Marc-Antoine Costa de Beauregard, «Dumitru Stăniloae. “Ose comprendre que je t’aime”», Paris, Éditions du Cerf, 2008, 221 p. (Patrimoines – Orthodoxie).
Ce livre est une réédition d’un livre qui a paru aux mêmes éditions en 1983, et qui a été écrit par le Père Marc-Antoine de Beauregard (recteur de la paroisse «Saint Germain et Saint Cloud» à Louveciennes et doyen des paroisses françaises de la Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale) sur la base d’entretiens qu’il a eus, au cours de l’été 1981, au monastère de Cernica près de Bucarest, avec le Père Dumitru Staniloae (1903-1983).
L’occasion de cette réédition est l’ouverture d’un vaste chantier, entrepris sous l’égide de la Métropole roumaine en France, visant à traduire en français l’intégralité de l’œuvre du plus grand théologien roumain du XXe siècle (qui fut aussi l’éditeur de la Philocalie roumaine [différente de la Philocalie grecque et des Philocalies slavonne et russe] et l’éditeur et le brillant commentateur de plusieurs Pères, parmi lesquels saint Maxime le Confesseur) et dont quatre textes seulement ont jusqu’à ce jour été publiés dans notre langue (et sont aujourd’hui tous épuisés) : «Prière de Jésus et expérience du Saint-Esprit» (DDB, 1986) [recueil d’articles] ; «Le génie de l’Orthodoxie» (DDB, 1986) ; «Dieu est amour» (Labor et fides, 1989) [notes de cours] ; «Scholies aux Ambigua de saint Maxime le Confesseur» (dans Saint Maxime le Confesseur, «Ambigua », Éditions de l’Ancre, 1994).
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«Les Odes de Salomon». Traduction par J. Guirau et A.-G. Hamman. Introduction et notes de A.-G. Hamann, éditions Migne, Paris, 2008, 108 p. («Les Pères dans la foi»).
Ce petit livre est la réédition (avec une légère mise à jour réalisée par Guillaume Bady) d’un volume paru en 1981 dans la collection «Quand vous prierez» (DDB), qui lui-même améliorait le texte publié par le P. Hamman en 1957 dans le premier volume de sa collection «Lettres chrétiennes» intitulé «Naissance des lettres chrétiennes». À cette époque, le grand public découvrait ce très beau recueil de 42 poèmes spirituels composés vers le début du IIe siècle par un chrétien de Syrie.
Les «Odes de Salomon» ne font pas partie du Canon des Écritures et sont donc classées parmi les Apocryphes, mais dans les premiers siècles, elles faisaient partie d’une liste d’ouvrages extratestamentaires lus aux catéchumènes, selon ce que rapporte la «Synopse des Écritures Saintes» (PG 28, 284-437) et s’y trouvaient associées aux Psaumes de Salomon.
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Moine Agapios, «La Flamme divine. L’Ancien Porphyrios». Traduction par les moniales de Solan, éditions du Monastère Saint Antoine le Grand et du Monastère de Solan, 2007, 130 p.
Parmi la douzaine d’ouvrages parus en Grèce sur l’Ancien Poprhyre (l'un des plus remarquables spirituels orthodoxes du siècle dernier), ce petit livre est considéré comme l’un des plus valables. Le moine Agapios y relate ses diverses rencontres avec l’Ancien et les paroles que celui-ci lui a adressées à ces occasions.
Toutes ces paroles ne seront pas nouvelles pour un grand nombre de lecteurs, puisqu’elles ont été reproduites dans l’ «Anthologie de conseils» du Père Poprhyre récemment parue aux éditions L’Âge d’Homme dans la collection «Grands spirituels du XXe siècle» et qui a connu un très grand succès. ; cette anthologie rassemble en effet les paroles de l’Ancien contenue dans la plupart des livres qui lui ont été consacrés, mais elles y sont réparties selon les différents thèmes constituant les sections de ce florilège.
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George Dion. Dragas, «On the Priesthood and the Holy Eucharist», Orthodox Research Institute, Rollinsford, New Hampshire, 2004, 92 p.
Ce petit livre, écrit par l’Archiprêtre George Dragas, qui enseigne la patrologie à l’École théologique orthodoxe grecque de Holy Cross à Brookline (près de Boston), regroupe les textes de deux conférences données lors d’une retraite du clergé du diocèse carpatho-russe des États-Unis. Il présente l’enseignement sur la prêtrise et la sainte Eucharistie de trois Pères de l’Église orthodoxe : saint Syméon de Thessalonique, le patriarche Callinique de Constantinople et saint Marc d’Éphèse.
1) La première partie est une présentation détaillée de l’œuvre du premier intitulée : «Discours sur la prêtrise adressé à un moine pieux qui doit devenir diacre et prêtre, et ultérieurement archiprêtre», qui expose les fondements et le sens de la prêtrise, ainsi que les devoirs du prêtre.
2) La deuxième partie est une brève présentation de l’œuvre du patriarche Kallinique de Constantinople intitulée : «Guide à l’intention des prêtres et des diacres sur la façon dont il doivent servir à l’église, dont il doivent se préparer pour le service sacré de la Divine Liturgie, et dont il doivent faire face à des événements soudains et des difficultés susceptibles de se produire au cours de l’accomplissement d’un tel service».
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George Dion. Dragas, «St. Cyril of Alexandria’s Teaching on the Priesthood», Orthodox Research Institute, Rollinsford, New Hampshire, 2003, 90 p.
Ce petit livre, écrit par l’Archiprêtre George Dragas qui enseigne la patrologie à l’École théologique orthodoxe grecque de Holy Cross à Brookline (près de Boston), rassemble les textes d’une série de cours donnés à des membres du clergé orthodoxe au séminaire orthodoxe russe St. Tikhon en Pennsylvanie et au Centre diocésain de la métropole grecque de Boston.
