Category Archives: Faits de société

Audition du métropolite Emmanuel par l’Observatoire de la laïcité

Le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, a été auditionné ce mardi 4 février par l'Observatoire de la laïcité. Pour lire le texte de son audition cliquez ICI ! L'observatoire de la laïcité est une instance rattachée au Premier ministre ayant pour objet de conseiller et d’assister le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France.

Le document de l’Église orthodoxe russe sur le baptême des nourrissons nés avec l’aide d’une « mère porteuse »

Nous publions en version intégrale le document adopté lors de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe des 25-26 décembre 2013 sur le baptême des enfants issus d’une « mère porteuse ». Le résumé précédemment cité en référence étant insuffisant à faire comprendre la position exacte de l’Église russe et ayant donné lieu à quelques malentendus, il convient de souligner que la décision de l’Église russe de refuser le baptême aux enfants nés de « mères de substitutions » (encore appelées « mères porteuses ») repose sur un principe qui s’applique à d’autres cas : le baptême n’est pas dans la vie d’une personne un acte isolé, sans exigences et sans suite, mais l’inauguration d’une vie nouvelle et d’une croissance spirituelle qui, dans le cas des petits enfants, implique une éducation adéquate donnée par les parents et les parrains et marrraines en référence aux valeurs chrétiennes. Or cette condition n’est pas remplie dans le cas, entre autres, où les parents ont eu recours aux services d’une « mère porteuse », puisque cette pratique, comme le démontre le document, est en désaccord avec des valeurs chrétiennes fondamentales relatives à la personne et à son corps, ainsi qu’aux besoins de l’enfant dans ses rapports originels avec ses parents (en particulier sa mère au cours de la période de gestation), et qu’elle modifie la conception chrétienne de la nature et de la personne humaines, du mariage et de la famille. Cette décision est, par son caractère frappant, un signal donné à une société où la légalisation du recours aux mères porteuses (y compris par des personnes célibataires) a banalisé cet acte. Par rapport aux couples concernés, elle s'inscrit dans une démarche pastorale et a une visée pédagogique:  inciter les parents à se recentrer, à travers la pénitence, sur les valeurs chrétiennes, et à recadrer par là-même l’éducation chrétienne qu'ils ont le devoir de donner à leurs enfants.
Le document a éte traduit pour Orthodoxie.com ; les sous-titres, commentaires et numéros entre crochets sont de la rédaction.

Le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch), présences orthodoxes dans le calendrier « Paroles d’espérance » 2014

Starets_Kirill_et_SergeLe calendrier « Paroles d’espérance 2014 » présente pour chacune des 52 semaines de l’année une courte parole de sagesse à méditer. Certaines de ces paroles viennent de malades ou de détenus. La plupart viennent de témoins connus des grandes religions, ou de philosophes et d’écrivains célèbres ayant vécu à différentes époques. Sur une double page, avec le calendrier de la semaine figure une photographie de l’auteur, un résumé de sa biographie et une courte bibliographie.
Ce calendrier est destiné aux détenus des prisons françaises (20.000 d’entre eux le recevont gratuitement cette année), aux lecteurs des revues La Vie et Prier, et aux auditeurs des Radios chrétiennes francophones (RCF). L’éditeur, d’après la diffusion des années précédentes, estime à 5000 le nombre de particuliers qui devraient le commander sur son site.
Deux grands représentants contemporains de la spiritualité orthodoxe – le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch) – figurent dans ce calendrier 2014, aux côtés d’Abba Poemen (un père du désert du Ve siècle), du pape François, de Ma Ananda Moyî, de Djalâl-ud Dîn Rûmî, d’Arthur Schopenhauer, de Jean Vanier, de Vivekananda, de Milarepa, de Ramakrishna, de Jean-Marie Vianney (le curé d’Ars), de Confucius, de François d’Assise, de Taisen Deshimaru, d’Ibn Arabi, de Socrate ou de Charles de Foucault (la diversité des auteurs se veut respecteuse de la diversité d’appartenance confessionnelle du public auquel ce calendrier s’adresse).
L’archimandrite Cyril Pavlov est l’un des plus grands startsi russes actuels. Né en 1920 en Russie dans une famille de paysans croyants, il fut éduqué à partir de douze ans par son frère, non croyant, auprès duquel il perdit peu à peu la foi. Héros de la bataille de Stalingrad – son nom figure dans tous les manuels d’histoire – sa vie prit un tournant décisif en 1946 quand il entra au séminaire. Il y reçut de nombreux signes et miracles qui fortifièrent sa foi. Confesseur des patriarches Alexis Ier, Pimène et Alexis II, et des moines du célèbre monastère de la laure de la Trinité Saint-Serge, il est actuellement en Russie l’un des pères spirituels les plus vénérés, bien que la maladie le maintienne alité depuis plusieurs années et ne lui permette guère de recevoir des visites. De nombreux enseignements et homélies du starets Cyril peuvent être écoutés sur le Web.
Le starets Serge Chévitch (1903-1987) fut l’une des figures les plus charismatiques et les plus lumineuses de l’Église orthodoxe en Occident. Né à La Haye (Pays-Bas), il passa son enfance en Finlande puis près de Saint-Pétersbourg, où son père était général des hussards de la garde de l’empereur Nicolas II. Quelques années après la révolution de 1917, il dut, avec sa famille, prendre le chemin de l’exil et vint s’installer définitivement en France en 1923. De plus en plus en plus engagé dans la vie spirituelle, c’est avec la bénédiction de saint Silouane de l’Athos qu’il devint, en 1941, à la fois moine et prêtre. Menant une vie de renoncement et de pauvreté tout entière vouée à la célébration de Dieu et à l’amour du prochain, son activité se partagea désormais entre la modeste église orthodoxe de Vanves (Hauts-de-Seine) et le petit ermitage du Saint-Esprit à Le Mesnil-St-Denis (Yvelines). Possédant au plus haut degré les vertus de pénitence, d’humilité, de simplicité et de charité, doué des charismes de la prière ininterrompue, de la lecture dans les cœurs et du discernement, il aida, par son intercession et ses conseils empreints de simplicité et de sagesse, de nombreux hommes de toutes conditions venus de toute l’Europe chercher auprès de lui lumière et consolation. Il est actuellement vénéré dans la plupart des pays orthodoxes comme l’un des grands spirituels du siècle dernier.

