divin, mais ils les y amèneront eux-mêmes », a recommandé l’évêque. Ensuite devant le monastère de Cetinje, le métropolite a ouvert solennellement la manifestation de cette année. Il a rappelé entre autres que les enfants se sont rassemblés aujourd’hui au nom de l’amour de Dieu et dans l’amour. « L’amour de Dieu nous a rassemblés ici aujourd’hui, auprès de ces saintes reliques. C’est le plus important, et je vous souhaite, mes enfants, cet amour de Dieu inscrit dans vos cœurs ». Les enfants venaient des écoles de catéchismes d’un grand nombre de localités du Monténégro et ont montré leurs talents dans la danse, le chant choral et en solo, récitations et dessins. Un programme sportif était également organisé. Un atelier de musique était dirigé par le chef de chœur de Podgorica, Ana Nenadić tandis qu’une chanteuse venue de Bar, Danica Nikić, chantait des vers du « Rayons du microcosme » du poète Njegoš. L’higoumène Méthode du monastère de Cetinje a, quant à lui, fait un cours sur la signification historique du dit monastère, et l’historien Predrag Vukić a évoqué la première guerre mondiale. Un atelier a également eu lieu sous le titre « Le mot le plus beau de l’octoèque (l’office des huit tons de l’Église orthodoxe), dirigé par l’higoumène du monastère de Duljevo, la moniale Angelina. Ensuite a été organisé un « quiz » portant sur les connaissances en catéchisme. L’assemblée de cette année est organisée à l’occasion du 530ème anniversaire du monastère de Cetinje et des 520 ans du premier livre imprimé dans le Sud slave, à savoir « l’Octoèque ». Le slogan de l’assemblée était « Glorifions le seul Dieu dans la Trinité ». À l’assemblée ont assisté le représentant de l’ambassade de la Fédération de Russie à Podgorica, Edouard Sertik, et les représentants de la municipalité de Cetinje. Des distinctions ont été attribuées aux meilleurs élèves des ateliers, par catégories d’âge. Les enfants ont manifesté le plus grand intérêt pour le quiz sur les connaissances en catéchisme.

Source et photographie : Spc.rs

L’archevêque Ambroise de Peterhof (Église orthodoxe russe) s’est rendu à Podgorica (Monténégro) avec une délégation de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg

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Sources : Eglise orthodoxe serbe, Pravoslavie, traduit du serbe et du russe pour Orthodoxie.com

Le ministère des Affaires étrangères du Monténégro continue à exercer des pressions sur l’Église orthodoxe

La section locale du ministère de l’Intérieur du district de Pljevlja, au nord du Monténégro, a refusé d’enregistrer six prêtres de l’Église orthodoxe serbe avec le statut « de séjour provisoire ». Le motif invoqué est la non-conformité aux conditions d’attribution de l’autorisation. Il se trouve que les prêtres n’ont pu présenter la preuve de l’existence de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro. Les représentations du ministère monténégrin de l’Intérieur à Pljevlja ont a plusieurs reprises refusé d’enregistrer à titre provisoire des clercs de l’Église orthodoxe serbe et, il y a deux ans, les avait menacés d’expulsion. Toutefois, ladite décision avait été annulée par une décision du tribunal. L’avocat I. Mirković, qui défend les intérêts des prêtres, a porté plainte au sujet de la dernière décision du ministère des Affaires étrangères et a rapporté toute une série de violations du droit. Selon Mirković la demande même de produire une preuve de l’enregistrement de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro est politiquement motivée. Actuellement, l’Église orthodoxe serbe est représentée au Monténégro par quatre diocèses. Or, un grand nombre de clercs, particulièrement les moines, ne sont pas natifs du Monténégro. Une partie importante d’entre eux ont commencé à servir au Monténégro avant l’éclatement de la Yougoslavie puis, encore plus tard, dans le cadre de l’État unique de Serbie et Monténégro, et ne sont pas citoyens de cette dernière république. En outre, toutes les demandes d’enregistrement temporaire, présentées par la voie légale, restent souvent, durant des années, sans réponse. La question même de l’enregistrement et du statut de séjour temporaire sur la base d’une activité rémunérée s’est transformée depuis longtemps en levier pour faire pression sur le clergé de l’Église orthodoxe serbe par les autorités du Monténégro.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le ministère des Affaires étrangères du Monténégro continue à exercer des pressions sur l’Église orthodoxe

