23/02/2017
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Search Results for: Ukraine

Selon un sondage réalisé au mois de décembre dans toute l’Ukraine, le peuple ukrainien fait plus confiance à l’Église qu’aux autres institutions du pays

Tandis que la confiance dans la quasi-totalité des institutions sociales a décliné en Ukraine, l’Église reste forte avec un pourcentage de 56.7%. Pour leur part, les volontaires dans les forces armées reçoivent 53% de la confiance de la population. Toutefois, beaucoup plus de confiance est placée dans l’armée en Ukraine occidentale qu’en Ukraine orientale. 22.7% des Ukrainiens sont incertains quant à leur attitude envers l’Église, tandis que seuls 8.7% ne lui font aucune confiance. C’est à peu près le même nombre que ceux qui font confiance au gouvernement et au parlement, avec respectivement 9.5% et 5.3%. Environ un quart des Ukrainiens croient dans les médias, ce qui est inférieur à l’an passé. L’Ukraine occidentale tend à avoir plus confiance dans les médias que les régions de l’Est. L’enquête a été conduite dans 110 localités dans toutes les régions de l’Ukraine, les sondés étant âgés de 18 ans et plus.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « Les peuples de Russie et d’Ukraine sont appelés à préserver leur fraternité »

Ce jeudi, le patriarche de Moscou Cyrille, au cours de son intervention devant la Douma d’État a qualifié la technologie et les moyens destinés à séparer les peuples russe et ukrainien « d’art du diable », et appelé à préserver la fraternité, fondée sur des héros nationaux communs. « L’Ukraine vit maintenant une étape très complexe de son histoire. Les troubles au sein du pays ont aussi une incidence sur les relations russo-ukrainiennes, ce qui est causé, cela n’est un secret pour personne, par les activités de forces extérieures. Mais les peuples de Russie et d’Ukraine, qui passent maintenant par de sérieuses épreuves, sont appelés en dépit de tout à préserver les relations et l’unité fraternelles, à montrer de la fermeté et ne pas permettre aux meules géopolitiques de broyer notre communauté culturelle et spirituelle séculaire ». a affirmé le patriarche. Celui-ci a ajouté que l’on peut voir maintenant comment « en utilisant les techniques et les moyens les plus sophistiqués », « les graines de la haine et de l’inimitié sont semées entre Russes et Ukrainiens  avec une expérience réellement diabolique ». En outre, tout est fait afin « qu’en s’enfonçant dans une atmosphère de passions et de haine insensée », les deux peuples oublient ce que signifie pour eux leur histoire pluriséculaire et les liens du sang. « Nous sommes appelés à ne pas oublier notre héros national commun, le prince Vladimir égal-aux-apôtres, dont nous restons les enfants spirituels, quoi qu’il se passe sur le forum international. Dans la famille des peuples de la Rous’ historique, il n’y a pas de frères indésirables », a conclu le patriarche.

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Des « cocktails Molotov » ont été lancés sur une église de Kiev appartenant à l’Église d’Ukraine du Patriarcat de Moscou

Église dédiée au hiérarque Pierre Moghila à Kiev (Patriarcat de Moscou)

Église dédiée au hiérarque Pierre Moghila à Kiev (Patriarcat de Moscou)

Des inconnus ont tenté d’incendier l’église dédiée au Hiérarque Pierre Moghila à Kiev, laquelle dépend de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine. Quatre bouteilles avec des mèches allumées ont été lancées sur l’édifice. Elles ont rebondi sur les murs en bois de l’église. « Ce ne peut être qu’un miracle dû à la protection de la Très sainte Mère de Dieu : l’église est restée indemne. Les bouteilles ne se sont pas brisées et ont rebondi sur les murs », a déclaré le recteur de l’église, le père Jean Tronko. Celui-ci a précisé que, déjà depuis six mois, la paroisse fait l’objet d’attaques d’inconnus qui souhaitent s’emparer du terrain sur lequel est bâtie l’église, et construire à cet endroit des immeubles à grande hauteur. C’est déjà la seconde tentative d’incendier l’église.

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Statistiques de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou

Le 29 décembre 2016, le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, a fait son rapport annuel devant les membres du Saint-Synode de cette Église. Il a notamment souligné qu’au cours de l’année concernée, 200 nouveaux moines et moniales ont prononcé leurs vœux, et 3 nouveaux monastères ont été fondés. Le métropolite a présenté la statistique suivante présentant l’évolution de l’Église orthodoxe d’Ukraine au cours des trois dernières années :

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« Flash mobs » et chants populaires de Noël (« koliadki ») dans différentes villes d’Ukraine

Les fidèles de différents diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont procédé à des « flash mobs » et chanté des « koliadki » (chants populaires de Noël) pendant les jours de fêtes. Les « koliadki », les hymnes au Christ Sauveur, ont résonné dans les paroisses, les rues et les lieux publics d’Ukraine. Le 8 janvier a commencé le « marathon » des chants de Noël dans le diocèse de Lvov de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Les fidèles exécutent les chants dans les églises, et se rendent d’une paroisse à l’autre. La « flash mob » a été ouverte par le chœur de l’église Saints-Pierre-et-Paul de la ville de Jovkva, dans la région de Lvov. À Odessa, le chœur des jeunes du diocèse a chanté les « koliadki » dans les tramways qui circulaient dans la ville le soir du 8 janvier. Des jeunes garçons et filles ont voyagé dans cinq wagons peints aux couleurs de fête, annonçant joyeusement la bonne nouvelle de la Nativité dans les rues de la ville. À la fin du voyage, tous les participants se sont rassemblés près de la crèche sur la place Starosennaïa, où ils ont chanté le tropaire et le kondakion de la Nativité. À Zaporojié, près de 40 personnes ont participé à la « flash mob » au centre commercial. Les prêtres et leurs familles et leurs enfants, les paroissiens et le chœur de la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu ont chanté quelques « koliadki ». À la fin des chants, les participants on chanté « ad multos annos » à tous les spectateurs, aux habitants de la ville et du pays. Dans le village de Bogoroditchnoïé, les enfants de l’école du dimanche de la skite de la Laure de Sviatogorsk ont chanté devant les moniales et les paroissiens les stichères de Noël et les « koliadki », le jour de Noël, le 7 janvier selon l’ancien calendrier. Plusieurs petits films de ces manifestations peuvent être visionnés sur le site ci-dessous.

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Le métropolite Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine : « Le chrétien orthodoxe ne peut être pessimiste »

Dans une interview au site internet ukrainien « Segodnia » (« Aujourd’hui »), le métropolite Onuphre, Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, évoque le bilan de l’année 2016, la prière telle qu’elle doit être, le moyen d’évacuer la haine, les intrigues autour de l’Église, les attentes de l’année 2017 et ses souhaits pour la nouvelle année ».

– L’année 2016 touche à sa fin. Comment était-elle pour vous, Votre Béatitude, et pour l’Église ? Qu’y a-t-il eu de mémorable et qu’est-ce qui a été le plus affligeant ?

– L’année passée a été pleine de joies et d’inquiétudes pour l’Église orthodoxe d’Ukraine. Bien sûr, le plus affligeant que tout est que le sang continue à couler en Ukraine, que les gens ne peuvent se réconcilier les uns avec les autres. Néanmoins, la procession qui a eu lieu dans notre terre ukrainienne du 9 au 27 juillet a été une consolation. Elle est partie de l’Est, de la Laure de Sviatogorsk (région de Donetsk), et de l’Ouest, de la Laure de Potchaïev (région de Ternopol), et ces deux cortèges, dans la prière, se sont réunis dans la capitale ukrainienne. Nous avons prié pour toute l’Ukraine, pour l’Église, pour les autorités, pour le simple peuple, et nous avons demandé à Dieu Sa bénédiction. Nous avons demandé et demandons à Dieu ce que nous ne pouvons faire nous-mêmes, nous faibles hommes, à savoir parvenir à la paix pleine de grâce, et nous croyons que le Seigneur nous exaucera.

– Aujourd’hui, il y a de nombreuses intrigues autour de l’Église. Comment cela influence-t-il sa vie intérieure ?

– Effectivement, l’Église orthodoxe d’Ukraine se trouve aujourd’hui dans l’affliction et les épreuves. Mais le Seigneur ne nous a pas promis une vie différente. Il a dit à Ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde » (Jn. XVI, 33). L’histoire de l’Église regorge de persécutions, vexations, oppressions et autres épreuves que le Seigneur a permises à l’égard de Ses disciples pour leur croissance et leur renforcement spirituels. Bien sûr, nos tribulations, comparées à celles que l’Église du Christ a subies pendant les trois premiers siècles de son existence, ce n’est rien. Les membres de l’Église étaient alors simplement anéantis physiquement, tandis qu’aujourd’hui on ne fait que nous invectiver et nous accuser injustement. Ce sont de petites épreuves pour notre amour et notre patience. Gloire à Dieu pour tout.

– Votre Béatitude, est-il possible d’éteindre le conflit au Donbass dans un proche avenir ?

– L’Église nous dit qu’aucun problème terrestre ne peut être équivalent à la valeur de la vie d’un seul individu ; celle-ci, sur la balance de la Justice divine, est plus précieuse que tous les problèmes. À ceux qui considèrent qu’il est nécessaire de régler les problèmes terrestres par la guerre, nous rappelons avec amour qu’il existe pour n’importe quel problème une voie pacifique de règlement. L’homme a le don de la parole, à l’aide de laquelle on peut atteindre la compréhension. C’est précisément par ces méthodes que l’Église appelle à résoudre tous les problèmes terrestres et elle prie pour que la paix règne en Ukraine. L’Église appelle les hommes à trouver en eux les forces de se pardonner mutuellement, d’arrêter de s’entretuer. Telle fut aussi la position de notre Église en d’autres temps, lorsqu’il y avait des guerres semblables, lorsque nos princes se dressaient les uns contre les autres. En ces temps, notre Église appelait également au pardon mutuel, c’est la raison pour laquelle on la haïssait, on chassait des monastères les moines, les évêques. Ensuite, les puissants de ce monde ont commencé à comprendre que l’Église a raison, ils corrigeaient leurs fautes et se réconciliaient. Je pense que l’on nous comprendra dans la situation présente. Tous doivent s’humilier : les forts et les faibles, les simples gens et ceux qui détiennent le pouvoir, les riches et les pauvres, il faut à tous rechercher la voie de la paix pour régler les problèmes terrestres. Recherchons l’humilité, repentons-nous de nos péchés, et alors le Seigneur rendra la paix à l’Ukraine et nous bénira tous.

– Que pouvez-vous conseiller à un homme, qui ne peut pas pardonner une offense mortelle, qui éprouve une haine tenace ? Comme se dominer ?

– La haine entre les hommes naît de l’orgueil. Nous devons lutter contre l’orgueil à l’aide de l’humilité. L’humilité est la vertu primordiale que Dieu nous enseigne. Elle ne constitue pas une faiblesse, comme le considèrent certains. L’humilité chrétienne est une évaluation critique de sa propre personne, c’est la capacité de l’homme de trouver sa place dans ce monde vaste, divers. Lorsque l’homme peut s’évaluer lui-même correctement, lorsqu’il trouve sa place dans cette vie, il peut alors se soumettre à la volonté Divine. Et lorsque l’homme adopte des positions justes dans ce monde à son propre égard, à celui du prochain et de toute la création, il devient apte à voir la bonté et l’amour de Dieu et à se soumettre à la volonté de Dieu. Celle-ci, dans la langue spirituelle, s’exprime par un seul mot : l’humilité. Par l’humilité dans l’âme, l’homme acquiert l’amour spirituel et la paix intérieure.

– Il vous est advenu de prendre la direction de l’Église à un moment charnière de l’histoire de l’Ukraine. Avez-vous un saint ou une prière qui vous sont chers et auquel, ou par laquelle, vous vous adressez lors du moment difficile ?

– Chaque saint aidera, chaque prière sera forte, si l’homme tourne son visage vers Dieu. L’homme sait alors que Dieu l’aide toujours, s’il Le recherche, s’il L’honore, s’il s’efforce de Lui être agréable. Si l’homme se tourne vers Dieu, Il lui donne tout ce qu’il lui faut pour la vie terrestre et la vie éternelle, et Il l’aide lors du moment difficile.

– Votre Béatitude, vous êtes un grand homme de prière, vous vous efforcez de vous faire remarquer le moins possible, vous aimez la solitude. Et soudain vous vous êtes retrouvé chef de l’Église. Qu’avez-vous ressenti à ce moment ? Celui-ci était-il joyeux ou était-ce là une source d’anxiété ?

– Je ne prétends pas être un homme de prière, je veux seulement apprendre la prière, et jusqu’à maintenant je n’ai pas de quoi me vanter. En ce qui concerne mon élection, je l’ai reçue comme une croix que le Seigneur a posée sur mes épaules pécheresses. J’ai pensé sur la façon de me comporter afin d’accomplir dignement cette obédience, afin de ne pas m’éloigner de Dieu, de Ses commandements. Ce n’est qu’avec Lui et par Sa grâce que l’homme peut supporter les charges et les épreuves qui lui sont assignées. Les règles de cette vie sont semblables pour tous, tant pour le laïc, que pour le simple moine, que pour le métropolite. La différence est qu’au métropolite, il sera plus demandé. C’est ce à quoi j’ai pensé.

– Qui a joué le rôle le plus important dans votre vie ? Qui, pour vous, est un exemple de vie ?