« Douleur des peuples et voies de paix », thème de la rencontre internationale organisée par la communauté Sant’Egidio

« Douleur des peuples et voies de paix »: c’est un des thèmes qui ont été explorés lors de la rencontre internationale pour la paix de la communauté Sant’Egidio qui s’est tenue à Rome fin septembre et début octobre. La question de la souffrance des victimes de conflits, de celle de personnes souffrant de maladie, d’exclusion, d’isolement a été abordée par des personnalités de diverses appartenances religieuses qui ont témoigné pour la plupart de souffrances qu’elles ont personnellement subies.
Le cardinal Vinko Puljic, archevêque catholique de Sarajevo, est revenu sur son expérience durant la guerre au début des années 1990 en Bosnie-Herzégovine. L’archevêque arménien Armash Nalbandian, a évoqué le conflit qui déchire son pays, la Syrie. Rita Prigmore, de la communauté sinti d’Allemagne, a raconté sa propre histoire, le génocide dont a été victime sa communauté et la manière dont elle a survécu et a pardonné à ses bourreaux alors qu’elle n’était qu’un bébé. Le rabbin David Rosen, du congrès juif américain, a parlé de la Shoah et de la souffrance du peuple juif. Le père Antoine Guggenheim, prêtre catholique, directeur du « Pôle de recherche » du collège des Bernardins à Paris, a abordé dans son intervention ce thème de la souffrance à travers trois intellectuels contemporains: Irving Greenberg, juif américain qui aborde la Shoah comme défi pour le judaïsme; Jean-Claude Larchet, penseur français orthodoxe (auteur de « Dieu ne veut pas la souffrance des hommes ») qui appelle à un renouvellement du christianisme, et Julia Kristeva, psychanalyste française qui aborde le problème de la souffrance via le cas des personnes handicapées. Le texte du père Antoine Guggenheim figure en italien sur le site de la communauté Sant’Egidio.

Source: Radio Vatican

« La grande braderie des églises, des temples et synagogues… »

France-Info a consacré une chronique radiodiffusée à la vente des édifices religieux, églises, temples et synagogues, en France, en Europe et au Canada. Elle s'intitule "La grande braderie des églises, des temples, des synagogues…". En ligne ici.

Une histoire du dimanche

Le site Hérodote a mis en ligne un article sur l'histoire du dimanche de l'Antiquité à nos jours. Il s'intitule "Sacré dimanche !" et apporte de nombreuses précisions tant historiques que religieuses.

En Grèce, pour la première fois, le nombre des mariages civils a dépassé celui des mariages religieux

Outre les mariages, les baptêmes et les enterrements ont également été affectés par la crise et la pauvreté en Grèce. Les mariages deviennent de plus en plus sobres, tandis que, pour la première fois les mariages civils (qui, par définition, sont beaucoup moins chers), ont dépassé en nombre les mariages religieux en 2012. En fait, l’esprit d’économie mène beaucoup de couples de faire « d’une pierre deux coups » en faisant célébrer le mariage avec le baptême du premier enfant. En 2012, on a relevé une diminution de presque 10% des mariages par rapport à 2011. C’est ainsi qu’en 2011, 55.099 mariages ont été célébrés en Grèce, alors que ce nombre a chuté à 49.710 en 2012. Mais il est peut-être plus significatif que l’an passé, pour la première fois, le nombre des mariages civils a dépassé celui des mariages religieux, soit 25.730 contre 23.980 dans toute la Grèce. Ce développement a manifestement des raisons économiques. Durant la période de 1980 (lorsque le mariage civil a été institué – à l’égal du mariage religieux qui est reconnu par l’État) à l’an 2000, peu de couples recouraient au mariage civil. En 2001, par exemple, les mariages civils s’élevaient seulement à 10.404 contre 48.087 mariages religieux. Le fait suivant est révélateur de la tendance pour un mariage «sobre»: dans la municipalité d’Athènes, il n’y a pratiquement pas d’invités aux mariages civils, à l’exception des témoins et des parents proches. Il n’y a pas d’apéritif, ni d’autres dépenses. Seuls 10 à 20% de ces mariages ont lieu avec des invités. Il convient encore de mentionner que la grande majorité des mariés sont d’origine grecque, et par conséquent la probabilité de mariages impliquant d’autres religions et (justifiant par conséquent le recours au mariage civil) est minime. En réponse à cette tendance au mariage civil, le métropolite de Dimitrias Ignace a déclaré récemment que, dans les églises du ressort de son diocèse, les cérémonies de mariage seraient gratuites pour ceux qui font face à des problèmes économiques.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

« Les églises ont-elles encore un avenir en France ? »

Le quotidien La voix du nord a publié un entretien avec l'historien universitaire Philippe Boutry intitulé "Les églises ont-elles encore un avenir en France ?". Il porte principalement sur la "présence problématique" des églises en milieu rural.