Il résume l’enseignement de saint Cyrille d’Alexandrie sur le sacerdoce qui figure dans les livres 11, 12 et 13 de son traité «Sur l’adoration en esprit et en vérité». Ce traité est probablement le premier ouvrage exégétique de Cyrille, dans lequel celui-ci s’attache à exposer la relation de l’Ancien testament au Nouveau Testament. Cyrille développe ici une compréhension de la prêtrise fondée sur une interprétation chrétienne du sacerdoce de l’Ancien Testament, en appliquant le principe selon lequel le Christ n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir. Il explique, autrement dit, comment la prêtrise instaurée par le Nouveau Testament est accomplie et renouvelée par la prêtrise chrétienne. Très fortement ancrée dans les sources bibliques, la réflexion de Cyrille offre des aperçus très éclairants pour mieux comprendre les différents aspects du ministère sacré du prêtre.
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Protopresbyter George D. Dragas, « The Lord’s Prayer According to St. Makarios of Corinth », Orthodox Research Institute, Rollinsford, NH, 2005, 126 p.
Parmi les nombreux commentaires patristiques du Notre Père, celui de saint Macaire de Corinthe est peu connu.
Son auteur, né en 1731 et mort en 1805, fut avec saint Nicodème l’Hagiorite et le Hiéromoine Athanase Parios, l’un des dirigeants du mouvement des « Collyvades », lequel fut, en Grèce au XVIIIe siècle, la source d’un renouveau spirituel considérable, marqué par le retour aux Pères, la pratique de la communion fréquente, et le développement de la pratique de la prière de Jésus parmi les laïcs. Ces trois éléments furent accompagnés par la publication, par saint Nicodème et saint Macaire, de la célèbre « Philocalie des Pères neptiques », anthologie des principaux textes patristiques sur la vie ascétique et la prière hésychaste.
Le commentaire du Notre Père de saint Macaire figure dans son grand ouvrage « La communion constante », qui s’inscrit dans l’esprit des « Collyvades ».
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Recension : Pierre Chrysologue, «Le signe des signes. Sermons sur la Passion et la Résurrection». Introduction, traduction, notes et index par Marie Steffan, éditions Migne, Paris, 2007, 174 p. (collection «Les Pères dans la foi»).
Pierre Chrysologue (vers 405 – 450), qui fut métropolite de Ravenne approximativement entre 430 et 450, est un Père peu connu, et il est significatif que le présent livre soit le premier ouvrage en français à lui être entièrement consacré.
Il est pourtant l’auteur de 179 sermons dont la profondeur théologique s’exprime dans un style d’une très grande beauté, ce qui lui a valu son surnom de Chrysologue qui signifie « parole d’or ».
En plus de leur contenu exégétique et spirituel, qui répond à leur visée première, ces sermons ont un triple intérêt.
D’abord ils renferment beaucoup de renseignements sur la vie à Ravenne qui était au Ve siècle la capitale de l’empire romain d’Occident, ainsi que sur les relations entre l’Église locale et les représentants du pouvoir.
Ensuite, bien que n’étant pas directement théologiques, ils portent la marque de la défense de la foi à l’époque des grands conciles d’Éphèse et de Chalcédoine.
Enfin ils nous fournissent de précieuses indications sur la liturgie de cette époque.
Le présent volume propose un choix de vingt-et-un sermons.
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Constantin Andronikof, "Gnoséologie et méthodologie. Que sais-je ? Pourquoi et comment ?", Préface de Marc Andronikof, L’Age d’Homme, Lausanne, 2008, 151 p.
Que ce soit comme interprête (il fut l’interprête, pour la Russie et les pays anglophones, de plusieurs présidents de la République : le général De Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, et le fondateur d’une école d’interprétation qui donna aux interprêtes un véritable statut), comme traducteur (des œuvres du P. Paul Florensky, du P. Serge Boulgakov, de Nicolas Berdiaev, et de la volumineuse "Histoire de la philosophie russe" du P. Basile Zenkovsky), comme auteur d’œuvres littéraires et théologiques, comme professeur et comme doyen de l’Institut de théologie Saint-Serge, le prince Constantin Andronikof (1916-1997) fut un homme d’une grande rigueur, et les qualités de sa personnalité et de son travail ont été célébrées par ses amis et collaborateurs dans un volume d’hommage paru il y a quelques années aux éditions L’Age d’Homme, L’oreille du Logos.
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B. N. Tatakis, Christian Philosophy in the patristic and Byzantine Tradition, Orthodox Research Institute, Rollingsford, New Hampshire, 2007, 333 p. (Orthodox Theological Library n° 4).
Basile Tatakis (1896-1987), qui était professeur de philosophie à l’Université Aristote de Thessalonique, est un historien de la pensée byzantine bien connu, y compris en France, puisque son Histoire de la philosophie byzantine a été intégrée, en tant que fascicule indépendant, à la célèbre «Histoire de la philosophie» d’Émile Bréhier. Édité, traduit en anglais et annoté par l’Archiprêtre Georges Dragas, professeur de patrologie à l’École de théologie orthodoxe de Holy Cross (Boston), ce livre, consacré à «la philosophie chrétienne dans la tradition patristique et byzantine» est différent du précédent et ne doit pas être confondu avec lui. Comportant dix-huit chapitres subdivisés en de multiples sections souvent très courtes, il entend être un manuel d’étude permettant une approche globale plutôt qu’une analyse approfondie. La simplicité de son style, lors même qu’il aborde des questions complexes, le destine à un large public.
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