– Pour moi personnellement, l’exemple d’un tel service de Dieu et de l’Église sont saint Nicolas, saint Basile le Grand, saint Dimitri de Rostov qui, par leur prédication et leur exemple personnel d’humilité et de miséricorde chrétiennes, ont acquis la grâce de Dieu. L’homme porte en lui l’image de Dieu, par laquelle Il l’a orné. Il y a dans chacun de nous deux personnes : le nouveau et l’ancien. Le nouveau aspire à vivre selon l’Évangile, tandis que l’ancien qui consiste du vice, nous incline vers le péché. Ces deux hommes, le nouveau et l’ancien, luttent continuellement l’un contre l’autre, c’est une véritable guerre. Si nous commençons à pécher, nous renforçons notre vieil homme, et lorsque celui-ci commence à vaincre l’homme nouveau, nous devons agressifs et mauvais. Tous les saints ont trouvé en eux les forces pour se dresser contre le vieil homme, raison pour laquelle je m’incline devant la mémoire de saint Onuphre le Grand, mon protecteur céleste, et les saints moines de la Laure des Grottes de Kiev, saint Serge de Radonège, saint Job de Potchaïev. Chaque saint, envers lequel, j’ai moi-même, pécheur, une quelconque relation, constitue un digne exemple à imiter. Il nous montre comment revenir à l’image de Dieu qui est en nous et à la préserver. Lorsque nous prions, nous invoquons sur nous la grâce du Très saint Esprit, qui nous transfigure, qui fait revenir en nous la paix perdue, qui remet tout en place dans notre vie. La prière aide l’homme à comprendre Dieu correctement. Si l’homme prie avec un cœur ouvert, avec repentir et humilité, Dieu le console souvent par la joie, et le sentiment de bonheur.

– Comment voyez-vous l’année prochaine 2017 et le futur immédiat de l’Ukraine et de la paix ? Y a-t-il des raisons d’être pessimiste ou êtes-vous optimiste ?

– Je suis optimiste, le chrétien orthodoxe ne peut être pessimiste. Les chrétiens ne doivent être tristes que de leurs péchés. Si l’homme commence à confier sa personne à Dieu, il commence alors à bâtir sa vie sur les lois divines, il purifie de plus en plus son âme du péché, il voit Dieu plus clairement, et l’avenir ne lui semble pas sombre et bouché. À l’issue des tunnels les plus sombres du désespoir, le chrétien voit Dieu.

– Votre Béatitude, donnez, je vous en prie, des recommandations à nos lecteurs pour la nouvelle année.

– Je voudrais souhaiter à tous et à moi-même les miséricordes du Seigneur, le pardon de nos péchés ainsi que la bénédiction de Dieu, afin que chacun de nous porte dignement sa croix terrestre et soit rendu digne de devenir héritier du Royaume céleste. Préservez votre foi, et plus que tout gardez la prière, elle est l’aide donnée à l’homme pour qu’il surmonte toutes les difficultés qu’il rencontre sur la voie de la vie terrestre. La prière donne à l’homme le sentiment de la vérité, car il est vraiment difficile de la connaître par le seul intellect. Il y a dans la vie beaucoup d’exemples de personnes qui disposent d’une instruction théologique supérieure mais qui, n’ayant pas la prière, « déraillent ». Mais il y a des gens simples qui ont la prière, et qui ressentent clairement où est la vérité, où est la tromperie. La prière, précisément, permet de percevoir la vérité, la compréhension de ce qui est lumière et ce qui est ténèbres, ce qui est bien et ce qui est mauvais. Et que le Seigneur nous donne à tous d’accomplir la prière dans notre vie quotidienne.

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Un obus est tombé sur l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva et l’école du dimanche à Debaltsevo dans l’Est de l’Ukraine

Le 23 décembre à 14h55, dix obus ont été tirés depuis la ligne de front par l’armée ukrainienne, dont l’un est tombé sur le territoire de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva. Des projectiles d’un calibre de 150mm ont été utilisés, ce qui est interdit par les accords de Minsk. L’information a été communiquée par le site internet du diocèse de Gorlovka et de Slaviansk. Le bâtiment de l’école du dimanche a été fortement endommagé : un mur est détruit en totalité, et les autres, en partie. Heureusement, il n’y avait pas d’enfants à ce moment. Pour ce qui concerne l’église, les vitres sont brisées, la façade a été endommagée par des éclats d’obus, la porte d’acier a été perforée, et la nouvelle coupole a été touchée et est tombée à terre. Il n’y a pas de victimes. L’école N°3 de la ville, le jardin d’enfants et des maisons d’habitations ont été touchés également, mais aucune information n’est disponible jusqu’à maintenant sur les morts et les blessés.

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Le Patriarcat de Moscou ne permettra jamais l’indépendance de l’Église orthodoxe d’Ukraine, a déclaré le patriarche Cyrille

Le patriarche de Moscou Cyrille a affirmé que les tentatives de séparer l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou étaient vaines. « Notre Église n’abandonnera jamais ses frères d’Ukraine dans le malheur et ne les reniera pas. Nous ne donnerons jamais notre accord sur le changement des frontières canoniques sacrées de notre Église, car Kiev est le berceau spirituel de la sainte Rous’, de même que Mtskheta pour la Géorgie ou le Kosovo pour la Serbie » a déclaré le patriarche en la cathédrale du Christ Sauveur à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Celui-ci a mentionné que, aujourd’hui, on essayait d’attirer l’Église d’Ukraine « dans le conflit profond qui divise la société » et de faire de cette Église « l’otage de ce conflit ». « On s’empare des églises [canoniques, ndt] par la violence, on ignore les sentences des tribunaux, on mène une campagne contre l’Église, on soumet des projets de loi au parlement ukrainien dont le but est de discriminer et de mettre une position très difficile la plus grande communauté religieuse du pays » a-t-il ajouté. Comme l’a dit le patriarche, en règle générale, les projets de loi discriminatoires dirigés contre l’Église canonique en Ukraine sont proposés par des députés qui soutiennent le schisme, ou qui sont gréco-catholiques, voire athées. « Les attaques, sous forme d’agressions ou d’injures contre notre Église en général et contre l’orthodoxie canonique en Ukraine en particulier, se poursuivent », a constaté le patriarche.

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L’épiscopat, le clergé et les moines et moniales du Donbass réagissent aux déclarations du soi-disant « patriarche de Kiev » Philarète Denissenko selon lesquelles cette région devait « racheter par les souffrances et le sang le référendum visant à la fédéralisation » de l’Ukraine

Suite aux récentes déclarations du « patriarche de Kiev » Philarète Denissenko selon lesquelles « il ne faut pas penser que la population du Donbass est innocente pour ces souffrances. Et il faut qu’ils rachètent leur faute par les souffrances et le sang », ajoutant qu’ils sont fautifs, entre autres, pour le référendum visant à fédéralisation de l’Ukraine. 

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Une émission de la Radio Télévision Suisse intitulée « Orthodoxes ukrainiens, frères ennemis ? » dédiée à la situation religieuse actuelle en Ukraine

Fabien Hünenberger, journaliste de la Radio Télévision Suisse, s’est rendu il y a quelques semaines en Ukraine pour comprendre les antagonismes entre l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, les deux Églises orthodoxes ukrainiennes schismatiques et l’Église gréco-catholique (uniate). Dans le cadre de l’émission « Orthodoxes ukrainiens, frères ennemis ? » de la série « Hautes Fréquences » de la Radio susmentionnée, Il a interviewé d’une part Constantin Sigov, sociologue des religions et professeur à l’Université Mohyla de Kiev, Taras Dmytryk, Secrétaire exécutif de la Société académique ukrainienne chrétienne, tous deux sympathisants des Églises dissidentes et d’autre part l’Archiprêtre Nicolas Danilievitch, Adjoint au responsable du Département des relations extérieures de l’Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou). En fin d’émission, il a interviewé père Michel Dymyd, prêtre uniate ukrainien, lequel a rappelé la concélébration de la Liturgie sur la Place Maïdan entre prêtres catholiques et prêtres orthodoxes. Il convient néanmoins de mentionner que les prêtres orthodoxes en question appartiennent à « l’Église autocéphale d’Ukraine » schismatique et non à une Église orthodoxe canonique. On peut écouter ici le postcast de cette émission sur le lien ci-dessous.

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Le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine évoque les conditions du rétablissement de la paix en Ukraine

Si nous ne purifions pas le cœur de la haine, les accords de paix seront tôt ou tard transgressés. Il est impossible d’arrêter la guerre, sans arrêter le flot de haine dans nos cœurs, il est impossible d’atteindre la paix sans Dieu. C’est ce qu’a déclaré le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine dans une interview publiée dans le journal « Korrespondent ». La guerre n’est pas simplement l’absence d’hostilités et la cessation des bombardements, rappelle le métropolite Antoine. La paix, c’est la victoire sur le mal, qui vit dans chacun de nous. « Il est impossible d’arrêter la guerre, si l’on n’arrête pas le flot de haine et d’agression qui se déverse aujourd’hui dans nos cœurs. Les racines de l’hostilité et de la méchanceté sont là et non chez les autres hommes, que nous considérons erronément comme nos ennemis. Le chrétien ne peut avoir qu’un seul ennemi, satan, et il ne peut lutter que contre lui », a déclaré le métropolite Antoine. « C’est ainsi que l’on peut signer tous les accords possibles, on peut se mettre d’accord sur la cessation des hostilités, tout cela, on peut et on doit le faire. Mais si nous ne réussissons pas à libérer nos cœurs de la haine, alors, tôt ou tard, tous ces accords de paix seront violés. Simplement parce que, selon la parole du Christ, c’est du cœur de l’homme que proviennent les mauvaises pensées, les adultères, la haine, les meurtres… » Mais le principal, souligne le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, c’est qu’il est impossible d’atteindre la paix sans Dieu. « Il est la source de tout bien et le vainqueur du mal. Si nous nous souvenons de cela et nous adressons à Lui pour recevoir de l’aide, alors bientôt tout ce qui se produit actuellement dans notre pays, cessera, et le Dieu de paix sera toujours avec nous », conclut le métropolite Antoine.

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La direction de l’organisation « Union Helsinki d’Ukraine » demande au président Porochenko de ne pas permettre la tenue de l’Eurovision 2017 dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev

La direction de l’organisation « Union Helsinki d’Ukraine » se prononce catégoriquement contre l’intention de procéder à l’ouverture du concours de la chanson « Eurovision 2017 » dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev [actuellement transformée en musée, ndt]. C’est ce qui est dit dans la lettre ouverte de l’organisation au président ukrainien Porochenko. « Nous considérons de tels plans des initiateurs du festival non seulement comme une manifestation criante d’ignorance culturelle, mais aussi comme une aspiration dissimulée à la substitution des valeurs, un moyen à peine masqué d’imposer au peuple ukrainien, au lieu des orientations de la haute culture européenne construite sur les principes chrétiens, les usages et les modèles de la culture de masse », ont déclaré les dirigeants de l’organisation. Ceux-ci, dans leur appel, ont rappelé au président que « Sainte Sophie de Kiev, dans la conscience profonde du peuple ukrainien est un symbole non seulement religieux, mais aussi national ». « Pour nous, Ukrainiens, Sainte-Sophie de Kiev est, à l’instar du Mur des lamentations pour les juifs, ou la Kaaba pour les musulmans, ou Saint-Pierre de Rome pour les Italiens, le centre de tout l’Univers. Sainte-Sophie est un espace sacré du peuple ukrainien, son alpha et omega, où on ne peut que s’adresser dans la prière à notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ou encore accomplir des manifestations spirituelles et culturelles ou nationales », est-il mentionné dans la lettre. Des divertissements sur le territoire de l’église Sainte-Sophie ou dans ses murs seront considérés par les membres de l’Association, comme « un sacrilège extrême, comme un attentat dissimulé contre le sens du sacré et les intérêts de la nation ukrainienne ». Les auteurs de la lettre appellent le président, en tant que garant des intérêts de tous les citoyens de l’Ukraine, « à interdire le déroulement à Sainte Sophie du festival international de variété, de ne pas permettre l’humiliation de notre peuple ». Selon les auteurs, il serait plus opportun de produire la manifestation dans l’ancien musée Lénine ou au Palais des arts d’Ukraine. « Nous vous appelons, en tant que Président de l’Ukraine de vous opposer fondamentalement et décisivement à la déshumanisation de la nation ukrainienne, d’où qu’elle vienne et quels que soient ceux qui la mettent en œuvre » concluent les auteurs de l’appel.