Un prêtre orthodoxe desservira le cosmodrome russe

amaunierLe Patriarcat de Moscou a annoncé vendredi dernier qu’un prêtre orthodoxe russe a été affecté à une unité de défense aérospatiale stationnée dans le cosmodrome Plesetsk situé dans le nord de la Russie. L’archiprêtre Arthème Emke sera responsable du travail pastoral avec le personnel de l'unité en tant que commandant-adjoint sur les questions religieuses au centre spatial de Plesetsk. « Toute unité militaire doit avoir un aumonier pour aider les croyants parmi les soldats et les officiers, conformément à la Constitution russe, de suivre leurs croyances religieuses, recevoir la communion, et participer à la vie de l'Église orthodoxe », a déclaré Sergueï Privalov, chef du département de l'Église orthodoxe russe pour la coopération avec l’armée, la police et les services de sécurité.  

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« Le monde plus religieux sauf l’Europe »

Le site Aleteia rend compte du rapport du Center for the Study of Global Christianity de South Hamilton (Massachusetts) intitulé « Christianity in its global Context, 1970-2020 ». " L’essentiel du résultat de cette vaste enquête peut se résumer en une phrase: le monde devient non pas moins, mais plus religieux. En particulier, le nombre de chrétiens et de catholiques est en augmentation, mais principalement en Afrique et en Asie, tandis que les Amériques restent stables et que l’Europe devient moins religieuse, moins chrétienne et moins catholique. (…) Les personnes se disant religieuses dans le monde sont passées de 82% en 1970  à 88% en 2013 et avoisineront 90% en 2020.  Une augmentation due à la chute de l’empire soviétique, à la perte de crédibilité du communisme et à la progression de la religion en Chine, que le régime ne parvient pas à stopper.
Mais  entrent en compte également des facteurs démographiques : Les personnes religieuses font plus d’enfants au sud de la planète comme en Europe et en Amérique du Nord, ce qui à long terme compensera les pertes dans ces régions aussi.
Cela explique aussi que les formes de religion plus « libérales » ou progressistes devraient peser moins dans l’avenir: elles peuvent gagner la guerre des médias, mais perdent de jour en jour celle, plus importante, du nombre d’enfants et de berceaux.
Le monde devient aussi plus chrétien, et en même temps plus  musulman. En 1970 chrétiens et musulmans totalisaient 48% de la  population mondiale, en 2020 ils seront 57,2%   ( 33,3 de chrétiens, et 23,9% de musulmans).  Un habitant de la planète sur trois sera chrétien et près d’un sur quatre musulman."

Source (et intégralité de l'information): Aleteia

Un « point d’étape » de l’observatoire de la laïcité (France)

Le 25 juin, à Paris, un "point d'étape" sur les travaux de l'observatoire de la laïcité a été remis au gouvernement. Le rapport et sa synthèse sont en ligne sur cette page.

L’idéologie du genre et la foi chrétienne

Le site Sagesse orthodoxe a mis en ligne plusieurs textes sur l'idéologie du genre et la foi chrétienne: "La nouvelle idéologie à l'école", "La théorie du genre: une idéologie anti-chrétienne", "Quel est le sens de la différence sexuelle ?". Parmi les autres textes récemment mis en ligne: "L'embryon et les chrétiens des premiers siècles".

« Des maires sont contraints de démolir leurs églises »

RELIGION VILLESous le titre « Des maires sont contraints de démolir leurs églises », le quotidien Le Figaro évoque la situation alarmante de nombreuses églises catholiques en France qui, désertées faute de prêtres et de fidèles, sont laissées à l’abandon et vouées, dans un avenir plus ou moins proche, à la démolition par des communes qui n’ont plus les moyens de les entretenir ou d’assurer la sécurité à leurs abords. L’auteur de l’article écrit : « De moins en moins fréquentées, les églises coûtent cher à entretenir et les maires s’interrogent. Faut-il les préserver ou doit-on les démolir ? Pas de doute, de gros nuages noirs surplombent désormais les petits clochers ruraux. Comme si le tabou de leur destruction commençait à se lever. Béatrice de Andia, à la tête du nouvel Observatoire du patrimoine religieux, affirme que, sur la base d'un rapport du Sénat, “2.800 des 15.000 églises rurales protégées” seraient “en situation de péril”. “Ce qui laisse augurer, explique cette ancienne responsable de l'action artistique de la Ville de Paris, que les bâtiments non classés, qui ne sont pas une priorité pour l'État, ont un sombre avenir devant eux.” Christian Prunier, créateur en 2003 du site clocher.org destiné aux gé­néalogistes, reconnaît, lui, que “pour se débarrasser d’un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n’est alors plus une honte. Elle est conseillée”. »

Autres sites consacrés à cette question: Patrimoine en blog, Clochers en péril

Un « retour à la religion » en France et au Royaume-Uni ?