La section locale du ministère de l’Intérieur du district de Pljevlja, au nord du Monténégro, a refusé d’enregistrer six prêtres de l’Église orthodoxe serbe avec le statut « de séjour provisoire ». Le motif invoqué est la non-conformité aux conditions d’attribution de l’autorisation. Il se trouve que les prêtres n’ont pu présenter la preuve de l’existence de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro. Les représentations du ministère monténégrin de l’Intérieur à Pljevlja ont a plusieurs reprises refusé d’enregistrer à titre provisoire des clercs de l’Église orthodoxe serbe et, il y a deux ans, les avait menacés d’expulsion. Toutefois, ladite décision avait été annulée par une décision du tribunal. L’avocat I. Mirković, qui défend les intérêts des prêtres, a porté plainte au sujet de la dernière décision du ministère des Affaires étrangères et a rapporté toute une série de violations du droit. Selon Mirković la demande même de produire une preuve de l’enregistrement de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro est politiquement motivée. Actuellement, l’Église orthodoxe serbe est représentée au Monténégro par quatre diocèses. Or, un grand nombre de clercs, particulièrement les moines, ne sont pas natifs du Monténégro. Une partie importante d’entre eux ont commencé à servir au Monténégro avant l’éclatement de la Yougoslavie puis, encore plus tard, dans le cadre de l’État unique de Serbie et Monténégro, et ne sont pas citoyens de cette dernière république. En outre, toutes les demandes d’enregistrement temporaire, présentées par la voie légale, restent souvent, durant des années, sans réponse. La question même de l’enregistrement et du statut de séjour temporaire sur la base d’une activité rémunérée s’est transformée depuis longtemps en levier pour faire pression sur le clergé de l’Église orthodoxe serbe par les autorités du Monténégro.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le groupement schismatique dit « Église orthodoxe du Monténégro » continue ses tentatives de s’emparer des édifices appartenant à l’Église canonique

Le groupement schismatique dit « Église orthodoxe du Monténégro » continue à manifester ses prétentions sur la propriété des édifices, églises et monastères appartenant à l’Église orthodoxe serbe sur le territoire du Monténégro.

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Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

 

Le groupement schismatique dit « Église orthodoxe du Monténégro » continue ses tentatives de s’emparer des édifices appartenant à l’Église canonique

Le groupement schismatique dit « Église orthodoxe du Monténégro » continue à manifester ses prétentions sur la propriété des édifices, églises et monastères appartenant à l’Église orthodoxe serbe sur le territoire du Monténégro.

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Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

 

Rencontre du patriarche de Moscou Cyrille et du patriarche de Constantinople Bartholomée à Podgorica (Monténégro)

Le 6 octobre, à Podgorica, le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille a rencontré le patriarche de Constantinople Bartholomée. Les primats des Églises orthodoxes de Constantinople et de Russie séjournaient au Monténégro pour participer aux solennités à l’occasion de la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica. Lors de la conversation, qui s’est déroulée dans une atmosphère fraternelle et cordiale, le patriarche Bartholomée et le patriarche Cyrille ont discuté les questions de collaboration inter-orthodoxe et les relations mutuelles entre les deux patriarcats.