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Le patriarche de Jérusalem Théophile III a appelé les orthodoxes d’Ukraine à être prêts à verser leur sang pour témoigner du Christ

Le primat de l’Église orthodoxe de Jérusalem, le patriarche Théophile III, a manifesté son soutien aux fidèles de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, qui font face aujourd’hui à de nombreuses attaques des schismatiques et nationalistes ukrainiens. Le patriarche a rappelé que tous les véritables chrétiens 

ont toujours été persécutés dans ce monde, mais n’ont jamais désespéré et ont considéré comme un bonheur de souffrir pour le Christ. C’est ce qu’a déclaré le patriarche au cours d’un long entretien avec la délégation de l’Église orthodoxe d’Ukraine qui séjournait en Terre Sainte, avec, à sa tête, le métropolite de Zaporojié et de Melitopol Luc. Celui-ci était accompagné par le chef du Service des pèlerinages de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem, le hiéromoine Dométien, et par le directeur du Centre des pèlerinages de l’Église orthodoxe d’Ukraine, Vladimir Telijenko. Au cours de la rencontre, le patriarche Théophile a abordé les questions des relations de l’Église orthodoxe et de l’État en Ukraine, du témoignage contemporain de l’Église dans le monde sécularisé, ainsi que du martyre des chrétiens de différentes confessions au Moyen Orient. « Selon la parole de l’apôtre, nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang », a souligné le patriarche, « et il faut se rappeler de la source de la haine envers le Christ et ceux qui L’aiment, de la cause première des divisions et des conflits. Le Patriarcat de Jérusalem s’efforce d’apporter le témoignage de la paix. Rechercher le compromis, s’efforcer de trouver une compréhension mutuelle, la résolution des problèmes, il faut le faire jusqu’à la fin. Et lorsque cela s’avère déjà impossible, il faut demeurer dans l’esprit d’amour et de la paix du Christ, être prêt à témoigner par le sang de l’amour et de la paix. Ainsi a été la voie de toutes les Églises. C’est ainsi qu’a été affermie et existe jusqu’à ce jour l’Église à Jérusalem, c’est ainsi que l’Église russe a témoigné au XXème siècle de la véritable puissance du Christ ». Le métropolite Luc a remercié le patriarche au nom de toute l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la chaleureuse réception et ces paroles de soutien et de consolation que le Primat a transmis au clergé et aux fidèles de l’Église canonique en Ukraine. À l’issue de la rencontre, le directeur du Centre des pèlerinages de l’Église orthodoxe d’Ukraine, Vladimir Telijenko, a discuté avec le patriarche des détails des célébrations des nombreux clercs de cette Église qui séjournent actuellement en Terre Sainte. Le même jour, l’archevêque d’Izioum et Koupiansk Élisée et l’évêque de Berdiansk et Primorsk Éphrem avec des pèlerins d’Ukraine ont rencontré le primat de l’Église de Jérusalem. Les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont remercié le patriarche de Jérusalem pour la possibilité qui leur est donnée de vénérer les saints Lieux de Palestine et ont demandé ses prières pour l’État ukrainien et son peuple.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine compte deux fois plus de paroisses que les deux entités schismatiques confondues

L’Église orthodoxe d’Ukraine compte 53 diocèses, où accomplissent leur ministère 84 hiérarques et 10.169 prêtres. En outre, elle dispose de 12.334 paroisses, 207 monastères avec 4847 moines et moniales, 3707 écoles du dimanche, selon les données communiquées par le Service de presse de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Quant aux deux entités schismatiques, à savoir le « Patriarcat de Kiev » et « L’Église orthodoxe autocéphale ukrainienne », elles disposent respectivement de 36 et de 12 hiérarques, 3332 et 723 clercs, 211 et 19 moines et moniales. Comme l’indique le communiqué du Service de presse de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le nombre des paroisses de l’Église orthodoxe d’Ukraine « est deux fois supérieur aux autres confessions orthodoxes confondues, tandis que le nombre de moines et moniales est 21 fois plus grand ».

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Rencontre du métropolite Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, avec les ambassadeurs de la Confédération helvétique dans la région de la C.E.I.

Le 22 septembre 2016, le métropolite de Kiev Onuphre a reçu dans sa résidence de la Laure des Grottes de Kiev un groupe d’ambassadeurs de la Confédération helvétique en poste dans la région de la CEI ainsi que des représentants du Ministère suisse des affaires étrangères, et ce à leur demande. À la rencontre était également présent le collaborateur du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine S.M. Bortnik. Le thème de la discussion était l’état des relations entre l’Église et l’État en Ukraine et le rôle de l’Église orthodoxe d’Ukraine dans la société ukrainienne contemporaine. Le métropolite Onuphre a souligné que la tâche primordiale de l’Église était l’enseignement des commandements de Dieu aux fidèles ainsi que les vertus morales, l’honnêteté, le travail bien fait, l’amour de Dieu et du prochain. Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a également mentionné que l’Église travaille conjointement avec l’État au bien du pays. Entre autres, l’Église orthodoxe d’Ukraine reste le chaînon qui unit les habitants des régions orientales du pays qui sont déchirées par la guerre avec les habitants du reste du territoire de l’Ukraine. L’Église produit nombre d’efforts pour préserver l’unité de l’Ukraine, a déclaré le métropolite. Concernant la question des relations interconfessionnelles dans l’État, le primat a précisé que l’Église orthodoxe d’Ukraine est ouverte aux frères et sœurs en Christ qui se trouvent dans le schisme. Les voies vers l’union existent, mais elles ne doivent pas être au service de la conjoncture politique. « Les politiciens, parfois, ne comprennent pas correctement la nature de l’Église », a conclu le métropolite Onuphre, « la voie vers l’union de l’Orthodoxie en Ukraine nécessite de la patience, or le conflit politique gêne ce processus ». La rencontre a eu lieu dans une atmosphère amicale. À l’issue de la rencontre, Mgr Onuphre a offert des cadeaux à ses hôtes. Le même jour, ceux-ci ont visité les églises et les grottes de la Laure de Kiev.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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Deux anciens présidents de l’Ukraine en visite du Patriarcat œcuménique

Le patriarche oecuménique Bartholomée, a reçu le 31 août dernier les deux anciens présidents de l’Ukraine Leonid Kravtchouk et Viktor Iouchtchenko. Selon le communiqué du Patriarcat oecuménique, le patriarche, accompagné de Mgr Jean de Pergame et Mgr Emanuel de France, s’est entretenu pendant deux heures avec les deux invités d’honneur.

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20.000 pèlerins sont arrivés à la Laure de la Dormition à Potchaïev (Ukraine)

La procession, qui a commencé à Kamenets-Podolski est arrivée à la Laure de la Dormition à Potchaïev le 25 août. La distance est d’environ 200 kilomètres. 20.000 personnes sont entrées à la Laure, au son des cloches. Un espace pour se reposer et un repas ont été offerts à tous les participants à la procession. Selon le service de presse de la Laure, le pèlerin le plus jeune était âgé de 26 jours, tandis que le plus âgé avait 81 ans. Ce pèlerinage, depuis Kamenets-Podolski jusqu’à la Laure de Potchaïev, pour y assister à la fête de la Dormition, que l’Église orthodoxe russe fête le 28 août selon l’ancien calendrier, a lieu chaque année. Cette tradition remonte à presque 200 ans.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine s’est accrue de presque 500 paroisses depuis l’élection du métropolite de Kiev Onuphre

Depuis que Mgr Onuphre a été élu métropolite de Kiev, l’Église orthodoxe d’Ukraine s’est accrue de 484 paroisses. C’est ce qu’a annoncé le chancelier de cette Église, le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’intronisation de S.B. le métropolite Onuphre : « Depuis l’élection, il y a deux ans, du métropolite Onuphre, lequel est le 123ème primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, celle-ci a connu une croissance tant quantitative que qualitative. Le nombre de nos paroisses a augmenté de 484 ». Le métropolite Antoine a ajouté que le Primat avait effectué 43 visites archipastorales dans les diocèses, consacré 23 églises dans différents endroits du pays. En outre, 13 nouveaux saints ont été canonisés au cours de la même période. « Ces statistiques témoignent que l’Église croît, qu’elle renaît », a fait remarquer le métropolite Antoine. Celui-ci a rappelé que la période susmentionnée coïncidait avec une profonde crise économique et politique, ainsi qu’avec les affrontements armés dans l’Est du pays, d’où l’appel essentiel du métropolite Onuphre durant toute cette période à la prière pour la paix en Ukraine. « Notre Église, comme le dit S.B. le métropolite Onuphre, ne divise pas les Ukrainiens entre les « siens » et les « autres », entre ceux « qui ont raison » et ceux « qui ont tort ». Nous sommes tous les citoyens de l’Ukraine une, nous sommes tous différents, mais nous sommes tous les enfants de Dieu » a déclaré le métropolite Antoine. Le 17 août 2016, l’Église orthodoxe d’Ukraine commémore la deuxième année de l’intronisation du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Celui-ci, alors métropolite de Tchernovtsy et de Bucovine, a été élu locum tenens de la cathèdre métropolitaine de Kiev le 24 février 2014 en raison de la maladie du primat, le métropolite Vladimir (Sabodan, +2014). Le 13 août de la même année, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine a élu le métropolite Onuphre primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine. L’intronisation a eu lieu à la Laure des Grottes de Kiev le 17 août 2014.

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L’archevêque Job de Telmessos déclare dans une interview que le Patriarcat de Constantinople n’a pas l’intention de créer son propre exarchat en Ukraine 

Lors des solennités à Kiev consacrées au Baptême de la Russie kiévienne, le président ukrainien Porochenko a invité le patriarche œcuménique Bartholomée. Celui-ci a envoyé pour participer aux célébrations son représentant, l’archevêque de Telmessos Job (Getcha). Après cette visite, de nombreuses interprétations des paroles et déclarations de Mgr Job ont été publiées, dont celles qui ont été prononcées par celui-ci pendant la cérémonie officielle à la « Vladimirskaïa Gorka », à Kiev. Or, ces interprétations sont diamétralement opposées, selon les vues et les convictions de ceux qui les font. Afin d’éviter tout malentendu concernant tant la visite de l’archevêque Job à Kiev, que la politique du Patriarche œcuménique à l’égard de la question ecclésiale ukrainienne, le site orthodoxe ukrainien pravlife.org s’est adressé directement à l’archevêque Job afin d’obtenir les éclaircissements nécessaires.

Monseigneur, vous étiez représentant du patriarche de Constantinople lors des solennités du Jour du Baptême de la Rous’ à Kiev. Pourquoi le patriarche Bartholomée n’a-t-il pu venir ? Quels souhaits Sa Sainteté a-t-elle transmis aux Ukrainiens ? De quoi a-t-il été question au cours de votre rencontre avec le Président ukrainien ? Avez-vous rencontré le chef du « Patriarcat de Kiev » ?

– Le patriarche œcuménique a reçu l’invitation du Président ukrainien mais, malheureusement, eu égard au fait qu’il reçoit de nombreuses invitations et que le programme de ses visites est assez dense, il ne peut répondre positivement à toutes. Néanmoins, dans de tels cas, le patriarche, courtoisement, envoie toujours son représentant. Cette fois, en cette qualité, c’est moi qui suis venu à Kiev pour les festivités. Le patriarche a demandé de transmettre à tous les Ukrainiens qu’il était spirituellement avec eux, parce que l’Église de Constantinople est l’Église-Mère pour l’Église de Kiev. En tant que père spirituel du peuple ukrainien, sa prière et ses souhaits est la paix dans le pays et l’unité dans l’Église. Ce sont précisément ces souhaits que j’ai transmis de sa part au Président ukrainien et à S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Avec la bénédiction du patriarche, c’est précisément eux que je devais rencontrer, et mon séjour était convenu avec les organes de l’État et l’Église canonique.

Suivez-vous les événements dans notre pays ? Nous avons tous vu l’agression contre la Procession pan-ukrainienne pour la paix. Comment pensez-vous, pourquoi une certaine partie de la société n’accepte-t-elle pas l’initiative pacificatrice de l’Église ?

– Oui, bien sûr, nous suivons constamment les événements en Ukraine. Il faut dire que toutes les questions sont très politisées. En réalité, dans la question du schisme ecclésial en Ukraine, ce sont précisément les motifs politiques qui jouent un grand rôle. De nombreuses forces marginales, tant pro-russes que pro-ukrainiennes, voulaient utiliser la Procession pour leur propagande ultra-nationaliste. L’État craignait que des provocations puissent avoir lieu. Mais, Dieu soit loué, toutes les mesures possibles ont été prises afin de ne pas permettre quelque chose de tel, et la Procession pour la paix s’est déroulée paisiblement, sans aucuns incidents !

Quel est votre point de vue, des changements juridictionnels pourraient-ils régler les problèmes du schisme ecclésial en Ukraine ? Comment l’Église de Constantinople voit-elle son aide pour le retour de l’unité ecclésiale en Ukraine ?

– Le but principal du Patriarcat œcuménique est l’unité de l’Église orthodoxe en Ukraine. Tous, tant les Ukrainiens que tous les chrétiens orthodoxes dans le monde entier, en ont assez du schisme. Le Patriarcat œcuménique ne prévoit pas de créer une juridiction parallèle en Ukraine, parce qu’une telle situation non canonique ne ferait qu’approfondir le problème. Le Patriarcat œcuménique est prêt à aider à résoudre le schisme ecclésial comme récemment cela a été le cas dans l’Église de Bulgarie et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie.

Qu’est ce que tous les orthodoxes en Ukraine doivent nécessairement faire pour atteindre l’unité ?

– Premièrement, il faut rejeter son égoïsme et fuir l’égocentrisme. Récemment, lors du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe en Crète, S.B. l’archevêque d’Albanie Anastase a souligné que la source de tous les problèmes dans l’Église est l’égocentrisme. Deuxièmement, il faut par principe observer les saints canons de l’Église orthodoxe qui existent précisément afin de préserver l’unité de l’Église. Troisièmement, il faut prier plus, afin que nous changions intérieurement et qu’ainsi nous puissions coopérer à l’unité. Et enfin, comme de véritables pacificateurs, nous devons être des hommes de dialogue, prêts à entendre les souhaits du prochain et chercher une issue à cette situation.

Que souhaiteriez-vous à tous les Ukrainiens orthodoxes ?