En 2012, l'Observatoire socioculturel international de Sociovision a mené une enquête sur l'influence de la religion dans onze pays du monde. Il ressort, en comparant avec des chiffres de 2007, pour la France une augmentation de 4% pour un pourcentage qui s'établit à 22%, "chez des populations plutôt jeunes et de culture non catholique (religion juive et musulmane principalement)".

Source: Fait-religieux

Orthodoxie et économie: « Nous sommes appelés à vivre une autre vie, sans économie »

Le site Fait-religieux a publié un entretien avec Michel Sollogoub dans le cadre d'une série sur les religions et l'économie. Il s'intitule: "Nous sommes appelés à vivre une autre vie, sans économie".

Une réflexion de Bertrand Vergely

A la suite de la décision (1) du Conseil constitutionnel validant le mariage homosexuel, le site Atlantico a recueilli cette réflexion de Bertrand Vergely intitulée "Mariage homosexuel validé par le Conseil constitutionnel: pourquoi le sujet est loin d'être clos".

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine proteste contre un projet de loi favorable à l’homosexualité

MG_0425_0Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, lors de sa session du 15 mars, a exprimé sa préoccupation à l’occasion du dépôt d’un projet de loi, par le Conseil des ministres d’Ukraine, « portant modification de certains actes législatifs sur la prévention et la lutte contre la discrimination en Ukraine ». Ledit projet porte le n° 2342 et est daté du 19 février 2013. Le Saint-Synode a demandé au métropolite de Kiev Vladimir d’envoyer une requête au chef de l’État, au Premier ministre et au président du Parlement, leur demandant de ne pas permettre l’adoption dudit projet. Le projet de loi n°2342 donne la possibilité d’interpréter comme une discrimination l’attitude traditionnellement négative de l’Église envers l’homosexualité, exprimée par la sainte Écriture, les dispositions des conciles œcuméniques et les documents officiels de l’Église orthodoxe d’Ukraine (en partie dans « Les bases de la conception sociale »). « L’adoption du projet de loi peut donner aux autorités une base juridique pour limiter l’Église dans son opposition à une façon de vivre immorale », est-il souligné dans le procès-verbal de la séance du Saint-Synode.

Source: Pravmir, traduit du russe pour Orthodoxie.com; Eglise orthodoxe d'Ukraine (photographie de cette session)

Déclaration de l’Église orthodoxe de Chypre au sujet du projet de loi du gouvernement chypriote concernant l’union libre de personnes de sexe différent ou identique

Au cours de la session du Saint-Synode de l’Église de Chypre, qui s’est déroulée le 6 mars, la décision suivante a été adoptée au sujet du projet de loi concernant l’union libre de personnes de sexe différent ou identique :

« Le Saint-Synode a été informé par les médias qu’un projet de loi était en préparation pour réglementer légalement la cohabitation de couples de sexes différents, mais aussi identiques. Bien que nous croyions que nous serons invités par le Parlement à exposer nos vues lors des débats sur le projet de loi, nous souhaitons informer les fidèles de la position de l’Église à ce sujet :

1. Pour l’Église, il est impossible que soit acceptée la cohabitation de deux personnes en dehors du sacrement du mariage. L’union de l’homme et de la femme a pour but la perfection spirituelle des époux et, pour cette raison, leur relation se réfère, par le sacrement du mariage, à la relation du Christ et de l’Église.

2. La doctrine chrétienne, a fortiori, ne peut justifier l’homosexualité, ni accepter la cohabitation de personnes homosexuelles. La sainte Écriture mentionne deux sexes « masculin et féminin », qui ont été créés par Dieu. Et l’Église conseille a ceux qui ont des penchants ou une dépendance envers l’homosexualité, à lutter pour s’en délivrer, de la même façon que l’on lutte contre d’autres passions.

3. Même si l’on acceptait la justification du projet de loi pour la raison qu’il vise à légiférer sur les problèmes sociaux de personnes qui n’appartiennent pas à l’Église, le fait même qu’il prévoit de régir la cohabitation de même sexe constitue une perversion totale. Nous sommes de l’opinion que les lois doivent avoir pour but ni simplement la régulation des différents sociétaux, ni la satisfaction des désirs des hommes, mais principalement leur éducation. A fortiori, les lois ne sauraient élever une déviation au degré de règle de droit.

4. Une législation étrangère aux mœurs de notre peuple ne devrait pas influencer les fidèles. Or, même chez les peuples qui n’ont pas le problème de survie nationale, de telles législations atténuent la sensibilité morale des hommes et contribuent à la dissolution de la société. L’introduction de telles situations sera encore plus destructrice pour notre peuple, qui lutte pour sa survie nationale mais aussi physique sur sa terre ancestrale. Nous serons conduits à la dissolution de la famille, qui constitue la cellule de notre société et à la corruption des mœurs ».

Sources: Eglise orthodoxe de Chypre (1), traduit du grec pour Orthodoxie.com

La crise grecque a également pour effet de diminuer le nombre des mariages et enterrements religieux

Nous publions ci-dessous in extenso la traduction d'un article publié par l’agence Reuters au sujet de la diminution des mariages et enterrement religieux en Grèce, du fait de la crise économique.