Lors de la rencontre étaient également présents le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, le vice-président dudit département, l’archiprêtre Nicolas Balachov et le secrétaire du même département pour les relations inter-orthodoxes l’archiprêtre Igor Yakimtchouk, représentants l’Église orthodoxe russe ; le métropolite de France Emmanuel, le secrétaire général du Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople l’archimandrite Bartholomée (Samaras) et l’archidiacre Maxime (Vgenopoulos), représentant le Patriarcat de Constantinople.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Les primats orthodoxes ont concélébré la liturgie et la consécration de la cathédrale de la Résurrection à Podgorica (Monténégro)

Huit primats des Églises locales orthodoxes avec à leur tête les patriarches œcuménique Bartholomée, Cyrille de Moscou, et Irénée de Serbie, assistés par de nombreux évêques, prêtres et diacres concélébrants, ont célébré la première liturgie en la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica. Des milliers de fidèles orthodoxes du Monténégro, de Herzégovine et de Serbie ont participé à la cérémonie. Le patriarche de Serbie Irénée a déclaré que la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ constituait un jour grand et glorieux non seulement pour notre Église et notre peuple, mais aussi pour toute l’orthodoxie et la chrétienté. Selon ses paroles, la consécration de la cathédrale de Podgorica est la couronne de la commémoration de l’édit de Milan. « Que cette église fasse ressusciter tout bien et toute vérité et nous conduise sur la voie de la paix et de l’entente. C’est pour cela que l’on priera dans cette église, que prieront tous ceux qui y entreront » a-t-il poursuivi. Il a ensuite souligné que cette cathédrale constitue la fierté de notre foi et a remercié tous ceux qui avaient aidé à sa construction. De son côté, le patriarche œcuménique Bartholomée a appelé le peuple de Dieu à l’unité de l’Église orthodoxe au Monténégro et au respect des canons. Il a déclaré que la consécration de la cathédrale est un appel à l’unité de l’Église, ajoutant que personne n’avait le pouvoir de créer une nouvelle Église orthodoxe sur ce territoire : « L’Église n’est pas une association et le tribunal de définit pas son existence et son statut, mais c’est le Christ qui l’a fondée et seuls peuvent la diriger ses apôtres et leurs successeurs, et non pas qui que ce soit qui rassemble autour de lui ses partisans et appelle cette organisation une Église » [allusion à un groupement schismatique au Monténégro se présentant comme l’Église autocéphale monténégrine, ndt]. « Il convient de respecter la procédure canonique » a-t-il ajouté, «et il est inacceptable et condamnable qu’une quelconque Église locale se proclame elle-même autocéphale ». Le patriarche a encore insisté sur le fait que celui qui suit la voie du Christ ne peut être dans l’erreur : « Gardez votre lien avec la Croix et avec le Christ », a-t-il recommandé. Selon ses paroles, la consécration de la cathédrale est le symbole de la résurrection de l’Église orthodoxe au Monténégro qui a fait face à de nombreuses épreuves après la Seconde Guerre mondiale. Le patriarche Bartholomée a mentionné que l’orthodoxie, aujourd’hui encore, est persécutée en différents lieux du monde, et particulièrement au Moyen Orient. « L’orthodoxie ne s’est jamais imposée. Elle n’a jamais persécuté qui que ce soit en raison de ses convictions religieuses. L’orthodoxie est persécutée aujourd’hui dans de nombreux pays, mais ne rend pas les coups qui lui sont portés ». Ensuite, le patriarche a offert au métropolite Amphiloque un calice et une patène. Le patriarche de Moscou Cyrille a appelé également les fidèles à garder la foi orthodoxe, car celle-ci a préservé le Monténégro lors des moments historiques difficiles : « Le peuple du Monténégro a été préservé lors des moments historiques difficiles, car, avant tout, il a su garder la foi orthodoxe. Lorsque les envahisseurs ont attaqué le Monténégro, son peuple a réussi à se défendre, car il n’a jamais trahi la foi orthodoxe » a-t-il déclaré. Le patriarche Cyrille a appelé aussi à préserver l’unité de l’orthodoxie au Monténégro : « Gardez la foi orthodoxe, car en elle est notre salut » a-t-il ajouté, mentionnant que la cathédrale de Podgorica est le symbole de la foi du peuple du Monténégro. « On ne peut ériger une église par un décret du pouvoir ; elle est érigée là où existe la volonté populaire pour disposer d’une église de Dieu ». Le patriarche Cyrille a été bruyamment applaudi par les milliers de fidèles orthodoxes. Il a remis ensuite une icône de la Mère de Dieu dite « du Signe » et un encolpion épiscopal au métropolite Amphiloque. Celui-ci a remercié chaleureusement « le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et tous les primats de notre Église orthodoxe, une, sainte, catholique et apostolique » qui ont participé à ce grand événement, disant que cela ne s’était jamais produit dans l’histoire de cette région et que beaucoup de temps s’écoulera encore avant que cela se produise à nouveau. Ensuite, les primats orthodoxes ont lâché depuis l’entrée de l’église des colombes de paix qui sont le symbole de l’Esprit Saint, et ont planté ensuite des oliviers devant la cathédrale en souvenir de ce jour historique.