– Je pense que la plus grande fête en Ukraine aura lieu lorsque la paix viendra dans l’État et l’unité dans l’Église orthodoxe. Je vous assure qu’afin de partager la joie d’une telle fête, le Patriarche œcuménique trouvera toujours le temps, et moi-même avec lui !

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L’Église orthodoxe russe considère comme une « invention journalistique » les paroles attribuées au représentant de Constantinople au sujet de l’appartenance canonique de l’Ukraine

On ne croit pas, au Patriarcat de Moscou, que le représentant de Constantinople, l’archevêque de Telmissos Job (Getcha), aurait appelé l’Ukraine son territoire canonique. « L’archevêque Job est un homme très instruit, spécialiste dans le domaine du droit canon. On ne peut croire qu’il aurait effectivement pu affirmer que, soi-disant, « le territoire de l’Ukraine constitue le territoire canonique de l’Église de Constantinople », écrit le vice-président du Département synodal du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, dans un article publié sur le site « Interfax-Religion ». Selon l’archiprêtre, une telle déclaration contredit la vérité historique, tout comme la position officielle du Patriarcat de Constantinople, confirmée des multitudes de fois (notamment par le fait que c’est précisément au patriarche de Moscou Cyrille que le patriarche de Constantinople Bartholomée a envoyé une notification officielle de la visite prochaine à Kiev de l’archevêque Job). L’archiprêtre Nicolas a indiqué que l’interview contenant la déclaration susmentionnée a été préparée par une partisane du schisme bien connue en Ukraine, qui fut dans le passé une activiste de la secte de « l’Ambassade de Dieu » de Sunday Adelaja, et a été publiée sur le site RISU, soutenu par les Gréco-catholiques (uniate), dont le chef s’est exprimé de façon outrageuse à l’égard de ses compatriotes orthodoxes ukrainiens. « Mgr Job a participé aux offices à Kiev sur l’invitation personnelle du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Je pense que cela démontre de toute évidence la reconnaissance par le patriarcat de Constantinople de la seule Église et juridiction canoniques en Ukraine. Quant aux faits « retentissants » et aux sensations, nous les laissons à la conscience des journalistes qui les publie » précise le père Nicolas. À son avis, la tentative de nier la légitimité de la réunion de la métropole de Kiev au Patriarcat de Moscou ressemble plus à une invention journalistique qu’à la déclaration responsable d’un hiérarque orthodoxe. « Dans tous les cas, cette affirmation est absolument dépourvue de fondements tant canoniques qu’historiques. La lettre conciliaire de 1686 a été signée par le patriarche de Constantinople Denis IV et par 21 métropolites de l’Église de Constantinople, elle a été reconnue par tous les Patriarches orientaux et n’a jamais été mise en doute au cours des siècles » a conclu le père Nicolas.

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Le patriarche Bartholomée a remercié le chef de l’Église gréco-catholique (uniate) d’Ukraine pour son soutien au Concile panorthodoxe

Le patriarche de Constantinople Bartholomée a remercié le chef de l’Église gréco-catholique (uniate) d’Ukraine, Sviatoslav (Chevtchouk) pour son soutien au Concile panorthodoxe exprimé par celui-ci dans sa lettre. Cette information est communiquée par le département de l’information de ladite Église. « Nous sommes heureux de la possibilité de communiquer avec vous, afin d’exprimer notre sincère gratitude pour votre lettre avec ses souhaits fraternels pour le Saint et Grand Concile qui, avec la grâce de l’Esprit Saint et la synergie de nos frères les primats et les hiérarques des Églises orthodoxes locales du monde entier, a finalement été convoqué le 19 juin et s’est achevé avec succès le 26 juin 2016 à l’Académie orthodoxe de Crète » a écrit le Patriarche œcuménique, qui ajoute : « Nous pouvons assurer Votre Béatitude, que notre propension au dialogue avec nos Églises sœurs a été soutenue par l’écrasante majorité au cours des sessions conciliaires et a été reflétée officiellement dans les documents finaux. Cela, selon notre conviction, revêt indubitablement une signification décisive pour le témoignage espéré et unique de l’Évangile dans notre monde et notre temps troublés ». Le patriarche Bartholomée a également assuré de sa prière « pour la stabilité et la paix en Ukraine. » « Que le Seigneur tout puissant défende et garde votre pays béni » a-t-il conclu. En mai 2016, le chef de l’Église uniate ukrainienne avait écrit au patriarche de Constantinople pour lui exprimer son soutien au Concile en Crète. « Nombreux sont, parmi les hiérarques rassemblés pour penser aux problèmes qui se dressent devant l’Église orthodoxe, ceux qui peuvent être étonnés d’apprendre que le Chef de l’Église que l’on décrit souvent comme le plus grand obstacle au dialogue œcuménique [i.e. l’Église uniate d’Ukraine, ndt] vous soutiendra par la prière sincère, afin que la présence divine soit réellement ressentie dans toutes vos discussions, sachant que « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 20), a écrit l’archevêque Sviatoslav. Dans sa lettre, celui-ci a aussi rappelé qu’il y a 21 ans, les membres du « Groupe d’études de l’Église de Kiev » [constitué des représentants de l’Église orthodoxe, de l’Église gréco-catholique et de l’Église catholique de rite latin, ndt] avaient rendu visite au patriarche, au Phanar. « Je vous assure que le même esprit d’ouverture et de sincérité œcuméniques, que vous avez vu alors chez les hiérarques et les clercs gréco-catholiques ukrainiens, est vivant aujourd’hui aussi. Pour cette raison, il y a une questions unique que je voudrais proposer au Concile [panorthodoxe, ndt] d’examiner, à savoir discuter la possibilité de la réalisation de projets historiques communs pour « la purification de la mémoire » et la guérison des blessures du passé » était-il dit dans la lettre du chef des uniates ukrainiens.

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Réaction du Service de communication du DREE aux déclarations de l’Église greco-catholique d’Ukraine

Un évènement sans précédent sur le plan spirituel et national s’est achevé le 27 juillet 2016 à Kiev : il s’agit de la Marche nationale ukrainienne de paix, d’amour et de prière en Ukraine, organisée à l’initiative de l’Église orthodoxe ukrainienne. Selon différentes estimations, plus de 80 000 fidèles orthodoxes ont pris part à cette procession dans la prière, partant en même temps de la Laure de la Dormition de Potchaïev à l’Ouest et de la Laure de la Dormition de Sviatogorsk, à l’Est, afin de se joindre le jour de la célébration du Baptême de la Rus’ et de la fête de saint Vladimir aux nombreux habitants de Kiev à la Laure de la Dormition des Grottes pour assister à la Divine liturgie.

Marchant des centaines et des milliers de kilomètres, rencontrant sur leur route de nombreuses difficultés à cause du conflit civil qui se poursuit dans le pays, les fidèles ont avancé en priant à la rencontre les uns des autres, afin de demander ensemble au Seigneur et à la Sainte Mère de Dieu la fin de la guerre civile, le triomphe de l’amour, de la paix, du bien et de la concorde interconfessionnelle pour la terre d’Ukraine durement éprouvée.

Cependant, même cette bonne œuvre, appelée à surmonter les divisions dans la société ukrainienne, a suscité des attaques cyniques et d’injustes accusations de la part de la direction de l’Église gréco-catholique ukrainienne, qui a utilisé cet évènement pour lancer de nouvelles accusations hargneuses et cyniques à l’adresse de l’Église canonique orthodoxe ukrainienne. L’archevêque suprême de l’EGCU, Sviatoslav Chevtchouk, a donné le 24 juillet une interview au Département d’information de l’EGCU, dans laquelle il déclarait que la Marche nationale était une action politique pro-russe. « Le Patriarcat de Moscou », selon l’archevêque, « est souvent utilisé comme instrument entre les mains de l’agresseur ». Le chef de l’EGCU compare la marche à « un bouclier vivant de civils » et prévient que « si des slogans anti-ukrainiens et des provocations se font entendre parmi les participants de cette procession, ce sera la fin du Patriarcat de Moscou en Ukraine ». L’archevêque ne craint pas d’affirmer que parmi le clergé du Patriarcat de Moscou, « il y a beaucoup de cas de conduite incompatible avec le nom de citoyen de l’Ukraine, et les Services de sécurité ukrainiens doivent s’occuper d’eux ».

Ces déclarations du chef de l’EGCU, indignes non seulement d’un archevêque, mais plus généralement d’un chrétien, visent à attiser les discordes entre confessions, et sont prononcées dans le style des dénonciations politiques ; elles ne peuvent pas ne pas susciter l’indignation et le dégoût dans les cœurs des fidèles orthodoxes. L’uniatisme, implanté par le feu et par le glaive durant de nombreux siècles, démontre encore une fois aujourd’hui son hostilité envers l’Orthodoxie. Encore et encore, malgré les accords atteints au prix de tant d’efforts au plus haut niveau entre les Églises orthodoxe et catholique, l’union apparaît comme une force semant l’inimitié et la haine, empêchant systématiquement et de façon conséquente la réconciliation entre l’Orient et l’Occident.

Le 19 juillet, le site officiel de l’EGCU a publié une interview de l’ancien chef de cette église, le cardinal Lubomyr Husar, qui a accusé la Hiérarchie de l’Église orthodoxe ukrainienne de manquer de sincérité et de poursuivre des objectifs politiques : « Ces processions sont annoncées et organisées par l’Église orthodoxe ukrainienne… Tout cela a l’air d’une vile ruse. C’est du cynisme, tout ce qu’il y a de pire. »

Ces déclarations respirant la haine démontrent à l’évidence que l’Orthodoxie canonique reste toujours la cible des violentes attaques des leaders uniates. Durant des siècles, les uniates ont tenté d’en finir avec l’Orthodoxie, avec l’aide des autorités civiles lorsque c’était possible, ou au moyen de différentes insinuations, fraudes et tromperies. Aujourd’hui, par leurs déclarations politisées, les dirigeants grecs-catholiques tentent encore une fois de mettre orthodoxes et catholiques dans l’impasse, d’empêcher la normalisation des relations et du développement du dialogue en Ukraine. Il est clair que les dirigeants de l’EGCU ne sont pas disposés à poursuivre aucune espèce de dialogue constructif avec l’Orthodoxie canonique afin de parvenir à la paix et à la compréhension mutuelle. Toute initiative de l’Église orthodoxe ukrainienne, même une initiative aussi noble que la Marche nationale, ne suscite chez les gréco-catholiques que de furieuses attaques.

La nature même de l’uniatisme, tel qu’il est apparu au XVI siècle pour des raisons politiques, transparaît ainsi avec toute son évidence dans les actions des gréco-catholiques. Comme le remarque le document de la Commission spéciale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine « L’uniatisme, méthode d’union du passé, et la recherche actuelle de la pleine communion » (Balamand, 1993), les « initiatives (uniatistes) ont conduit à l’union de certaines communautés avec le Siège de Rome et ont entraîné, comme conséquence, la rupture de la communion avec leurs Églises-mères d’Orient. Cela se produisit non sans l’intervention d’intérêts extra-ecclésiaux. Ainsi sont nées des Églises orientales catholiques et s’est créée une situation qui est devenue source de conflit et de souffrances d’abord pour les orthodoxes mais aussi pour les catholiques. » Le principe de division et de conflit, présent dès l’origine dans l’union, a été une source de souffrances pour de nombreuses personnes et établit un mur empêchant d’atteindre à une compréhension entre orthodoxes et catholiques.

Dans la Déclaration commune du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et du Pape François de Rome, signée à La Havane le 12 février 2016, à côté d’une reconnaissance du fait que « la méthode de l’«uniatisme» du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Église, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité », contient un appel à la réconciliation et à trouver des formes ce coexistence acceptables entre orthodoxes et gréco-catholiques (art. 25). Cependant, la direction de l’EGCU non seulement n’a pas entendu cet appel, mais, en attaquant la Déclaration commune et ses auteurs, le Pape François et le Patriarche Cyrille, continue à approfondir la division dans la société ukrainienne et à assombrir les relations entre orthodoxes et catholiques.

Compte tenu de la rhétorique agressive sans précédent de l’archevêque suprême de l’EGCU, Sviatoslav Chevtchouk, et du cardinal Lubomyr Husar à l’encontre de l’Église orthodoxe ukrainienne canonique et du Patriarcat de Moscou en général, le Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou considère comme une affaire de première urgence de revenir sur le thème des conséquences canoniques et pastorales de l’uniatisme dans le cadre de la prochaine séance plénière de la Commission mixte pour le dialogue orthodoxe-catholique, prévue du 15 au 22 septembre 2016 à Chieti (Italie). Peut-on dialoguer avec l’église catholique romaine sur d’autres questions théologiques alors que le thème de l’uniatisme continue à rester une plaie sanglante, et que les leaders de l’uniatisme ne cessent pas de recourir à une rhétorique blasphématoire et politisée ? Le dialogue sur la question des conséquences canoniques et pastorales de l’union, violemment interrompu par la faute des gréco-catholiques, doit être rétabli au plus tôt.

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L’archevêque Job (Getcha) de Telmessos du Patriarcat de Constantinople : « Le territoire de l’Ukraine est le territoire canonique de l’Église de Constantinople »

ArticleImages_64119_Getcha_puDans une interview en date du 29 juillet 2016 au site ukrainien RISU, que nous publions in extenso ci-dessous, l’archevêque Job (Getcha) s’exprime sur les Églises qui n’ont pas participé au Concile panorthodoxe, le sort des groupes marginaux à tendance eschatologique, la raison du blocage de la question de l’autocéphalie et sur l’espoir éventuel, pour les orthodoxes d’Ukraine, d’obtenir celle-ci.