Moins de Grecs montent les marches de l’église du fait de la profonde crise économique de leur pays, qui a des répercussions sur leurs mariages somptueux, les rites séculaires étant devenus d’un coût insupportable pour ceux qui luttent pour joindre les deux bouts. Les cérémonies de mariage religieux dans les chapelles débordantes de fleurs, des cierges d’un mètre de hauteur et des bonbons enveloppés dans du tulle, sont une tradition profondément ancrée en Grèce, où la puissante Église orthodoxe joue un rôle influent dans la société. Mais alors que la récession entre dans sa sixième année, que le chômage augmente et la pauvreté s’intensifie, un mariage à l’église est un luxe que de nombreux couples ne peuvent plus se permettre. Pour Nafsika Koutrokoi, une jeune mariée de 28 ans qui travaille dans une boucherie, réaliser son rêve d’épouser son fiancé à l’église, fut une décision difficile qui nécessitait d'énormes sacrifices. «Les choses sont assez difficiles en ce moment», a-t-elle dit après le mariage. « Nous avons réduit nos dépenses sur tout ce que nous pouvions, des invitations à la réception ».

Le nombre de couples grecs qui se sont mariés à l'église a chuté à 28.000 en 2011, deux ans après la crise de la dette en Europe, alors que leur nombre en 2008, avant la crise, s’élevait à 40.000, selon ELSTAT, le département des statistiques du pays. En revanche, le nombre des modestes unions civiles [jusqu’alors peu pratiquées, n’étant pas obligatoires en Grèce si un mariage religieux est célébré, ndt] a monté en flèche à 26.000 en 2011, contre environ 8.000 dix ans plus tôt.

La crise s’aggravant en Grèce et les gouvernements successifs se voyant contraints d'imposer des réductions de salaires et des hausses d'impôts en échange de l'aide étrangère pour maintenir l'économie à flot, de nombreux magasins et entreprises liés à l’industrie du mariage en ressentent également les effets. «Ils veulent tout ce qui est moins cher, ce qui n'est souvent pas possible parce que tout augmente», a déclaré Anastasia Theophanopoulou, propriétaire d’une boutique d’articles de mariage, dont la famille vend ce type de fourniture depuis des décennies. "Il y a une chute drastique."

La récession a également eu un effet inattendu sur une autre cérémonie chère à de nombreux Grecs – les funérailles.

Vidéo: Bertrand Vergely sur le projet de loi « mariage pour tous »

Le 26 janvier, Bertrand Vergely, philosophe, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, était l'un des invités des "Etats généraux de l'enfant" organisés par l'association Cosette et Gavroche. Il est intervenu sur le projet de loi "mariage pour tous" (1) (autres interventions). En complément (sur le site de France catholique), son article – mentionné dans l'intervention et qui est largement diffusé par l'Internet actuellement – intitulé "Le mariage gay ou la dictature de la confusion" se trouve ici. Nous vous proposons, ci-dessous, la vidéo de cette intervention.

Jacques Attali propose d’ « enlever de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine religieuse »

Sur son blog dans L’Express, Jacques Attali propose aux Églises d’utiliser un autre mot pour désigner le mariage et considère qu’il faut aller désormais plus loin en enlevant de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine  religieuse. Il souhaite en particulier substituer aux noms des fêtes religieuses liées à des jours fériés des noms laïcs, par exemple « fête des enfants » pour Noël  et « fête de la liberté » pour Pâques. Le prétexte invoqué est d’empêcher que l’islam, lorsqu’il sera devenu majoritaire, n’exige que des jours  soient fériés pour tous à l’occasion de  ses propres fêtes.  Un certain nombre de médias chrétiens y voient cependant une nouvelle expression de la campagne anti-chrétienne qui s’est développée ces derniers mois à l’occasion de la promotion du mariage homosexuel.

France: aucun croyant pratiquant au sein du Gouvernement

Le site Fait religieux rapporte que, pour la première fois, il n'y a aucun croyant pratiquant au sein du Gouvernement en France. Le site a repris la liste des gouvernements en France depuis 1974 et a observé qu'il s'agit d'une première. Toutefois, sur les 38 membres du Gouvernement, deux n'ont pas répondu. D'autre part, six se sont dits croyants sans être pratiquants. Onze se sont déclarés athées et cinq agnostiques. Les quatorze autres n'ont pas fait de commentaire.

Source: Fait religieux.com

Recension: Père Marc-Antoine de Beauregard, « Regard chrétien sur l’homosexualité »