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La Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg rejette le recours de l’Église orthodoxe serbe relativement à la restitution de ses biens au Monténégro

La décision de la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, de rejeter la plainte du diocèse de Budimlija et Nikšić et de onze organisations de l’Église orthodoxe serbe, déposée en 2004 contre l’État du Monténégro au sujet de la restitution de leurs biens, est considérée par l’évêque diocésain Mgr Joannice comme une action qui n’a rien fait perdre à l’Église, mais aussi rien gagner.

« Au Monténégro a commencé un grand tapage, des commentaires politiques et passionnés à l’occasion de la décision de la Cour, qui ne concernent pas le droit et détournent ainsi l’attention du sujet principal qui est l’obligation du Monténégro de légiférer sur la restitution des biens ecclésiastiques qui ont été injustement expropriés. Bien que les autorités compétentes de l’État aient promis de le faire, il y a huit ans, elles ne se sont pas exécutées, mais l’ont retardé délibérément aux dépens de l’Église » a déclaré Mgr Joannice. « La Cour de Strasbourg ne nous a pas refusé le droit à la restitution, pas plus qu’elle n’a libéré l’État de son obligation de nous restituer les biens saisis de façon illicite ».

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Canonisation des martyrs de Momići (Monténégro) par l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, lors de sa séance du 17 mai 2012, a pris la décision d’introduire dans le calendrier des saints deux prêtres et quarante enfants martyrs du village de Momići au Monténégro. La canonisation aura lieu au cours de la liturgie qui sera célébrée en la cathédrale Saint-Sava de Belgrade le samedi 19 mai 2012. Il s’agit de la canonisation de deux prêtres-maîtres d’école et de leurs quarante élèves, enfants de la paroisse, qui furent brûlés vivants en 1688 en l’église Saint-Georges au village de  Momići au Monténégro.  C’est l’armée du Pacha de Skadar, Soliman, qui les brûla, en représailles aux nombreuses défaites que lui avaient infligées les tribus montagnardes monténégrines. Leurs reliques furent alors rassemblées et enterrées sous l’autel de l’église Saint-Georges près de Gorica où elles ont reposé jusqu’en 1936. Elles furent alors transférées au cours d’une procession solennelle dans l’église rénovée Saint-Georges à Momići, près de Podgorica, où elles furent placées sous l’autel. En 1995, elles furent transférées dans le sanctuaire et dès lors, elles sont présentées à la vénération des fidèles le jour des quarante martyrs de Sébaste.

Source (dont icône): Eglise orthodoxe serbe (traduit du serbe pour Orthodoxie.com)

Le métropolite Amphiloque du Monténégro, au sujet de l’enregistrement légal de l’Église orthodoxe dans ce pays

AmfilohijeLors du repas qui a suivi la célébration de la liturgie en l’église Saint-Démètre, près de Danilovgrad au Monténégro, le métropolite Amphiloque a abordé la question de l’enregistrement légal de l’Église orthodoxe, réclamé par Milo Đukanović, président du parti socialiste monténégrin, ex-chef de l’État. Soulignant qu’il serait plus normal que lui-même, en tant que métropolite, exige de Đukanović et de ses collaborateurs qu’ils s’enregistrent, étant donné que c’est « L’Église qui a créé cet État », Mgr Amphiloque a précisé : « L’ordre voudrait que le nouvel État, que nous reconnaissons, s’enregistre auprès de saint-Pierre de Cetinje et de saint Basile d’Ostrog  [deux grands saints locaux qui ont vécu respectivement au XVIIIème et au XVIIème s.]». « … Mais s’ils [les dirigeants monténégrins] ne veulent pas s’enregistrer, qu’ils n’humilient pas l’Église de Dieu, humiliant ainsi saint Pierre de Cetinje et saint Basile d’Ostrog… Aussi prions pour lui [Đukanović] et ses collaborateurs afin que le Seigneur les éclaire !