– Monseigneur, quelles sont les impressions du Concile panorthodoxe en Crète ? Est-on parvenir à faire ce qui était prévu ? L’organisation et les résultats sont-ils satisfaisants ?

– Fondamentalement, le Concile s’est déroulé avec succès, en ce sens que tous les documents qui étaient préparés et coordonnés lors du processus panorthodoxe de préparation, ont été adoptés. Bien sûr, avec quelques corrections, mais celles-ci sont mineures, et ne changent pas le fond du contenu des documents. Aussi, nous considérons que le Concile s’est déroulé avec succès. Il est malheureux, naturellement, que quatre Églises aient refusé d’y participer. Elles ont refusé au dernier moment, alors qu’elles avaient pris part au processus de préparation, elles avaient signé les documents qui étaient préparés, elles avaient même pris part aux rencontres d’organisation, un mois avant le Concile. L’Église orthodoxe russe elle-même était présente, une semaine avant le Concile lors de la réunion du Comité de préparation du message du Concile. Or, elles ont décidé à la dernière minute de ne pas participer au Concile.

– Cela était-il inattendu ?

– Nous ne l’attendions pas, bien entendu. Malheureusement, ces Églises ont pris une telle décision, et maintenant elles en portent la responsabilité. Mais le Concile a eu lieu comme cela était planifié.

– L’absence de ces quatre Églises a donné l’occasion à l’Église orthodoxe russe de déclarer qu’elle ne reconnaît pas le statut panorthodoxe du Concile. Mais, comme nous le savons par l’histoire, les Conciles œcuméniques mêmes n’avaient pas des représentations de toutes les Églises existant alors ainsi que de tous les évêques. À quel point la position de l’Église orthodoxe russe est-elle juste ?

– Dans l’histoire de l’Église, lors de la plupart des Conciles, il n’y avait pas de représentants de nombreuses Églises. Et il faut prendre compte ici du processus de réception du Concile. Bien que lors de nombreux Conciles œcuméniques, il n’y avait pas de représentations de toutes les Églises, l’ensemble de celles-ci ont adopté leurs décisions, ce qui donna aux dits Conciles le statut d’œcuménique.

– C’est-à-dire que participation et réception sont des concepts parallèles, qui ne sont pas forcément liés entre eux ?

– Oui, mais nous savons également par l’histoire qu’il y avait des Églises qui ont refusé de participer à certains Conciles. Et, puisqu’elles avaient refusé de participer aux Conciles, elles sont restées en dehors de l’Église. C’est le cas, par exemple, de l’Église d’Arménie au Vème siècle qui a refusé le IVème Concile œcuménique de Chalcédoine, parce qu’elle considérait que le problème du monophysisme est un problème de l’Église de Constantinople, et que cela ne la concernait pas. Il y avait aussi des problèmes politiques liés à cette position. Mais l’Église arménienne n’est pas maintenant dans l’unité avec l’orthodoxie universelle. Elle est une des Églises non-chalcédoniennes qui, durant des siècles, reste en dehors de l’Église universelle.

– C’est-à-dire que les conséquences historiques d’un tel refus peuvent être n’importe lesquelles ?

– Tout dépend de la réception du Concile. Celui-ci a eu lieu et les Églises qui ont refusé d’y participer en portent maintenant la responsabilité pour leur avenir.

– Maintenant, les porte-paroles du Patriarcat de Moscou font des déclarations selon lesquelles c’est précisément l’Église russe qui a tous les leviers et les mécanismes pour réunir « un véritable » Concile panorthodoxe. À quel point ces déclarations reflète-t-elles la situation réelle des choses ?

– Disons que ce n’est pas la première fois que le Patriarcat de Moscou veut le faire. De telles tentatives ont eu lieu en 1948, alors qu’ils essayaient de faire une rencontre panorthodoxe à Moscou, à l’époque soviétique. Nous savons qu’ils n’ont pas réussi, et pas seulement parce que certaines Églises ont refusé de participer. Mais il faut avoir en vue que l’Église orthodoxe russe n’a pas les bases canoniques pour convoquer un tel Concile.

– On met en avant et activement dans l’Église orthodoxe russe la doctrine politique « Moscou  – Troisième Rome », où est attribué à l’Église le rôle de « rassembleur des Terres russes ». Comment réagit à cela le Patriarcat œcuménique ?

– C’est le mythe de « Moscou – Troisième Rome », construit sur les pensées exprimées par le moine de Russie Philothée, qui vécut au XV-XVIème s. C’est un mythe absolu, parce que dans l’histoire de l’Église et dans le concept des canons, il n’y a pas de première-deuxième-troisième-quatrième Rome. Il y a l’ancienne Rome, qui était le centre de l’Empire romain, le centre de la civilisation européenne, et il y a la nouvelle Rome – la nouvelle capitale de l’Empire romain. Il n’y a pas de première, de deuxième, il y a l’ancienne et la nouvelle Rome. Une troisième, une quatrième, une cinquième, il n’y en aura pas. Et c’est là l’histoire non seulement de l’Église, non seulement l’histoire de l’empire, c’est l’histoire de la civilisation humaine. L’Église de Rome et de Constantinople sont aujourd’hui héritières des deux Églises. Elles sont les héritières de cette histoire politique, ecclésiale, humaine, et son liés canoniquement avec ces fondements et privilèges.

– Dans le monde orthodoxe, et cela est fortement exprimé dans l’Église orthodoxe russe, il y a maintenant un flux de voix qui ont une attitude très agressive, eschatologique, envers le huitième, neuvième et les Conciles œcuménique suivants, et pour ce qui concerne l’organisateur de ce Concile de Crète, le patriarche œcuménique, ils sont, c’est un euphémisme, très critiques. Y a-t-il des courants eschatologiques avec pour implication politique une menace pour l’unité de l’Orthodoxie universelle ? En général, à quel point la ligne « fondamentalisme – œcuménisme » constitue-t-elle un sérieux défit pour l’orthodoxie ?

– De tels courants sont marginaux, malgré le nombre de leurs partisans. Ils ne reflètent pas la position de l’Église.

– Mais, dans l’Église russe on ne les combat pas, mais on les utilise…

– De telles tendances sont très dangereuses et périlleuses. Aussi, l’Église ne peut adopter ces positions marginales. Parce que de telles positions ne reflètent pas la foi et la mission chrétiennes. Vous voyez, certains aiment utiliser le principe des chiffres. Et ils pensent que plus ils ont de partisans, plus ils sont forts et justes. Si nous revenons à l’histoire de l’Église, les Ariens étaient très nombreux au IVème s., ils étaient puissants, et de telles figures éminentes de l’Église, comme saint Grégoire le Théologien, saint Basile le Grand, étaient préoccupés par la survie de l’Église. Mais malgré le nombre des partisans de l’arianisme, l’Église n’a jamais adopté les positions de ceux-ci, de telle façon que la doctrine arienne était marginale et ne correspondait pas à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Plus tard, au moment de la lutte contre le monothélisme, au VIIème s., saint Maxime le Confesseur était presque le seul partisan de la foi chrétienne. Presque tous, la majorité des gens, étaient partisans du monothélisme. Mais finalement, celui-ci a été condamné conciliairement et Maxime le Confesseur, qui était le seul à maintenir sa position, a vaincu. Donc ici, avec des chiffres pour des positions marginales, il ne faut pas construire quelques conceptions, théories ou plans. Et il ne faut pas ici s’inquiéter.

– C’est la vérité qui, historiquement, vainc, et non pas le nombre ou l’agression des marginaux ?

– C’est précisément ainsi.

– Permettez-moi de passer à la question de l’autocéphalie. La question de la proclamation de l’autocéphalie a été mise entre parenthèses par le Concile panorthodoxe en raison de son caractère conflictuel et en l’absence de consensus orthodoxe. Pourquoi cette question déclenche-t-elle tant de conflits ? Or, l’autocéphalie, c’est la seule organisation naturelle d’administration ecclésiale.

– Dans le processus de préparation du Concile panorthodoxe, la question de l’autocéphalie et de sa proclamation était présente et a été discutée. Et il existe même des textes de documents, qui ont été préparés. Je parle en général du processus pour comprendre pourquoi tout s’est arrêté. L’étude de la question a eu pour point de départ le fait que l’on considérait le Patriarcat œcuménique comme unique patriarcat dans le monde orthodoxe, qui ait le droit d’octroyer l’autocéphalie, tant pour des raisons historiques que canoniques. Parce que dans l’histoire, toutes les nouvelles autocéphalies qui sont apparues, à commencer au XVIème s. avec celle de l’Église russe et jusqu’à nos jours, ce furent des territoires du Patriarcat œcuméniques auxquels il a donné l’autocéphalie. Pour ce qui concerne les raisons canoniques, parce que le Patriarcat œcuménique occupe la première place dans le monde orthodoxe. Lors de la discussion de la question de l’autocéphalie au niveau panorthodoxe dans l’esprit du consensus, certains ont dit : « Non ! Constantinople ne peut donner elle seule l’autocéphalie. Il faut ajouter que pour l’octroi de l’autocéphalie, il doit y avoir l’accord et la ratification de l’Église dont quelque partie veut recevoir l’autocéphalie ». Ici, on peut prendre un exemple actuel, à savoir que si l’Ukraine veut recevoir l’autocéphalie, Constantinople ne peut pas elle seule la lui accorder, il faut qu’il y ait une demande de l’Église orthodoxe russe, étant donné que l’Ukraine, à l’heure actuelle, se trouve en son sein. Alors, dans le cadre de la préparation au Concile panorthodoxe, le Patriarcat de Constantinople a accepté le compromis et a donné son accord pour que l’autocéphalie puisse être octroyée par Constantinople seulement avec l’accord et la demande de l’Église, où la partie intéressée se trouve. On est allé ensuite plus loin. On est allé jusqu’à la question du Tomos, le document qui proclame l’autocéphalie de l’Église concernée, et dans lequel sont mentionnés tous les points auxquels doit se tenir la nouvelle Église, toutes les exigences qu’elle doit remplir. La question a alors surgi de savoir qui signe ce Tomos, si c’était seulement le patriarche de Constantinople. Dans le cadre de la discussion, il a été dit : « Non ! Ce sont tous les chefs, tous les primats des Églises locales. Parce qu’ils doivent être d’accord, ils doivent reconnaître cette nouvelle Église ». Le Patriarcat de Constantinople est encore allé au-devant du compromis et a dit : « Bien, tous les primats des Églises locales signeront le Tomos ».

– Et pour chaque signature, cela veut dire des discussions ?

– Oui. Et alors Constantinople a accepté le compromis. On est arrivé jusqu’à la signature du Tomos. Nous savons par l’histoire que les Tomos ont été signés par le patriarche de Constantinople, qui après sa signature apposait le mot « proclame ». Parce que le patriarche œcuménique en tant que premier, en tant que président de son Synode, proclame l’autocéphalie. Et à sa suite apposaient leurs signatures les membres du Synode de l’Église de Constantinople sans aucune mention. Parce ce que ce qui est proclamé par le chef, est simplement confirmé par les autres comme étant un document officiel, valide. Et Constantinople voulait adopter cette pratique et dire : « Le patriarche de Constantinople signe le Tomos avec le mot « proclame », et les autres primats, comme auparavant les membres du Synode, apposent simplement leurs signatures dans l’ordre des diptyques orthodoxes ». Il y eut encore une discussion, et à nouveau une nouvelle exigence : « Non ! Les autres patriarches doivent aussi ajouter un mot quelconque après leur signature ». Et Constantinople a de nouveau accepté un compromis. Et il a dit : « Alors nous ferons comme cela : le patriarche de Constantinople signe et les autres patriarches apposent le mot « co-proclament » sur le principe de l’office orthodoxe ». On sait que lorsque l’on célèbre la divine liturgie, c’est toujours le premier qui célèbre, celui que l’on considère comme présidant l’office, et les autres concélèbrent.

– C’est logique.

– Et, à nouveau, les représentants du Patriarcat de Moscou n’ont pas été d’accord avec le mot « co-proclament ». Ils voulaient que chaque patriarche signe avec le mot « proclame ». Et alors, le Patriarcat œcuménique n’a pas été d’accord. Non en raison de son honneur ou quelque raison politique. Simplement parce que c’est illogique et incorrect. Un seul homme peut proclamer, et les autres, qui sont avec lui, peuvent « co-proclamer ». Mais chacun ne peut pas proclamer à sa façon. Et c’est là que la question a été bloquée. Et depuis, lorsqu’il y a eu ces sessions, en 2009, si je ne fais pas erreur, elle est restée bloquée. C’est-à-dire que cette question de l’autocéphalie a été examinée, que l’on est arrivé à un texte de compromis, mais tout a été bloqué par la question de la signature sous le Tomos. C’est pourquoi il a été décidé de ne pas porter la question à l’ordre du jour. Pour Constantinople, cela signifie que la question de l’autocéphalie reste au statu quo, tel qu’il était au commencement de l’examen de cette question. Parce que toutes les variantes issues des compromis, au sujet desquelles il y avait accord, ne sont pas allées jusqu’à la conclusion.

– Les premières autocéphalies sont appelées anciennes, parce qu’il y a eu ensuite une deuxième vague, les nouvelles autocéphalie, à commencer par l’Église orthodoxe russe et, qualitativement, elles étaient un peu différentes. À votre avis, la nécessité d’une nouvelle vague d’autocéphalies, est-ce un processus naturel, ou le témoignage de certains problèmes à l’intérieur de l’Orthodoxie ? L’Orthodoxie universelle est-elle prête à une troisième, une nouvelle vague d’autocéphalies ?