CostaMarc-Antoine de Beauregard, « Regard chrétien sur l’homosexualité », Éditions de L’Œuvre, Paris, 2013, 127 p.
Tout en restant très minoritaire, l’homosexualité, devient de plus en plus voyante, se répand et se banalise dans nos sociétés occidentales depuis plusieurs décennies, par l’effet 1) de l’active propagande des associations et lobbies homosexuels, 2) de la volonté de l’idéologie libérale (de droite et surtout de gauche), au nom d’une certaine conception de la liberté et de l’égalité, d’en faire une institution bénéficiant de toutes les possibilités et de tous les avantages assurés par la loi au couple marié et à la famille, 3) de l’appui des médias, surtout télévisuels, qui, pour des raisons d’audience, mettent en valeur les minorités déviantes tant dans des reportages que dans des séries télévisées) et donnent l’illusion de leur représentativité, 4) d’une idéologie philosophique (la « théorie du gender » ou genre), largement vulgarisée, selon laquelle c’est le choix de l’individu et non sa nature qui définit son sexe. Ce mouvement dans son ensemble entend déculpabiliser les homosexuels, mais en revanche culpabiliser ceux qui n’acceptent pas de reconnaître l’homosexualité comme une forme normale de sexualité, toute critique de l’homosexualité et des revendications propres aux homosexuels se voyant taxer d’« homophobie », selon un type d’amalgame qui a largement fait ses preuves dans d’autres domaines. Déjà du temps du précédent gouvernement en France, des associations homosexuelles ont reçu du ministère de l’Education le privilège de pénétrer dans les écoles primaires pour apprendre aux enfants, à partir de dessins animés mettant en scène des animaux, à considérer comme normales les relations amoureuses entre êtres de même sexe; la « théorie du genre », selon laquelle l’être humain se définit plus par son orientation sexuelle personnelle que par son identité sexuelle naturelle a été introduite officiellement dans les lycées français en 2011 dans les manuels de SVT (Sciences de la vie et de la terre) de la classe de Première, bien qu’en toute rigueur elle n’ait rien à y faire puisqu’elle relève d’une théorie philosophique qui n’a aucun caractère scientifique. Les adolescents, qui sont, de nos jours, dans beaucoup de cas, sans repères religieux et moraux, en viennent à considérer l’homosexualité comme un terme d’une alternative dont l’autre terme est l’hétérosexualité, ces deux termes étant également possibles et légitimes et s’offrant tous deux également a priori à leur choix. Le mot « hétéroxexualité », qui désigne la sexualité normale a d’ailleurs été créé pour la faire apparaître comme optionnelle face à l’homosexualité, de même que le mot « hétéroparentalité » commence à se répandre pour faire apparaître la parenté normale (d’une père et d’une mère) comme une simple option, tandis que d’autres changements de vocabulaire sont sciemment introduits pour changer les mentalités (par exemple « les parents » au lieu de « le père et la mère », « les familles » au lieu de « la famille », afin d’inclure dans ces notions les pseudo-parents et les pseudo-familles constituées par les couples homosexuels…). Le mariage homosexuel et la possibilité pour les couples homosexuels d’avoir des enfants (par voie d’adoption, par procréation médicalement assistée ou par le recours à des mères porteuses) sont déjà devenus des institutions dans plusieurs pays et sont en passe de le devenir en France, faisant ainsi courir à la société le risque grave d’une destruction de la cellule familiale sur laquelle elle est fondée, et à une multitude d’enfants acquis artificiellement et élevés par deux parents de même sexe de subir des perturbations psychologiques importantes (faute de bénéficier de la relation psycho-affective et spirituelle liée à la gestation et à la filiation naturelles, et faute de disposer, lors de leur croissance psychologique, des modèles d’identification, masculin et féminin, dont ils ont besoin pour se contruire).

Les Français et Noël

L'Ifop (Institut français d'opinion publique) a publié un sondage sur les Français et Noël effectué en décembre 2012 pour Sud-Ouest Dimanche. Présentation des résultats (résultats de l'étude): " Par la passé perçue plutôt comme une fête religieuse, la fête de Noël est aujourd’hui plutôt représentée comme une fête familiale, un moment de rassemblement avec ses proches. La tradition familiale est particulièrement prégnante et est de plus en plus présente dans les représentations associées à la fête de Noël.
Les Français restent quasi-unanimes à considérer le réveillon du 24 décembre comme une occasion de faire plaisir à ses proches (89%, -5 par rapport à 1997) et un moment de tradition qui rappelle l’enfance (89%, +6). Dans le même ordre d’idées, Noël apparaît de plus en plus comme une occasion unique de se retrouver en famille pour trois quarts des personnes interrogées (77%, +14) dans une société plus individualiste et plus mobile et dans laquelle la sphère familiale s’est réduite. Traduisant une hausse de dix points par rapport à 1997, 87% estiment également que Noël correspond à une rare occasion d’entretenir les traditions familiales et de conserver ses racines. La fête de Noël tient ainsi lieu de moment de retrouvailles qui permet de renouer avec sa famille, avec son enfance. Le mouvement de repli sur la sphère privée et sur la famille se manifeste par ailleurs avec l’affaiblissement de l’esprit de solidarité pendant Noël. 75% des Français assimilaient Noël en 1997 à un moment où l’on se sent plus solidaire des pauvres et des isolés, contre 57% aujourd’hui, soit une baisse de 18 points. Opère sur ce point un clivage générationnel : les séniors insistent davantage sur la solidarité au moment de Noël (72%) et s’opposent aux autres générations (57% en moyenne).

Slovaquie: la nouvelle pièce de deux euros avec les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix ?

Sous la pression des instances de l'Union européenne, la nouvelle pièce slovaque de deux euros, pourrait présenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix sur les vêtements (photographie ci-contre). Le site Euractiv signale que, outre en Slovaquie, la presse bulgare a accueilli avec inquiétude le dessin remanié, en rappelant que durant la période communiste les autorités demandaient aux peintres et aux sculpteurs de représenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole. Toutefois, le quotidien La Croix rapporte que, suite à l'émoi suscité en Slovaquie et aux protestations, la Banque centrale slovaque a décidé, le 23 novembre, de revenir à la proposition initiale du graveur qui comporte les auréoles et les croix sur les vêtements (photographie ci-dessous). Mais la nouvelle pièce doit être encore soumise à l'approbation du Conseil européen.