Đukanović dit qu’il est athée, que Dieu donne qu’il soit baptisé ! ». « [Les dirigeants politiques] disent maintenant que l’Église doit être appelée autocéphale » ajoute Mgr Amphiloque. « Mais si vous voulez que nous revenions au Monténégro royal, il faut d’abord faire revenir le roi, car dans sa constitution, le nom du roi est cité en premier avec l’exigence que celui-ci soit baptisé, et ce dans l’orthodoxie. Aussi, il faut d’abord baptiser le souverain, celui qui tient la place du roi, qu’ensuite l’Église cesse d’être persécutée, et elle aura le statut qui fut le sien du temps du royaume du Monténégro. En tant que diocèse métropolitain, elle jouissait alors des droits d’une religion d’État. Mais maintenant, elle est hors la loi, on veut la mettre hors la loi » a ajouté le métropolite. « Que Dieu donne que nous revenions aux véritables valeurs, et alors nous bâtirons notre maison sur des fondements sains,  non sur le sable. La maison construite sur le sable sera détruite par le vent. Et l’athéisme est du sable. « L’insensé dit en son cœur, il n’y a pas de Dieu » (Ps. 13,1). L’avenir de qui que ce soit ne peut être construit sur la sottise d’un insensé,  d’autant plus l’avenir du Monténégro : tout ce qui a été construit ici l’a été sur Dieu et sur les reliques saint Pierre et de saint Basile ».

Source et photographie : SPC.rs

Le métropolite Amphiloque du Monténégro a rendu visite à l’archimandrite Éphrem de Vatopédi

Le 15 mars, le métropolite du Monténégro, Mgr Amphiloque (Radović) a rendu visite à l’archimandrite Éphrem de Vatopédi à la prison de Korydallos à Athènes. Selon les informations reçues par le site Romfea.gr, le métropolite Amphiloque a transmis à l’higoumène les vœux du patriarche Irénée de Serbie. Enfin, Mgr Amphiloque a exprimé au père Éphrem le soutien plein et entier envers sa personne, et lui a souhaité que cette mésaventure connaisse bientôt une fin heureuse.

Source : Romfea.gr

Appel de l’Église orthodoxe au Monténégro en faveur de la liberté religieuse de ses membres

Les hiérarques et les prêtres du diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral de l’Église orthodoxe serbe considèrent qu’il est indispensable d’adopter une nouvelle loi au Monténégro au sujet de la liberté religieuse. Dans leur appel aux autorités civiles, les hiérarques du diocèse métropolitain appellent à la cessation de la persécution contre l’Église orthodoxe au Monténégro et se sont prononcés pour l’adoption d’une nouvelle loi sur la liberté de confession, des Églises et des organisations religieuses, ce qui est pour eux une nécessité.  Ils ont également proposé aux autorités de préparer une convention avec l’Église orthodoxe serbe, concernant  les droits de celle-ci, semblable à celle déjà conclue avec l’Église catholique-romaine, ainsi que les communautés islamique et israélite. Selon les hiérarques, la lutte idéologique contre l’Église continue, ce qui se traduit dans les tentatives de certaines personnes de contester le statut juridique de l’Église en raison de l’absence de son enregistrement auprès de l’État, bien que cela ne soit pas prévu par la loi de 1977. Les auteurs du message rappellent qu’à la question de la Commission européenne au sujet de l’enregistrement de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro, une réponse unanime positive avait été donnée par les membres du gouvernement du Monténégro.