– Quelle est la différence entre la première et la deuxième vague ? En fait, la deuxième vague commence au XVIème siècle, après l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe russe. En quoi diffère la première et la deuxième vague, en quoi leur statut est un peu différent ? En ce sens que les centres anciens, dans lesquels entraient Rome (mais la question de Rome, est une autre question actuellement), Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem et Chypre, ce sont des Églises qui ont été confirmées lors des Conciles œcuméniques. Et comme nous le savons, c’est le principe de l’Église, et les fondamentalistes sont également d’accord avec cela et répètent que l’Église orthodoxe doit s’en tenir aux Conciles œcuméniques. Nous ne pouvons nous considérer orthodoxes si nous renonçons aux dispositions de quelque Concile œcuménique. Ce sont des obligations de l’Église orthodoxe. Ces Églises ont été confirmés par des Conciles œcuméniques. Les autres, la nouvelle vague d’autocéphalies n’a pas été confirmée par un Concile œcuménique. On ne peut dire que leur autocéphalie diffère en quoi que ce soit, mais leur statut n’a pas de confirmation par un Concile œcuménique.

– Leur a-t-on donné l’autocéphalie par économie ou pour des causes politiques ?

– La nouvelle vague d’autocéphalie venait toujours en réponse à des circonstances politiques, la création d’un nouvel État ou d’un nouvel empire. En tenant compte du statut de l’État, l’autocéphalie était accordée, afin de régler un problème administratif. Pour cette raison, cette deuxième vague d’autocéphalies continue jusqu’à nos jours – la majorité de ces autocéphalies ont été proclamées à la fin du XIXème et du XXème s.

– La deuxième vague d’autocéphalies s’est séparée de Constantinople, mais il y a une troisième vague : lorsqu’il y a séparation non pas du Patriarcat de Constantinople, mais de ses Églises-filles. C’est le problème et de l’Église serbe et de l’Église orthodoxe russe. Et Constantinople est déjà passé par là.

– Constantinople considère toujours que le territoire de l’Ukraine est le territoire canonique de l’Église de Constantinople. Il ne faut pas oublier que c’est précisément sur la base du cas de la métropole de Kiev qu’a été accordée l’autocéphalie à l’Église de Pologne en 1924. L’État polonais s’est adressé à Constantinople…

– C’est précisément l’État qui s’est adressé à Constantinople ?

– Oui. Voilà ce qui s’est passé. Dans les années 20, l’État polonais est devenu indépendant. Et l’État a dit : « Nous ne sommes pas contre le fait que vivent en Pologne des chrétiens orthodoxes, qu’ils pratiquent leur foi et aient leur Église. Mais, comme État, nous ne voulons pas qu’il y ait en Pologne une Église qui soit la cinquième colonne d’un État étranger, d’autant plus antagoniste ». Pour cette raison, l’État polonais, en 1924, s’est adressé à Constantinople, afin que celle-ci accorde l’autocéphalie à l’Église de Pologne. C’était la demande de l’État pour résoudre un problème politique.

– C’est-à-dire qu’un problème ecclésiastique peut être simultanément aussi un problème politique ?

– Oui, pour la Pologne, il n’y avait pas de problème de foi orthodoxe, de doctrine orthodoxe, de liturgie orthodoxe, ce sont des questions religieuses qui ne concernent pas l’État. Mais l’État polonais avait un problème politique, il ne voulait pas que l’Église orthodoxe en Pologne serve les intérêts d’un autre État. Et pour cette raison, il s’est adressé à Constantinople afin d’accorder l’autocéphalie et de régler la question politique. Et sur quel fondement, Constantinople a-t-elle accordé le Tomos de 1924 à l’Église orthodoxe de Pologne ? Constantinople considérait l’Église de Pologne comme une ancienne partie de la métropole de Kiev. Et nous savons que sous le métropolite Cyprien Tsamblak, la métropole de Kiev se trouvait dans le cadre de l’État polono-lithuanien, c’est-à-dire que ses limites s’étendaient aussi au territoire de la Pologne et de la Lituanie contemporaine. C’était aussi à peu près la même chose au temps de Pierre Movilă, qui était métropolite de Kiev. La métropole de Kiev était alors soumise à Constantinople. Et parce que la Pologne se trouvait à un certain moment dans le cadre de la métropole de Kiev, et que celle-ci était directement soumise, canoniquement, à Constantinople, c’est Constantinople qui a donné l’autocéphalie à l’Église de Pologne en 1924. Ainsi, si en 1924, Constantinople a accordé l’autocéphalie à l’Église de Pologne sur la base de la métropole de Kiev, pourquoi, aujourd’hui, Constantinople n’aurait-elle pas le droit  d’accorder à la métropole de Kiev elle-même le statut d’autocéphale ? Si cela était possible en 1924, c’est possible aujourd’hui également.

– La délégation ukrainienne dans le cadre de l’Église orthodoxe russe n’a pas participé au Concile panorthodoxe. Une autre partie des orthodoxes ukrainiens est en général laissée sans aucune représentation dans l’Orthodoxie universelle. Qui porte la responsabilité d’une situation aussi lamentable entre les Ukrainiens orthodoxes, n’est-ce pas une situation anormale des choses ?

– Le Patriarche œcuménique a déclaré plus d’une fois que Constantinople est l’Église-Mère de l’Église d’Ukraine. Plus d’une fois, il a souligné qu’il était le père spirituel des Ukrainiens. Et pour cette raison, le Patriarche œcuménique suit constamment et est soucieux de la situation en Ukraine. Qui plus est, après que le parlement ukrainien se soit adressé au Patriarcat de Constantinople pour lui demander d’accorder l’autocéphalie canonique à l’Ukraine, cette demande a été examinée lors du dernier Synode, lequel a décidé de transmettre cette demande à une commission pour un examen sérieux et approprié de ce problème. Ainsi, Constantinople s’en occupe.

– Nombreux sont ceux qui disent que le résultat de cette décision doit être la réunion de toutes les branches orthodoxes ukrainiennes. Mais comment réunir, si l’une des branches ne voit aucune nécessité dans cela, du fait que les autres juridictions orthodoxes sont pour elle inexistantes ? C’est-à-dire que nous avons le phénomène désagréable d’auto-isolation d’une branche canonique en la personne de son épiscopat et d’une partie du clergé. Et ils réagissent même à la venue en Ukraine des représentants du Patriarcat œcuménique de façon très amère. Comment parler de réunion, si une juridiction vit dans sa propre réalité parallèle, où personne à part elle n’existe ? En tenant compte de cela, est-ce que le Patriarcat œcuménique dispose de quelques mécanismes de règlement de la question ukrainienne ? Au niveau des déclarations de l’épiscopat ukrainien de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou les problèmes de changement de statut n’existent même pas.

– Vous avez décrit le problème et ce faisant, vous avez souligné sa complexité. Pour le règlement du problème, il doit y avoir un processus défini, qu’il faut étudier et trouver. Et c’est justement le but du travail de cette commission. S’il y avait une réponse à la question comment régler la question, elle serait résolue depuis longtemps ! Constantinople ne doit pas étudier la question ukrainienne : a-t-elle le droit d’accorder l’autocéphalie ou non ? Ou l’Église d’Ukraine est-elle la fille de l’Église de Constantinople ou non ? Cela, Constantinople le sait parfaitement et l’a souligné plus d’une fois et l’a confirmé. Aussi, l’examen de la question consiste à savoir comment trouver une issue pour la résolution du problème. C’est là le but de la commission. C’est pourquoi, à ce moment, je ne peux vous dire de quelle façon ce problème sera résolu. Nous n’avons pas encore trouvé ce processus qu’il faut suivre, autrement la question serait déjà réglée. Mais il est important de souligner, et c’est un principe canonique, qu’il ne peut y avoir qu’une Église sur un territoire donné. C’est-à-dire que deux Églises autocéphales ne peuvent se trouver simultanément sur un territoire. Et pour proclamer l’autocéphalie, il faut l’unité de l’Église. C’est pourquoi il faut travailler à cette unité.

– Aujourd’hui, dans de nombreuses Églises, il y a un problème de divisions et de juridictions non reconnues. Les représentants du Patriarcat de Moscou en Ukraine considèrent que même le dialogue posé et paisible avec les opposants est non canonique, on ne peut le mener de quelle façon que ce soit.

– Il ne faut pas mener un dialogue ?

– Non, il ne faut pas. Car « Le Patriarcat de Kiev » ce sont des schismatiques et ils n’ont qu’une voie, revenir au sein du Patriarcat de Moscou ». À quel point cette position correspond aux principes canoniques et, en général, à la conscience chrétienne ?

– Je ne vous rappellerai qu’un exemple tiré de la Bible. Ouvrez le livre de Job dans l’Ancien Testament. Dans le premier chapitre, Job raconte le dialogue (« dialogue » en grec, c’est une conversation) en Dieu et le diable. Dans le livre de Job, Dieu mène un dialogue avec satan. Si un tel dialogue est impossible – entre Dieu et le diable ! – pourquoi, aujourd’hui le dialogue serait impossible entre chrétiens, d’autant plus entre chrétiens orthodoxes ?

– Le Patriarcat de Moscou en Ukraine s’efforce de présenter la situation comme une persécution sans précédent contre la seule juridiction reconnue en Ukraine. À quel point les Églises orthodoxes sont-elles informées objectivement, pourquoi des conflits autour de l’appartenance des églises se produisent-ils en Ukraine, pourquoi le niveau de confiance en l’Église orthodoxe d’Ukraine est-il très bas, quel rôle joue l’Église orthodoxe russe dans l’incitation à la haine dans le Donbass ? À quel point cette information est-elle disponible ?

– Vous voulez dire, à quel point les Églises sont-elles informées hors de l’Ukraine ?

– Oui.

– Ici, il faut dire que des informations très différentes et contradictoires sont diffusées. Ce n’est pas nouveau : dans toute question, par exemple, politique, si l’on compare l’information qui est donnée par les journalistes américains, elle peut ne pas coïncider avec celle des journalistes russes. Et même dans un pays, selon les tendances politiques des journaux et des journalistes, l’information est éclairée sous des jours différents dans les différents journaux. Je dirais que le monde est faiblement informé en fait sur ce qui se passe en Ukraine. Par exemple, un évêque du Patriarcat de Constantinople m’a posé la question, avant mon voyage, si les troupes russes se trouvent sur le territoire de l’Ukraine. Il avait l’impression que cette question, après les accords de Minsk, était déjà réglée. C’est là seulement un exemple. Il y a, bien sûr des informations, et il y a différentes contradictions dans cette information, mais pour le dire ouvertement, hors d’Ukraine on écrit très peu sur ce pays.

– Mais comment peut-on régler la question ukrainienne, s’il n’y a pas une information complète, objective sur l’état des choses et des relations entre Ukrainiens ? Est-ce également une question pour la commission ?

– C’est l’une des causes supplémentaires pour lesquelles cette question a été transmise à une commission pour un plus profond examen.

– « L’Église orthodoxe ukrainienne autocéphale » [formation schismatique différente du « Patriarcat de Kiev », ndt] a également soumis un appel au Patriarcat œcuménique pour être reconnue comme en faisant partie ? Cette question a-t-elle été ajoutée à l’examen de la commission ?

– Comme cela est indiqué pour la question ukrainienne, il y est question de l’Église globalement. Ce n’est pas seulement l’examen d’une partie ou d’une branche, mais la question est considérée dans son intégralité. Mais bien sûr, cette question sera également examinée.

– Cela signifie que l’on prévoit de renverser toutes les tendances centralistes dans la direction opposée ?

– Oui, de réunir.

– Une dernière question, Monseigneur. Peut-être vous paraîtra-t-elle une plaisanterie. Mais dans les cercles russes, circulent des déclarations selon lesquelles vous seriez nommé exarque du Patriarcat de Constantinople en Ukraine. Pouvez-vous commentez cela ?

– Premièrement, je ne sais rien du tout de cela. Deuxièmement, il n’a pu être question d’une telle chose à Constantinople, du fait que l’examen de la question commence avec le début et non avec la fin.

– Merci, Monseigneur !

Source (dont photographie): RISU

L’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Ukraine sera étudiée par une commission synodale du Patriarcat œcuménique

Lors de sa session du 13 juillet 2016, le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a pris la décision suivante au sujet de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Ukraine : « À été examinée la demande du Parlement d’Ukraine soumise au Patriarcat œcuménique d’accorder le statut autocéphale à l’Église d’Ukraine, laquelle demande a été déférée à la Commission synodale compétente pour son étude appropriée ».