Sources (dont photographie de la nouvelle pièce, version remanié, ci-dessus, et version originale, ci-dessous): Orthodoxologie, Euractiv , La Croix

Les conséquences de la loi sur le mariage homosexuel

Le Figaro s'est procuré le document qui fait le tour de changements concrets, nombreux, liés au projet de loi sur le mariage homosexuel. L'un de ces changements concerne le code civil et le livret de mariage: "Les termes «père» et «mère» ou «mari» et «femme» et «homme» et «femme» seraient amenés à disparaître du Code civil. La réforme envisagée aurait des conséquences inévitables sur le contenu des actes de l'état civil. «En effet, il conviendra de modifier le contenu des actes de naissance, de reconnaissance, de mariage et de décès. L'instruction générale relative à l'état civil, dont le travail de refonte est actuellement en cours par la Chancellerie, devra contenir les nouvelles formules adaptées aux situations des couples ou des parents de même sexe», rappelle ce document. Il sera également nécessaire de modifier, pour l'adapter, le livret de famille pour qu'il comporte les nouvelles mentions liées à l'existence de couples et parents de même sexe. De nouveaux exemplaires de ces documents devront être commandés."

Source: Le Figaro

Nos précédentes notes sur cette question: 1, 2, 3, 4, 5. Sur cette page du site Sagesse orthodoxe, plusieurs notes évoquent cette question. Le père Boris Bobrinskoy figure dans le comité de parrainage de la pétition "Tous pour le mariage" qui a recueilli près de 90 000 signatures à ce jour.

France: fin de la seule émission religieuse de la TNT

La seule émission religieuse de la TNT, "Dieu merci !", diffusée tous les vendredis dans la matinée, a été arrêtée. Cette disparition intervient suite au changement de propriétaire de la chaîne D8 (anciennement Direct 8). Celle-ci a été rachetée pour le groupe Canal+. Elle appartenait auparavant au groupe Bolloré. Les vidéos de l'émission "Dieu merci !" sont toujours en ligne sur le site dédié. Des orthodoxes y ont parfois été invités.

Par ailleurs, toujours en ce qui concerne le "Paysage audiovisuel français" (le "PAF"), il y a quelques mois, le CSA a refusé, pour la deuxième fois, que la chaine de télévision catholique KTO intègre la TNT.

Pour le modèle naturel du mariage fondé sur l’union d’un homme et d’une femme

Une pétition, "Tous pour le mariage", est en ligne pour défendre "le modèle naturel du mariage fondé sur l'union d'un homme et une femme". Son comité de parrainage comprend notamment plusieurs évêques catholiques, des universitaires, des députés, des pasteurs, un imam et un président de mosquée, un ancien ministre de la Justice. Sur ce sujet, voir le dernier communiqué de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (1), cette note, le texte de l'avant-projet de loi sur "le mariage pour tous".

Religion et athéisme dans le monde et en France

The Gallup Organization vient de publier son index mondial de la religion et de l'athéisme (ici au format pdf, en anglais). Pour la France, 37% des personnes sondées se considèrent comme religieuses, 34% comme non religieuses et 29% comme athées, ce qui place la France pour ce dernier chiffre à la 4ème position parmi les 57 pays mentionnés dans l'index. Les sans réponses constituent 1% des sondés. En 2005, les chiffres pour la France donnaient 57% de personnes religieuses (donc une chute de 21% de 2005 à 2012). Durant la même période, ceux qui déclarent athées sont passés de 14 à 29%, donc une hausse de 15% en sept ans. En Europe, les pourcentages les plus élevés pour les personnes qui se disent religieuses (en 5e et 6e position dans le "top 10" mondial) se trouvent en Macédoine avec 90%, en augmentation de 5% par rapport à 2005 (1% se déclarent athées, en recul de 2%, 8% non religieux, 1% sans réponse), et la Roumanie avec 89%, en augmentation de 4% (6% non religieux, 1% d'athées, chiffre stable, 3% sans réponse).

France: une proposition pour déchristianiser des jours fériés

L'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) en France vient de proposer (voir ici) la banalisation de trois jours fériés d'origine chrétienne avec la possibilité de les échanger contre d'autres jours dans l'année. Les jours visés sont le 15 août, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte. La raison invoquée est la diversité religieuse dans les entreprises. Elle demande l'ouverture d'un débat national sur la question (premières réactions). Présent une journée au congrès de l'ANDRH, le ministre du Travail, Michel Sapin, à qui les propositions ont été présentées, a recommandé aux entreprises «d'agir sur ce sujet avec beaucoup de prudence».

Source: Le Figaro

Les progrès contrastés de l’incroyance dans le monde

Le site Religioscope a publié, le 23 avril, un article sur des récentes études relatives à la croyance, à l’incroyance et à l’athéisme dans le monde. L’une de ces études, rendue publique le 18 avril, montre notamment que « la croyance en Dieu demeure forte, mais a diminué dans la plupart des pays: le déclin est modeste, mais une érosion (pour l’instant très lente) touche la majorité des pays considérés. Il existe aussi des pays dans lesquels la croyance en Dieu a augmenté entre 1991 et 2008: Israël, la Russie et la Slovénie. Plusieurs pays présentent des évolutions contrastées selon les aspects considérés. » Donnant quelques exemples, il précise ainsi: « En 2008, 52,1% des habitants de l’Allemagne de l’Est disaient ne pas croire en Dieu (dont 46,1% de non croyants « forts », qui ne croient pas en Dieu, n’y ont jamais cru et refusent totalement l’idée d’un Dieu personnel); ils sont suivis par 39,9% des Tchèques et 23,3% des habitants de la France. A l’autre extrême, seuls 0,7% des Philippins, 1,9% des Chypriotes et des Chiliens, 3% des habitants des États-Unis et 3,3% des Polonais se trouvaient dans les rangs des athées. »