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Paris: une conférence du métropolite Amphiloque du Monténégro sur « La voie de la connaissance de Dieu selon saint Grégoire Palamas »

Amphiloque

A l'occasion de la parution de son livre, le métropolite Amphiloque du Monténégro (Eglise orthodoxe serbe), donnera une conférence sur "La voie de la connaissance de Dieu selon saint Grégoire Palamas", lundi 13 février, à partir de 18 heures, aux éditions du Cerf (29, boulevard La Tour-Maubourg, Paris 7e – métro: Invalides). La conférence sera introduite par les pères Nicolas-Jean Sed, directeur des éditions du Cerf, et Jivko Panev, directeur de la collection "Orthodoxie", ainsi que par le traducteur de l'ouvrage, Yvan Koenig.

Photographie: Mgr Amphiloque (source: Eglise orthodoxe serbe)

Recension : Métropolite Amphiloque (Radović) du Monténégro et du Littoral, « Le mystère de la sainte Trinité selon saint Grégoire Palamas ».

PalamasMétropolite Amphiloque (Radović) du Monténégro et du Littoral, « Le mystère de la sainte Trinité selon saint Grégoire Palamas », suivi d’un entretien avec l’archiprêtre Jivko Panev, traduit du grec par Yvan Koenig, préface de Jean-Claude Larchet, éditions du Cerf, Paris, 2012, 326 p., collection « Orthodoxie ».
La thèse de doctrorat en théologie de Mgr Amphiloque Radović, dont la traduction française paraît dans ce volume, a acquis une grande célébrité en Grèce, où elle a d’abord été publiée en 1973 dans l’excellente collection « Analekta Vlatadôn », puis dans le monde orthodoxe et dans la sphère des études patristiques où elle est devenue une référence. Le subtil et profond chapitre sur « le Filioque et l’énergie trinitaire incréée », qui fut publié dans deux traductions différentes par des revues françaises (le « Messager de l’exarchat du patriarche russe en Europe occidentale », 91-92, 1975; « Le Messager orthodoxe », 110, 1989), donnait envie depuis longtemps de disposer d’une édition intégrale, que la diligence du père Jivko Panev en tant que directeur de collection et d’Yvan Koenig en tant que traducteur, a enfin permis de réaliser.
Cette étude constitue un apport important aux études palamites, par son sujet et par son interprétation du palamisme. Elle est aussi une contribution majeure à la théologie trinitaire orthodoxe. Elle donne accès à une meilleure compréhension des divergences entre l’Église orthodoxe et l’Église latine dans les domaines de la théologie, de l’anthropologie et de la spiritualité, et par là contribue au dialogue théologique entre elles. Elle apporte enfin des réponses à certains problèmes existentiels et spirituels que doit affronter l’homme contemporain.

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Le clergé de la métropole du Monténégro exprime sa préoccupation au sujet des pressions et persécutions exercées à l’encontre de l’Église orthodoxe dans ce pays

L’assemblée annuelle du clergé du métropole du Monténégro de l’Église orthodoxe serbe s’est réunie autour du métropolite Amphiloque le 2 janvier au monastère des Saints-Archanges à Ždrebaonik, près de Danilovgrad, auprès des reliques de saint Arsène de Srem, le second archevêque de Serbie, successeur de saint Sava, dont les reliques se trouvent depuis des siècles au Monténégro. Après la liturgie célébrée par Mgr Amphiloque et le clergé, puis les agapes fraternelles, différents exposés ont été présentés. Le métropolite Amphiloque a évoqué son travail pastoral au cours de l’année passée, notamment son séjour en Amérique latine, où il est désormais locum tenens de ce nouveau diocèse de l’Église orthodoxe serbe. Les responsables ont également fait des rapports sur la vie des différents doyennés. Le communiqué de la métropole s’étend ensuite sur la situation de l’Église au Monténégro :

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Sur la situation ecclésiale au Monténégro

Le journaliste Jean-Arnault Dérens a publié récemment sur le site Religioscope un article sous le titre « Monténégro : vers une Église réunifiée et autonome ? ». Cet article appelle de nombreuses réserves mentionnées dans une réponse à l’auteur rédigée par Bernard Le Caro, mise en ligne également par le site susmentionné. Ce dernier est auteur du livre Saint Jean de Changhai paru dans les éditions de l'Âge d'Homme.

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Jovan Nikoloski