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À la Laure de Potchaïev, des milliers de fidèles ont rejoint la procession pan-ukrainienne « pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine »

Dans la matinée du 9 juin, immédiatement après l’office d’intercession en la cathédrale de la Dormition, la procession pan-ukrainienne est partie de la Laure de Potchaïev. La marche pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine est présidée par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Potchaïev Vladimir, supérieur de la Laure, l’évêque de Shuya Séraphim, recteur du séminaire de Potchaïev. La procession pan-ukrainienne pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine se déroule du 3 au 27 juillet avec la bénédiction du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Le clergé, les moines et des milliers de pèlerins marchent et prient pour la paix et le calme dans l’État ukrainien. Pendant la marche sont lus des acathistes au Seigneur Jésus-Christ, à la Très sainte Mère de Dieu et aux saints. Accompagnés par l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Potchaïev, les marcheurs suivent l’itinéraire suivant : Potchaïev – Kremenets – Mejretchié – Slavouta – Cheptekovka – Polonnoyé – Romanov – Tchoudnov – Korostychev – Stavichtché – Sitniaki – Makarov – Kolonchtchina – Dmitrovka – Kiev (église Saint-Théodose-de-Tchernigov) – Kiev (Vladimirskaïa Gorka). Le premier jour, les fidèles font une marche de 17 kilomètres et s’arrêtent au monastère de la Théophanie à Kremenets. Il y a six jours, la procession a démarré dans l’Est du pays. Le 3 juillet, les fidèles, qui sont partis de la Laure de la Dormition à Sviatogorsk, ont déjà traversé la région de Donetsk et continuent leur route pour Kharkov, dans la direction de la capitale de l’Ukraine. Le 27 juillet, jour du Baptême de la Russie, les deux processions se rejoindront à la Laure des Grottes de Kiev. La procession pan-ukrainienne se terminera par un office d’intercession au parc Vladimirskaïa Gorka à Kiev.

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La chaîne télévisée orthodoxe russe « Soyuz » est interdite en Ukraine

Le comité national ukrainien chargé des questions de la télévision et de la radio a exclu de la liste des programmes étrangers dont la retransmission est autorisée sur le territoire de l’Ukraine, neuf chaînes télévisées, dont la chaîne orthodoxe russe Soyuz. « Sur les ondes de ces chaînes télévisées est retransmise de la publicité commerciale, ce qui constitue une violation des dispositions de l’alinéa 9 de la loi N°13 de l’Ukraine « sur la publicité » est-il dit dans le communiqué du comité national ukrainien [ce qui ne s’applique pas à « Soyuz », cette chaîne ne comportant aucune publicité, ndt]. Pour ce qui concerne plus spécifiquement l’interdiction de la chaîne télévisée « Soyuz », il est mentionné dans le communiqué que (soi-disant) « elle présente des indices d’appel au renversement de l’ordre constitutionnel et de la violation de l’intégralité territoriale de l’Ukraine, étant donné qu’elle reconnaît l’existence sur le territoire de l’Ukraine de l’éducation pseudo-nationale non-reconnue, et constitue une forme de sa popularisation dans les médias de l’État-agresseur ».

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Le métropolite Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine : « Les difficultés dans la préparation du Concile n’influeront pas sur la situation dans l’orthodoxie ukrainienne »

Les difficultés qui surgissent dans la préparation du Concile panorthodoxe ne doivent pas influer sur la situation dans l’orthodoxie ukrainienne. C’est l’opinion qu’a exprimée le Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, dans une interview au département synodal de l’information et de l’instruction de ladite Église. « Je ne pense pas que les difficultés afférant à la préparation du Concile doivent provoquer un souhait de vengeance chez les Églises locales. Si nous allons dans une telle voie, on peut dire que l’on met dès aujourd’hui « une croix » sur le futur Concile panorthodoxe. Je pense que tous le comprennent. Pour cette raison, il ne peut y avoir d’intrusion d’une Église sur le territoire canonique d’une autre », a déclaré le primat. Ensuite, celui-ci a rappelé qu’il n’était pas question de la situation religieuse en Ukraine dans le règlement du Concile. « Les schismes qui se produisent dans l’Église sont la conséquence du péché humain. Ces schismes sont présents dans presque toutes les Églises locales. Il se guérissent de la même façon que le péché, c’est-à-dire par la pénitence », a souligné le primat.

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Les moines de la laure de Potchaïev (Ukraine) s’expriment au sujet du Concile panorthodoxe

La communauté monastique de la Laure de Potchaïev est solidaire avec l’opinion du clergé et des moines qui ont exprimé leurs remarques et leurs propositions pour corriger les projets de documents préparés pour le Concile panorthodoxe de 2016. C’est ce qui ressort du message publié sur le site officiel du monastère. C’est le document intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien qui soulève le plus de questions et de remarques », soulignent les moines de la laure de Potchaïev. Ceux-ci assurent les paroissiens et les pèlerins de leur attachement aux dogmes de l’Église « qui ne nécessitent aucune sorte de changement ». Les moines appellent les fidèles à la prière ardente pour la préservation et le renforcement de tous les enfants de l’Église du Christ dans la pureté de la foi orthodoxe. Ci-après le texte complet du message :

« Appel des communautés du monastère de la laure de la Sainte-Dormition de Potchaïev et de la skite du Saint-Esprit, dépendant de la laure, au sujet du futur Concile panorthodoxe.

Bien-aimés pères, frères et sœurs dans le Christ,

Du 16 au 27 juin 2016 se réunira sur l’île de Crète le Concile panorthodoxe qui, malheureusement, ne sera pas annulé. Les documents suivants y seront examinés :

– L’autonomie et la manière de la proclamer
– L’importance du jeûne et son importance aujourd’hui
– Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien
– La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain
– La diaspora orthodoxe
– Le sacrement du mariage et ses empêchements

C’est le document intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien « qui soulève le plus de questions et de remarques. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, la Sainte-Communauté du Mont Athos, le diocèse de Kamenets-Podolsk de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Limassol Athanase (Église orthodoxe de Chypre) ont exprimé leurs remarques et leurs propositions pour modifier ledit document et ce de façon très argumentée et solide du point de vue théologique. Les moines de la laure de la Sainte-Dormition de Potchaïev partagent la préoccupation de leurs confrères moines, des évêques, prêtres, des pieux laïcs, qui sont soucieux de leur salut et du destin de l’Église du Christ. Nous sommes reconnaissants à ceux qui se sont donné de la peine et ont exprimé leurs remarques et suggestions pour la correction des documents concernés. La communauté de la Laure de Potchaïev est solidaire et en accord avec l’opinion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, du Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, de la Sainte-Communauté du Mont Athos, du diocèse de Kamenets-Podolsk de l’Église orthodoxe d’Ukraine, du métropolite de Limassol Athanase (Église orthodoxe de Chypre). Pour nous, l’opinion exprimée par Mgr Benjamin, métropolite de Vladivostok et de Primorsk, dans sa lettre aux participants à la conférence « Concile panorthodoxe : points de vue et attentes », qui s’est déroulée le 19 avril 2016 à l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou, est également très importante. Quant à nous, nous souhaitons assurer les paroissiens et les pèlerins de notre Laure que, espérant en la miséricorde divine, la protection et l’intercession de la reine des cieux, et affermis par les prières et les exemples de nos Pères qui vécurent dans l’ascèse, Job et Amphiloque, thaumaturges de Potchaïev, et fixant les exploits de nos maîtres qui subirent les plus violentes persécutions et outrages à l’époque de l’athéisme, les moines de la Montagne de Potchaïev feront à l’avenir également tout ce qui est possible afin que le peuple fidèle reçoivent dans les églises du monastère la grâce divine dans les sacrements de la sainte Église orthodoxe qui a été fondée par le Christ Sauveur Lui-même, dont les dogmes ont été fixés par les saints Pères et les décisions des sept Conciles œcuméniques et n’ont besoin d’aucun changement. La vérité divine est parfaite et immuable. Et le Sauveur du monde nous a confié de la garder et de la proclamer, et non de « la mettre au point ». Nous croyons fermement que le notre Seigneur Jésus-Christ gardera Son Église inébranlable et invincible « et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle » (Matth. 16,18). Nous appelons le pieux peuple à élever ses prières ardentes, afin que le Seigneur très-miséricordieux continue à nous renforcer dans la pureté de la foi orthodoxe, dans laquelle seulement est possible le salut éternel ».

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Une église de Kiev, relevant de l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou), a fait l’objet d’actes de vandalisme

Des inconnus ont perpétré des actes de vandalismes dans une église dédiée à la Transfiguration du Seigneur, située près du dispensaire en charge de la tuberculose à Kiev. L’incident s’est produit dans la nuit du 23 mai. Les malfaiteurs ont pénétré dans l’église après avoir brisé les portes. Ils ont ensuite mis le feu à l’intérieur et à l’extérieur de l’édifice et ont disparu. Les habitants du quartier, voyant les flammes, ont appelé la police. L’édifice est demeuré intact, bien que les murs aient été endommagés par l’incendie. Une enquête est en cours.

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Des milliers de fidèles se sont rendus à la laure de Potchaïev (Ukraine) pour la fête de saint Job

Le 19 mai, jour de la mémoire de saint Job de Potchaïev (+1651), a eu lieu la liturgie solennelle en la cathédrale de la Dormition de la laure de Potchaïev. L’office était présidé par le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, assisté par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Potchaïev Vladimir, supérieur de la Laure, l’archevêque de Gorodnitsky Alexandre, et l’évêque de Manhattan Nicolas (Église orthodoxe russe hors-frontières), ainsi que les nombreux prêtres du monastère et d’autres endroits, et un grand nombre de fidèles, parmi lesquels se trouvaient les membres du chœur synodal de jeunes de la cathédrale orthodoxe russe hors-frontières de New York. On peut visionner ici des extraits des vêpres, des matines, de la liturgie et ici la procession autour de la laure, avec les reliques de saint Job de Potchaïev.

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“Un prêtre orthodoxe devient champion d’Ukraine de force athlétique”

P-Viktor-Kochmar_0_730_320Le P. Viktor Kochmar a décroché deux médailles d’or lors du championnat de force athlétique d’Ukraine, parmi 300 concurrents. Il s’agit d’une discipline sportive, appelée dynamophilie au Québec, proche de l’haltérophilie. L’article du journal La Croix qui en rend compte (dont la photographie ci-contre) se trouve sur cette page.

En Ukraine, la femme d’un prêtre orthodoxe a été tuée et son mari gravement blessé lors d’une très violente agression

596845677bad0be9acDans la nuit du 25 au 26 avril, à Dnepropetrovsk en Ukraine, des inconnus ont agressé et torturé dans leur demeure l’archiprêtre Anatoly Lysenko (photographie), de l’Église orthodoxe ukrainienne autonome au sein du Patriarcat de Moscou, recteur de la paroisse Saint-André dans cette ville, et son épouse Irina. Ils ont exigé que le couple leur remette tout l’argent du foyer. Irina Lysenko a été battue à mort. Le père Anatoly a été emmené dans un cimetière où il a été battu et laissé sans connaissance. Lorsqu’il a repris connaissance, il a pu donner l’alerte. Sa femme a été découverte morte des suites des violences subies. Le père Anatoly, grièvement blessé, est lui à l’hôpital en soin intensif.

Sources: Interfax, Patriarcat de Moscou, Risu. Photographie: le père Anatoly Lysenko (source: Église orthodoxe ukrainienne).

Le président ukrainien Petro Porochenko plaide pour une Eglise orthodoxe unie et indépendante en Ukraine

PdtPorochenko_patriarcheDanielLe 21 avril, le président ukrainien Petro Porochenko a rencontré à Bucarest le patriarche Daniel de Roumanie. Il a évoqué lors de celle-ci son souhait de voir la constitution d’une Église orthodoxe unie et indépendante en Ukraine et d’obtenir sa reconnaissance par les autres Églises orthodoxes. Il a par ailleurs souligné qu’il existe en Ukraine cent paroisses en langue roumaine. Pour sa part, le patriarche Daniel a rappelé qu’il existe en Roumanie un vicariat orthodoxe ukrainien qui regroupe 32 paroisses et 3 monastères avec des offices en ukrainien et a exprimé son désir de l’établissement d’une paroisse à Bucarest pour le service de la communauté ukrainienne.

Le 23 avril, à Kiev, lors d’une réunion avec les représentants du Conseil pan-ukrainien des Églises et organisations religieuses, le président ukrainien a une nouvelle fois plaidé pour la constitution d’une Église orthodoxe unie et indépendante en Ukraine, unité “directement liée à l’unité de la société ukrainienne” a-t-il observé, laquelle, a-t-il poursuivi en mentionnant le contexte conflictuel actuel “est l’arme spirituelle principale de notre victoire”.

Sources: Basilica, Cath.ch, Présidence de l’Ukraine (dont photographie) (2).

