Quatre nouveaux martyrs et confesseurs ont été canonisés à Zaporojie (Ukraine)

Le 13 octobre, en la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu de Zaporojie, le métropolite de Donetsk et Marioupol Hilarion a procédé à la canonisation de quatre saint martyrs et confesseurs de l’époque soviétique.
Après l’office a été célébré le dernier requiem pour les saints, après quoi a été lue la décision de canonisation du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine et la biographie des saints. Ensuite, alors que le chœur chantait les tropaires, kondakia et mégalynaires des saints nouvellement glorifiés, leurs icônes ont été sorties du sanctuaire et présentées à la vénération des fidèles. Leur fête est fixée au 13 octobre.

Les saints canonisés sont les prêtres Alexandre Chichine, Philosophe Ziabrev, Théodose Stankevitch et Métrophane Vozvijenski, qui exercèrent leur ministère dans différents villages et villes du diocèse de Zaporojie (Ukraine) dans les années 1930.
L’archiprêtre Alexandre Chichine fut arrêté en 1921 pour « agitation contre-révolutionnaire ». Ayant réfuté toutes les accusations, il fut condamné à mort.
L’archiprêtre Théodose Stankevitch s’était opposé à la politique d’immixtion du pouvoir soviétique dans les affaires internes de l’Église, notamment l’appui du régime à la soi-disant « Église rénovée ». Il fut arrêté en 1927, puis condamné à l’exil. Arrêté à nouveau en 1937, il passa plus d’année en prison sans pour autant passer aux « aveux ». Il écrivit en 1943 : « Je n’ai pas renoncé à la foi chrétienne orthodoxe, à l’Église du Christ, aux canons des saints apôtres, des conciles et des Pères, ni au sacerdoce dont je suis porteur ». Lors de la seconde guerre mondiale, il aida beaucoup de gens à échapper au travail forcé en Allemagne. Beaucoup de gens demandaient l’aide par ses prières. Il y a des témoignages selon lesquels, par ses prières, des fidèles furent guéris de graves maladies, dont l’épilepsie et l’érysipèle.

L’archiprêtre Philosophe Ziabrev continua à célébrer dans la clandestinité après la fermeture de son église en 1931. Il fut arrêté sept fois. Accusé en 1937 « d’activité contre-révolutionnaire terroriste », il répondit : « Ma profession est d’être prêtre. Après la fermeture de mon église, je suis resté fidèle à mon devoir et j’accomplissais les rites religieux dans les maisons ». Il fut alors condamné à huit ans de prison. On ne trouve pas dans les archives de documents sur sa libération, et l’on peut affirmer que, vraisemblablement, il ne revint pas de captivité.
Le prêtre Mitrophane Vozdvijensky a été arrêté plusieurs fois après la révolution. Le 6 août 1937, arrêté à nouveau, il fut accusé « d’agitation contre-révolutionnaire avec orientation terroriste », qui était fondée sur le fait que lors du recensement il appela les fidèles à se déclarer croyants. Lors de l’interrogatoire, il se comporta courageusement, réfutant toutes les accusations. Le 10 octobre 1937, il fut condamné à dix ans de travaux forcés, mais il au bout d’un an dans les conditions du goulag, il mourut le 2 octobre 1938.

Source: Pravoslavie et Novdnja, traduit du russe pour Orthodoxie.com. Photographie: Eglise orthodoxe ukrainienne