Source: Religioscope

La crèche du marché de Noël des Champs-Elysées

Une crèche a fini par être mise, malgré les hésitations municipales, dans le marché de Noël aux Champs-Elysées rapporte l'agence Info-catho. La paroisse catholique locale s'est entendue avec les responsables de ce marché mais " la veille de l’ouverture, les bureaux de l'Hôtel de Ville de Paris signifient à la paroisse que « la connotation religieuse » du projet risque de « gêner ». La presse s’intéresse à l’affaire. Les agences touristiques trouvent ridicules une telle laïcité si éloignée des visiteurs asiatiques, indiens, chinois ou japonais comme des visiteurs italiens ou espagnols. Craignant une polémique, la municipalité finit par autoriser la crèche sous trois conditions : « Que la paroisse n’apparaisse plus comme étant l’organisateur, qu’il n’y ait aucun prosélytisme et aucune présence humaine » (…)".

Source: Info-catho

Les prénoms bibliques ont du succès en France

Selon de récentes études, on observe un retour en force des prénoms bibliques en France. Ainsi Nathan serait le prénom le plus donné en France actuellement.

Une photographie blasphématoire dans une exposition à Avignon

Une photographie blasphématoire d'une exposition en cours à Avignon, montrant un crucifix plongé dans un bocal d'urine, du photographe américain Andres Serrano, intitulée "Piss Christ", suscite une vive polémique. Les catholiques locaux ont vivement réagi à commencer par l'archevêque d'Avignon, Jean-Pierre Cattenoz. Cette "oeuvre" a servi d'affiche, diffusée dans de nombreux endroits, à l'exposition dans le magnifique hôtel du XVIIIe siècle qui abrite la "Collection Lambert". L'exposition a reçu de nombreux soutiens et financements, de la municipalité, de la région, du ministère de la Culture, mais aussi du groupe LVMH et d'autres. Une pétition pour protester contre cette image blasphématoire est en ligne. L'exposition qui avait été fermée une journée a été réouverte. Hier, à Strasbourg, le parquet a requis trois mois de prison avec sursis pour un homme qui a brûlé et uriné sur un Coran et en a diffusé la vidéo sur Internet.

France: un groupe d’études à l’Assemblée nationale sur les profanations des lieux de culte et des cimetières

Le député Claude Bodin a été nommé président du groupe d'études à l'Assemblée nationale sur les profanations des lieux de culte et des cimetières en forte augmentation en France.

Une forte hausse du vandalisme dans les églises en France

Le quotidien La Croix a publié cet article sur la forte hausse du vandalisme dans les églises en France à la suite de données transmises par le ministère de l'Intérieur. Il y est notamment précisé: "Depuis la création de notre service en 2008, nous avons systématisé leur recensement. En 2008, 275 lieux de culte chrétiens ont été vandalisés (146 cimetières et 129 églises, chapelles ou calvaires). L’année suivante, les chiffres ont grimpé de 42 % à respectivement 180 et 209. Et pour le premier semestre 2010, nous sommes déjà à 288 actes recensés, tous lieux de culte chrétiens compris."

La très grande majorité des profanations en France sont antichrétiennes

Le quotidien gratuit Metro consacre sa une et deux pages à un dossier sur les profanations de sépultures  et de lieux de culte en France (n°1169, vendredi 9 juillet, le visionner et le télécharger au format pdf). Les lieux de culte chrétiens représentent 90 à 95%, les trois dernières années, des lieux profanés.

Les entreprises face au retour du religieux

Le journal Le Monde a publié cette tribune sur la question du retour du religieux dans les entreprises en France. Sur ce sujet: cet article, non récent, de La Croix; cette page sur l'aspect juridique de la question; cette émission sur la chaine de télévision LCP-Assemblée nationale.

La question du travail le dimanche en France

Le quotidien La Croix évoque dans cet article, parmi d'autres, la question du travail le dimanche en France et en Europe qui rend problématique la participation à la célébration dominicale pour ceux qui sont concernés. Ce weblog et ce site sont consacrés à ce sujet.

Les Français et la religion

Le quotidien La Croix vient de publier les dernières données de l'enquête de l'Ifop, laquelle provient d'un cumul de 135 enquêtes durant la période 2005-2009. Il en ressort que 64% des Française se disent catholiques (87% en 1972, 75% en 1987), mais 4,5% vont à la messe tous les dimanches (27% en 1952, 6% en 1987, 5% en 2001) et 15% s'y rendent régulièrement (au moins une fois par mois). On observe aussi que ceux qui se réclament du protestantisme sont passés de 1 à 3% depuis 1987, les "autres religions" de 3 à 5% durant la même période et les "sans religion" de 21 à 28%. Enfin, on remarque aussi que la moyenne d'âge des pratiquants est plus élevée que la moyenne d'âge nationale. L'enquête fournit d'autres éléments parmi lesquels des pourcentages régionaux et d'autres sur les opinions politiques.

Sources: article, infographie, l'étude Ifop-La Croix (au format Powerpoint)