L’higoumène centenaire du monastère athonite de Saint-Pantéléimon a évoqué les conditions spirituelles pour établir la paix en Ukraine

Vivre selon l’Évangile, prier Dieu et aider les gens, sans faire la différence entre « les siens » et les « autres », voici ce qui aidera à l’établissement le plus rapide de la paix en Terre ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré l’higoumène centenaire du monastère athonite russe Saint-Pantéléimon, l’archimandrite du grand habit Jérémie (Alexine) dans une discussion avec l’archevêque de Zaporojié et de Melitopol Luc. « Les pèlerins d’Ukraine nous demandent souvent : « Pourquoi cela nous arrive-t-il et quand commencera la paix ? » La réponse est très facile : l’attitude formelle envers la foi, la critique continuelle de l’Église et les calomnies à son sujet, la voie du schisme pour certains, le culte du confort, de l’argent et les distractions, ce sont là les causes des troubles en Ukraine, que Dieu a permis. Souvent, les gens attendent de nous des prophéties, mais la prophétie est donnée pour le repentir, pour notre retour vers Dieu, et non pour l’organisation de notre vie personnelle ou pour nous rassurer. L’homme doit retirer de l’utilité spirituelle des paroles qu’il a entendues des Athonites, mais pour cela il lui est nécessaire de disposer d’un esprit clair, afin d’interpréter les événements, lorsqu’ils se produisent, c’est-à-dire d’être en mesure de les juger de façon naturelle et dans l’Esprit. Cela signifie que ce sont la sobriété spirituelle, la prière et l’amour qui donnent cette capacité de discernement et non l’immersion dans le flot d’informations. Afin d’arriver le plus vite possible à l’établissement de la paix en terre ukrainienne, il est indispensable de vivre pieusement et avec douceur, d’accomplir en actes les commandements du Christ. Nous devons prêter attention avec zèle à notre propre vie spirituelle, nous efforcer de vivre selon l’Évangile. Mais cela est impossible sans repentir sincère envers Dieu, sans la fréquentation régulière des offices à l’église et la communion aux saints mystères du Christ, sans la prière à Dieu et l’aide aux hommes, sans l’amour envers l’Église, sans le respect des gens qui nous entourent. Et il convient de ne pas les diviser entre « les nôtres » et « les autres », entre les « patriotes » et les « séparatistes », entre ceux qui parlent russe et ceux qui parlent ukrainien, car nous sommes tous unis par le corps et le sang du Christ. Ouvrez l’Évangile et regardez-vous à la lumière de la parole de Dieu, c’est là ce qui nous aidera à éviter le risque de tomber dans l’erreur et l’illusion. Il nous semble que Dieu nous a oubliés, or Il nous aime et veut notre salut, mais Il ne peut nous sauver sans notre propre volonté et notre participation active. En péchant et en étant incorrigibles, nous nous opposons à notre salut. C’est pourquoi le Seigneur est forcé de nous appliquer des remèdes amers et douloureux », a déclaré l’archimandrite Jérémie. Répondant à la question de l’évêque Luc sur les prières pour l’Ukraine, l’archimandrite a mentionné que l’on prie constamment au monastère Saint-Pantéléimon pour l’Église orthodoxe d’Ukraine et pour S.B. le métropolite Onuphre et son troupeau, pour l’Ukraine indépendante et le peuple ukrainien, qui souffre des affrontements armés et du schisme ecclésial. Évoquant la figure du primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le père Jérémie a mentionné que « Dieu l’avait doté de nombreuses qualités spirituelles qui nous font défaut ». L’archimandrite a souhaité aux Ukrainiens de rester fermes dans la vérité, de ne pas mélanger ce qui est péché et ce qui est juste, la politique et la foi, en se dirigeant uniquement par l’Évangile et l’enseignement de l’Église, et de soutenir son primat, S.B. le métropolite Onuphre, aimer sa patrie et son prochain de l’amour sacrificiel du Christ. « Je suis certain que la Mère de Dieu sera toujours la protectrice et le secours de tous les chrétiens orthodoxes, dont ceux qui se trouvent sur la terre bénie d’Ukraine » a conclu le père Jérémie.

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Voyage en Grèce du métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine

Le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, a effectué un voyage en Grèce. Pendant son séjour dans ce pays, Sa Béatitude était accompagné du métropolite Métrophane de Lougansk et d’Altchevsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe ukrainienne, et du vice-président de ce département, l’archiprêtre Nicolas Danilevitch. Le 15 mars 2016, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne a assisté à une réception en l’honneur de la fête du Triomphe de l’orthodoxie, qui avait lieu à l’ambassade d’Ukraine en République de Grèce. Pendant la réception, le métropolite Onuphre a présenté ses félicitations à l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Jérôme II. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Grèce, Yannis Amanatidis, des représentants de l’Église orthodoxe de Grèce et des membres de l’Église orthodoxe ukrainienne, ainsi que des représentants du monde de l’enseignement et de la culture, participaient à l’évènement. Vladimir Chkourov, ambassadeur d’Ukraine en République grecque, a exprimé sa gratitude au Primat de l’Église orthodoxe de Grèce pour son aide dans la réhabilitation de la santé d’enfants ukrainiens en Grèce. Le diplomate a déclaré qu’il était heureux de saluer la délégation de l’Église orthodoxe ukrainienne conduite par son Primat. De son côté, l’archevêque Jérôme a exprimé son soutien et présenté ses meilleurs vœux au métropolite Onuphre et à tout le peuple ukrainien. Ensuite, il a été question du développement de la collaboration humanitaire entre l’Ukraine et la Grèce. Durant la suite de leur séjour, les membres de la délégation ukrainienne et leur Primat ont effectué le 16 mars un pèlerinage à l’île d’Égine sur le tombeau de saint Nectaire d’Égine, l’un des saints grecs contemporains les plus vénérés. Après avoir vénéré les reliques de saint Nectaire, le métropolite Onuphre a prié pour la paix en Ukraine. Le même jour, à l’aéroport d’Athènes, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine s’est entretenu avec les hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce, le métropolite Paul de Glyph et le métropolite Nicolas du Mésogée et de la Lauréotique. A la fin de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne s’est envolé pour Kiev.

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Dans son message pour le grand Carême, le métropolite de Kiev Onuphre appelle les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine à accomplir une règle spéciale de prière pour l’Ukraine

À l’occasion du début du grand Carême, le métropolite de Kiev Onuphre a adressé le message suivant aux fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine : « Bien-aimés frères et sœurs en Christ ! Depuis les temps anciens, la sainte Église nous a enseigné à commencer le grand Carême par un jour particulier pendant lequel chaque chrétien doit pardonner à son prochain toutes les offenses et les fautes [il s’agit du dimanche du pardon, qui précède le grand Carême, ndt]. Ce pardon devient la première étape de l’exploit spirituel qu’il nous échoit d’accomplir durant les jours du grand Carême. La vie spirituelle n’est pas une quelconque science ou philosophie théorique, mais la communion réelle avec Dieu dans l’Esprit Saint. Aussi, le rite du pardon, avec lequel commence le grand Carême, n’est pas un simple rite ou un symbole. C’est un réel changement spirituel dans l’âme du chrétien, qui rend nos cœurs aptes à aimer. La Sainte Écriture nous dit : « Dieu est amour » (I Jn 4,16). Les offenses empêchent l’homme de connaître cette vérité. À un certain moment, au commencement de l’existence du monde, l’homme a offensé Dieu par ses péchés. Mais Dieu « ne s’est pas irrité contre nous jusqu’à l’extrême, ni ne s’est souvenus de nos iniquités » [cf. tropaire des prières du soit]. En nous remettant nos dettes, le Seigneur et Sauveur nous enseigne par Son exemple à pardonner nos débiteurs. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Ce monde, aujourd’hui, au lieu d’être empli d’amour, est rempli d’offenses et de méchanceté. La culture de l’agression et de la haine est devenue une partie de la technologie de l’enrichissement et de l’obtention du pouvoir. Les offenses incessantes brûlent les ponts spirituels par lesquels sont unies les familles, les sociétés, les États. Ceux qui aspirent à parvenir à leurs buts en semant la discorde, font une grossière erreur. Ils seront confondus par l’histoire, parce que celui qui appelle à la haine n’aura jamais la bénédiction de Dieu : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! » (Matth. 5,9). Aujourd’hui, nous voyons que sans l’amour Divin face à la haine de ce monde, les mots humains les plus sages sont sans force. Les sacrifices de dizaines de milliers de nos compatriotes, les larmes des veuves et des orphelins appellent tous ceux qui sont pleins de haine : quittez la route de la guerre et prenez la voie de la paix. La paix sur la terre ukrainienne viendra seulement après le pardon. Le pardon n’est pas une défaite. Le pardon est la seule véritable victoire qui annihile le péché et guérit ses conséquences. Car Dieu a pardonné le monde sur la Croix. Et Sa mort divine a ouvert la voie à la Résurrection qui remporte la victoire sur tout. Bien-aimés frères et sœurs en Christ. En ces jours sacrés du grand Carême, faisons les efforts nécessaires pour déraciner de nos cœurs toutes les offenses. Il ne peut y avoir de haine entre chrétiens, ni sur la base matérielle, ni sur la base politique, nationale ou religieuse. Notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigne : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13,35). Que ce ne soit pas seulement un jour dans l’année, mais que toute notre vie devienne un dimanche du pardon. Ce faisant, chacun de nous fera des efforts réels pour que la paix et la bénédiction de Dieu reviennent sur la terre ukrainienne. Enfin, je voudrais dire que nous bénissons tous les fidèles de notre sainte Église orthodoxe d’Ukraine pour lire chaque jour du grand Carême un chapitre du saint Évangile et réciter 33 prières de Jésus (« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur »). Ce sera notre prière spéciale pour la paix sur notre terre ukrainienne. Que le Seigneur bénisse notre pays et nous tous. « Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de Sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles! Amen! » (Hébr. 13, 20,21).

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L’ONU constate la violation des droits des orthodoxes en Ukraine

L’ONU a reconnu l’existence de harcèlement des orthodoxes dans l’ouest de l’Ukraine. Les experts ont répertorié les faits comme « menaces de violence ou de contrainte physique destinées à forcer les gens à changer de confession » [c’est-à-dire de quitter l’Église orthodoxe canonique pour rejoindre l’entité schismatique dite « Patriarcat de Kiev »]. Les experts de l’administration du haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme ont visité du 28 janvier au 1er février 2016 les régions de Ternopol et de Rovno, où les représentants du patriarcat autoproclamé de Kiev ont entrepris, à plusieurs reprises, des tentatives de s’emparer par la force des églises appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine. Ils ont aussi évoqué les plaintes des habitants locaux concernant l’inaction manifeste des autorités locales à l’égard de telles violations : intimidations et discriminations. Ils ont exprimé leur inquiétude concernant le fait que les fidèles ne peuvent pas prier « sur les lieux de cultes qu’ils souhaitent », étant donné qu’ils en sont empêchés par des habitants locaux et des forces extérieures. Dans le rapport de monitoring de la mission de l’ONU, il est dit que « les enquêtes sur de tels cas sont inefficaces, ou encore ne se pas du tout effectuées ». Le patriarche de Moscou Cyrille avait déclaré précédemment que plus de 30 églises avaient été saisies par la violence par les schismatiques et qu’encore dix autres étaient exposées à la menace des schismatiques et nationalistes, « faisant passer ces événements comme soi-disant le passage volontaire des fidèles au soi-disant Patriarcat de Kiev ».

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Selon l’Église orthodoxe russe, le Patriarcat de Constantinople ne s’immiscera pas dans les affaires ecclésiales en Ukraine

Le service de presse du président ukrainien Porochenko a communiqué que le président et le patriarche de Constantinople Bartholomée avaient discuté de la création en Ukraine « d’une seule Église orthodoxe locale ». De son côté, l’Église orthodoxe russe est certaine que le patriarche ne s’immiscera pas dans affaires ecclésiales en Ukraine dans le but plaire à telles ou telles forces politiques. Le patriarche de Constantinople Bartholomée reconnaît comme seul chef légal de l’orthodoxie canonique en Ukraine le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, le métropolite Onuphre. Le service de presse du président ukrainien Porochenko avait communiqué jeudi dernier que le président et le patriarche avaient discuté de l’avenir de l’Ukraine et de la création, dans ce pays, « d’une seule Église orthodoxe locale ». Le président Porochenko se trouvait en Turquie pour une visite officielle de deux jours. « Dans l’Église orthodoxe russe, on a la conviction que, pour ce qui concerne la situation ecclésiale en Ukraine, le patriarche Bartholomée part du concept qu’il avait exprimé clairement au mois de janvier lors de la rencontre des primats des Églises orthodoxe à Genève » a déclaré jeudi à l’agence russe RIA Novosti, le vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, qui commentait les communiqués au sujet de la rencontre du patriarche Bartholomée et de Porochenko. Comme l’a mentionné l’archiprêtre Nicolas Balachov, « le patriarche de Constantinople a souligné à cette occasion [i.e. la synaxe des primats à Genève], qu’avec toutes les Églises locales, il considère que le seul chef légal de l’Orthodoxie canonique en Ukraine est le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine ». Le patriarche Bartholomée a également assuré le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille de « l’absence de plans d’une quelconque immixtion de l’Église de Constantinople dans les affaires ecclésiastiques en Ukraine ». « Nous ne doutons pas que l’on ne peut atteindre l’unité ecclésiale des fidèles orthodoxes d’Ukraine que sur la base du strict respect des canons orthodoxes, et non au moyen de la création d’une quelconque église unie selon les plans proposés par l’une ou l’autre force politique. Une Église locale une existe déjà en Ukraine : c’est celle dirigée par le métropolite Onuphre et qui est une Église auto-administrée au sein du Patriarcat de Moscou » a ajouté l’archiprêtre Nicolas Balachov. À différents moments, le patriarche de Constantinople a contesté la juridiction canonique de l’Église orthodoxe russe sur les pays baltes, la Chine et l’Ukraine. En 1990 et 1995, le Patriarcat de Constantinople a reçu en son sein les diocèses métropolitains d’Amérique et du Canada de l’Église autocéphale ukrainienne non reconnue. De même, en 1995, sur le territoire de l’Estonie, avec le concours du pouvoir de ce pays, a été institué le diocèse métropolitain du Patriarcat de Constantinople qui existe parallèlement à l’Église orthodoxe d’Estonie, qui est auto-administrée dans la juridiction de l’Église orthodoxe russe. En mai 2010, le patriarche Bartholomée, lors de son séjour au monastère de Valaam, a appelé les fidèles d’Ukraine, lesquels doutaient qu’ils devaient revenir au Patriarcat de Moscou, à « se réunir avec l’Église canonique », à savoir l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou.

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Jovan Nikoloski